‹ Evangile selon saint LucChapitre 83 sur 300 · Avec S[oden], ou o%. (T{ischendorf] H{ort] Viogels · texte numérisé non relu

Avec S[oden], ou o%. (T{ischendorf] H{ort] Viogels

d'autant que l'hébreu est }annt, « Jahô a élé favorable ». Le sens primitif de 73 est se pencher (plutôt que témoigner sa tendresse par des sons inarticulés, arabe hanna); en hébreu, lorsqu'il s’agit de Dieu c’est le sentiment de bonté ou de compassion qui se manifeste par une faveur. Dans les circonstances ordinaires, c’est la naissance qui est une faveur de Dieu. Ici le nom symbolise 19 rôle de Jean dans les desseins de Dieu. — La ressemblance avec Mi. 1, 241 est expliquée par Weiss comme une dépendance commune de Gen. xvr, 49. Faut-il chercher si loin?

44) Le sujet de ἔσται n’est pas le fils, mais χαρά; la tournure est plutôt sémi-’ tique. La naissante de l’enfant causera à son père beaucoup de joie, par ellemême, mais de plus — et déjà la perspective grandit — beaucoup auront sujet de s’en réjouir lorsqu'ils en auront compris l'importance. Il n’est pas question seulement de la joie des voisins (1, 57 s.), mais de ceux du peuple. qui auront su profiter des desseins de Dieu. La seconde partie du verset est une transition.

45) Evértov se trouve surtout dans Luc (Ev. et Act.) et dans l’Apocalypse ; dans les évangiles seulement Jo. xx, 30. C’est un hébraïsme; cf. Ιπίγοᾶ. p. ο, μέγας ne fait pas allusion à la grandeur d'âme naturelle, mais à la grandeur du personnage dans l’histoire religieuse; ces mols résument et commandent toute la carrière du Baptiste; cf. vn, 28. :

— αἰκερα, indéclinable, est l’araméen à l’état emphatique N12w, signifiant les liqueurs fermentées, fabriquées avec d’autres fruits. que le raisin (cf. Num. vi, 3). Ce régime ascétique est indiqué dès le début comme le côté plutôt négatif de

. Ja sainteté de Jean. On soutient encore (Plum.) que Jean devait donc être naziréen comme Samson (Jud. xur, 47.144; xvi, 47), et comme Samuel (I Regn. 1, 41 : χαὶ οἶνου καὶ µέθυσμα où μὴ πἰεται, d'après À, qui à οὗ μὴ, sur quoi cf. Mure. Com. xcm). Mais dans les deux cas cités le consacré devait garder sa chevelure, ce qui fait essentiellement partie du naziréat (Num. vi, ὅ), En ne parlant pas de cette circonstance, l’ange place Jean dans des conditions différentes. Le rite de

* garder sa chevelure — à l'origine jusqu'au jour où on- devait l’offrir à Dieu — a quelque chose de purement extérieur. L’abstinence de boissons fermentées était considérée comme utile pour conserver l'intégrité du discernement et était imposée aux prêtres qui se rendaient dans le Temple (Lev. x, 9). Mais ce n’est pas non plus ce motif que donne l’ange; Jean n’est donc pas rangé par là parmi les prêtres. C'est un trait caractéristique d'une vie d’ascèse qui n’est pas selon le formalisme légal, ni tout à fait selon la liberté de l'évangile. On serait tenté de voir une opposition entre l'excitation factice causée par les boissons fermentées et l'élan imprimé à l’âme par l'Esprit; cependant il n’y a pas de rapport de causalité entre l’abstinence et le don de l'Esprit.

pelleras dü nom de Jean. “Et ce sera pour toi joie et allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance. 5 Car il sera grand devant le Seigneur, et il ne boira ni vin ni boisson enivrante, et il sera rempli de l’Esprit-Saint dès le sein de sa mère, 196ί il ramènera

— πνεύματος ἁγίου πλησθήσεται est bien de Luc et comme groupement et par son goût pour les pa éléments qui composent l'idée. Cf. pour le groupe vv. 41.67; Act. 11, 43 1v, 8.31; 1x, 47; xur, 9. Luc emploie vingt-deux fois πίµπληµι qui ne parait dans leN. T. que Mt. σκι, 40; xxvn, 48. L'Esprit-Saint est dans Mt. cinq fois, dans Mc. et Jo. chacun quatre fois, mais douze fois dans le troisième évangile et une quarantaine de fois dans les Actes {Plum.). Dans ΓΑ. T., l'esprit de Dieu se communiquait d'une manière ou d'une autre pour animer à l’action. C'est par lui qu'on agissait pour Dieu. Au moment où il fut donné à David il se retira de Saül ([ Sam. «vi, 43 ss.), désormais incapable de diriger Israël et de combattre Les guerres du Seigneur. Cependant l'expression distincte d'Esprit-Saint n'existait pas encore, et on n’était pas rempli de l'Esprit de Dieu. Il y a donc là un degré significatif, que les théologiens ont entendu d’une sanctification véritable, effaçant la tache du péché originel.

A-quel moment Jean sera-t-il rempli de l'Esprit-saint? Weiss, Loisy, Plum., Preuschen, etc. traduisent : « dès sa naissance ». Les anciennes versions (syrr.

: boh. sah. go. ο. L. ϐ), les Pères, Mald. Schanz, Knab., Hahn., etc. « dès le sein de sa mère ». Si Luc n'avait pas écrit ἔτι, le premier sens serait le plus probable. Le grec est la traduction de l’hébreu [NN 193), du sein de [ma] mère, qui ordinairement signifie depuis le ποιοί où je suis sorti du sein de ma mère; cf. Ps. xxn, 41; Ίσχι, 63 Job. xxxr, 18: Is. σας, 4.5. Cependant p2 en hébreu comme ἐκ en grec peut exprimer non pas la sortie d’une situation, mais le point de départ marqué par une situation. Cela paraît être le .cas dans Jud. και, ὅ 5.7 et Jud. xvi, 11, assez semblable à notre passage : ἅγιος θεοῦ ἐγώ εἶμι ἀπὸ κοιλίας μητρός µου. C est dès le sein de sa mère que Samson était naziréen par l’abstention gardée par’ sa mère. Dans Luc ἔτι conduit presque nécessairement à ce sens. Ce mot ne peut signifier « déjà », le sens est toujours « encore », « pendant qu'il sera encore » cf. Heb. ντ 10 : ἔτι ἐν τῇ osvût ἦν et ME. xxvui, 63, etc. Or il y aurait répugnance à dire « pendant qu'il sera encore sorti du sein de sa mère »; le sens est donc « pendant qu’il sera encore à ce point de départ qui est le sein d’une mère », comme en grec ἔτ᾽ ἐκ βρέφεος « depuis son enfance », non pas « depuis qu’elle eut quitté l'enfance » (Anthol. 1x, 567); cf. Pcur. Moral. 104 : ἔτ ἀπ᾿ ἀρχῆς « depuis le début », et toute la série des expressions, — ἐκ νέων, ἐκ πρώτης ἡλικίας etc. où ἐκ a le sens de a latin. La pensée de Luc est que ce moment se réalisa à la visite de Marie (1, 44). Le gros des mss. latins a traduit littér. ex, ce qui laisse la question intacte; Ambr. a lu et commenté in. L’objection de Loisy qu’au v. 14 on est déjà à la naissance n'est pas décisive, car le v. 15 explique la joie de la naissance; il se trouve qu'un des motifs de cette joie remontait plus haut.

16) ἐπιστρέφω revient constamment dans les LXX surtout pour rendre les différentes formes de 11w, revenir (à Dieu). Toute la vie religieuse d'Israël consistait à revenir à Dieu; les prophètes les faisaient revenir. Luc affectionne le mot

ἐν rs καὶ δυνάμει Ἠλία, ἐπιστρέψαι χαρδίας πατέρων ἐπὶ τέκνα χαὶ

ἐν φρονήσει δικαίων, ἐἑτοιμάσαι Kupiw λαὸν Ἰατεσκευασμένον. Ἰδχαὶ

ἴπεν Zayaoles πρὸς τὸν dyyehoy Kar τί Ὑνώσομαι «τοῦτο; ἐγὼ γάρ

{7. avec HT, ou IPens (S V).

et la pensée dans les Acles su, 495 1x, 35; χι, 21; x1v, 453 xv, 19; xxvi, 18.20. Dans l'A. T. on ramenait « le peuple » (IT Regn. xu, 27; Jer. iv, 4; xvit, 8); maintenant que les destinées individuelles sont plus marquées, Jean ramènera un grand nombre des fils d'Israël. Schanz empiète sur le verset suivant en entendant Dieu du Christ. I1 s’agit seulement de la préparation au messianisme qui devait commencer par la pénilence (Le Messianisme… 189), comme c’est aussi le premier mot de Jésus (Μο. 1, 15). |

17) Pour comprendre ce verset il faut se rappeler le texte de Malachie (11,

«93 8.) : « Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète, avant que n'arrive le jour de Iahvé, grand et redoutable; et il ramènera le cœur des pères vers les enfants, le cœur des enfants vers les pères », qui est lui-même une allusion à Mal. in, 4 : « Voici que je vais envoyer mon messager et il déblaiera 16 chemin devant moi, et aussitôt viendra à son temple le Seigneur auquel vous aspirez et l’ange de l'alliance que vous désirez. » La tradition juive en avait conclu qu'Élie serait chargé d’oindre et de manifester le Messie (Le Messianisme… 210 ss. ). L'ange ne s'exprime pas aussi clairement.

καὶ αὐτός, plus de vingt fois dans Le. au début d’une incise (jamais ainsi i dans Μι., tout au plus trois fois dans Me.) est une des caractéristiques de son style; cf, νο. Ρ. οχν.

— ἐγώπιον αὐτοῦ devant le Seigneur Dieu, nommé au verset précédent, et non pas devant le Messie qui n'a pas paru. L'allusion à Élie prouve qu'il s’agit de la théophanie prédite par Malachie. Dans la pensée de Luc cette théophanie a été réalisée en Jésus; Jésus est donc Dieu; mais l'ange ne révèle pas encore ces choses à Zacharie.

Sur l'union de πνεῦμα et de δύναµις, cf. 1 Cor. n, 4. Élie s'était signalé par son zèle ardent, qui peut répondre au πυεῦμα, et par ses miracles; mais de Jean- Baptiste on ne rapporte aucun miracle. L'ange fait donc plutôt allusion à une énergie intrépide pour défendre le droit, qui mit Élie en conflit avec Jézabe} (T Reg. xx, 17 ss.) comme Jean avec Hérodiade (Me. vi, 48 ss.) : ile Achab regis gratiam non quaesivit, hic sprevit Herodis (Ambr.). Le rôle d'Élie dans Malachie était de réconcilier les pères avec les fils, les fils avec les pères, sans doute dans l'unanimité de leur fidélité envers Dieu; c'est l’idée que l’ange développe explicitement, sans dire : « et le cœur des enfants vers les pères ». La citation est donc écourtée pour être commentée; c’est ce qu'avait fait déjà le Siracide (κυντα, 40) : « pour ramener le cœur des pères vers les fils, pour restaurer les tribus d'Israël », mais Luc substitue à la restauration nationale une idée plus religieuse. Ce n’est pas une raison pour ne pas entendre l'inclination des pères

. de nombreux fils d'Israël au Seigneur leur Dieu; !7et lui-même marchera devant lui avec l'esprit et l'énergie d’Élie, pour ramener les cœurs des pères vers leurs enfants et les indociles au sentiment des justes, [de façon à] préparer au Seigneur un peuple bien disposé. »

B8Et Zacharie dit à l'ange : « À quoi connaîtrai-je cela? Car je

pour les enfants selon son sens normal de la réconciliation et de Ia paix; les pères et les fils sont tout le monde et non pas les Juifs comparés aux apôtres (Catena, Euth.).

— ἀπειθεῖς ἐν φρονήσει, ἐν avec un verbe de mouvement pour marquer le résultat de l’action (Kühner-Gerth, τα, 4, 541); ceux qui étaient d'abord indociles se sont dirigés vers la sagesse des justes de façon à se l’approprier. φρόνησις parait être ce sens juste des choses qui fait qu'on embrasse une vie de justice. — ἑτοιμάσαι « de façon à préparer » coordonné à ἐπιστρέφαι, où « pour préparer » subordonné à ce même verbe. — κυρίῳ sans l’art. répond à fahvé. L'incise a été bien rendue pour le sens par la Vg. parare domino plebem perfectam. Knab. essaie d’atténuer en expliquant : bien disposée à profiter des lecons du Messie; — c'est un commentaire d'après les faits, maïs l'ange n’était pas chargé de communiquer à Zacharie tant de lumières. Il fallait que le peuple fût prêt à recevoir son Dieu, digne de la théophanie. C’est une manière de concevoir 16 messianisme antérieure au christianisme, et on voit ici combien les anciens documents ont été respectés (Schanz). On peut comparer à ce tableau ce que dit le IVe livre d'Esdras du rôle de personnages qui ne peuvent être qu'Hénoch et Élie. : Et videbunt qui recepti sunt homines, qui mortem non gustaverunt a nativitate sua, et mutabitur cor inhabitantium et convertetur in sensum alium. Delebitur enim malum et extinguetur dolus. Florebit autem fides… (IV Esdr. νι, 26 55.). Ἡ ressort bien de notre v. 17 que c’est Jean, c'est-à-dire un Élie en zèle, et non Élie lui-même qui précédera Dieu apparaissant sur la terre (cf. Μο. 1x, 11 et Com.).

18) Zacharie demande un signe dans les termes de Gen. xv, 8 : κατὰ τί γνώσοµαι, expliqués par la demande de Gédéon (Jud. vi, 37) : « si telle chose se passe, je saurai (γνώσοµαι) que vous (Dieu) interviendrez pour sauver Israël. » Un fait indifférent en lui-même prend une signification si l'on s’est entendu d'avance. Ii est assez naturel de demander un signe avant de croïre à une chose miraculeuse, mais il est plus parfait de s’en rapporter à Dieu. Plusieurs ont demandé des signes sans être réprimandés, Abraham (Gen. xv, 8; cf. xvir, 17; xvt, 42), Gédéon (Jud. vi, 37), Ézéchias (IV Regn. xx, 8 : τί τὸ σημεῖον), Moïse qui demande pour lui en alléguant les autres (Ex. iv, 1). Dans ces cas Dieu a toujours accordé les signes; il en a même offert (Ex. πι, 12; Is. vu, 141). Si ces personnages, un Abraham, un Moïse, ne sont pas blâmés, c'est sans doute qu'ils n'ont nullement douté de la puissance de Dieu; ils ont seulement demandé qu’il s'engageât clairement δὲ qu’on pt être certain qu'on avait affaire à lui. Cela paraït être la disposition de Zacharie : alléguer son grand âge et celui de

εἶμι πρεσβύτης καὶ ἡ Ὑυνή µου προβεβηκυῖα ἐν ταῖς ἡμέραις αὐτῆς. 19 καὶ ἀποχριθεὶς ὁ ἄγγελος εἶπεν αὐτῷ "Ἐγώ eu Ταβριὴλ ὁ παρεστηκὡὼς ἐγώπιον τοῦ θεοῦ, καὶ ἀπεστάλην λαλῆσαι πρὸς σὲ καὶ εὐαγγελίσασθαί. σοι ταῦτα 20 καὶ ἰδοὺ ἔσῃ σιωπῶν καὶ ph δυνάµενος λαλῆσαι ἄχρι fs

, mn 3 , € 3 ἡμέρας γένηται ταῦτα, ἂνθ ὧν οὐχ ἐπίστευσας τοῖς λόγοις µου, οἵτινες

sa femme, ce n’est pas douter de la puissance de Dieu, mais constater qu'il y faut un miracle. La preuve que son doute n'est pas un doute de principe, c'est qu’il offre de croire s’il reçoit un signe. Maldonai a donc parfaitement raison de dire qu'il a douté de l'ange et de sa mission plutôt que de Dieu. C'était néanmoins une faute de ne pas croire à une apparition si claire, dans le lieu saint, et quand la promesse se soudait au témoignage d’un prophète. Encore ne le savons-nous que parce que l'ange lui reproche de n'avoir pas cru, non pas à la puissance de Dieu, mais à ses paroles, et c'est pour cela sans doute qu'il se fait connaître. Le signe est d’ailleurs accordé, quoiqu'au dam de Zacharie, mais - s’il a aspect d'un châtiment, c’est un châtiment adouci par son caractère de gage des promesses divines.

49) ἀποκριθείς, cf. Introduction p. cvi et Μο, πι, 33 Com. — l'aépufx, héb. ὈΝ 1111, est connu par Daniel (vin, 16; 1x, 21) où figure aussi Michel (Dan. x, 13.24; x1r, 4). Raphaël est connu par Tobie {Tob. xu, 15). Michel combat dans le ciel, d’où son no :-« qui est comme Dieu » sorte de eri de guerre; Raphaël, « Dieu guérit », exerce dans le livre de Tobie un ministère conforme à son nom. Gabriel signifie « homme de Dieu ». Quel que soit le sens premier de 723, ce nom ne signifie pas spécialement la force; dans les papyrus d'Éléphantine il signifie simplement un homme quelconque. C'est donc l'équivalent de « l'homme de Dieu » (anbnn Όν Jud. σπ, 6.8) qui apparut à Manoé pour lui promettre un fils. Le nom vient probablement de la forme humaine qu’il prend dans ses apparitions ; Raphaël qui fait de même a été différencié d'après son ministère. Un nom équivalent à Gabriel ne se trouve pas dans l’onomastique phénicienne ou araméenne.

On sait que les noms propres des anges ne paraissent dans la Bible qu'avec Daniel, mais on vient de voir que celui de Gabriel du moins répond à une idée fort ancienne.

— παρεστηκώς tout à fait comme les enfants de Salomon (III Regn. x, 8) qui sont sans cesse en sa présence : οἱ rapeornnétes ἐνωπιόν σου δι ὅλου. Les anges sont comme la cour du grand Roi; cf. Job. 1, 6. Par opposition l’aor. ἀπεστάλην indique une mission temporaire qui a été confiée à l'ange. Bède : Ubi notandum quod angelus se et ante Deum adstare εἰ evangelizandum Zachariae missum esse testatur. Quia et cum ad nos veniunt angeli, sic exterius implent minister ium, ut tamen nunquam desint interius per contemplationem.

— εὐαγγελίσασθαι, cf. Μο, 1, 1 Com. ; employé ordinairement au moyen par Luc et par les LXX, déjà en parlant du salut, Ps. xxxix (στ) 9; xcv (xcvr), 2; Is. xx, 9; zu, 7; Lx, 6; LI, 1,

L'ange répond donc avec bonté plutôt à [a pensée de Zacharie qu’à sa ques-

suis vieux οἱ ma femme est avancée en âge. » Et l'ange lui répondit: « Je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et te porter cette bonne nouvelle. ?? Et tu vas garder

le silence, et tu ne pourras pas parler jusqu’au jour que ceci arrivera, puisque tu n'as pas cru à mes paroles qui s’accompliront

en leur temps. »

tion. Il s'accrédite en disant son nom, sa fonction, qui l’a envoyé, et le caractère de sa mission, bienveillante et honorable pour Zacharie. ᾿

20) καὶ (dot, expression favorite de Luc, plutôt sémitique que grecque. Le grec, même atlique, admettait la combinaison de εἶναι avec un participe (cf.

Kühner, n, 1, 38 s.), mais quand . εἶναι est au futur, le participe est celui du parfait, pour exprimer un futurum exactum. Le futur avec le présent, pour marquer la durée comme en hébreu (Ges.-K. $ 116, » note 2) semble influencé : par le sémitisme, soit hébreu (Gen. τ, 6), soit (plus naturellement) araméen; les autres cas dans Luc v, 10; vi, 40; ανα, 35; xx1, 17) se trouvent dans des paroles de N. S. (cf. Scan, Attizismus, τή, 113 ss. et Deb. $ 353) cf. Introd. Ῥ. cv.

— σιωπῶν est presque un adjectif dans IV Mac. x, 18, ce qui confirme l'idée de duréé. Ce silence pourrait être imposé comme un ordre; on voit par ce qui suit qu'il allait être le résultat d’une impuissance. Il n’y à pas à raisonner sur µή devant le participe; le N. T. n'emploie guère οὐ que devant l'indicatif, Luc ne l’a que deux fois devant un participe (Le. vr, 42 et Act. vu, 5, très justement ; encore Mt. xxu, 11; Jo. x, 12 pour les évangiles). |

— ἄχρι dans le N. T. et non ἄχρις sauf Gal. 1, 49 et Heb. πι, 13 (?) selon l'usage des papyrus (Crünert, 144). Avec le subjonctif, ἄν est omis le plus souvent dans le Ν. T., ce que Blass attribue à l’analogie de cette tournure avec l'indication de la finalité (Deb. 5 383, 2).

— ῆς, attraction. ἀνθ) ὧν est-la manière des LXX de traduire ων nn, mais ils font un usage beaucoup plus étendu de cette locution (aussi pour JUN 2py Gen. xxu, 18 et cf. Mat. 1, 9), qui est grecque pour ἀντὶ τὀύτων ὅτι, cf. Sopx. Ant. 1068; Arisropn. Put. 434 et IV Mac. x, 12; xvur, 3. Le plus souvent il s'agit d'une punition; cf. xix, #&; Act. χα, 23; Ἡ Thess. n, 10.

— τοῖς λόγοις µου. S'il faut prendre ces mots à la lettre, ce n'est pas de la toute-puissance de Dieu que Zacharie a douté; il ne s’est pas fié aux paroles de l'ange.

— οἵτινες, avec une légère emphase; « qui précisément » serait déjà trop fort.

— sk avec l’accus. (en.latin ὅι empore, qui est plus naturel), les paroles sont censées aller vers les temps où les choses seront réalisées; cf. Me r, 45 πεπλήβωται ὁ Ἰαιρός, Le mutisme de Zacharie n’est pas un effet du saisissement comme celui de Daniel (Dan. x, 15), mais il n’est pas infligé avec la même sévérité que celui d'Élymas (Act. xnr, 44). L'ange garde assurément toute sa sérénité, mais aussi il maintient son rang; il y a entre le moi et.le toi une distance nettement marquée.

πληρωθήσονται εἰς τὸν zoupèv αὐτῶν. 3 χαὶ ἦν 6 abc προσδοχῶν τὸν 3 e μα μ ο 9! sn! A Ζαχαρίαν, καὶ ἐθαύμαζον ἐν τῷ Ὑρονίζειν αὐτὸν ἐν τῷ ναῦ. 3 ἐξελθὼν δὲ

3 3 # 3 - το / et 3 2 . 9 -. ο οὐχ ἐδύνατο λαλῆσαι αὐτοῖς, καὶ ἐπέγνωσαν ὅτι ὁπτασίαν ἑώραμεν ἐν τῷ νὰῷ ε

ᾖ : ν , ΄ 3 e CE 3 Μετά δὲ ταύτας τὰς ἠμέρας συνέλαβεν ᾿Πλισάρετ ἢ yuvh αὐτοῦ. καὶ .

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