συνειληφεν (Η) plutôt que συνειληθνια (Τ S V
En somme on peut traduire : le saint engendré ou né sera appelé Fils de Dieu, ou, plus probablement : l'enfant sera saint, il sera appelé Fils de Dieu, mais la traduction la moïns probable est : ce qui naïîtra sera nommé saint, le Fils de Dieu, parce que cette juxtaposition sans copule ne se justifierait que si le second nom était l'explication du premier, ce qui n’est pas le cas.
En mettant la virgule après ἅγιον, il est clair que la causalité de διὺ καὶ s'attache surtout au premier membre de phrase. Le titre de Fils de Dieu appartiendra bien à l'Enfant ensuite de la conception surnaturelle, mais peut-être pas uniquement pour cela, et cela est plus conforme à la doctrine des théologiens. En effet ils n’admettent pas que la conception surnaturelle soit pour le Christ une raison suffisante pour être nommé Fils de Dieu, ni selon la nature divine, comme il est évident, ni selon la nature humaine, puisque la filiation suppose la communication d'une nature de même espèce. ὃ. fhomas : Christus est filius Dei secundum perfestam rationem filialionis; unde, quamvis secundum naturam sit creatus et justificatus, non tamen debel dici filius Dei neque ratione creationis, neque ratione tustificationis, sed solum ratione generalionis aeternae, secundum quam est filius Patris solius; et ideo nullo modo debet dici Christus filius Spiritus saneti, nec etiam totius Trinitatis (IIIe pars. qu. XXXIT, ad 905). Comme on ne peut accuser de fausseté théologique les paroles de l'ange, on a cherché à trouver dans ses paroles une indication de l'union hypostatique, mais le plus simple est de concéder avec Mald. que la raison de l'ange non erat apta ad probandum eo sensu Christum Dei filium futurum fuisse, quaienus Deus, aut quatenus homo in eamdem cum Deo personam assumptus erat, mais qu’elle disait seulement ce qui était en situation quia non a viro, sed a Deo virtute spiritus sancti gene-
+rabitur. Neque enim de Christi natura, sed de modo generationis angelus agebat. Si le Christ n'avait eu que cette raison d’être appelé Fils de Dieu, cette appellation serait assez impropre; mais l'ange n’exclut pas, il suggère plutôt, en mettant le mot de Fils de Dieu au terme de la promesse, qu’il sera vraiment Fils de Dieu. Pourquoi Dieu voudrait-il être le Père par une. conception surnaturelle, de celui qui ne serait pas vraiment son Fils? Et c’est en somme ce qu'en-. tendent avec Schanz, Cellini : Imperocchè à un fatto che molte cose qua e colà si dicono nelle Scritture, le quali a rigore di filosofia non si protrebbero dire, (1. 1. p. 419), et Bardenhewer : « c'est la façade du texte [Fluchtlinie]; il faut recourir ailleurs pour en avoir la pleine intelligence » etc. ({., ζ, 451). [1 vaut mieux reconnaitre que le texte ne donne pas toute la doctrine de l’Incarnation que d'en forcer le sens.
36) L'ange donne un signe à Marie; or Marie était jeune, fiancée; il 5 ‘agissait donc de tout autre chose que d'une conception naturelle. llarnack est obligé d'imaginer que Marie s'est étonnée, elle humble femme, d'être la mère du
appelé Fils de Dieu. % Et voici qu'Élisabeth, ta parente, elle aussi a conçu un fils dans sa vieillesse, et celle qu'on appelait stérile en est
Messie. Mais le Messie pouvait-il donc alors naître sur les marches du trône? Le titre de fils de David, rappelé par l'ange (v. 32), n’excluait-il pas l'aristocratie asmonéenne? Fallait-il un miracle pour que le Messie naquit dans une humble condition? C'était plutôt l'opinion générale (ef. Le Messianisme… p. 221 s.). Enfin il faudrait supposer que la conception virginale a été non seulement ajoutée au texte premier de Luc, mais encore mise à la place d'autre chose. D'ailleurs le signe, donné à Marie sans qu'elle l'ait demandé, ne doit pas nécessairement être du même ordre. Un signe peut être une simple indication providentielle (Ex. m1, 12); ici c'est un miracle d’un ordre bien inférieur.
— συγγενίς fém. de συγγενής, réprouvé par les Atticistes, mais usité dans la oinè; cf. Pap. Amh. 11, 78, 9 (184 ap. J.-C.). On voit d'après Éphrem (Mes. p. 16) que Tatien avait ni, « ta sœur », à cause de la difficulté pour l'araméen de dire « ta parente »; Ichodad : ta cousine, c'est-à-dire la sœur de ta amère.
— γήρει dat. ion. pour γήρα, usité dans la koiné en concurrence avec γήρατι {Crünert, 169).
— οὗτος est le sujet.
Le mot συγγενις ne veut pas dire seulement que Marie et Élisabeth sont toutes deux de race israélite; mais il ne signifie pas non plus qu'elles appartiennent à la même tribu; il signifie simplement qu'Élisabeth et Marie sont parentes, ce qui pouvait avoir lieu sans que toutes deux soient rangées dans la même tribu, puisque rien n’empéchait les descendants de Lévi ou même d’Aaron d'épouser des filles de Juda ou réciproquement. Éphrem (Mæs. 17) cite déjà le grand prêtre Τοϊαάα qui épousa la fille de Joram (Π Chr. στα, 41). Mais il est encore plus évident que deux parentes pouvaient être de la même tribu. Est-ce la pensée de Luc? Dans ce cas Maric appartiendrait à la tribu de Lévi, puisqu'il n’y a pas de doute sur l'origine d'Élisabeth (v. 5). Mais si Luc l'avait pensé, il n'aurait pas manqué de le dire plus clairement. Il en fût résulté en effet que Jésus, appartenant-en droit à la race de David par l’union de la Vierge Marie avec Joseph qui faisait de Joseph le père légal de Jésus, aurait appartenu par le sang ou la chair à la race de Lévi. Cette double filiation a paru l'idéal à V'auteur des Testaments des XII Patriarches, autant qu’on en peut juger, malgré les interpolations chrétiennes; Sÿmeon, ΥΠ, 2 ἀναστήσει γὰρ χύριος ἐκ τοῦ Δευὶ ὡς ἀρχιερέα καὶ ἐκ τοῦ Ἰούδα ὡς βασιλέα, cf, Lévi, 11, 44: Dan. v, 40; Gad. ναι, 1; Joseph xx, 14. Au temps où les Asmonéens unissaient en leurs personnes la royauté et le sacerdoce, il put paraître souhaitable que le Messie, tout en demeurant le Fils de David (cf. Le Messianisme… p. 72 ss.), fût aussi comme prêtre le descendant de Lévi. Si Luc avait été imbu de cette idée, il n'aurait pas manqué de lui faire une place pour rehausser le Christ. Au contraire il ne mentionne que l'origine davidique quand l'ange parle à la Vierge (v. 32); c'est donc qu'il croit Marie de même origine. Le N. T. ne fait aucune allusion à l’origine lévitique de Jésus. Au lieu de caresser l'idée grandiose d’une «double origine royale et sacerdotale, l'épitre aux Hébreux oppose l’origine
τῇ ἹΧαλουμένῃ, στείρα 7 Cr
LE δα , .-. = . ω ε ου σοννατηῆσει παρα του θεοῦ παν ρῇ μου.
ι cime F2 j 7 ? μ 7 Στα. Β εἶπεν δὲ Μαριάμ Ted % δούλη Ἱζυρίου: ένοιτὸ por κατὰ τὸ ῥῆμά σου.
judéenne de Jésus à toute continuation du säcerdoce lévitique (Heb. vu, 13 ss.)
L'origine davidique de Marie est affirmée par Justin (Dial. xt, xLv, c. xx), par Irénée (nr, 21, 5 οὗτός ἐστιν ἐκ τῆς ἀπὸ A6 : παρθένου γενόμενος), pal Tertullien (ο. Marc. ur, 47; 1v, 4), par Éphrem (Mæs. 16 ss.) par le Ργοἱοόναηgile actuel (x, 1) et ensuite par la tradition. fl y eut, il est vrai, un courän contraire, mais il semble qu'il vint du Testament des XII patriarches et non de la tradition chrétienne. En effet il parait dans l'explication d'Hippolyte des bénédictions de Jacob et de Moïse, où l'emprunt était assez naturel (Box wersc., Drei georgisch erhaltene Schriften von Hippolytus, p. 25 et p. 50). C'est er effet à Hippolyte qu'appartient le texte cité comme Fragment XVII d'Irénée : ἐκ δὲ τοῦ Aeut καὶ τοῦ "Lola τὸ κατὰ σάρχα ὡς βασιλεὺς καὶ ἱερεὺς ἐγεννήθη, et encore : «σαν il trouvait de la tribu de Lévi le Christ apparu comme prêtre (envoyé par son père, à cause de l'union de la tribu de Lévi avec la réunion de Juda, pour que d'eux deux il se montre comme roi et prêtre et fils de Dieu ». Il faut remarquer qu'Hippolyte ne dit nullement que Marie appartenait à la tribu de Lévi; il suppose simplement un mélange des tribus qui peut en effet résulter de Luc 1, 36, car Marie a pu avoir du sang de Lévi, aussi bien qu’Élisabeth du sang .de Juda. C’est ce que dit encore Ambroise dans son imitation du texte d'Hippolyte : et quia per admixtionem generis luda et Levi tribus iunctae suni (De benedict. patr. IV, 16 (Ρ. L. XIV, 678), et même lorsqu'il écrit :.e maxime propter Tribum Levi debemus. hoc credere; quia ex ea Tribu Dominus Jesus videtur secuñdum.carporis susceptionem genus ducere, il ne fait pas allusion à Marie, mais à Lévi et à Nathän qui font partie de la généalogie du Sauveur dans Lue, et qu'il déclare avoir été-prêtres de la tribu de Lévi. Il est donc tout à fait arbitraire de regarder (Μεγα) comme l'opinion judéo-chrétienne primitive celle qui est érioncée dans Éphrem (æs. 16) en ces termes : Quum aufem Dominus una cum regno etiam sacerdotium abrogaturus esset, utrumque genus simui monstravit ludae per Iosephum et Levi per Mariam.
Si Éphrem α vraiment pris cette opinion à son compte, comme cela paraîl assez certain, il a voulu dire que Luc avait mis en relief l’origine davidique de Jésus par la généalogie aboutissant à Joseph, son père légal, et l'origine lévitiqüe par Marie, qui avait dans les veines du sang lévitique; mais il a aussitôt restreint son concept, en maintenant que d’ailleurs Marie appartenait à le maison de David, ce qui était le seul point important. Fauste ayant objecté que Marie avait pour père un prêtre nommé Joachim (d’après une édition du Protoévangile différente de la nôtre, selon Zahn et Bardenhewer), Augustin répond qu'il ne reçoit pas les apocryphes. Sa pensée était que Jésus descendant de David, Marie était aussi de la maison de David, parente d’Élisabeth parce qu'un homme de Juda avait épousé une fille de Lévi (de diversis quaest. 61, 2); cependant, à la rigueur, il aurait admis que Marie ne descendiît pas de David par les mâles, et cela est à noter au point de vue théologique : ta si mater illius Joachim, quem patrem Mariae l'austus commemorat, de tribu Juda et genere David nupsit in tribu Levi, non immerito εἰ Joachim εἰ Maria et filius Mariae etiam sic
à son sixième mois, # car rien n’est impossible à Dieu ». 8 Or Marie dit : « Voici la servante du Seigneur; qu'il m'arrive selon ta parole. » Et l'ange la quitta. ,
ex David semine veraciter perhibentur (contra Faustum, XXXIII, 9). On voit par ailleurs que, d’une facon juridique, il se füt contenté que Jésus fût le fils putatif d’un descendant de David, mais que le texte de Rom. 1, 3, secundum carnem, lui faisait un devoir d'admettre que Marie descendait réellement de David,. fûüt-ce par les femmes, en quoi il ne s’appuyait nullement sur Luc 1, 27.
Cette position du grand docteur est à signaler à ceux qui croient tout savoir des origines de Marie : Ac per hoc, elidmsi demonstrare aliquis posset Mariam eæ David nullam consanguinitatis originem ducere, sat eraf secundum istam rationem accipere Christum filium David, qua ratione etiam Ioseph pater eius recte appellatus est : quanto magis, quia, cum evidenter (4) dicat apostolus Paulus eæ semine David secundum carnem Christum, ipsam quoque Mariam de stirpe David aliquam consanguinitatem duxisse dubitare ulique non debemus, cuius feminae quoniam nec sacerdotale genus tacetur insinuante Luca, quod cognata eius esset Elisabeth, quam dicit de filiabus Aaron, firmissime tenendum est carnem Christi οὗ utroque genere propagatam, et regum scilicet et sacerdotum (de Cons. evang. IT, π, 4). À la fin cependant Augustin lui-même affirme plus qu'il n’en sait, et personne ne se croit obligé aujourd'hui de tenir que Marie avait dans les veines du sang lévitique, puisque sa parenté avec Élisabelh pouvait venir du mariage d'un descendant d’Aaron avec une fille de Juda, d’où serait descendue Élisabeth. Le postulat du Testament des ΧΙ patriarches ne s'impose nullement à la conscience chrétienne, et nous avons vu qu'il a plutôt contribué à troubler la tradition primitive de l’origine davidique de Marie.
37) Ge petit v. est presque une citation de Gen. xvur, 14 : μὴ ἀδυνατεῖ παρὰ τῷ θεῷ ῥῆμα; Dans cet endroit ῥῆμα est la traduction de 27 qui signifie là plutôt « chose » que « parole ». Les LXX semblent avoir cru qu’on pouvait donner ce : sens à ῥῆμα, et c’est sans doute le sens ici; cf. 11, 15.19.51 ; Act. v, 32. ἀδυνατέω class. se dit des personnes, « être impuissant ». Les LXX l'ont entendu des choses; cf. Job. x, 143; χι, 2; Zach. vi, 6; dans Théod. Dan. 1v, 6 πᾶν µυστήριον οὐκ ἀδυνατεῖ σε (aucun mystère ne t’embarrasse) on retrouve πᾶς... où. Cette locu-
‘tion se retrouve dans la koiné (Rader. 179), maïs elle s’explique ici plus naturellement par une influence sémitique; cf. ME. xxrv, 22; Act. x, 14 (Bluss. 181); cf. la traduction d’Aquila de Jer. xxxir, 17 οὖκ ἀδυνατήσει ἀπὸ σοῦ πᾶν ῥῆμα, où, la proposition étant absolue, le futur ne s'explique que par l'habitude de traduire ainsi l’imparfait hébreu; le sens exige le présent. L'ange conclut de l'exemple d'Élisabeth une maxime générale qui trouvera sa plus haute application dans le mystère de l’Incarnation.
38) Ἡ a plu à Dieu d'attendre le consentement de Marie pour réaliser ce mystère (cf. τε, 21); c'est sans doute à ce moment qu'il s’est opéré. δούλη, ordinairement « femme esclave » exprime une humilité encore plus profonde que « ser-
(1) L'apôtre n’entend-il pas la nature humaine comme opposée à la nature divine, plutôt que l’opposition entre une origine légale et une origine charnelle ?
- ν € 5» « , ο s \ Aa ἀπῇλθεν ἀπ αὐτῆς ὁ ἄγγελος. 39 ᾿Αγαστᾶσα δὲ Μαριὰμ ἐν ταῖς ἡμέραις ταύταις ἐπορεύθη εἰς τὴν ὀρινὴν μετὰ σπευδῆς εἰς πόλιν 5»... ° , 75 [ούδα, 40 γαὶ εἰσῆλθεν εἰς τὸν οἶχον Ζαχαρίου καὶ ἠσπάσατο τὴν ᾿Ελισάβετ..
vante ». γένοιτο exprime l'obéissance. Ιτόπόθ... Maria virgo obediens invenitur… Eva vero inobediens… et sibi et universo generi humano causa facta est mortis; sic et Maria: habens praedestinatum virum, et tamen virgo obediens, et sibi, et universo generi humano causa facta est salutis (NE, ασ, 4).
La mission de l'ange est terminée; cf. Act. ΧΙ, 105 Jud. νι, 24.
Sur les tentatives d'expliquer la conception surnaturelle comme une légende païenne, on peut voir RB. 1914, p. 60-74; 188-208.
39-56. La Visirariox. D'après Klostermann, la critique allemande en est encore à expliquer cette ravissante histoire comme une anticipation des rapports de Jésus et du Baptiste. Ils auraient été transposés dans la personne des mères. Suivant la méthode de Strauss, on regarde les agitations désagréables dés jumeaux dans le sein de Rébecca (Gen. xxv, 22) comme le prototype du tressaillement de Jean (ν. 41), et l'on note que la région montagneuse (de Juda!) v. 39 rappelle la montagne d'Ephraïm (1 Regn. 1, 1). Ainsi la plus pure et franche esquisse est transformée en mosaïque. D'autres ont la bonté de conserver un fond historique en supprimant ce qui est trop surnaturel (v. 44.45).
On objecte qu’on ne sait rien par ailleurs des rapports des deux familles — comme si ce n'était pas assez du témoignage de Luc, — et la difficulté de concilier ces faits avec le songe de Joseph (Mt. 1, 20). Cette dernière difficulté est commune à toute l’histoire de l'enfance. Les perspectives sont toutes différentes, mais il n'y-a pas d'affirmations contradictoires. :
39) Le début du v. est caractéristique et de la manière de Luc, et de sa dépendance du style des LXX. Le participe de ἀνίστημι 2 fois dans Mt.; 4 fois dans Mc. (+ xvi, 9), absent de Jo. figure ‘environ 12 fois dans Le. et 17 fois dans Act.; cf. par exemple Num. xxn1, 13.14.20.21.
ἐν ταῖς ἡμέραις ταύταις, cité d'après l'hébreu Act. Ἡ, 18, mais aussi expression favorite de Luc sous cette forme ou en indiquant le temps par une personne : 1, 03, 43 1V, 255 v, 35, vi, 2; 1x, 86; xxui, 7, Αα 1, 15; vi, 15 vi, #1; 1x, 87; x, 27; sans compter des formes analogues ; contre quatre cas dans Mc. et quatre dans Mt. (Plum.\.
ὀρινή où ὀρεινή sent. χώρα, (cf. Judith n, 22 : ἀπῆλθεν ἐκεῖθεν εἷς τὴν ὁρινήν) n'est pas dans ΓΑ. T. (38 fois) un terme réservé à la montagne de Juda, trop liée à la Samarie pour former un massif bien distinct; c’est le pays de montagne, par opposition à la plaine; la montagne de Juda est nommée Jos. xx, 7; xxt, 14 où elle comprend Hébron, et Jos. χι, 21, où Hébron est plutôt exclu; voir encore IE Chr. xxvir, 4, Plum. a noté que dans 105 autres cas Luc dit τὸ ὄρος (vi, 12; να, 32; 15, 28.87); mais il s'agit alors d’une colline ou montagne voisine, non pas d’une région montagneuse. En comparaison de Nazareth, la Judée est un pays de montagnes. Le choix spécial de Luc s'explique donc par le sens et ne suggère pas l'emploi de sources différentes.
— μετὰ σπονδῆς, indique ce désir d'arriver qui nous presse quand nous allons
89ΏΏ ces jours-là, Marie se mit en route et partit en diligence pour la montagne vers une ville de Juda, “et elle entra dans la
voir des personnes aïmées. Marie n’est point partie aussitôt, il fallait se prépa-
er; mais elle ne perd pas de temps en route. De Nazareth à Jérusalem on vient commodément en quatre jours. Ambr. : non quasi éncredula de oraculo, nec quasi incerta de nuntio, nec quasi dubitans de exemplo; sed quasi laeta pro voto (son désir de voir sa cousine?) religiosa pro officio (les bons offices qu'elle va lui rendre), festina pro gaudio (la joie qu'elle va lui causer), in montana perremit. ‘
— εἰς πόλιν Ἰούδα détermine plus spécialement la région montagneuse dont il s'agit, c’est celle qui est nommée au v. 65 ἡ ὀρεινὴ τῆς Ἰουδαίας, Mais ici Luc a marqué comme but du voyage une ville appartenant à la tribu de Juda. Le nom du patriarche est sous sa forme hébraïque, comme πι, 33 ou Mt. n, 6 yñ Ιούδα (citation) en conformité avec la couleur scripturaire du morceau; cf. Ἡ Regn. 1, À εἷς µίαν τῶν πόλεων Ἰούδᾳ. Luc n'a pas dit le nom de ce village, soit qu'il l'ait ignoré, soit plutôt qu'il ait eu trop peu de notoriété pour ses lecteurs hellénistes (cf. Introd. p. Lu). On a prétendu, il est vrai, que Ἰούδα est la transcription de hébreu fu“ (ou nt), nom d’un village de la tribu de Juda
(Jos. αν, 55; xxt, 16), aujourd’hui laththa (et non Joutta, comme le dit encore Klost.) à deux heures au sud d'Hébron (RB. 1895, p. 66 et 260).
Mais les transcriptions des LXX, dont la meilleure paraït être ’Istré, non plus que la prononciation moderne ne sont guère favorables à la vocalisation du TM., d'autant que Luc n’a pas coutume de recourir à l'hébreu en passant pardessus les Septante. De plus, Luc aurait provoqué l'erreur en désignant une : bourgade inconnue par un nom si célèbre; il eût dà dire : nommée Iouda, selon son usage ordinaire (ou avec le génitif des habitants; cf. 1, 26; 15, 43 1v, 313 vu, 115 1x, 52; x, 1; xx, 51; Act. xvr, 14; στις, 35). Dans un seul cas il écrit πόλις Δασάια (Act. xxvir, 8), mais il vient de dire : « au lieu nommé»,etila craint la répétition de cette tournure. | |
On ne saurait borner la recherche à une ville sacerdotale, car les prêtres n'étaient pas obligés à ne résider que là. La tradition locale, antérieure aux croisades, assigne ‘Ain Karim, répondant assez bien à la distance de cinq milles, seul point de repère indiqué par Théodosius (vi siècle), à ce qu'il semble à l'ouest (de terra sancta, XXIV), et qui est peut-être Καρέμ du ms. B dans Jos. xv, 89 (manque en hébreu). Si Luc avait employé ὀρινή au sens précis de Pline, on ne devrait songer qu'aux environs immédiats de Jérusalem. Pline (4. N. V, 14) en effet divise la Judée proprement dite en dix toparchies, dont Orinen, in qua fuere Hiercsolymu, longe clarissima urbium orientis; Herodium à une heure et demie de Bethléem au sud-est est déjà le siège d’une autre toparchie, comme Betholeptephene (Beit-Nettif) au sud-ouest (Jos. Bell. IV, ναι, 4). Mais il ne semble pas que Luc ait entendu employer un terme aussi technique (v. 63).
40) La maison de Zacharie est évidemment une maison particulière. Mais, dans la recherche des lieux saints, on remarqua que ces. mots pouvaient se traduire en hébreu Bethzacharia. Une localité de ce nom se trouvait (et existe encore) non loin de Bethsour (I Macc. vi, 32). On y plaça un sanctuaire de
: » κ x η e Ts ἁ] καὶ ἐγένετο, ὡς ἤχουσεν τὸν ἀσπασμὸν τῆς Μαρίας ἡ ᾿Βλισάβετ, ἐσκίρτησεν
12 καὶ ἀνεφώνησεν χραυγῇ à μεγάλη καὶ εἶπεν Ἠόλογημένη σὺ ἐν γυναιξίν, PR) , , Le . mb ο x Laon 48 ο αλ f un ef καὶ εὐλογημένος ὁ Χαρπὸς τῆς αἈοιλίας σου. καὶ πὀθεν por τοῦτο ἵνα ἔλθῃ ἡ μήτηρ τοῦ Du µου πρὸς êué; 3 ἰδοὺ γὰρ ὡς ἐγένετο ἡ φωνή -α , * 3 LA . ΄ 3 3 LA \ La τοῦ ἀσπασμοῦ σου εἰς τὰ ré µου, ἐσχίρτησεν ἐν ἀγαλλιάσει τὸ βρέφος
μα 45 + DNA ή € pm να ο τελ # AS τῇ κοιλία µου. καὶ parapin Ἡ πιστεύσασα Ότι ἔσται τελείωδις τοῖς