‹ Evangile selon saint LucChapitre 90 sur 300 · το a. σηµειον (T 5 V) et non ο). (H · texte numérisé non relu

το a. σηµειον (T 5 V) et non ο). (H

trois fois dans le reste du N. T. (Pastorales), est donc du style de Luc; cf. pour une apparition soudaine xxiv, 4; Act. x, 7 (ἄγγελος Κυρίου ἐπέστη); πχηι, 4. Thesaurus : saepe dicitur eliam de diis apparentibus. L'expression est donc empruntée au grec ordinaire plutôt qu’à la Bible grecque. Il n’en est pas de même de la gloire du Seigneur, qui paraît souvent dans l'A. T., ordinairement dans une nuée (Ex. xvi, 20; Num. x1v, 10). Mais elle apparaissait aussi comme un feu : τὸ δὲ εἴδος τῆς δόξης κυρίου ὡσεὶ πῦρ φλέγον (Ex. xxiv, 17), ce qui convenait surtout la nuit (Ex. xm, 21 s.); cf. Tit. π, 18; Αρ. xxt, 23. Dans le N. Τ. la gloire du Seigneur ou la gloire de Dieu n'a plus ordinairement le sens d’une apparition sensible.

La clarté n’environne pas l'ange pour l’accréditer comme messager de Dieu (Mt. xxvur, ὃς Le. xxiv, 4), mais les bergers. Leur groupe se trouve en pleine lumière, pour eux le jour succède à la nuit. Sur la peur à l'occasion des apparitions, cf. 1, 42.

10) εὐαγγελίζομαι mot qui ne se trouve ni dans Mc. ni dans Jo., dans Mi., xt, 5 (citation) mais souvent dans Le., dans Act. et dans Paul, est venu peut-être à Luc de Paul ou à tous deux des LXX; Le. (1v, 18) cite Is. xt, 1 et Paul (Rom. x, 45) cite Is. zu, 7; ou plutôt encore de Jésus lui-même, auquel Le. le prête (iv, 18.485; γα, 22; XVI, 46), et qui a pu employer le mot en araméen (103). Luc s'est plu à l’employer dès le début de l’histoire évangélique (1, 19); avec un pareil verbe, γαρά est plutôt un objet de joie qu'un sentiment de joie; cf. Act. x, 36, Car ordinairement après εὐαγγελίζομαι au moyen on trouve l’objet annoncé, le royaume, le Christ, etc. — ἥτις pas plus qu’au v. ἆ ne semble avoir ici une valeur propre, distincte du simple relatif; à supposer que Luc ait conservé le sentiment de la nuance classique entre ὅς et ὅστις, il est certain qu'il ne l’a pas toujours observée.

La joie était un thème messianique, spécialement à l’occasion de la naissance de l'enfant divin. Dans Is. 1x, 4 ss. la lumière luit dans les ténèbres, la joie est annoncée; puis le prophète ajoute : car un enfant nous est né. Cette joie est annoncée aux pasteurs, mais elle est destinée à tout le peuple d'Israël; c'est le messianisme des prophètes, comme au ch. 1, sans allusion à l’universalité de la rédemption (syrsin et pes. : « pour tout le-monde »).

. 11) D'après le v. 10, le ὑμῖν de ce verset comprend tout le peuple. Celui qui est né est désigné comme σωτήρ, « Sauveur », terme que nous sommes habitués à attribuer à Jésus, mais qui n’est ni dans Le. ailleurs qu'ici et Act. v, 31; xiu, 23, ni dans Μο. ni Mt., une seule fois dans Jo. iv, 42, dans Eph. v, 93 ; Phil. tu, 20, dans les pastorales, Πα Petri, 1 Jo. iv, 14. Dans l'A. T., c’est un attribut de

10 Et l’ange leur dit : « Ne craignez point; car voici que je vous annonce une grande joie, destinée à tout le peuple, Ἡ car il vous est né aujourd’hui un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David. 1?Et voici ce qui vous servira de signe : vous trouverez un petit enfant enveloppé de langes et couché dans une

Dieu (comme Le. 1, 47), quoiqu'il se dise aussi de ceux que Dieu envoie pour délivrer son peuple de ses ennemis (Jud. mr, 9). Π répondait à l’usage des dynastes grecs qui prenaient le nom de σωτήρ comme accompagnant l’apothéose (cf. ZrtW. 1904, 335 ss.); on lit Πτολεμαίου τοῦ σωτῆρος καὶ θεοῦ à Halicarnasse au 1Π 5. av. J.-C. (The collection of Ancient greek Inscriptions in the British Museum 1v, 4, n° 906). Les villes hellénistiques d'Asie avec Éphèse avaient déjà salué Jules César : τὸν ἀπὺ "Apews καὶ ᾿Αφροδε[ί]της θεὺ» ἐπιφανῆ καὶ κοινὀν τοῦ ἀνθρωπίνου βίου σωτῆρα (Dirr. Sylloge, 547), lorsque-l’ange donna ce nom à Jésus qui le garde encore.

L'ange ajoute que ce Sauveur est 19 Messie attendu, qu'il qualifie de Seigneur. L'habitude de dire « le Messie du Seigneur » a entrainé la syrpal à écrire ainsi avec Éphrem (Μου. 27); pour éviter ce pli syrsin. et pes. ont écrit le Seigneur Messie. C'est très volontairement que Luc a écrit Κύριος et non Κυρίου.

Cette expression précise est unique dans le Ν. T. Elle se trouve par erreur de traduction dans Sam. iv, 20, pour le Messie de ahvé et aussi dans Ps.-Sal. xvu, 36 (cf. titre du Ps. xvix), où il n’est pas certain que ce soit par erreur; la traduction syriaque découverte par Rendel Harris avec les odes de Salomon suit le grec. Îl est donc possible que l'expression Χριστὸς Κύριος ait existé avant Jésus. Dans Luc en tout cas l'absence de l’article, si fréquente dans les deux premiers chapitres (cf. δόξα Κυρίου v. 9), n'empêche pas que Χριατός signifie « le Messie ». Kipus servait d'épithète aux dieux du paganisme ou aux empereurs divinisés, mais il se plaçait avant le nom, τῷ χυρίῳ ΣΜεράπιδι « au Seigneur Sérapis » etc. Luc l’a probablement placé après pour indiquer que le Christ est le (seul) Seigneur ; lVabsence de l’article devant Ενρίῳ s'explique de la même manière que devant Χριστός, il n'y a qu'un Seigneur et qu’un Christ.

— ἐν πόλει Δαυίδ se rapporle à ἐτέχθη; c'est une désignation messianique (ο. Mt. π, 5), que les rabbins n’ont pas complètement perdue de vue (Le Messianisme…. 221 8.). |

42) σημεῖον. D'après Schanz. Knab. l’ange indique à quoi les pasteurs recornaïîtront l’enfant dont il vient de leur dire qu'il est le Messie. C'est assurément de plus simple selon nos idées. Mais la phrase est conçue sur un type consacré (LRegn. x, 2 : χαὶ τοῦτό σοι τὸ σημεῖον. 16. xxxvir, 30; xxxvi, 7) pour indiquer un signe de la certitude d’une promesse divine; c'est le nn de Is. vu, 44. On objecte que la situation de l'enfant dans une crèche prouve beaucoup moins son caractère de Messie que l'apparition surnaturelle. Aussi n'est-ce pas la question. Ἡ n’est pas nécessaire que le signe soit un symbole. L'idée paraît être ici de confirmer une annonce surnaturelle, dont on peul craindre qu’elle ne soil une illusion, par un fait très ordinaire, mais d'autant moins suspect qu'il appartient à la vie de tous les jours, tout en demeurant discernable, comme dans.

ἐσπαργανωμένον καὶ Ἰείμενον ἐν φάτνη. ÂBxat ἐξαίφνης ἐγένετο σὺν τῷ ᾿ἀγγέλῳ πλῆθος στρατιᾶς οὐρανίου αἰνούντων τὸν θεὸν καὶ λεγόντων

λ je 9 κε 1 , 48 ASE ἐν ὑψίστοις θεῷ καὶ ἐπὶ γῆς εἰρήνη ἐν ἀνθρώποις εὐδοχίας.

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