ενδοκισς (Τ Β 5) et non ενδοχια (V
1 Regn. x, 2. Les pasteurs comprendront en voyant l'enfant tel que l'ange l'a . décrit, que ses paroles s'appliquent à une réalité très concrète.
— ἐσπαργανωμένον est, d'après Schanz, trop ordinaire pour faire partie du signe; καί aurait été ajouté après coup. Mais le signe se compose de ces deux choses qui paraissent contradictoires; un enfant aurait pu étre jeté dans une crèche, alors on n’en aurait pas pris soin. L'étonnant est qu'on l'ait enveloppé de langes pour le déposer ensuite dans une crèche, ce que n'auraient pas fait des habitants de Bethléem. ἐν φάτνῃ sans art. parce que les pasteurs n’en ont pas encore entendu parler; mais l’art. au v. 16.
19) Un ange suffisait pour parler aux pasteurs. La scène change. C'est le ciel qui se réjouit d'un événement aussi favorable à la terre et par 1ὰ même glorieux pour le ciel; aussi ne sera-t-il plus question du seul peuple d'Israël,
— ἐξαίφνης, l'apparition du v.9 n'avait pas été moins subite, mais l’extraordinäire est que toute une multitude apparaisse à la fois. πλῆθος (sans article) ‘indique un grand nombre, maïs sans épuiser le nombre presque infini de l'armée céleste (Dan. vir, 10). Ce sont les anges, quel que soit le sens primitif de Jahvé sebaoth..Les Anges louent le Seigneur à cause de ses œuvres (Ps. cxLvuI, 2 s8.).
44) Le sens dépend de la leçon εὐδοχία ou εὐδοχίας. La première est devenue commune chez les Grecs, avec les Syriens (Aphr. syrsin. pes. pal.), l'arménien, le bohaïrique, tous les Pères grecs, même Cyrille de Jér. (mss.), depuis le quatrième. siècle. Je croirais même qu'irénée avait cette lecon, car il coupe après pax et regarde ce qui suit comme une explication : qui suo plasmati, hoc est, hominibus, suam benignitatem salutis de caelo misit (Stieren 459); la lecon hominibus bonae voluntatis est donc ‘peut-être due au traducteur latin, ainsi que N et B ont été corrigés en effaçant le C. Mais on ne peut en dire autant d’Origène dans le Commentaire en latin, qui explique bonae voluntatis, à moins que le traducteur n'ait tout à fait changé son texte. Il a ici trois fois bonue voluntatis contre trois fois εὐδοχία sans s'expliquer (1, 374; n, 714, simple citation; iv, 45 εὐδοχία sans allusion à Luc). La leçon εὐδοχίας est celle des anciens mss N ΒΑ D W (6 manque), sah. go. lait. vg. Il faut probablement y ajouter le Diatessaron (contre Hort), du moins d’äprès Éphrem de Mœsinger (p. 27), qui porte : Deo gloria ex libera voluntate, et ensuite : et pax in terra, non bestiis et brutis, sed spes bonis filiis hominum. Pour ranger Éphrem avec les autres syriens, il faudrait lire spes bona. Quoi qu'il en soit, ebdoxix ne peut être une leçon occidentale à cause de sah. ni égyptienne à cause de go. et de D. C'est donc la leçon la plus ancienne, corrigée en Orient et remplacée par une lecon plus facile.
crèche. » 15 Et aussitôt il y eut avec l’ange une troupe nombreuse de l’armée céleste, louant Dieu et disant :
1#« Gloire à Dieu dans les hauteurs, et paix sur la terre parmi les hommes de bonne volonté. »
En effet la lecon εὐδοχία est en elle-même plus aisée : à la naissance du Messie le bon plaisir de Dieu se répand parmi les hommes. Mais cette lecon ne cadre pas avec l'ensemble des paroles angéliques qui forment un distique où chaque terme a son parallèle. ἐν ὑψίστοις est opposé à ἐπὶ γῆς, δόξα à εἰρήνη et par conséquent θεῷ à ἐν ἀνθρώποις, de sorte que le-dernier mot doit se rattacher à ἀνθρώποις et par conséquent se lire εὐδοχίας. Autrement il faudrait couper en trois morceaux, δόξα ἐν ὑψίστοις θεῷ — καὶ ἐπὶ γῆς εἰρήνη — ἐν ἀνθρώποις εὐδοχία et le troisième terme ne serait guère qu'une redite ou tout au plus une explication du second, pour dire que cette paix, qui règne sur la terre et parmi les hommes, vient du bon plaisir de Dieu. La lecon εὐδοχίας, plus difficile en soi, est donc dans le rythme. Il faut cependant l'expliquer, car il y aurait lieu de la rejeter si elle était tout à fait impossible. On oppose qu’elle semble faire une catégorie parmi les hommes quand ce n'est pas le moment. Au moment de la naissance du Sauveur tout doit être à la joïe, les anges ne doivent annoncer aux hommes que le bienfait de Dieu. offert à tous. Et c'est bien probablement ce qui a fait le succès de la lecon εὐδοχία.
D'autre part, dans tout ce qui précède, Luc a toujours eu soin de marquer que le salut pour 165 hommes ést une conversion et suppose certaines dispositions morales (1, 17. 54 ss., 76 8.). La paix, même la plus étendue, n'est donnée qu'à ce prix, cf. Is. zvir, 49 ss. « paix sur paix à ceux qui sont loin et. à ceux qui sont proche. point de paix pour les impies ». Ἡ n’est donc pas étonnant que même la paix du Sauveur soit réservée à des hommes remplissant certaines qualités. Aussi εὐδοχίας marque-t-il forcément une certaine catégorie ; il ne s’agit pas de tous les « hommes qui désormais ont trouvé grâce », accepted manhind, car εὐδοχίας est un gén. de qualité (cf. van Kasteren, RB. 1894, 39).
Mais sont-ce les hommes qui ont la faveur de Dieu, au sens objectif, à l'inverse des τέκνα ὀργῆς (Eph. 11, 3), ou ceux qui sont disposés envers Dieu de telle ou telle manière, comme οἱ υἱοὶ τῆς ἀπειθείας (Eph. 11, 2: v, 6; Col. πι, 6), τέκνα ὑπακοῆς [1 Pet. 1, 14) et dans Le. ὁ οἰκονόμος τῆς ἀδιχίας (vi, 8); 6 κριτὴς τῆς ἀδυμίας (Χνπι, 6)? Les modernes sont pour le premier sens, sous prétexte que εὐδοχία [héb. 1134) signifie comme dit Suidas : τὸ ἀγαθὸν θέλημα τοῦ θεοῦ. Mais en réalité εὐδοχία peut se dire soit des hommes, soit de Dieu, et signifie simplement une volonté bien disposée; voir pour ce sens : Rom. x, 1; Phil. 1, 15 et Ps.-Sal. nr, 4) Ἡ εὐδοχία αὐτοῦ διὰ παντὸς ἐγαντίον Πυρίου, en parlant du juste. Dès lors, après ἀνθρώποις, le mot εὐδοχίας doit s'entendre d'un sentiment humain, selon le sens le plus ordinaire du génitif de qualité ; s’il s'agissait de Dieu, il eût fallu ajouter αὐτοῦ. C’est 16 sens naturel du latin bonae voluntatis : ut intelligas pacem Christi non debiti esse sed meriti, non enim eam meretur conditio sed voluntas (Ps. Ambr. P. L. XVII, 612) et Bède : hoc est, eis qui suscipient natum Christum (P. L. ΧΟΗ, 333). Ce sens ne prétend pas nier la grâce, néces-
15 Kat ἐγένετο ὡς ἀπῆλθον ἀπ' αὐτῶν εἰς τὸν οὐρανὸν οἱ ἄγγελοι, of - . Lt 3 . Le Ν ποιμένες ἐλάλουν πρὸς ἀλλήλους Διέλθωμεν δὴ ἕως Βηθλεέμ, nat ἴδωμεν
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