LA CIRCONCISION ET LE NOM DE JÉSUS
21) Le syrsin. écrit : « et quand furent remplis huit jours, l'enfant fut circoncis et son nom », etc., ce qe Merx déclare original. Le traducteur a simplement tenu à dire en toutes lettres ce que Luc donne suffisamment à entendre par une phrase écrite sur le rythme de 1, 57 et n, 6. Le καί devant ἐκλήθη a été omis par les latins parce qu'il est peu naturel; en effet il forme une sorte d'apodose, répondant au 1 consécutif, et ne serait nécessaire que si la circoncision avait été expressément mentionnée. Aucun détail, à la différence de la circoncision de Jean, car le nom de Jésus avait été indiqué par l’ange (1, 31) et Joseph, mis dans la confidence, accepta volontiers ce nom qui signifiait Sauveur. La concordance du nom avec l’annonce de la qualité de Sauveur (α, 11) était de ces choses que Marie avait sujet de comparer, car si l’araméen ne possède pas la racine ÿw*, du moins l'étymologie de yw* devait être bien connue.
L'art. manque devant ημέραι, suffisamment déterminé par ὀκτώ. — τοῦ parait avoir le sens final. Pourquoi Luc a-t-il raconté la circoncision qui n'avait pas grand intérêt pour ses lecteurs? C’est surtout, semble-t-il, parce’ qu’elle lui donnait occasion de mentionner le nom de Jésus, glorieux en lui-même, et par les circonstances. Autre est la question de savoir pourquoi en effet Jésus a voulu se soumettre à cette cérémonie et en général à toutes les observances légales. Or cela paraît très convenable à son rôle de Messie, tel qu'il avait été ordonné par son Père. Venu non pour vaincre les ennemis d'Israël par des prodiges, mais pour racheter les pécheurs par sa mort, il devait jusque-là se conformer aux usages des pieux Israélites. L’éclat des manifestations angéliques ne change pas ce qui regarde sa personne ; il est l’enfant qu'on, trouve dans une crèche et qui'doil être circoncis le huitième jour, :
cœur. 50 Et les pasteurs s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu, de tout ce qu'ils avaient entendu et avaient vu, comme il leur avait été dit.
#1Et quand furent accomplis les huit jours [après lesquels] il devait être circoncis, on lui donna le nom de Jésus, indiqué par l'ange avant qu'il eût été conçu dans le sein [de sa mère].
*? Et lorsque fut accompli le temps de leur purification, selon la Loi de Moïse, ils le portèrent à Jérusalem pour l’offrir au Seigneur,
22-39, Jésus EST PRÉSENTÉ AU TEMPLÉ ET RECONNU COMME LE MESSte.
Il convient de distinguer ici ce qui, dans la situation, était mis en relief par les textes de l'A. T. et ce que Luc lui-même a voulu accentuer. Les textes de ΓΑ. T. expliqueraient la'présence d’une jeune mère au Temple avec son enfant surtout par la nécessité de la purification légale : « Lorsque les jours de sa purification seront accomplis, selon qu’elle aura enfanté un fils (quarante jours) ou une fille {soitante-dix jours), elle présentera au prêtre, à l'entrée de la tente de réunion, un agneau d’un an en holocauste, et un jeune pigeon ou une tourterelle en sacrifice pour le péché... Si elle n’a pas de quoi se procurer un agneau, qu’elle prenne deux tourterelles ou deux jeunes pigeons » (Lev. xx, 6-8). Quant au premier-né mâle, il devait être racheté cinq sicles, et la Loi semblait insinuer qu'il était lui aussi présenté au Seigneur : πᾶν διανοῖγον µήτραν ἀπὺ . πάσης σαρχός, ἃ rpospépouoty Ἱωρίῳ (Num. xvin, 45; cf. Ex. τπτ, 2. 42); au sens propre, l’objet appartenait à la catégorie des choses qu'on offrait au Seigneur en sacrifice, sauf rachat. Il n’était prescrit nulle part clairement que l'enfant dût être conduit au Temple. La cérémonie religieuse était donc la purification de la femme, à peu près au moment où l'on payait pour l'enfant cinq sicles aux prêtres, car on devait payer régulièrement quand l'enfant avait un mois «Num. xvur, 16). C’est à cause de cette situation légale que l'épisode a été dénommé la Purification de Marie. Nul doute qu'en effet la Vierge ne se soit soumise à cette cérémonie, puisque, devant le monde, elle était épouse de Joseph et que Jésus passait pour leur fils. Mais peut-être Luc n’aurait-il pas mentionné cette purification pour elle-même et si l’on ne connaissait la Loi, on ne soupçonnerait même pas qu’elle avait quelque chose à faire dans cette cérémonie. Ce qui importait à Luc, c'était de présenter Jésus dans le Temple, où il devait être reconnu comme Messie.
22) Α lire Lev. ΧΙ, 6 χαὶ ὅταν ἀναπληρωθῶσιν ai, Ἡμέραι καβάρσεως αὐτῆς, on serait conduit à lire dans Le. χαθαρισμοῦ αὐτῆς (cf. Cyr.-Al: syr.), entendant Ja purification de Marie. Mais cette lecon se trouve à peine dans un ms. grec cursif, et il est plus naturel d'entendre eus de la V9. comme une traduction ‘de αὐτοῦ à cause de αὐτόν qui suit. Si le premier pronom est au singulier il représente Jésus et non Marie. Et cette lecon αὐτοῦ n’est point à dédaigner, étant celle de D, six minuscules, syrsin. (contre Plum.) sah. latt. (sauf g) Vg.irénée (ur, 10, 5) et boh. n’ont pas de pronom. Mais comment Jésus était-il soumis à la purification? Jérôme l’'entendait bien de lui : Ingerantur “dura
- 9 a » . ο t Μωυσέως, ἀνήγαγον αὐτὸν εἰς Ἱεροσόλυμα παραστῆσαι τῷ πυρίῳ, #3 καθὼς έγρ ι ἐν vouo Ἰκυρίου ὅτι Παν ἄρσεν διανοῖγον μήτοαν ἅγιον τῷ γξγραπτοα pu pts SL ρσε ανοιΥ H'ATOXY αγιο τα , ῃ 2% A = τὶς ΄ 4 ο 1 μα 3 ο µ χυρίῳ γληθήσεται za τοῦ δοῦνχι θυσίαν χατὰ τὸ εἰρηιμένον ἐν τῷ vou ‘+ 471 7 vdi η d -. ! s = : 9 Κυρίου, ζεῦγος τρυγόνων À δύο νοσσοὺς περιστερῶν. | 25 Kat ἰδοὺ - F2 2 - τν + ΄ ο = ἦν ἄνθρωπος ἐν Ἱερουσαλὴμ, ᾧ ὄνομα Συμεών, καὶ ὁ ἄνθρωπος οὗτος δίκαιος
κ. ω 2 2° gs Εν er ενος παράχκλησιν τοῦ Topo, noi πνεῦψα ἦν ἄγιον
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