ανθρ. ην (S V) ou nv ανθρ. (T H
praesepia, vagitus parvuli, octavue dici cireumcisio, Lempus purgationis, ut probetur immundus. Non erubescimus.… (contra Helv. 1, 449). Mais c’est là un mouvement oratoire, el l'intention de Le. n'était pas de représenter Jésus comme souillé à ce moment, fùt-ce des péchés d'autrui selon la doctrine de Paul (I Gor. v, 21). On dirait donc que καθαριαµός dans cet endroit signifie rachat, ou simplement expiation, comme dans Ex. xxx, 40 (B) : ἀπὸ τοῦ αἵματος τοῦ καθὰρισμοῦ où καθαρισμός rend D122, et en effet le Thesaurus en fait un synonyme de καθάρσιον « sacrifice expiatoire ». En droit strict, tout premier-né mâle eût dû être immolé; le rachat était imposé pour les enfants, mais il avait toujours le caractère d’un sacrifice de substitution, c’est-à-dire expiatoire. Deissmann (Neue Bibelstudien, 24) cite de nombreux exemples où παθαρὸς ἀπό τινος signifie libre d’une dette d'argent. On s’expliquerait cependant que cette lecon, difficile à entendre de Jésus, ait amené soit la suppression du pronom, soit son remplacement par αὐτῶν ou αὐτῆς.
Mais d’après les règles que nous admettons pour la critique textuelle, la lecon authentique est αὐτῶν. Et peut-être est-elle encore plus difficile. Gram- ‘maticalement il faudrait l'entendre de Marie et de Joseph, qui sont le sujet de ἀνήγαγον. On en a conclu (encore Klost.) que Luc s’est trompé, puisque Joseph. n'avait rien à voir dans cette cérémonie. Mais l'erreur serait vraiment trop grossière. Absolument rien dans l'A. T. ne suppose l'impureté du père, ni même qu'il ait été contaminé par le contact de son épouse. On ne peut non plus entendre αὐτῶν des Juifs qui ne sont pas nommés auparavant. Luc aurait dù dire comme Jo. 11, 6 τῶν Ἰουδαίων. IL reste donc à reconnaître une phrase mal faite : « au moment de leur {de Marie et de Jésus) purification, ils (Joseph et Marie) le (Jésus) conduisirent ». D'autant que, en somme, la pensée de Luc est claire. Il s'occupe surtout de Jésus, le centre de toute cette scène, qui doit nécessairement être compris dans le pronom pluriel, mais il lui associe Marie en parlant des colombes. Tous deux sont donc associés dans le rite, et c’est d'eux qu'il s'agit. Le mot καθαρισμός ἃ été choisi à cause de Marie, mais de facon à convenir à Jésus mieux que κάθαρσις qui était dans les LXX le terme technique pour l’accouchée.
— ἀνήγαγον, naturellement Joseph et Marie, regardés comme ses parents; cf. JRegn. 1, 24 χαὶ προσήγαγον éveirto Κυρίου. Luc ne parle pas encore du Temple (v. 27), mais c'est à cause du Temple qu'on va à Jérusalem, le séjour à Beth-
#3 selon qu’il est écrit dans la Loi du Seigneur, que : Tout enfant mâle sorti le premier du sein maternel sera regardé comme consacré au Seigneur, ?*et pour donner en sacrifice, selon ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, une paire de tourterelles ou deux jeunes colombes. * Et il y avait à Jérusalem un homme nommé Siméon, et cet homme était juste et timoré, attendant la consola-
léem s'étant sans doute prolongé jusque-là. παραστῆσαι indique bien que l'enfant est comme offert en sacrifice, Rom. ΧΙ, 1 παραστῆσαι τὰ σώματα ὑμῶν θυσίαν ζῶσαν, et cf. Jos. Ant. IV, vi, & 2otobs παραστῆσαι, POLYBE XV, 25, 7; Luc. deor. conc. 13.
23) Cf. Ex. κητ, 12 πᾶν διανοῖγον μήτρα», τὰ ἀρσξνικά... ἁγιάσεις τῷ πυρίῳ et Num. xvut, 15 πᾶν διανοῖγον µήτραν... σοὶ ἔσται... τὰ πρωτότοκα τῶν ἀνθρώπων... où il est évident que l’ensemble est simplement synonyme de πρωτότοχον. — L’expression doit être prise dans ce sens, non pour ce qu'elle décrit avec un réalisme primitif. Luc pensait d'autant moins à insister sur la manière dont Jésus était né, qu'il cite expressément la loi du Seigneur à laquelle il emprunte une locution toute faite. On ne peut donc rien conclure de ce texte contre la Virginité de Marie. Cependant la Loi étant impérative ἁγίασον (Ex. Χπῃ, 2) ou ἁγιάσεις (Ex. ται, 19) à la manière des codes anciens qui s'adressent à une seule personne, Luc a dû lui donner un tour plus général. Maïs plusieurs Pères ont exagéré en voyant dans ἅγιος... κληθήσεται une allusion à la sainteté spéciale de Jésus. — κληθήσεται est synonyme de « sera regardé », plus encore que dans 1, 32. 35 comme dans Ex. τα, 46 à ἡμέρα à πρώτη κληθήσεται ἁγία, dont Luc à très bien su imiter le style législatif. — ἅγιον veut dire consacré (Lev. xxvn, 9 etc.).
94) Dans χαὶ τοῦ δοῦναι, le καί insinue le caractère double de la cérémonie, çar, d'après la Loi (Lev. τι, 8), les deux pigeons étaient offerts par la jeune mère pour elle-même. Qui n’eût pas connu très bien la Loi devait supposer que le sacrifice était offert en vue de l'enfant, comme pour Samuel, καὶ προσήγαγεν τὸ παιδάριον, καὶ ἔσφαξεν τὸν µόαχον {1 Regn. 1, 24 s.), d'autant que le même sacrifice était exigé du naziréen devenu impur sans sa faute par le contact d’un mort : δύο τρυγόνας ἢ δύο νοσσοὺς περιστερῶν (Num. νι, 40, cf. Ex. v, 44). Dans le cas de la purification de la mère, l’offrande d’un des pigeons remplaçait un agneau pour ceux qui n'étaient pas riches. Joseph et Marie appartenaient donc à cette classe. L'expression ζεῦγος τρυγόνων ne se trouve que dans Lev. v, 44, à propos d'un sacrifice pour le péché; ce qui suggère de nouveau que le renvoi à la Loi est assez vague.
93) Dans l'év. Luc n’emploie que quatre fois la forme grecque Ἱεροσόλυμα et environ vingt-six fois la forme hébraïque Ἱερουσσλήμ qui est aussi plus fréquente dans les Actes. On peut voir là une tendance à l'archaïsme, d'autant que ni Mc. ni Jo. n'ont la forme hébraïque, et Mt. seulement xxnr, 37. Siméon est introduit comme un homme quelconque; à tout le moins il n’était pas prêtre; 41 ne se trouve pas dans le Temple pour son office, il y est amené par l'Esprit. Ilest dans la manière des apocryphes d'en avoir fait le grand prêtre (Ev. de Nicodème, 1; Tisch. 389). On l’a identifié avec plus de vraisemblance à Siméon, fils de Hillel et père de Gamaliel, dont ie nom seul α été transmis (Chabbat I),
+ ο... ή ο « τ ἐπ᾽ αὐτόν yo ἦν αὐτῷ Εχρηματισμένον ὑπὸ τοῦ πνεύματος τοῦ ἁγίου μιῆ
ἰδεῖν θάνατον πρὶν À Br τὸν per Κυρίου. yat ἦλθεν ἐν τῷ πνεύματι
26. om. αν a. ιδη (5 V) plutôt que add. (1 H). | 28. om. αυτου p. αγκαλας (T H V) et non add. (5).
car la tradition juive ne lui a prêté aucune parole. Hillel est mort vers l'an 13 ap. J.-C., mais à un âge fort avancé, on disait cent vingt ans. Son fils pouvait avoir un certain âge à la naissance du Christ, et Luc ne dit pas qu'il fût un vieillard. Cependant le texte le suggère, et Siméon est plutôt un inconnu, d'une condition modeste, comme toutes les personnes qui figurent dans ces récits. — εὐλαθής, dans le N. T. Luc seul (Act. τ, 5; var, 2; xx, 12), avec le sens de pieux; et en effet dans les LXX on lit, selon les mss., εὐλαθής ou εὐσεδής (Sir. πι, 47; Mich. vu, 2). Le sens ancien du grec est « circonspect »; Platon l'a joint à δίκαιος, comme ici, mais dans le sens de prudent (force, justice et prudence, qualités d'un homme d'état, Polit. 311 B). Luc entendait probablement une piété très exacte, sinon scrupuleuse, circonspecte dans ses actions pour ne pas heurter les préceptes. On la retrouve chez les chrétiens : δικαίως καὶ εὐσεθῶς ζήσωμεν ἐν τῷ νῦν αἰῶνι, προςδεχόµενοι τὴν µακαρίαν ἐλπίδα (ΤΙ{. 11, 13). προκδέμοµαι « recevoir », mais aussi « attendre », Mt. xv, 43, Le. xxm, 51, du règne de Dieu. Ici c'est la consolation d'Israël, selon le thème de Luc, qui se tient dans la perspective messianique pré-chrétienne.
παράχλησις, en grec, « appel, prière » (syrsin. « et recevant la prière d'Israël », cf. go. et ο expectans praecem Isdrahel), mais dans les LXX toujours « consolation » (rac. ὨΠΙ1), comme dans ΡΗΑΙΑΕΙ5, Ep. 96 p. 278. La consolation suppose un deuil, comme la captivité de Babylone, pour la fin de laquelle Isaïe invitait à la consolation : rat παρεχάλεσεν (02%) τοὺς πενθοῦντας ἐν Σειών (Sir. Χτνηι, 24). Le retour de la captivité était devenu [e symbole de la délivrance messianique ; on a donc pu désigner les temps du Messie comme une consolation, même avant la ruine de Jérusalem en 70. Les âmes vraiment pieuses n'avaient pas attendu la ruine politique pour déplorer la situation d'Israël et soupirer après la consolation. Sur le titre de consolateur donné au Messie, cf. Le Messianisme… p. 246. — πνεῦμα est séparé de ἅγιον par Ἡν, ce qui donne un sens moins personnel que 1, 35, ei que 1, 15. 41. 67 (Plum.). — ἐπ) αὐτόν, l'esprit descend sur- “lui, super eum plutôt que in eo (Vg.).
26) χρηµατίζω, régler une affaire, donner une solution autorisée, une réponse,. aussi de la part de Dieu (Jos. Ant. V, 1, 44; X, 1, 3; XI, vu, 4), ou simplement avertir, enseigner, révéler (Mt. τε, 12. 22; Act. x, 22; Heb. vx, 5; πι, 7; χι, 23). La Vg. a une propension à traduire le passif responsum accipere, encore Act. x, 22 où il n'y a pas lieu. Ce sens est bien celui de la foinè, par exemple Pap.
tion d'Israël, et l'Esprit-Saint reposait sur lui. *% Et il lui avait été révélé par l’Esprit-Saint qu’il ne verrait pas la mort avant qu'il n'eût vu le Christ du Seigneur. 57 Et il vint au Temple, conduit par VEsprit, et au moment où les parents de l'Enfant Jésus l’amenaient pour faire ce que prescrivait la Loi à son sujet, 35 il le prit dans ses bras, et il bénit Dieu et il dit : |
Fayoum, 137 (155 s.), en parlant à un dieu : χρηµάτισόν por, 9 µείνωι ἐν Bazytddt; ἐμοὶ χρηµάτισον, mais rien n’oblige à supposer ici ce sens spécial, puisqu'on ne voit pas que Siméon ait interrogé Dieu autrement que par son attente. — L’Esprit-Saint, avec deux articles.
— ἰδεῖν θάνατον pour expérimenter la mort; cf. Ps. zexxix, 49; le sens d’expérimenter est assez fréquent pour nt, Eccle. var, 16; 1x, 9; Jer. v, 12 etc.; l'expression est donc sémitique; cf. cependant Sopx. El. 205 : τοὺς ἐμὸς de πατὴρ θανάτους αἰκεῖς.
— πρὶν À ἄν est employé très correctement après une négation avec le subj. aorisie pour exprimer une action future qui doit être accomplie avant une autre : Eur. Méd. 276 κοὺλ ἄπειμι πρὸς δόµους, πάλιν, πρὶν ἄν σε γαίας τερμόνων ἕξω θάλω. ἢ omis par les attiques, est courant en ionien. Siméon était donc de ceux qui attendaient le Messie. L'expression χριστὸς πυρίου n’est pas employée une seule fois dans l'A. T. pour le désigner. Depuis l'institution de la monarchie on nommait ainsi le roi oint par lahvé pour régner sur Israël (1 Regn. xxiv, 7. 11; xxvi, 9. 141. 16. 93; IT Regn. 1, 44. 16; 11, 5. 19. 21) ou un prince oint ou choisi par lui pour une mission 41 Chr. xxu, 7), cf. Le ο οι ασ . 213 88.
27) ἐν τῷ πνεύµατι, poussé par l’Esprit-Saint; cf. 1v, 4; 1v, 14; x, 24. Le hiéron est l’ensemble des bâtiments et des cours contenus dans l'enceinte” sacrée. — ἓν τῷ εἰσάγαγεῖν peut signifier le moment où les parents entrent; c'est le cas ici, à cause du sens du verbe; autrement Luc aurait dit « après qu'ils furent entrés ». εἰσάγω neuf fois dans Luc (Εν. et Act.), et Jo. xvin, 16; Heb. 1, 6 pour 16 N. T. — τοὺς γονεῖς est cité comme une preuve que dans le prétendu document suivi par Luc, censé judéo-chrétien, Jésus était fils de Joseph. Maïs personne ne connaît le texte de ce document, et, s’il était strictement légaliste, Luc s’en serait écarté beaucoup par la physionomie qu'il donne à la cérémonie ; qui l’eùt empêché de changer un mot? C'est donc simplement Luc qu'il faut expliquer : il a dit les parents, selon l’apparence qui faisait loi pour le public, parce que c’est plus court et plus simple, d'autant qu’on peut être père adoptif, c’est-à-dire véritable père légalement sans être père selon la chair. Blass (136). regarde περὶ αὐτοῦ comme moins correct que περὶ αὐτόν, parce qu'il le rattache à ποιῆσαι, mais le verbe est trop éloigné; mieux vaut le rattacher à τὸ εἶθισμένον τοῦ νομοῦ comme ne formant qu'un terme, l'usage prescrit par la Loi. περὶ αὐτοῦ appuie d’ailleurs la leçon αὐτοῦ au v. 22
C'est délibérément que Luc met Jésus seul en scène, à propos d'une cérémonie légale où sa présence n'était pas exigée par la Loi. Ce n'est pas le fait d’un écrivain judéo-chrétien.
28) καί introduit l'apodose; αὐτός simplement « lui » ou «il » cf, 1, 22; 11, 50;
39 Nüv ἀπολύεις τὸν δοῦλόὸν σου, δέσποτα,
κατὰ τὸ ῥῆμά σου ἐν εἰρήνη 30 ὅτι εἶδον]λοί ὀφθαλμοί µου τὸ σωτήριὀν σου αχ] A) # .) Fr - ms Don μα .
καὶ δόξαν λαρῦ σου craie
- x Al
88 γαὶ ἦν 9 πατὴρ αὐτοῦ nai à μιήτηρ θαυμιάζοντες ἐπὶ τοῖς λαλουμένοις περὶ
x, 36, et Introd. p. cxv. Il n’est point question du prêtre. L'enfant est naturel-
lement porté par sa mère, Siméon le prend. L'inspiration du Saint-Esprit n'est
pas mentionnée pour le cantique, non plus que pour le Magnificat, mais sa
motion vient d’être indiquée (v. 27). Siméon bénit Dieu; cf. 1, 64.
29-32) Le Nune dimiftis, trois stiques, mais seulement deux idées. Siméon
est délivré parce qu’il a vu le signe promis, et qui sera le salut pour les peuples
et pour Israël. Ce cantique semble toujours avoir: été chanté le soir (Plum.)
dans l'Église; il a la mélancolie d’un adieu : « c’est le soir d’un beau jour ».
29) Gen. xLvi, 30 « Israël dit à Joseph : je puis mourir maintenant, puisque j'ai vu ton visage ef que tu vis encore ». Il y à quelque exagération à comparer Siméon à la sentinelle chargée d’annoncer le retour d’Agamemnon (Escx.), comme si le vieillard se félicitait d’être relevé de son service. Les mots de δοῦλος et de δεσπότης n'obligent pas à regarder Siméon comme esclave de sa tâche. Dieu est le maître de la vie, il délie de la nécessité de vivre dans les épreuves (Τοῦ. ur, 6 ἐπίταξον ἀπολυθῆναί µέ, cf. Num. xx, 29). ἀπολύω signifie proprement délier, détacher, comme un navire qu'on détache du rivage, et c’est probablement dans ce sens qu'il est employé au passif pour mourir (Φ05Η. Ant. 1268 ἔθανες, ἀπελύθης et au moyen, 1314). L'idée que la vie est un esclavage ou que Siméon était retenu en faction est moins naturelle. Désormais il peut aller en paix, comme Abraham (Gen. xv, 45), sans être préoccupé du funeste état de son peuple. — κατὰ τὸ ῥῆμά σου fait allusion à la promesse du v. 26; le vieillard comprend que sa fin est arrivée, puisqu'il n'attendait que ce signe.
30) τὸ σωτήριον adj. pris pour un subst. En soi c'est un synonyme de σωτηρία. L'expression est empruntée à 15. χι, 5, cité expressément par Luc 1, 6. Dans le cas présent, c’est presque une personnification pour le Sauveur, avec l’insistance sur la vue immédiate, attribuée aux yeux, cf. Il Regn. xxiv, 3; der. xx, 4 et surtout Isaïe, xvus, 75 xxx, 17. 20; Lxiv, 4, d'autant que la promesse du v. 26 portait sur la personne du Messie, et que Simton tenait l'enfant.
31) Siméon va maintenant décrire le salut; le v. 31 affirme seulement qu'il est préparé pour tous les peuples, c'est-à-dire qu'il leur est destiné. — κατὰ. πρόσωπον l'indique déjà comme un phénomène ou un objet visible, exposé aux regards. L’idée est isaïenne (15. 11, 4 s.), même sans le symbole de la lumière.
32) Mais c’est surtout comme une lumière qu'isaïe avait envisagé le salut, lumière qui éclaire les nations (Is. Χιπ, 6; xuix, 6 εἰς φῶς ἐθνῶν) opposées ici à
Israël, le peuple de Dieu. On ne peut dire si φῶς commande εἰς ἀποκάλυψιν et
29 « Maintenant, Ô Maître, tu laïsses aller ton serviteur, en paix, selon {a parole,
30 car mes yeux onf vu ton salut,
Ἡ que fu as préparé à la face de tous les peuples,
32 lumière pour éclairer les nations, et gloire de ton peuple Israël. »
55 Et son père et sa mère étaient étonnés de ce qui avait été dit
aussi (el) δόξαν ou si δόξαν est en parallélisme avec φῶς sk ἀποκάλυψιν, Les deux sens sont possibles grammaticalement; le second est plus probable, car il y a crescendo sur Israël, et ce crescendo est plus complet et plus distinct si la gloire n’est pas une simple manifestation spéciale de la lumière qui regarde les Gentils.
Ἡ est encore plus difficile d'expliquer littéralement φῶς εἷς ἀποκάλωψιν ἐθνῶν. D'après Schanz, c'est la lumière qui montre ce que sont les païens, à savoir des gens plongés dans les ténèbres; d’où l’on conclut indirectement qu’ils doivent se tourner vers la lumière. D’après Plummer, le gén. ἐθνῶν est possessif; la lumière fournit une révélation qui doit appartenir aux nations. L’expression serait un peu contournée. Quoique ἀποκάλωψις signifie ordinairement action de découvrir, le sens d'instruction s'impose ici; l'expression est peut-être difficile à analyser, mais l’idée est claire : 11 s’agit d’une lumière qui dissipe les ténèbres et qui éclaire les nations. C'est l’idée de 1, 19, avec cette modalité que les ténèbres sont comparées à un voile (cf. Is. 1x, 2 σκότος χαλύψει γῆν) que fait disparaitre la lumière. Le salut apparaissant dans Israël rayonnera d'abord sur lui; les nations en ouvrant les yeux à cette lumière verront en même temps Israël dans cette gloire.
Siméon se place done exactement dans l'horizon d'Isaïe. L'universalité du salut au sens large était isaïenne avant d'être paulinienne, et c’est Isaïe que citera Paul (Act. στα, 47). Rien n'indique que la lumière, acceptée par les nations, doive servir ensuite au salut d'Israël (Rom. σι, 32), ni qu'Israël pût hésiter à reconnaître un salut qui était sa gloire. Siméon en viendra à l'attitude des hommes; pour le moment il est en extase devant la beauté du plan divin; son cantique respire le plaisir des yeux en présence de la lumière. Ἡ est d’ailleurs parfaitement en situation, ce qui est une garantie d'authenticité.
H est presque comique dé constater que Galba a été salué en Égypte comme une lumière brillant pour le salut des hommes : ἵνα δὲ ebupérepot πάντα ἐλπίζητε παρὰ τοῦ ἐπιλάμψαντος ἡμεῖν ἐπὶ σωτηρίᾳ τοῦ πάντος ἀνθρώπων γένους... Τάλθα τάτε πρὸς σωτηρίαν καὶ τὰ πρὸς ἀπόλαυσιν... (DITT. Or. II p. 390).
33) Ce verset marque combien avait été spontanée l’action du vieillard. Il s'était emparé de l'enfant sans s'informer auprès de ses parents, et avait manifesté sa gloire. Ils ne pouvaient qu'être étonnés de cette évidente intervention de Dieu dans l'esprit du voyant. Outre que l’ange n'avait point parlé à Marie de la conversion des Gentils (Plum.), l'étonnement ou l'admiration sont toujours
88 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, If, 34-95.
\ sr , x L 3 = Al αὐτοῦ. yat εὐλόγησεν αὐτοὺς Svpswv καὶ εἶπεν πρὸς Μαριὰμ, τὴν. μητέρα , 3 x LA n H + \ 5 ms + ee , DES αὐτοῦ ᾿Ιδου οὗτος πεῖται εἰς πτῶσιν καὶ ἀνάστασιω πολλῶν ἐν τῷ Ἰσραὴλ
᾽ rs 2 μ & κ ES 1 # καὶ εἰς σημεῖον ἀντιλεγόμενον, "καὶ σοῦ αὐτῆς τὴν Ψυχὴῆν διελεύσεται