‹ Evangile selon saint LucChapitre 97 sur 300 · σοφια (ΗΒ) où σοφιας (TS V · texte numérisé non relu

σοφια (ΗΒ) où σοφιας (TS V

cents, ni de la Fuite en Égypte. Schanz prétend que ces faits ne convenaient pas à son but de montrer en Jésus le Sauveur des pauvres et des humbles. Mais il se préoccupe aussi de l’universalité de la Rédemption, que présageait déjà la visite des Mages, représentant les Gentils. On concédera que Luc, même s’il a connu ces faits a pu avoir des raisons, ignorées de nous, de ne point les rapporter, mais, s'il avait connu un récit de l'enfance attribué à ‘un apôtre, n'eùt-il pas écrit autrement le récit de l'enfance, puisque, de l’aveu de tous, il est très difficile d'accorder les deux récits? 11 est donc plus probable qu'il n'a pas connu le début de l'Évangile de Mt. D'autre part on ne saurait pré- ᾿ tendre que les faits qu'il raconte excluent les autres; il faut simplement dire qu’ils paraissent exclus selon la perspective qu'il a choisie. En fait, étant donnée la courte distance entre Bethléem et Jérusalem, l’arrangement le plus commode pour Joseph et Marie était de venir à Jérusalem pour la Présentation et de retourner le même jour à Bethléem pour y préparer leur départ définitif. Luc n'affirme pas qu’en sortant du Temple la sainte famille a pris le chemin du nord. Elle à pu se diriger d’abord vers le sud. Le v. 39 clôt donc tout 1ο séjour en Judée et ramène Marie et Joseph à leur résidence ordinaire. La Fuite en Égypte n'était sans doute pas connue de Luc, et ne la connaissant pas il ne pouvait s'exprimer autrement. Mais il ne l’exclut pas non plus. Les textes ont pu embarrasser des commentateurs habitués à prendre chaque expression dans son sens le plus strict, mais ils ne font pas difficulté selon les normes ordinaires de l’histoire. Quant aux faits eux-mêmes racontés par Μί., on doit renvoyer ici à ses commentateurs.

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