La FUITE.EN ΕΘΥΡΤΕ
13) Le gén. absolu, ἰδού et le prés. histor. φαίνεται, tout indique que l'apparition suivit de très près le départ des Mages. Aussi ἐγερθείς ne signifie pas : quand tu seras éveillé, mais « lève-toi (héb.:D4p), et prends » οἷο. — ἕως ἀν εἴπω σοι, non pas : jusqu'à. 66 que je te parle .de nouveau, mais, en sous-entendant autre chose, « jusqu’à nouvel avis ».
— ζητεῖν est un des verbes qui ont pour régime l’infinitif avec τοῦ dans le sens final. D'ailleurs cette tournure est assez fréquente : ur, 18; xt, 4; XI, 3; xxiv, 45, et dans l’hellénisme (mais non Paul); cf..Deb. $ 400,5.
L'Égypte avait été.souvent un lieu de refuge contre le pouvoir qui dominait à Jérusalem, cf. IN Regn.xr, 40 : καὶ ἐζήτησεν Σαλωμὼν θανατῶσαι τὸν ’Iepobodu. :καὶ ἀνέστη ai ἀπέστη “καὶ ἀπέδρα els Αἴγυπτον.... καὶ ἦν ἐν Αἰγύπτῳ ἕως οὗ ἀπέθανεν Σαλωμών. La ressemblance littéraire est assez étroite, mais la personnalité de
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παιδίον τοῦ ee αὐτό. 1} Ὁ δὲ M RENE τὸ IE χαὶ τὴν \ 7 υνητέρα αὐτοῦ νυχτὸς καὶ ἀνεχώρησεν εἰς Αἴγυπτον, 15 χαὶ ἦν ἐχεῖ ἕως τῆς
ος Jéroboam ne pouvait être regardée comme le type de Jésus; la coïncidence est donc dans la manière sémitique d'écrire. Sous les Séleucides, Onias, fils du
. grand-prêtre Onias ΠῚ, avait fui en Égypte dans le nome d'Héliopolis et y avait
fondé un temple (Jos. Ant. XII, 1x, 7). Depuis ce temps (vers 160 av. J.-C.) les
Juifs y étaient très nombreux, allant et venant assez aisément par terre en cinq ou six jours ou en bateau. A la fin du règne d'Hérode, l'Égypte, devenue province romaine, était tout à fait en dehors de son action.
14) Exécution de l’ordre en termes parallèles, selon le style épique ou populaire; cf. v. 20. Il semble que Joseph se lève aussitôt et part de nuit sans perdre un instant. Nous ne savons pas dans quel endroit d’ Égypte Joseph con- ‘ duisit l'enfant et sa mère. En faveur de Matarieh près du Caire, on cite J'évangile arabe de l'enfance (éd. Tisch. ὁ, xx1v). Mais le R. P. Peeters,
Dour a montré que c'était d’après un ms. interpolé : « L'arbre de la
Vierge, dont le dernier remplaçant vient à peine de disparaître, la source miraculeuse et le célèbre jardin du Baume que l’on vénérait jadis à Matarieh, apparaissent pour la première fois/{dans l’histoire, au xure siècle... D’après la tradition officielle de l’église copte, le souvenir du passage du séjour de la Sainte Famille est localisé dans un certain nombre de sanctuaires dont le plus fameux est le monastère de Koskäm, en Moyenne-Égypte, près d'Aëmunaïn, ce qui ne cadre pas mal avec la légende du palmier d'Hermopolis, déjà relatée par Sozomène » (HE. v, 21) (Evangiles apocryphes, Il, p. xxvirs.).
D'ailleurs l’interpolation, postérieure au x siècle, ne cite Matarieh que comme un lieu de passage, et fixe le séjour à Misr (c. xxv), c'est-à-dire au Caire, ayant sans doute en vue la crypte de l’église d’Abou Sargah, au centre de la forteresse romaine de Qasr a$-Sam‘a, crypte qui pourrait dater à peu près de la conquête arabe (Peeters, ἰ. 1. p. 28). On accordera encore moins d'importance aux récits des évangiles apocryphes, qui ont multiplié les miracles et les historiettes sur l'itinéraire de la Sainte Famille.
. 10) La tournure ἵνα πληρωθῇ est la même que 1, 22, mais il faut bien tenir compte de ce fait que le texte du prophète est au passé, et n'est donc pas une prophétie. Mt. cite Osée x, 1, d'après l'hébreu (LXX μετεχάλεσα τὰ τέχνα αὐτοῦ), qui entend par le fils de Dieu le peuple d'Israël (Ex. 1v, 22. 23; Jér. xxxt, 9. 20). Mi. n’a pu avoir là-dessus le moindre doute, et n’a pas eu l'intention de donner le change à ses lecteurs, comme le prétendait Julien, puisqu'il n’a pas transposé 16 passé du verbe en un futur. Mais il ἃ vu une ressemblance entre le fait d'Israël (cf. Num. xxm, 22; xxiv, 8) et le fait de Jésus, séjournant en Égypte avant d'accomplir leurs destinées au pays où Dieu les conduirait. Il est exagéré de dire avec Chrys. que si Jésus « n'était venu, la prophétie n'aurait pas eu son
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= ÉVANGILE SELON SAINT MATTIIEU, π, 16. τ
- car Hérode va chercher l'enfant pour le faire périr. » ‘Lui donc 56
leva, prit l’enfant et sa mère pendant la nuit, et se retira en Égypte, let il y demeurait jusqu'à la mort d'Hérode, afin d’ac-
complir ce qui avait élé dit par le Seigneur par le ministère du
prophète : « Jai appelé d’ Égypte mon fils ».
SAlors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les Mages, entra dans üne grande fureur, et envoya tuer tous les enfants qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, depuis l'enfant de deux ans
et au-dessous, selon le temps qu’il avait appris exactement des
terme convenable », puisqu'il n'y ἃ pas de prophétie, mais on peut dire avec
Jérôme : quod ea quae τυπικῶς praecedunt in aliis, iuxta veritatem et aim plen ts Σ
tionem referantur ad Christum. ἃ prendre les termes en eux-mêmes, ils sont plus complètement exacts du Ghrist, puisqu'il était le vrai Fils, mais ce n'était
plusla pensée d'Osée, et Mt. n'a pas prétendu changer son sens, Le ME à b
d'Israël pouvait être la figure du Fils de Dieu selon la théorie de Paul (1 Cor.
x, 11 et Gal, iv, 21 ss.) sans être envisagé précisément comme roi théocratique
(contre Holtz. F7 La pensée de Mt. paraît être : Si le prophète ἃ pu parler ainsi d'Israël, combien plus justement pouvons-nous le dire de Jésus!
ΠῪ ἃ donc perfection et accomplissement d’un cas à l'autre; cf v, 47. — La à
leçon des LXX ne pouvait comporter ce sens; elle est préférée par de nombreux critiques (Loisy, etc.), mais elle est moins satisfaisante pour le parallélisme, et paraît destinée à faciliter le raccord avec le v. 2. Moins hardie comme image et plus coulante, elle parait assurément moins authentique, même si l'on n’admet pas l’exégèse de van Hoonacker. IX 16-18. LE MASSACRE DES INNOCENTS. ᾿ :
16) C'était se jouer d'Hérode, du point de vue du yran, que de se dérober
n'attendit guère pour s'informer des mages et appri qu'ils avaient disparu. Assurément, selon les usages orientaux de la vie au grand air, tout Bethléem avait su où les mages étaient entrés. Mais la sainte Famille n'était plus là. On pouvait croire qu’elle n’était guère éloignée. Plutôt que de s’enquérir, Hérode fait tuer tous les enfants mâles dans la petite ville et dans ses limites. — ἀπὸ διετοῦς, au masc., a bienni ou a bimo, sous-entendu παῖδος, cf. 1 Par. xxvur, 23 ἀπὸ elrosaetods χάτω, et Num. τ, 3.20 ἀπὸ elxocaerode χαὶ ἐπάνω, plutôt qu’au neutre ὦ bimatu (Vg); cf. Rufin, hist. 1, vu, 1 a bimis et infra. Pourquoi ce
chiffre ? Si l’astre était apparu deux ans auparavant, il était inutile de descendre ANR si bas. 511 était apparu depuis peu, pourquoi remonter si haut? De toute me 1
Hérode fait bonne mesure. Il s'était informé exactement, mais il ne s’en tient pas là, ne sachant pas en somme la valeur exacte du présage.
On estime à une vingtaine le nombre des victimes. Il n’y a pas lieu de franchir les bornes de la petite cité, bornes qui étaient parfaitement connues par l'usage. Les ὅρια se disaient surtout des tribus, mais aussi des villes (I Regn. vi, 12), ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU. 3
par la fuite au lieu de répondre à son invitation οἱ d’obéir à ses ordres. Π È
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