V7 ET
ΓΑ ΤΣ, ἐξ az = D 4 σὼν ἐν τῇ ἐρήμῳ τῆς ᾿Ιουδαίας ? λέγων Μετανοεῖτε, VAE Y γὰρ À βασιλεία τῶν οὐρανῶν.
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ΠΕ RE /0 Pet εὐθείας ποιεῖτε τὰς τρίβους αὐτοῦ.
dans Mt. que dans Μο., mais qui convient bien ici pour marquer l'entrée en scène de Jean; ici dans le sens de survenir, plutôt que d’être présent. C'est la même nuance que Le. (ἦλθεν), tandis que ἐγένετο de Mc. est comme l’apodose de la prophétie. — ‘lwdvns ὃ δαπτιστής est la forme traditionnelle pour désigner cette grande figure, dans Mt. dans Le. et dans Me. vi, 25; vi, 28 ; dans Josèphe (Ant. XVII, v, 2) ᾿Ιωάννου τοῦ érixakouuévou βαπτιστοῦ. — Α désert, Mt. est seul à ajouter τῆς Ιουδαίας. Quoique « le désert de Juda » soit une expression de la Bible (Jud. τ, 16; Ps. rxm, 1), on ne la trouve pas dans les LXX. Ce terme ne s’entendait que de la partie stérile de la tribu de Juda à l’est de la ligne de faîte Jérusalem — Hébron. Ge n’est donc pas ici une désignation géographique précise, mais une indication générale, comme dans 11, 1. 22, opportune puisque Mt. avait laissé Jésus en Galilée.
Le texte de Mt. est comme intermédiaire entre celui de Mec. et celui de Le. Ce dernier distingue nettement le désert où la parole de Dieu suscita Jean (nr, 2) et les bords du Jourdain où il vint ensuite (sx, 3). On dirait qu'il a voulu améliorer la tournure de Mc. qui ne distingue pas du tout, puisque Jean prêche le baptême dans le désert. On serait tenté de rattacher au désert les steppes du bas Jourdain, mais l'Écriture leur donnait le nom spécial de Araba (Jos. var, 14 etc.) et l'on voit plus loin que Mc. lui-même (r, 12} distingue le désert et les bords du Jourdain. Dans τ, 4 il a donc bloqué par une concision extrême, qui n’est pas dans sa manière. Mt. ἃ eu soin de ne placer dans le désert que l'invitation à la pénitence, non au baptême, ce qui permettait de supposer un changement de lieu. On pourrait done dire que Me., le plus fruste, a été atténué par Mt., puis nettement amélioré par Le. Cependant les critiques ne peuvent guère insister, puisqu'ils représentent Mt. comme un abréviateur de Mc.
2) La prédication du Baptiste en style direct, exactement comme la prédication de Jésus (1v, 17), ce qui n’est certes pas un arrangement postérieur à Me. D’après Mc. Jean prêche le baptême, et un baptême de pénitence pour la rémission des péchés. On n’explique pas pourquoi Mt. aurait omis ce dernier trait s’il suivait Mc. Parce que Jésus allait venir au baptème (Allen)? mais de toute façon il est venu parmi les foules qui confessaient leurs péchés, et Mt. ἃ pris soin de dissiper toute équivoque (nr, 14 s.). — Mt. ἃ donc exprimé d'abord d'un mot la prédication de Jean : pénitence, et cela parce que le règne des cieux approche. Mt. est seul dans le N. T. à dire règne où royaume « des cieux », et il le dit trente-deux fois tandis qu'il a trois fois sûrement. (x, 28; xx, 31.43) et deux fois peu probablement (νι, 33; xrx, 24) θασιλεία τοῦ θεοῦ, la formule de Mc., de Le., de Paul. Sa formule à lui est à δασιλεία τῶν οὐρανῶν (aussi
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de Judée, ?disant : « Faites pénitence, car Le règne des cieux est proche. » Car c’est lui dont il est parlé par le ministère du prophète Isaïe, disant : ὌΝ
Voix de celui qui crie dans le désert; préparez la voie du Seigneur, rendez 14 droits ses sentiers.
évangile des Hébreux frag. 44 RB. 1922, p. 335). Le pluriel τῶν οὐρανῶν,
s'explique parce que le ciel en hébreu et en araméen est toujours au pluriel. Dalman (Worte. p. 75) ἃ noté que l’araméen juif NT ΝΗ͂ΣΟΣ équivaut ἃ
l'hébreu on ΤΊΣ, où le mot « ciel « n’a pas d'article, car ce dialecte
n'avait pas pour ce mot de forme distincte de celle de l'état déterminé. Dans les deux cas « ciel » (littéralement « cieux »), sans la détermination par K l’article, peut tenir la place de Dieu. C'est bien ainsi que l'ont entendu les | Rabbins, quoique l'expression « règne du ciel » pour signifier « règne de Dieu » ne se trouve ni dans la Bible, ni dans les Targums. La plus ancienne attestation fs js est du Talmud de Jérusalem (Qidd. 594), qui attribue à Jochanan ben Zakkaï Ἵ (vers 80 ap. J.-C.) une opposition entre le joug du règne du ciel et le joug de la chair et du sang. Dalman ajoute que Jésus ἃ sùrement employé l'expression populaire, règne de Dieu, et non pas « règne du ciel », expression rabbinique qui élait à peine en usage de son temps. — Mais si la formule de Mi. est plus | récente que la formule parlée de Jésus, et transformée sous l'influence du rabbinisme, comment expliquer cette innovation après Mc. οἱ après Paul? Pourquoi ce pluriel τῶν οὐρανῶν qui ne s'explique que comme une traduction littérale de l'araméen ou de l’hébreu? Le plus vraisemblable est que la formule remonte à Jésus qui l'a employée ordinairement pour marquer le royaume surnaturel, : NC bien différent du grand royaume terrestre qu'imaginaient les Juifs. Mt. ἃ con-
servé de cette facon, comme souvent, le son primitif des paroles du Sauveur. ΗΝ Ce qui n'empêche pas que, l'expression une fois admise dans son évangile, il n’ait pu l'employer aussi souvent pour signifier le « règne de Dieu ». C’est pré- 5 cisément le cas ici. Mt. est aussi le seul à parler (7 fois) du πατὴρ ὃ οὐράνιος. |
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