αὐτου p. βαπτισμα (SV) plutôt que om. (TH
est exactement parallèle à Jean qui prêche dans le désert. C’est donc Mt. qui a
- le premier établi ce rapprochement scripturaire, Le. ayant rétabli le même
ordre naturel, mais avec les termes de Mc. quant au thème de la prédication (Le. m1, 3.4), tandis que Jo. (1, 23) ἃ mis les paroles d'Isaïe dans la bouche de
Jean, qui incarne la voix en lui-même.
Dans la citation, αὐτοῦ remplace τοῦ Θεοῦ ἡμῶν, dans Mt. Mc. Le. L'accord ne paraît pas fortuit; cependant, en grec du moins, le pronom est plus naturel que
= le parallélisme synonymique (avec χυρίου). La variante τοῦ Θεοῦ ἡμῶν de ὁ et
syrcur. est plutôt relative à Le. dans Ta., Ir. (1, 9, 1), Cyr.-Al. et suspecte
d'emprunt aux LXX.
. que Jean avait un costume tissé de poil de chameau (ἀπὸ τριχῶν, hellén. au | lieu de ἐκ, classique) et au lieu de faire dépendre deux verbes de ἦν (construc=
en
4) Pour le sens, exactement comme Mc. 1, 6, mais il est dit plus clairement
tion périphrastique), Mt. distingue le vêtement et la nourriture. On pourrait en soi regarder cetle rédaction comme un perfectionnement de celle de Mc., mais il est clair que cette description de l’ascétisme de Jean est plus exigée dans Mt, qui s'étend plus longuement sur sa prédication et qui reviendra sur sa vie austère (σι, 18). Elle est d’ailleurs bien en place, avant‘ la mention de l’ébranlement des foules. — La manducation des ἀχρίδες était autorisée par la loi (Lev.
x, 22); cependant elle ἃ dù paraître aux citadins un aliment impur, car Tatien
avait remplacé cette nourriture par du lait (Isho‘dad, sur Mt. m, 4). C'est sans doute dans le même dessein que l’évangile des Ébionites (ErtPx. haer.
xxx, 13) ἃ mis ἐγχρίς : καὶ τὸ βρῶμα αὐτοῦ, φησί, μέλι ἄγριον οὗ ἣ γεῦσις ἦν τοῦ μάννα ὡς ἐγχρὶς (gâteau au miel) ἐν ἐλαίῳ (cf. Num. xt, 8). — De même Isidore de Péluse (P.G. LXXVIIT, 269) : ἀκρέμονες (pointes) βοτανῶν ἢ φυτῶν. Mais le texte est clair, et il n'est pas rare aujourd'hui encore que les Bédouins mangent des sauterelles; c'est bien la nourriture d'un ascète. » La difficulté est pour le miel sauvage. L'opinion commune l'entend du miel déposé par les abeilles qui errent en liberté (Dt. χχχπ, 43; Jud. “σιν, 8; I Sam. ΣΙΝ, 26 ss.). On en trouve encore sur les montagnes au delà du Jourdain, dans des creux de rochers, d'où le nom de miel des montagnes (Syrsin. et Isid. μέλι ὄρειον ὑπὸ μελισσῶν ἀγρίων γινόμενον). Mais, quoi qu’en dise Isidore (πιχρότατον ὅν, χαὶ πάσῃ γεύσει πολέμιον), par un parti pris évident, ce miel est aussi bon que l'autre, et passait pour une nourriture exquise (Ps. Lxxx1, 17). Comme il n'y
τς serie ΠΡ à ÉVANGILE SELON SAINT: MATTIEU, ἣν
iLui-même, Jean, avait son vêtement fait de poils de chameau,
et une ceinture de cuir autour de ses reins; sa nourriture était de
… sauterelles et de miel sauvage. 5 Alors venait auprès de lui Jérusa-
lem et toute la Judée et toute la région du Jourdain, 6et ils se
faisaient baptiser dans le fleuve du Jourdain par lui, en confessant - leurs péchés. é
70r voyant beaucoup de Pharisiens et de Sadducéens qui venaient
avait sur les bords du Jourdain ni montagnes, ni rochers, ni fleurs des champs, > le miel y eût été une bonne fortune très rare, au lieu de représenter une nourriture vulgaire. D'autre part μέλι, un peu comme notre mot beurre de palme, de cacao, de coco, se disait de l’exsudation de certains arbres, cèdres (Hippocrate), palmiers (Jos. Bell. IV, vin, 3, précisément à Jéricho), et probablement aussi du tamaris mannifera. Du moins les moines du Sinaï en recueillent qui ressemble à du miel, mais avec un goût fade. Le miel végétal est nommé ᾿ μέλι ἄγριον par Diodore de Sic. (xx, 94, 10), et par Suidas, lequel, comme 1658 Ébionites, fait allusion à la manne : μέλι ἄγριον ὅπερ ἀπὸ τῶν δένδρων ἐπισυναγό- Ὁ
μενον, μάννα τοῖς πολλοῖς προσαγορεύεται. Les bords du Jourdain étant couverts de
tamaris, nous pensons que ce sont ces arbustes qui fournissaient à Jean une ᾿ nourriture insipide. Sur 1 ᾿πηραγοίό du miel à cause des pattes des abeilles, cf. ὁ
RB. 1912, p. 235.
Ὁ) τότε en tête de la phrase, une des caractéristiques de Mt., le distinguant de
Mc. La phrase est étrange. On comprend que Jérusalem, comme capitale, soit ὁ
placée en tête de la Judée. Mais que vient faire la περίχωρος τοῦ ᾿Ιορδάνου ἢ C’est le JT 922 (Gen. x, 10; χιχ, 17; I Reg. vu, 46; Π Chr. 1v, 17); mais ce mot
ne désigne pas seulement le cercle fertile des oasis au pied des montagnes
(Bug, Geogr. 112, Klost.), c'est tout l’ampithéâtre au milieu duquel coule le Jourdain, car 1 Reg. vu, 46 indique un sol argileux, donc stérile, qui pouvait
être habité par des nomades. Mais alors c’est le lieu où Jean baptisait, comme Le. 11, 3 l’a dit expressément, et en partie le désert de la Judée ‘où Jean 6ὁὸ͵θ
préchait, d’après πι, 1. Il n’est pas dit qu'ayant prêché dans les montagnes, il soit descendu pour baptiser au Jourdain. Il faut donc reconnaitre ici un ordre de dignité plutôt que géographique. D'abord Jérusalem, la ville sainte, puis la Judée, puis les bords du Jourdain, qui ont dû venir les premiers; mais Jérusa-
lem est censée donner le signal comme capitale religieuse. C’est comme un
fleuve qui s’épanche en arrivant dans la plaine.
| 6) Ce verset ne serait pas à sa place, si l’allocution qui suit s’adressait à tout PE . 16 monde. C’est le parti qu'a pris Le., très bien composé. D'abord les harangues
de Jean à ceux qui viennent, puis le baptême du peuple (ur, 21). Mais Mt. ayant réservé la harangue aux Pharisiens, elle était d'autant plus saisissante si ces - personnages étaient apostrophés par Jean qui n'avait pas fait difficulté de baptiser les autres. Chaque thème a sa raison d’être. 7-12. La PRÉDICATION DE JEAN (Le. ur, 7-9 ; 111, 16-17 ; MC. 1, 7-8). Dans Mt. il n'y a qu'un seul discours; mais si la première partie semble ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, 4
Ms 5-7. NES