‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 110 sur 350 · EC · texte numérisé non relu

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d0 ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, IN, 1.

βάπτισμα αὐτοῦ εἶπεν αὐτοῖς l'evvimara ἐχιδνῶν, τίς ὑπέδειξεν ὑμῖν φυγεῖν ἀπὸ τὴς μελλούσης ὀργῆς; ὃ ποιήσατε οὖν χαρπὸν ἄξιον τῆς μετανοίας" χαὶ μιὴ δόξητε λέγειν ἐν ἑαυτοῖς “]Π]ατέρα ἔχομεν τὸν ᾿Αβραάμ, λέγω γὰρ ὑμῖν

mieux convenir aux Pharisiens à cause de l’apostrophe « race de vipères », la seconde partie (14-12) semble bien s'adresser à tout le monde, comme ont compris Mc. et Le. Si l’on tient pour l'unité originale du discours, la balance devra pencher pour un discours au peuple. Dans ce cas le v. 7 aura été ajouté par Mt. (à Ma.) et de même le v. 6, d'après Me. Mais le témoignage même de Le. et l'omission par Mc. de la première partie suggèrent deux discours distincts, que Mt., à son habitude, ἃ artistement ‘groupés en un seul, sans distinguer les situations. Cela ne prouve nullement que Mt. ait suivi Mc. à partir du v. 11 (contre Allen, Klost. etc). En effet, Le., quoiqu'il ait des thèmes particuliers (nr, 10-14), a conservé l’ordre de Mt., et les deux textes sont si parfaitement semblables qu'on doit y reconnaître un discours traditionnel, qui ἃ dù être dans Ma. Il est clair que Le. ἃ ajouté, mais il est tout aussi clair que Mc. a omis, ne fût-ce que le mot πυρί (v. 11), qui donne la clef du discours. Jean n’a pas fait un discours sur le jugement (v. 12), et un autre sur le Messie (v. 11), mais un discours très bien ordonné, adressé à ceux qui venaient au baptême pour fuir le jugement. En effet le jugement menace et le baptème de pénitence est bon, pourvu que la pénitence soit effective. Mais il y aura un autre baptême, et celui qui le donnera fera la sélection. Qui ne sera pas purifié par le feu du baptême, sera brûlé dans le feu inextinguible. Dans Mi. il y ἃ donc deux parties : 7.10; 41-42, toutes deux terminées par la menace du feu. Ce sont deux couplets, selon le rythme sémitique.

12) D’après Le., le discours est adressé aux foules, et en effet il dit plus loin (τι, 30) que les Pharisiens et les Scribes n'avaient pas reçu le baptême de Jean, sans doute par leur faute et parce qu'ils ne l’avaient pas demandé. Mais Mt. dira seulement (xxr, 32) que les Pharisiens n’ont pas voulu le croire, ce qui n’est pas en contradiction avec notre verset. D'ailleurs Mt. ayant dit au v. 6 que les foules avaient recu le baptême ne pouvait leur faire adresser cette apostrophe. Si le discours peut être utile à tous, même aux gentils qui n'avaient pas à s'occuper des Pharisiens, il est incontestable qu’il s'adresse à des personnalités habituées à la dialectique religieuse, peu sincères dans leur manifestation. Les autres confessaient leurs péchés. Les Pharisiens, comme le pharisien Josèphe (Ant. XVIII, v, 2), avaient trouvé moyen de faire du baptême un symbole de la pureté déjà acquise de leur âme : ἅτε δὴ καὶ τῆς ψυχῆς διχαιοσύνῃ προεκχεχαθαρμένης. Ce mot seul justifie la véhémente apostrophe de Jean, qui ne partageaït pas sans doute la manière de voir de Josèphe. L'adjonction des Sadducéens montre qu'il s'agit de tous les chefs, entraînés par leurs troupes, comme: il arrive; ils venaient au baptême, se réservant de l'entendre à leur façon, ou seulement pour observer.

Ponr les Φαρισαῖοι, supposant un araméen juil NY 75, Zimmern (ZDMG, 1920, p. 434, n. 4) propose l'origine assyro-babylonienne de pardsu « décider », d'où piristu « mystère ». Le Pharisien serait l’homme avisé, ou même celui qui a le dépôt des mystères.

ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, III, 7-9. CR ἢ

à son baptème, il leur dit : « Race de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir? ὃ Faites donc un digne fruit de pénitence, et n'ayez pas l'air de dire en vous-mêmes : ὃ Nous avons pour père Abraham! Car je vous dis que Dieu peut de ces pierres susciter des

Leszynsky (Die Sadduzäer, p. 25 ss.) préfère l'étymologie de w2, expliquer; le Pharisien est l’exégèle par excellence de la Loi : Josèphe (Bell. I, v, 2) : σύνταγμά τι Ἰουδαίων δοχοῦν εὐσεδέστερον εἶναι τῶν ἄλλων χαὶ τοὺς νόμους ἀχριδέστερον ἀφηγεῖσθαι. Nous nous en tenons à ce que nous avons exposé dans le Comm. de Mc., p. 295, 307 5.

7») L'ironie de la question porte mieux sur une élite. Qui donc ἃ pu donner

un avis à ces Maîtres? Dans cette première phrase, Jean semble les croire de

bonne foi. Ils se sentent menacés de la colère, et ne peuvent y échapper que par la pénitence. Si la comparaison avec des vipères portait sur le fait de chercher leur salut dans la fuite, on pourrait penser aux serpents qui fuient l'incendie des chaumes à l’arrière-saison, et le reproche pourrait être général. Mais c’est le fait de tous les reptiles. Les vipères sont un terme choisi pour marquer la malice spéciale d'un groupe (cf. plutôt xxmr, 33 que χη, 34) — ἐχιδνά ne se trouve pas dans les LXX, mais bien ἀσπίς avec le sens de serpent venimeux. Comme les Pharisiens dissimulaient le venin sous de bonnes paroles, Jean ἃ pu se souvenir de Ps. χπι, 3 ἰὸς ἀσπίδων τὰ χείλη᾽ αὐτῶν, cf. Ps. cxxxix, 3 et Dt. xxxn, 33, cité par la secte de Damas (RB., 1912, p. 226).

8) Personne n'avait pu instruire ces malins; ils étaient venus d'eux-mêmes. Qu'ils fassent donc réellement pénitence. — χαρπόν ἄξιον au sing. comme au v. 10, tandis que Le. a mis le pluriel ici à cause du sens figuré des bonnes œuvres; ἄξια τῆς μετανοίας ἔργα (Act. xxvr, 20). La tournure de Mt. est donc primitive.

9) δόξητε (Le. ἄρξησθε) est traduit de bien des manières : Quelques-uns (Loësy, Schanz, Klost., B. Weiss) : « ne vous illusionnez pas jusqu'à dire »; Æbeling : « n'ayez pas l’aplomb de dire »; Blass, Jo. Weiss : « ne prenez pas fantaisié de dire ». Dans toutes ces manières on force quelque peu le sens de δοχεῖν, qui peut seulement signifier «trouver bon » ou « être d’avis de », ou « s’imaginer » (vx, 7, Γ Cor. vin, 2 etc.), « avoir l'air ». Il nous semble que δοχεῖν a ici son sens α᾽ « avoir l'air », comme souvent : « N'ayez pas l'air’ de gens qui pensent ». Cf. Eur. Hippol. 119 μὴ δόχει τούτων χλύειν, « n'aie pas l’air d'entendre ». Au lieu d'une tournure vague et embarrassée, on ἃ un trait pittoresque. L'attitude seule des Pharisiens suffirait à montrer qu'ils ne croient pas à la nécessité de la pénitence, mais, à cause de leurs habitudes de dissimulation, leur ironie échapperait à un coup d'œil moins perçcant que celui de Jean. Il les démasque. De toute facon on peut supposer un original sémitique. Pour le dernier mode, cf. Gen. xx, 14 : « il était comme quelqu'un qui plaisante » : ἔδοξε δὲ γελοίαζειν (9 1%). Pour les autres, ou bien: 20 7%, aram. 9% ΝῚΠ (cf. Esth. 1, 19 etc..), ou l’hébreu ὩΣ (Prov. 1, 10), dans le Targ. 002, ou l'hébreu 201 (1 Sam. xviu, 25), de même en araméen. Il est donc tout à fait arbitraire de dire (Dalman, etc.) que Mt. ἃ mis en meilleur grec le même sens que Lc.; son sens est de toute facon plus subtil, aussi Le. a-t-il peut-être simplifié (Syrsin et cur: om. à6ënte). |

ΝΣ, SSP -- ΤΠ τ Me ER

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τς ὅτι δύναται ὁ θεὸς Ex τῶν λίθων τούτων ἐγεῖραι τέχνα τῷ "Ἀβραάμ! 10 Ἤδη δὲ, ἡ ἀξίνη. πρὸς τὴν ῥίζαν τῶν δένδρων χεῖται᾽ πᾶν οὖν δένδρον μὴ ποιοῦν.

π΄ χαρπὸν χαλὸν ἐχχόπτεται nai εἰς πῦρ βάλλεται. 11 ᾿Ἰυγὼ μὲν ὑμᾶς Part δι "

᾽ Mae ro ù - f a . οὐχ εἰμὶ fnavès τὰ ὑποδήματα βαστάσαι᾽ αὐτὸς ὑμᾶς

ἁγίῳ nat πυρί 15 οὗ τὸ πτύον ἐν τῇ χειρὶ αὐτοῦ, al διαχαθαριεῖ τὴν ἅλωνα

LL APE ACER > αὐτοῦ; χαὶ συνάξει τὸν σῖτον αὐτοῦ εἰς τὴν ἀποθήχην, τὸ δὲ ἄχυρον χαταχαύσει

HN ) ᾽ : " 3... ἃ, - ἧς: ᾿Ξ ς τ΄ πυρὶ ἀσβέστῳ. 13 Tôre παραγίνεται ὁ Ἰησοῦς ἀπὸ τῆς Γαλιλαίας ἐπὶ

10) Mt. n'a pas καί après ἤδη δέ, ce qui est assurément plus simple que l'addition dans Le. Tous deux ont le singulier καρπὸν xakdv, au propre, à propos .. d'un arbre, en ere ον sémitique, mais qu ’on trouve aussi en grec (Arisr. De

plant. 1, 4; n, : Klost.), Dans cette plaine où l'on peut cueillir le fruit τς trompeur de la Ἐπ ας de Sodome, il n’était pas inutile d'ajouter « bon » à «fruit» (« bon », omis par Syrsin, et Ir. 1v, 38, [δ mss.], mais mis dans Ir.

iv, 8, 3, est om. par K{ost.).

41) Le discours semble maintenant s'adresser à tous les Israélites et aborder ΟΠ un autre thème. Le. n’a sûrement pas manqué de tact en commencant ici un ἘΝ discours nouveau. Dans Mt. il n’y a pas solution de continuité, et la liaison se fait par εἰς μετάνοιαν qui lui est propre.

L'ordre de Mt. et de Le. est de beaucoup le plus naturel. Jean doit dire ce qu Ἢ fait avant de parler d’un autre, sur lequel il ἃ beaucoup à dire, tandis que Mc. qui ne prête à Jean aucun discours personnel le fait débuter par l'annonce ‘du Messie; c’est tout son rôle. :

Le datif instrumental ὕδατι (Mc. Le.) suffisait, mais ἐν convenait avant

πνεύματι (aussi Lc.) pour ne pas faire de l'Esprit-Saint un simple instrument ;

quoique ἐν ne change pas le sens, il y ἃ une nuance : « dans la puissance de l'Esprit-Saint ». C’est sans doute pour avoir un parallélisme plus complet que Mi. écrit ἐν ὕδατι. Le. est donc le seul qui ait observé les deux nuances, car Mc. n'a pas ἐν avant πνεύματι.

JL

. … Messie, alors que l'opposition n'était qu'entre les personnes; dans Mt. non pas: ἐς: τος «ἢ 6 vient un plus fort », mais : « celui qui se trouve venir après moi, est

ve (Mt. ἐστιν) plus fort ». On voit donc très bien une fusion dans Le., mais nulle-

ment une action de Mc. sur Mt.

ni κι τῆν Au lieu de délier la courroie des chaussures, Mt. dit : porter les chaussures, 154 008 qui est un office plus bumble, car on peut délier la chaussure par complai- |‘ sance ou pour exercer l'hospitalité, tandis que la porter est l'office d’un esclave

(cf. PLAUTE, Trinummus, 252, sandaligerulae, dans une exhibition de tous les esclaves). Il semble aussi que cet office devait être plus commun en Orient,

Noter la tournure : moi — lui (cf. Me. 1} 8), très bien adaptée en grec avec Re pv et δέ, modifiée dans Le. par le ἔρχεται de Mc. qui fait entrer en scène 16.

rm où l'on se déchaussait (comme aujourd'hui) plus fréquemment, et par conséquent “δ qu'une expression plus spéciale et ayant plus la saveur du terroir ἃ été

arbres : tout arbre donc qui ne fait pas de bon fruit va être coupé

dans l’Esprit-Saint et 16 feu. 151] a le van dans sa main, οἱ 1] nettoiera son aire, et il amassera son froment dans 16 grenier, mais il brülera

enfants à Abraham. Et déjà la cognée est placée à la racine des en

et jeté au feu. 11 Pour moi je vous baptise dans l’eau pour la péni- : tence; mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, lui dont je ne suis pas digne de porter les chaussures. Lui vousbaptisera Ὁ

la balle dans un feu qui ne s'éteint point. » | 2 ἬΝ ᾿ 13 Alors apparaît Jésus [venu] de Galilée au Jourdain vers Jean, 43

ANT dans Me. et Lc. par une expression plus générale. Merx cite le “+ τὴν proverbe arabe : « Moi je porterais ses souliers »? pour dire : Suis-je ne ΚΠ ΝῊ son esclave? ET:

— χαὶ πυρί. Même division des opinions qu'au temps de Jérôme : a) mnt est 1) το rs l'exégèse de l'Esprit-Saint (Chrys. τῇ ἐπεξηγήσει τοῦ πυρὸς πάλιν τὸ σφοδρὸν καὶ Ne: ἀκάθεχτον (incoercible) τῆς χάριτος ἐνδειχνύμενος), ce qui s'explique par l'effusion ἐν de l’Esprit-Saint en forme de langues comme de feu (Act. n, 3); c'est l'opinion ἕῷ RE

-des catholiques, Schanz, Knab. et de Merx. Ou bien δ) πυρί prélude au v. sui- ? +)

vant, et s'entend du châtiment (Hilaire : quia baplizatis in Spiritu sancto 4 reliquum sit consummari igne iudicü, Allen, Klost, Loisy, etc. ); ce serait pour. ἧι indiquer le double rôle du Messie, baptisant les uns, brülant les autres. Mais le châtiment final ne peut être symbolisé par un baptême, car le bare ἢν même de feu, purifie, et de plus (Schanz), s’il s'agissait de deux actes aussi #4 distincts, il eût fallu écrire à tout le moins ἐν πυρί. L'emploi du même cas indique bien l’exexégèse dont parle Chrys. Pour le dire plus clairement Syrsin. a écrit : « dans le feu et l’Esprit ». Merx a bien noté que les deux comparaisons ὦν. de celui qui baptise et de l’agriculteur sont trop distinctes pour que πυρί soit ΔΎΣΙΝ pris dans le premier cas au même sens que dans le second. π᾿ 12) καὶ διαχαθαριεῖ... καὶ συνάξει (au lieu de διακαθᾶραι... καὶ συναγαγεῖν, Le. 111, 17),

Π tournure naturelle en sémitique et qui ἃ pénétré dans Le. surtout à Antioche.

— αὐτοῦ après σῖτον insiste sur l’appartenance des justes à Dieu, ce qui est plus

expressif que αὐτοῦ après ἀποθήκην (Le.) : le lieu de Ja béatitude qui est à Dieu. 43-17. Le BaprèME DE Jésus (Mc. 1, 9-41; Le. πι, 21-22). Le récit de Mt. se |

distingue des deux autres par deux traits principaux : a) il a en plus une sorte

de lutte d'humilité entre Jésus et Jean; δ) la voix du ciel désigne Jésus aulieu

de s'adresser à lui. Comme dans Mc., Jésus voit la colombe. Mais l'accord surce point ne suffit pas à prouver la dépendance de Mt. par rapport à Mc. KR 13) Τότε, dans un sens très vague, comme au v. 5. — παραγίνεται, COMIME au EU γ. 1; cf. Mc. χιν, 43. — Tournure tout aussi sémitique que καὶ ἐγένετο. τότε esl ΓΝ surtout fréquent dans Daniel et convient bien au récit araméen. Il n'était pas nécessaire de nommer Nazareth, à cause de π, 23, mais la mention du Jourdain 1008 est naturelle. La fin du verset insiste sur ce que le baptèmce devait être donné , ne L par Jean, pour préparer le v. 14. — τοῦ βαπτισθῆναι est nettement ARAlAES τ Lee +

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τὸν Ιορδάνην πρὸς τὸν Ιωάνην τοῦ βαπτισθῆναι ὑπ᾽ αὐτοῦ. 1} Ὁ δὲ ᾿Ιωάνης διεκώλυεν. αὐτὸν λέγων ᾿Εἰ γὼ χρείαν ἔχω ὑπὸ σοῦ βαπτισθῆναι, χαὶ σὺ ἔρχῃ πρὸς με; 15 ἀποχριθεὶς δὲ .ὁ Ἰησοῦς εἶπεν πρὸς αὐτὸν Αφες ἄρτι; οὕτω γὰρ πρέπον ἐστὶν ἡμῖν πληρῶσαι πᾶσαν διχαιοσύνην. Τότε ἀφίησιν αὐτόν. 19 Βαπτισθεὶς δὲ ὁ Ἰησοῦς εὐθὺς ἀνέβη ἀπὸ τοῦ ὕδατος" χαὶ ἰδοὺ ἀνεῴχθησαν αὐτῷ οἱ οὐρανοί, na εἶδεν τὸ πνεῦμα τοῦ θεοῦ χαταβαῖνον ὡσεὶ περιστερὰν ἐρχόμενον ἐπ᾿ αὐτόν᾽ 17 χαὶ ἰδοὺ φωνὴ ἐχ τῶν οὐρανῶν λέγουσα Οὗτός ἐστιν ὁ υἱός μου ὁ ἀγαπητός, ἐν ᾧ εὐδόχησα.

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