Τωανὴης p. δε (SV) plutôt que o». (TH
15, προς dutov (TSV) et non/autw (H).
16. εὐυθυς ανεόη (THV) et non aveën evbuc (S). — ἀανεωχθῃσαν (TSV) et non ἡνεωχθῆσαν
(H). — avtw p. avewyünoav (SV) plutôt que om. (TH). — το. πνευμα tou θεου (SV) plutôt que nveuua θεου (TH).
44) διεκώλυεν, imparfait de conatu. — Si Jésus avait été déjà connu de Jean seulement pour la sainteté de sa vie, on pourrait croire à une simple lutte de politesse, très vraisemblable en Orient. C’est ainsi que les Pères du désert en agissaient, quand l'un venait témoigner à l’autre sa vénération. Mais, dans le contexte de Mt., Jean croit reconnaître celui qui est plus fort que lui, et qui baptisera dans l'Esprit et le feu. C'était donc à Jean d’être baptisé, et il ne
pouvait comprendre la démarche de Jésus. Sur la difficulté de concilier ce
point avec Mt. x1,2 ss., cf. ad ἢ. ἰ.
45) ἄφες, cf. vir, 4; xt, 30; Me. vu, 27; Le. x, 8 etc. (mais non Jo.), dans le sens de tolérer, laisser faire. — ἄρτι (Mt. et Jo, mais ni Mc. ni Le.) a ici un sens très plein. Pour cette fois, c’est-à-dire seulement cette fois, le plus fort doit s’incliner devant le plus faible. C’est que le baptême donné par Jean doit
précisément amener le témoignage divin qui consacre la grandeur de Jésus. —
πρέπον, elsi non oportet, tamen decet (Mald.), motif suffisant pour Jésus et pour
Jean, sans qu'il soit nécessaire de parler d'obligation, d'autant qu'il ne pouvait être question d’une obligation légale, puisque la Loi n’ordonnait pas le baptême. Aussi δικαιοσύνη, à la différence de δικαίωμα, s'entend de l'accomplissement de tous les devoirs envers Dieu. Jean avait été envoyé par Dieu pour baptiser, et Jésus avait conscience de faire la volonté de son Père. Dans les inscriptions, la δικαιοσύνη est jointe à la libéralité (φιλοτιμία), à la piété (cf. Drrr. Or. 339 1.48; 438 1. 8; av. J.-C.). — πληρῶσαι, en bonne mesure, en toute perfection ; cf. v, 473 χχπι, 32; Le. 1x, 31. — τότε ἀφίησιν, encore un τότε avec le prés. historique, comme v. 13.
16) εὐθύς dans Mc. se rapporte à εἶδεν, ce qui est aisé, mais dans Mt. à ἀνέθη. On accuse Mt. d’avoir transcrit ce mot machinalement et de l'avoir mal] placé; d’autres (Wellh. Klost.) croient que εὐθὺς ἀνέδη à. +. ὃ, ἃ été interpolé dans Mt.
. après Mc.; Knab. finit par le regarder comme superflu et négligeable. Mais
pourquoi Mt. n'aurait-il pas dit que Jésus s’en est tenu strictement au baptême? Sans doute quelques-uns le prolongeaient, pour confesser emphatiquement
pour être baptisé par lui. ‘Mais Jean s’en défendait, disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et tu viens à moi? » δ Mais Jésus répondit et lui dit : « Laisse-moi faire en ce moment; car c'est ainsi qu'il nous convient de parfaire toute justice. » Alors il le laisse faire. !° Jésus, baptisé, aussitôt remonta de l’eau. Et voici que les cieux furent ouverts pour lui, et il vit l'Esprit de Dieu descendant comme une colombe, venant au-dessus de lui. Et voici qu’une voix du ciel disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je me suis complu. »
leurs fautes. C’est ce qu'ont compris les « quelques-uns » cités par Euthymius (Schanz), s'inspirant peut-être de ce qui se passait dans l'église grecque. εὐθύς et εὐθέως sont assez fréquents dans Mt. pour qu’on ne soupçonne pas un emprunt maladroit à Mc. ; c’est xat ἰδού (style de Mt.) qui répond plutôt à εὐθύς de Mc.
— Au lieu de l'expression étrange de Mc., « les cieux fendus », Mt. et Le. emploient ἀνοίγω, terme trop naturel dans ce cas pour qu'on doive conclure à une dépendance; ef. Jo. τ, 52; Act. x, 11; Apoc. xix, 11. — Faut-il lire αὐτῷ après ἀνεῴχθησαν ἢ D'après Merx, le texte de Jean (1, 32) prouve qu'on ne le lisait pas au temps du quatrième évangile, mais il semble plutôt que l’omission s’est produite pour éviter une contradiction apparente. Si les cieux ont été ouverts pour Jésus seul, comment le Baptiste aurait-il vu? L’omission s'appuie sur ΒΝ sa. et Ir. Hil. Vig., mais ces Pères latins sont contrebalancés par les versions latines. Nous lisons donc αὐτῷ, mais en l’entendant uniquement de l'ouverture des cieux. Le regard de Jésus pénètre dans le ciel qui s'ouvre et il voit l'Esprit descendre. Mais quand l'Esprit se présente en forme de colombe, il prend une forme sensible, visible à d’autres. Il est vrai que dans Mt. (contrairement à Mc.), καταθαῖνον précède ὡσεὶ περιστεράν. On pourrait donc entendre (Weiss, Holtz, etc.) que l'Esprit descendit à la facon des colombes. Mais si la descente des oiseaux qui fondent sur leur proie-est caractéristique, on ne peut en dire autant du vol des colombes (malgré Martiai, Epig. vin, 32 aera per tacitum delapsa), et il serait étrange que Mt. peu porté au pittoresque se soit éloigné du sens de Me., souligné par Le., et qui supposait une tradition établie. Il faut plutôt entendre set « sous l’apparence de » (cf. Le. ΧΧΠ, 44). Mt. ajoute une nuance très subtile. Α moins de lever la tête en haut par un mouvement pénible, Jésus devait voir les cieux ouverts devant lui; la colombe en descendant
devait done prendre sa course pour venir à lui; d'où ἐρχόμενον, nouvel indice
que l'apparition était sensible. Mt. qui ἃ adressé la voix à tous (v. 17) n’a pas
dû réserver à Jésus seul la vision de la colombe. Aucun évangéliste ne parle -
formellement des assistants, peut-être parce.qu'une pareille vision exigeait uné certaine pureté du cœur, et une grâce spéciale, mais c'était le fait du Baptiste et sans doute d’autres personnes. ἢ ,
17) Encore χαὶ ἰδοῦ, quand la colombe est arrivée. La voix ne s’adresse pas à Jésus, mais le désigne aux autres. Mt. suppose donc qu'elle ἃ été entendue d'eux. Le but de ce mode a été bien compris par Augustin (De cons. ev. τι, 14),
»“ν din. ὦ
ἄς CT A OR 4 A et GE TE ὦ