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qui ne refuse pas de le regarder comme un changement : ἐξ illis potius qui . audiebant indicaretur, quod ipse esset filius Ποῖ... non enim Christo indicabatur
quod sciebat, sed audiebant qui aderant, propter quos etiam ipsa vox facta est. Mais ce n’est pas une raison pour conclure que Mt. a transformé une révélation faite à Jésus en une manifestation de sa dignité. Car le caractère apparent de
la colombe, plus clairement affirmé dans Me. que dans Mt., son vol qui s'arrête
au-dessus de Jésus, la voix, dont il est naturel qu’elle soit entendue, tout cela indique une manifestation extérieure dont Jésus est l’objet; tandis qu’une
communication intime, la voix du Seigneur adressée à Jésus, selon la formule ancienne des prophètes, n'aurait pas eu besoin de cette mise en scène. La
présence du peuple, indiquée expressément par Le. (in, 21), est supposée par les autres (Mt. 11, 5; Mc. 1, 5); cf. Comm. Me., où le parti de Mc. est expliqué par
1 Son souci du secret messianique; peut-être faut-il aussi faire la part d'une
réminiscence de Ps. 117 : υἷός μου εἶ σύ, Les critiques qui attribuent à Le. d'avoir
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transporté dans son évangile ces mots δἰ les suivants ne devraient pas nier
qu'ils ont pu influer sur la rédaction de Mc. Mais ils ne songent qu’à leur dogme, la conscience messianique acquise par Jésus au baptême. Objecter qu'une sem= blable manifestation eût rendu impossible l'évolution lente de la croyance messianique, c'est opposer des schèmes tout faits, tels qu’ils peuvent être dans les livres. Car, outre que la manifestation surnaturelle a pu être réservée à peu de personnes, elle explique cependant que Jésus ait trouvé aussitôt des disciples. Il faut tenir compte dans la vie de la mobilité des foules, et de
ΜΈΣ." l'obstacle permanent de la vie humble de Jésus opposé à la conviction messia-
Ar
nique que la manifestation avait d’abord fait naître. Le sens du Baptême de Jésus dans Mt. est le même que dans Me. et dans Le. C'est la manifestation de Jésus comme d'un plus fort que Jean, et qui doit
remplacer son baptême par un nouveau baptême dans l'Esprit. Le baptême
chrétien n’est pas encore institué, et Jean continuera à baptiser; mais Jésus est investi de sa mission; déjà un ordre succède à l’autre. VE Ce qui est spécial à M. est tout à fait dans l'esprit de son Évangile. Quelques
- au baptême de la pénitence. C'est l’objection de l'évangile selon les Hébreux :
ME
Ecce mater domini et fratres eius dicebant ei : Ioannes baptista baptizat in remissionem peccatorum, eamus et baptizemur ab eo. Dirit autem οἷς : Quid peccavi, ut vadam et baptizer ab eo? nisi forte hoc ipsum, quod dixi, ignorantia est (Hres. C. Pelag. x, 2). Ce scrupule n’a pas arrêté les évangélistes. Une autre difficulté, celle des critiques modernes, n'existe que d’après Mt. et Le. Puisque Jésus avait été conçu par l’Esprit-Saint, pourquoi le recevoir au baptème ? Mais ni Le., ni même Mt. ne s’en préoccupent, pas plus qu'ils ne se demandent pourquoi Jésus ἃ été proclamé Fils de Dieu à la Transfiguration, sans doute parce qu'ils trouvaient naturel que celui qui avait été conçu par l'Esprit-Saint fût l'objet des complaisances de l'Esprit et du Père. Spécialement, puisque le nouveau baptême devait être dans l'Esprit ou par l'Esprit, il convenait qu'une apparition sensible manifestât Jésus comme celui qui devait le donner. C'est aussi le sens de Mc., résultant de son v. 8. Mais il restait une difficulté. Pourquoi l’instituteur du nouveau baptême devait-il recevoir l’ancien, le plus fort s’incliner devant le plus faible? C'est précisément la question à laquelle répond Mt., et c'est celle
. chrétiens pouvaient se demander pourquoi Jésus, étant sans péché, s'était soumis |
moment où Jésus a pris conscience de son messianisme. Et pour parler en
die au fond de son évangile. Ce n’est pas par un hasard que le même ET 5 £ géliste a écrit x, 14 ss. et v, 17 avec πληρῶσαι. Jésus n'est pas venu en novateur qui révolutionne, il est venu rendre parfait l'ordre ancien. De même qu Ἶ 858 ἡ soumettait à la Loi, il acceptait les conditions préliminaires au messianisme, , dont la principale se révélait comme un baptême de pénitence. C'était un dessein de Dieu pour une époque de transition. TM Le trait particulier à Mt. fait donc partie de la trame de l’évangile dans ses parties les moins contestées; ce n’est point une addition destinée à changer le
rigueur, ce qui obligeait les premiers chrétiens à croire que Jésus n'avait pas pris au baptême la conscience de sa vocation, ce n'était pas précisément a conception surnaturelle seulement, c'était déjà sa préexistence. L'opinion des critiques suppose donc que Mc., disciple de Paul, n’admettait pas cette préexistence! Cérinthe et Marcion, qui admettaient l'apparition d’une nouvelle personnalité au baptème, étaient plus logiques que l'opinion moderne.
Par ailleurs, en se soumettant au baptôme, Jésus ne se confessait pas péche: Comme dit très bien M. Loisy (r, 405) : « Un juste pouvait s'y prêter po signifier sa volonté de vivre purement, sans avouer des péchés qu il n'avait pas commis; il manifestait sa résolution de se préparer, selon son pouvoir, à l'avènement du royaume. » Jésus n’a donc pas mis à l'épreuve les assistants en les exposant à le prendre pour un pécheur (cf. l’opinion de Josèphe sur v. ἥττης: Pour Mt. il allait sans dire que le dessein de Dieu était prudent et sage fallait seulement qu il eût été notifié au. Baptiste. — Néanmoins ce fut la manifestation divine qui dut étre pour lui, même d'après Mt., la grande et décisive … lumière, et c'est de celle-là Se que Jo. 1,32 ss.a ou compte.