‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 113 sur 350 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Τότε ὁ Ἰησοῦς ἀνήχθη εἰς τὴν ἔρημον ὑπὸ τοῦ πνεύματος, πειρασθῆναι COS a. 8 € [ρα M x 1 le ὑπὸ τοῦ διαβόλου. “ Kai νηστεύσας ἡμέρας τεσσεράχοντα χαὶ νύχτας τεσ

€ Ë ι r + Se ᾽ σεράχοντα ὕστερον ἐπείνασεν. ὃ Καὶ προσελθὼν ὁ πειράζων εἶπεν αὐτῷ Et Φ 3. αὐτὼ p. εἰπεν (TH) et non 2. προσελθων (SV).

1-11. La TENTATION DE Jésus (Le. 1v, 4-13; cf. Me. 1, 12-13). Rien ne prouve que: Mt. se soit inspiré de Me. Il est primitif par rapport à Lc., sauf peut-être l'addition de 4b. |

1 5.) Il n’y ἃ aucune raison de dire que l’introduction à la tentation dans Mt. a été rédigée d’après Mc. Les divergences sont même assez sensibles. Et naturellement le récit de la tentation, qui ne doit rien à Mc., devait avoir une introduction.

1) La phrase ἃ le même rythme que mr, 13, avec τότε en tête, et la finalité bien indiquée, quoique πειρασθῆναι ne soit pas précédé de τοῦ. --- ἀνάγω, à cause de εἰς τ. . qui suit n’a pas son sens primitif de conduire en haut; ce n’est donc pas une allusion à la montagne dite de la Quarantaine. C’est le désert, non spécialement une montagne, qui est le lieu classique des luttes avec le mauvais esprit; les lieux habités offrent un autre genre de tentations. — Ce même verbe prend aisément le sens d’être porté (surtout comme terme maritime, Act. xui, 13 etc.), cependant rien n'indique ici que Jésus fut transporté miraculeusement par l'Esprit, lequel est manifestement l'Esprit de Dieu, qui vient de descendre sur lui. Mt. emploie déjà διάδολος qui reviendra dans la tentation, d'accord avec Lc., tandis que Mc. n’emploie jamais ce terme. Indice que cette introduction n’est pas écrite d'après Mc. | \

2) Mc. ne parlait pas du jeûne, et la tentation avait lieu durant les quarante jours. — Mi. note un jeûne rigoureux de quarante jours et quarante nuits, comme celui de Moïse (Ex. χχχιν, 28; Dt. 1x, 9) et d'Élie (III Regn. xx, 8); celui d'Esther (1v, 16) ne fut que de trois jours et trois nuits. On sait que durant le Ramadân, si l’on jeûne le jour, on mange très copieusement la nuit. Il n'était pas inutile de parler des nuits. Mt. ne prend pas la peine de dire que durant ce temps Jésus s’entretenait avec le Seigneur. Il ne pouvait faire moins que Moïse. Après quoi, la faim reprend ses droits. C'est donc seulement alors d’après Mt. que va commencer la tentation telle qu’il va la raconter, Je diable prenant

1Alors Jésus fut conduit dans le désert par l'Esprit, pour être tenté par le diable. ?Et après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. 3 ΕΓ s'étant approché, le tentateur lui dit : «Si tu

précisément son thème de la faim. On peut dire de cette divergence ce qu’Augustin (De cons. θυ. n, 16) dit de l’ordre de Le. et de Mi. : nihil tamen ad rem, dum omnia facta fuisse manifestum sit.

3) ὁ πειράζων, comme 1 Thess. mr, 5. Le sujet du verbe dans l'A. T. est Dieu qui met l'homme à l'épreuve, ou l’homme qui ἃ la prétention de sonder les dispositions de Dieu. Dans le N. T. sauf des réminiscences de l'A, T., Dieu ne tente pas (Jac. 1, 43; mais Héb. σι, 17.37), l’homme tente, mais le démon est le tentateur (L Cor. vn, 5; Apoc. π, 40). L'expression ἃ peut-être été empruntée par Mi. traducteur à l'usage fixé par Paul. — Les termes de la tentation se rapportent à ceux du baptême.

Satan a donc entendu la voix d'en haut. Cependant il emploie une formule dubitative : Si tu 65... 51] savait avec certitude que Jésus est le Fils naturel de Dieu, il n’essaierait pas de le tenter. Mais il sait du moins que Dieu l'a investi d'un pouvoir surnaturel, qu’il est peut-être le Messie, et que lui aurait tout à craindre si Jésus se servait de ce pouvoir selon les intentions du Seigneur. On voit très clairement qu'il a essayé de l’induire au mal; tenter n’est pas s'informer. Saint Thomas n'a fait aucune mention de l’exploratio divinitatis que Cajetan ἃ ajoutée parce qu’elle n’était pas dans l’article (IT p. qu. XLI, art. 4). L'affectation de doute a donc pour but d'exciter la vanité du thaumaturge en mettant son pouvoir en question : ᾧετο γὰρ ὅτι παραχνισθήσεται (comme fouetté par des orties) τῷ λόγῳ, καθάπερ ὀνειδισθεὶς ἐπὶ τῷ μὴ εἶναι υἱὸς Θεοῦ (Euth.).

La première tentation est difficile à préciser. Ge n’est pas la gourmandise, Ι quoique ce mot soit prononcé souvent (encore Knab. confusément). D’après quelques-uns (B. Weiss, McNeile), Satan suggère un doute; à Jésus de s'assurer ὅς. qu'il est fils de Dieu en faisant un miracle. Mais on ne tient compte ainsi ni de l’objet matériel, ni de la réponse. Le doute exprimé par Satan, comme dit Euthymius, devait plutôt provoquer l’orgueil que la défiance. C’est un appel à la dignité d’un être supérieur auquel il est bien permis de recourir à la puissance divine dont il dispose pour satisfaire un besoin légitime. Or d'après saint Thomas : est autem inordinatum quod aliquis, ubi potest haberi recursus ad humana subsidia pro solo corpore sustentando miraculose sibi cibum quaerere: 3 velit (1. 1. ad &um), Les évangélistes savaient que Jésus avaient accepté les conditions ordinaires de la vie humaine (Sur Le. 1v, 30; Mt. xv, 27 cf. Comm, ad h. L.). I était dans le désert, mais la satisfaction de la faim n’est pas d’une nécessité si impérieuse qu’il ne la subordonne à la considération de suivre l’ordre voulu de Dieu.

— « Ces pierres » dans Mt., « cette pierre » dans Le. Quoique Mt. emploie volontiers le pluriel, on ne peut le soupconner ici d'avoir changé le texte primitif, car des pierres dans un désert, c'est ce qui s'offre naturellement à la vue, tandis qu'une pierre est l’objet choisi par ur auteur puisqu'il ne faut qu'un ἡ pain.

— {ua marque manifestement la conséquence, non la finalité.

æ J vit ut δ ὶ ΠΝ τῷ ν᾿ EN ds > A % ii et ; 7 60 ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, IV, ἦτ. 2.

εἰ - va AT x ς Λ " » ῃ 4 WT :

υἱὸς εἶ τοῦ θεοῦ, εἰπὸν ἵνα of λίθοι οὗτοι ἄρτοι γένωνται. Ὁ δὲ ἀποχρι-

θεὶς εἶπεν Γέγραπται Οὐχ ἐπ᾽ ἄρτῳ μόνῳ ζήσεται ὁ ἄνθρωπος, ἀλλ᾽ ἐπὶ - Fr

αὐτὸν ὁ διάβολος εἰς τὴν ἁγίαν πόλιν, nat ἔστησεν αὐτὸν ἐπὶ τὸ πτερύγιον

ἘΜ =” » 2e = « AE τοῦ ἱεροῦ, 6 χαὶ λέγει αὐτῷ Εἰ υἱὸς ef τοῦ θεοῦ, βάλε σεαυτὸν χάτω

γέγραπται γὰρ ὅτι Τοῖς ἀγγέλοις αὐτοῦ ἐντελεῖται περὶ σοῦ χαὶ ἐπὶ χειρῶν ἀροῦσίν σε, ph ποτε προσχόψῃς πρὸς λίθον τὸν πόδα σου. 7”Eon αὐτῷ ὁ Ἰησοῦς Πάλιν γέγραπται Οὐχ ἐχπειράσεις Κύριον τὸν θεόν σου. 8 Πάλιν παραλαμβάνει αὐτὸν ὁ διάβολος εἰς ὄρος ὑψηλὸν λίαν, rai ἶ

δείχνυσιν αὐτῷ πάσας τὰς βασιλείας τοῦ χόσμου nat τὴν δόξαν αὐτῶν,

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