‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 117 sur 350 · σχοτει (TSV) plutôt que σχοτια (H · texte numérisé non relu

σχοτει (TSV) plutôt que σχοτια (H

son écriture aussi complètement (cf. 11, 23). — Καφαρναούμ, le village de Nahoum (om3-122) n’est pas nommé dans l'A. T. Dans Josèphe (Bell. III, x, 8) c’est le nom d’une source, mais Κεφαρνωμός (Vita, 72) est le nom d'un village. C’est en insistant outre mesure sur la source, alors que le nom est tout d'abord

celui d’un village, qu’on ἃ identifié Capharnaüm avec Khan-Minyeh. On ne saurait douter que Tell Hum n'ait conservé une partie du nom sur son site

ancien. La belle synagogue qu'on y a découverte ne date que du ze siècle, mais elle a dû en remplacer une autre, et les ruines sont assez considérables. Cette installation de Jésus à Capharnaüm est en parfait accord avec 165 paroles

de Jésus χι, 23, et 1x, 1; aussi avec Jo. π, 12. M. ne l'a pas empruntée à Mc. qui parle seulement d'entrées en ce lieu (τ, 31; 1, 1; 1x, 33). La ville est,

παραθαλασσία, ce qui est dit à cause de la prophétie, mais strictement vrai,

puisque les barques abordent à ses ruines, bien entendu en prenant le lac pour une mer, selon le terme hébreu. La petite ville était plutôt dans le territoire de Nephtali (Jos. xix, 32ss.), et Zabulon vient là à cause de la citation

biblique qui suit. Mais l'intention de Mt. était moins de la situer en elle-même

que comme centre de l'activité du Sauveur. À cette époque, d'ailleurs, les

territoires étaient mal définis.

41,55.) ἵνα πληρωθῇ comme 1, 22. La citation est empruntée à Is. vur, 23; 1x, 1 :

« Dans le passé il a humilié la terre de Zabulon et la terre de Nephtali : dans

l'avenir il couvrira de gloire la route de la mer, l’autre rive du Jourdain, le district des nations.! Le peuple qui marchait dans les ténèbres ἃ vu une grande lumière; sur les habitants de la terre des ombres une lumière a brillé »

(Trad. Condamin). Dans Isaïe la route de la mer pourrait être le chemin qui

va à la Méditerranée, et le ch. 1x, d’après le rythme même, commence une

section plus générale. Mais tout le passage appartient au livre d'Emmanuel, messianique par excellence, et sur lequel Mt. avait déjà appelé l'attention (1,22s.). Ὁ On peut seulement dire que l’évangéliste ἃ insisté sur la région de la Galilée,

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que fût accompli ce qui avait été dit par le prophète Isaïe :

“Terre de Zabulon, et terre de Nephtali sur le chemin de la mer, [pays] au

delà du Jourdain, Galilée des Gentils! {Le peuple qui était assis dans les

ténèbres a vu une grande lumière, et sur ceux qui étaient assis dans la région

et l'ombre de la mort, une lumière s’est levée.

17Dès lors Jésus commença à prècher et à dire : « Faites pénitence, car 16 règne des cieux est proche. »

en rattachant le v. 10 très étroitement au v. 15; et pour lui la voie de 1ἃ 16 est sans aucun doute la route qui longe le lac à l'ouest, surtout depuis Tibériade, et qui faisait communiquer la Galilée avec la partie supérieure du Jour-

dain et la Pérée. — Le texte est certainement d’après l’hébreu, quoiqu'un peu

librement, sans influence apparente des LXX, car si l’on peut trouver des points de contact avec certains mss. (À Q), il est très probable qu'ils ont été changés d'après Mt. — En soi il serait possible que Mt. ait emprunté à un recueil de testimonia sur le Messie, traduits de l’hébreu; (cf. Testimonies, by Rendel Harris; ΕΒ. 1921, p. 6125ss.). Mais quel indice a-t-on de l'existence de ce recueil

avant l’évangile qui poursuivit ces rapprochements? N'est-ce pas lui qui en a

‘donné l’idée? — Comme Aquila et Théodotion, Mt. ἃ mis ὁδόν à l’accusatif

(cf. II Regn. vin, 48), mais c'était très naturel pour dire « le long de la mer »,

sens que Mt. avait en vue, et non pas « chemin vers la mer », qui exigerai ; ὁδός, L’hébreu noix, « ombre profonde » a été compris par les anciens (LXX, Vg.) comme un nom composé : « ombre de la mort »; ce qui obligeait ὦ

ici à ajouter un χαὶ après χώρᾳ. — L'expression d’Isaïe gelil ha-goyim, « district de nation », c’est-à-dire peuplé d'étrangers, ἀλλοφύλων (1 Macch. v, 145), devint un nom propre, dont la. première partie seule subsista sous la forme bb, Γαλιλαία.

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