‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 122 sur 350 · X - So · texte numérisé non relu

X - So

86 ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, V, 10-14. es vs

11 μαχάριοί ἐστε ὅταν ὀνειδίσωσιν ὑμᾶς nat διώξωσιν χαὶ εἴπωσιν rav πονηρὸν χαθ᾽ ὑμῶν ψευδόμενοι ἕνεχεν ἐμοῦ 15 χαίρετε χαὶ ἀγαλλιᾶσθε, ὅτι 6 + Ce à D CE 1 ᾽ \ μισθὸς ὑμῶν πολὺς ἐν τοῖς οὐρὰνοῖς᾽ οὕτως γὰρ ἐδίωξαν τοὺς προφήτας

11, ψευδομενοι (THV) et non om. (5).

| bonheur promis. Les Israélites étant fils de Dieu devaient l'être à plus forte

raison dans le bonheur messianique (Ps.-Sal. xvr, 30). Les anges étant fils des cieux (Hénoch,. γι, 2), les élus devaient être fils de Dieu (Le. xx, 36). De plus,

déjà dans l’A.T., Dieu aime et donne la paix (Is. xxvi, 12; ps. Lxxxiv, 9 etc.);.

mais désormais il sera le Dieu de paix (I Thess. v, 23; Phil. ἵν, 9 etc.). Les pacifiques lui ressemblent. ἵ

10) Cette béatitude se termine comme la première, donc avec un caractère très marqué d’inclusio, ou répétition de mots placés en tête et à la fin d'une strophe pour l’encadrer (ef. CowpamN, RB. 1910, p. 213 et Jérémie, p. xxxIx). Ce seul'trait donne à l’ensemble l'aspect d’un groupement sémitique, — Ceux qui sont persécutés pour la justice sont ceux qui en sont 16 plus épris, qui en donnent les exemples les plus utiles, attirant par là même l'attention sur eux., La justice est la perfection des disciples de Jésus, celle dont ils ont soif, même en la possédant déjà. L’énoncé des béatitudes montre combiea elle est opposée aux maximes du monde. Il ne faut donc pas s'étonner qu’elle soit persécutée. Ceux qui ont souffert persécution semblent avoir droit à une plus haute récompense. Mais il n’y a rien au-dessus du royaume des cieux.

11 s.) Ces versets ont encore la forme d’une béatitude, mais cette fois Jésus s'adresse aux personnes présentes, c’est-à-dire aux disciples. Ce changement pourrait être une transition pour amener l’apostrophe qui suit, ὑμεῖς ἐστε v. 13, mais celle-ci eût pu venir sans être préparée. Il est probable que Mt. a. mis la

seconde personne parce que le ton est plus confidentiel, la persécution pour la

justice devient une persécution « à cause de moi ». C'est la béatitude. ainsi rédigée que Le. a retenue comme la quatrième; ce qui ne prouve pas-que Mt. en ait tiré le v. 10. Au contraire, la béatitude, d'abord exprimée comme les autres

(au v. 10), ἃ pris ici un aspect nouveau, qui va mettre les perséculés pour le

Christ dans un rang d'honneur, dès cette vie, mais avec des obligations spéciales (v. 13 ss.). Harnack ἃ montré que le texte de Le. est secondaire (cf. Comm. Le.) même par rapport au v. 11 5.

41) ἕνεκεν ἐμοῦ, confirmé pour le fond par ἕνεχα τοῦ υἱοῦ τοῦ ἀνθρῴπου. de Le. est certainement authentique (contre Harnack), quoique ἐμοῦ ait été remplacé dans des textes: par δικαιοσυνης (D af α ὃ cg), et par tou ονοματος μου. (syrsin. et. cur.). C'est le mot caractéristique. des deux versets, et ce qui explique comment les disciples pourront être comparés aux prophètes. Comme ces derniers. ils

tas ES # Fe 4 L 7 La +" ᾿ ἡ ] ΡῚ ΠΥ

je gi ei: CNE Sa ie) dis

10 Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice, parce que le royaume des cieux est à eux.

11 Bienheureux serez-vous, quand on vous insultera et persécutera, et qu’on dira faussement toute sorte de mal céntre vous à cause de moi. ‘?Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre

récompense est grande dans les cieux; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui étaient avant vous.

prêcheront de la part de Dieu la doctrine du Christ, et comme eux ils seront malmenés. La persécution est un degré de plus que l’insulte; mais les paroles de diffamation seraient en decrescendo, si l'on ne supposait qu'après une persécution qui ἃ pu aller jusqu’à mettre à mort, le parti pris s'exerce encore par la calomnie. — ψευδόμενοι est rejeté à tort par Soden d’après D'syrsin. α΄. α af fftr?Tert. Orig.-gr. (4), Eus. Hil. Mais ce peut être une addition du traducteur grec, pour mieux constater que les attaques sont mensongères.

12) Dans Mt. la situation se prolonge; il ne dit pas: « ce jour-là », Il pouvait

done très bien employer l'impératif présent (et non l’aoriste comme Le.): — ἀγαλλιᾶσθαι est assez fréquent dans les LXX pour l’un des nombreux verbes:

hébreux qui expriment les manifestations extérieures de la joie. Le mot est rare

chez les. Grecs profanes, comme en général l'expression d’une joie exubérante. Il faut se réjouir non pas malgré les persécutions, mais à cause des persécu-

- . e "τι . CARTES :

tions; non pas il est vrai pour elles-mêmes, mais parce qu elles sont un gage |)

de la récompense. Cette fois le mot μισθός est prononcé, ce qui ne cause pas peu d'ennui au protestantisme. Le Sauveur ἃ donc maintenu la notion du mérite des bonnes œuvres; le royaume des cieux n’est cependant pas la récompense de services qu'on aurait rendus à Dieu, mais des humbles vertus enseignées par

les béatitudes. Comment elles devaient être le fruit de l'Esprit, en même temps

qu'humaines, c'est ce qu'il était réservé à Paul d'expliquer. — « Dans les cieux » n'est pas une indication topographique; c’est la manière reçue d'exprimer la béatitude auprès de Dieu. — La pensée des prophètes est consolante et

fortifiante. On ne saurait, sans incriminer la justice de Dieu, douter qu'ils aient

recu leur récompense auprès de lui (Ps. Lxxur (Vg. zxxir). Il en sera de même pour les disciples. — τοὺς πρὸ u&v donne un sens très satisfaisant, en suggérant que les diseiples auront à remplir le rôle des prophètes® Cette allusion aux prophètes semble indiquer aussi que les persécutions viendront des Juifs. Cependant la première proposition est très générale; le procédé des Juifs envers les prophètes pourra être celui de tout le monde (οἱ ἄνθρωποι Le.) envers les disciples. | "

13-16. CE QUE LES DISCIPLES DOIVENT ÊTRE POUR LE MONDE (Cf. Le. χιν, 34, δῦ vus, 16; χε, 38; Me. 1v, 24 ; τσ, 50).

Les trois évangélistes ont une comparaison roulant sur le sel et:sur le flambeau; ou la lumière de:la lampe. Mais il est propre à Mt. d’avoir rapproché ces deux comparaisons dans un seul contexte, et en second lieu d’avoir employé l’apostrophe directe pour comparer les disciples à ces objets dans leur rôle par rapport aux autres, c’est-à-dire au monde extérieur; tandis que dans: Mc. et

= ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, V, 12. 87 w

18 Ὑμεῖς ἐστὲ τὸ ἅλας τῆς Ve ἐὰν δὲ τὸ ἅλας μωρανθῇ, ἐν τίνι ἁλισθήσεται; εἰς οὐδὲν ἰσχύει ἔτι εἰ μὴ βληθὲν ἔξω καταπατεῖσθαι ὑπὸ τῶν ἀνθρώχων. ἰἰὑμεῖς ἐστὲ τὸ φῶς τοῦ χόσμου. οὐ δύναται πόλις χρυβῆναι ἐπάνω Ἢ ὄρους χειμένη" 15 οὐδὲ χαίουσιν λύχνον χαὶ τιθέασιν αὐτὸν ὑπὸ τὸν μόδιον

dans Le. le sel οἱ la lampe sont plutôt la vertu ou la doctrine, c'est-à-dire un principe d'action à l’intérieur ou à l'extérieur. — Mc. doit être traité à part, car WA il πὸ dépend ni de Mt. ni de Le. — Mt. ne dépend pas non plus de Me. ni de Le. d On peut donc seulement se demander si la forme de Le. qui suppose un texte semblable à celui de Mt. est primitive par rapport à celle de Mt? Harnack ἃ donné avec raison la préférence à Mt. C'est Le. qui aura transformé le texte, soit sous l'influence de Mc., soit pour d’autres raisons (cf. Comm. Le.). D'ailleurs les deux manières peuvent remonter toutes deux à l'enseignement de Jésus. ἐν" Toutes deux sont originales οἱ saisissantes. Celle de Mt. donne aux disciples une leçon importante que le Maître a dû avoir bien à cœur. ; ο΄ 48) ὑμεῖς ἐστε, non pas la foule, mais les disciples assez résolus pour que ᾿ς 7 Jésus leur ait annonçé des persécutions. Il y a donc allégorie. Par certains côtés, les disciples ressemblent au sel. Le sel conserve, mais surtout il assaisonne ; il rend les aliments agréables, et par là même favorise la nutrition. « Ainsi les disciples sont pour l'humanité ce que le sel est pour les aliments, l’assaisonne- ment qui donne goût et saveur, c'éstà-dire le principe de vie morale qui doit élever l'humanité à la perfection que Dieu veut. Cette idée n’a rien que de conforme à l'esprit de Jésus » (Loisy, 1, 556). Lorsque M. Loisy ajoute : « mais Ur. Ἢ elle se superpose à la comparaison », il n’a en vue que le rapport des textes

entre eux, alors que la question est de savoir si Jésus n’a pas pu lui-même

prendre les choses par ce côté. C’est même le plus naturel, car un élément, __ comme le sel, qui ne vaut que par son action sur d’autres objets, se prête mieux à une comparaison sur les rapports des hommes entre eux qu'à une nt = comparaison sur l'efficacité d’une qualité dans un sujet, si bien que Me. 1x, 50 ἃ fini paren venir là (1x, 50) : « soyez en paix les uns avec les autres ». Le gén. ᾿ τῆς γῆς indique la sphère d'action, non du sel, mais des disciples assimilés au sel; c’est la même chose que le monde par rapport à la lumière v. 14. |: Investis d’une fonction si haute et si utile aux autres, les disciples doivent

RAS À prendre garde que d’une certaine façon leur position est plus périlleuse s'ils | viennent à perdre leur énergie, comme un sel qui deviendrait fade. — μωρός. signifie fade, insipide (Diosc. 1v, 19) donc μωραίνειν devenir insipide, quoique le . sens normal soit devenir fou, perdre la sagesse; cf. insipidus et insipiens. En ᾿ τ grec comme enlatin, σοφός sage, se rattache à l'idée de saveur. D'où le contraste δ᾿

- proposé par Paul : φάσχοντες εἶναι σοφοὶ ἐμωράνθησαν (Rom. τ, 22; ef. I Cor. 1, 20). | Le sel était d'abord la sagesse : si les vrais sages perdent le goût des choses divines, comment le leur rendre? Il ne s'agit pas de saler, ce qui est le cas des aliments, mais de rendre au sel sa vigueur première. Saint Hilaire a remarqué ᾿Ξ ὃ qu'en réalité lé sel ne s’affadit: pas. Cela est vrai d’un sel très pur (chlorure * de sodium), mais le sel du commerce est déliquescent à l'humidité. Donc le sel affadi n’a plus de force pour rien : εἰς οὐδὲν ἰσχύει (cf. Jér. xxx, 14). La compa-

. OR À ὧν ie € DC ANS CR FPS, OS PRO SAN el Me CRUE ΕΣ 4 δ: .

Pac .

BVous êtes le sel de la terre; inais si le sel s’affadit, avec quoi le salera-t-on? Il n’est plus bon À rien qu’à être jeté dehors et foulé aux

pieds par les hommes.

#4Vous êtes la lumière du monde, Une ville située su sommet

d'une montagne ne peut étre cachée; Set si l’on allume une lampe on ne la place pas sous le boïsseau, mais sur le chandelier, et elle

raison pourrait s'arrêter 14. Ce qui suit paraît bien avoir un sens allégorique. Le sel est jeté dehors, selon la loi du tout à la rue, qui était le principe de voirie de l'Orient ancien. Entendez que le disciple sera exclu de la suite de Jésus. De plus Mt seul ajoute qu'il sera foulé aux pieds; image du mépris où tombent les disciples déchus de leur ferveur, méme auprès des hommes.

14) Propre à Mt, ce v. a pour but d'appliquer aux disciples la comparaison de la lumière, lui donnant ainsi une nuance d'allégorie qui peut très bien être primitive. Harnack attribuant à la source le premier ὑμεῖς ἔστε devrait aussi Jui reconnaître le second, parfaïtement parallèle. Au lieu de prouver que la formule φῶς τοῦ σότμον « n'appartient pas ἃ la langue du Christ » (Loësy, τ. 539), Dalman 4 au contraire (Worte... 144) indiqué dans le judaisme nombre d'expressions analogues, soit lumière, soit aussi lampe du monde. D'ailleurs cf. 15. zu, 6; xux, 6; Test. Lévi., τιν, 3 : « comme le ciel est pur au-dessus de la 908 terre, vous éles pour les nalions, luminaires d'{sra£l ». Le rôle d'Israël, d'être une lumière dans les ténébres (Rom. π, 49), est un devoir pour les disciples de Jésus, substitution implicite qai est bien dans l'esprit du discours. On s'étonne seulement que la lumière vienne après le sel. Ce doit étre à cause du caractère général et indispensable de ces deux éléments : tofis corporibus nihil esse utilius sale et sole est donné par Pline (H. N. xxx, 402) comme une sorte de proverbe, suggéré 1] εξί vrai en latin par le jeu de mots.

445) Encure propre à Mt Cette pensée est fusionnée avec une autre (ME. vi, 25-27) dans une prétendue parole de Jésus (Oxyrh, 1, 1): πόλις ὠκοδομένη, ἐπ᾿ ἄχρον ὄρους SD ταὶ ἐστηρτγρένη οὔτε πεσεῖν δύναται οὔτε χρυδῆναι. L'image se présente naturellement à la pensée dans un pays où les bourgs sont ordinairement placés sur des points élesés; cela est plus vrai de la Judée que de la Galilée, mais qui ne connaissait Jérusalem? Dans le cas de la ville l'impossibilité d'être cachée est absolue. 4

C'est donc moins un avertissement aux disciples qu'un développement de la première pensée : comme lumières du monde ils sont semblables ἃ cette ville. On dirait d’une indication mystérieuse de la socit£ des fidèles, semblable à Jérusalem d’où devait sortir la lumière (Is. π, 2).

15) La dernière comparaison s'adapte mieux à ce que les disciples peuvent faire ou ne pas faire. Règle générale, la lampe ἃ pour raison d'être d'éclairer;

ce sera donc le imposé disciples, faute de quoi ils manqueraient à leur voir, et en somme cesseraient d'étre des flambeaux, leur lumière n'ayant d'utilff£ pour personne.

Les termes de λύχνος, de μόξιος, de λυχνία se irouvent dans les trois synop-

tiques, fidèlement conservés par la tradition; le fait vulgaire est le même,

hs rt

νὰ ét

+ cas de vi, 1. 5. 16, où la phrase est toujours reprise à la seconde personne;

99. * ÉVANGILE SELON SAINT MATTIHIEU, V, 164 AR Er) τὴν λυχνίαν, καὶ λάμπει πᾶσιν τοῖς ἐν τῇ οἰκία. 16 οὕτως λαμνψάτω

τὸ φὼς ὑμῶν ἔμπροσθεν τῶν Fi v, ὅπως ἴδωσιν προ τὰ χαλὰ ἔργα

répandant son évidence sur les objets qui peuvent lui être comparés. Mais Mt. a insisté seul sur la maison, parce qu’il parle de l’impression produite par les disciples dans le monde.

16) Propre à Mt., parce que dans son contexte seulement il était nécessaire de développer l'application de la petite parabole. La lumière-doctrine brille au spirituel, cela‘va sans dire, mais les hommes doivent-ils s’efforcer de briller? Cela demandait une explication. D’après νι, 1.5.16 ils doivent plutôt cacher leurs bonnes œuvres. Comment-éviter la contradiction? Car le v. 16 ne dit pas cherchez à faire de bonnes œuvres, laissant à Dieu de les mettre en lumière, mais D ren les-disciples doitont être une lumière, de facon à étre vus.

L’embarras serait grand si le conseil était donné ici à des individus. C’est le

. tandis qu'ici il y a trois fois ὑμῶν. Il faut donc prendre ici les disciples collecti- | vement. Jésus oppose ce que doit être l'attitude des siens, de tous ceux qui veulent être à lui, par rapport aux autres. -En leur parlant en groupe, il pouvait

les engager à songer au bon exemple qu’ils doivent au monde. C’est encore

ainsi que procèdent les prédicateurs. Si fortement qu'ils inculquent à chacun l'humilité, ils remontrent aux chrétiens ce qu’exige d'eux la religion qu'ils professent. Jésus ne s'adresse pas ici (13-16) à des disciples de choix appelés à une vocation ou à une perfection spéciale parmi les siens. D’ailleurs pas un

mot ne marque ni avant ni après un changement d’auditoire (contre Schanz,

Knab.). — οὕτως est en corrélation avec ὅπως (XÉN. Cyr. 1, τ, 2). La métaphore change un peu : les disciples ne sont plus la lumière, mais la répandent, parce qu'ils ont été comparés implicitement à une lampe. Cette lumière, ce sont les bonnes œuvres, recommandées à tous dans les béatitudes. La vie chrétienne des chrétiens est souvent pour le monde le meilleur argument en faveur de la doctrine chrétienne. Quand on a compris quelle sève produit ces bons fruits, on glorifie Dieu. Les Israélites avaient le sentiment très net que selon leur

conduite on glorifiait ou l’on blasphémait le Dieu d'Israël (cf. Le Messianisme.… -

p. 145). Agir pour que le Père, par conséquent l'auteur de tout don, soit glorifié, estle mobile le plus parfait, pourvu qu'on soit le premier à lui renvoyer cette gloire, au lieu de rechercher les hommages rendus aux saints. C'est pourquoi les recommandations sur le secret, loin de contredire cette doctrine, ne: feront que la compléter.

Noter la tournure sémilique; le verbe régi par la finalité (restreinte) de ὅπως est δοξάσωσιν, landis que ἴδωσιν n’est que la condition nécessaire, ἴδοντες : cf. Dt. xxx, 12 ἵνα ἀκούσωσιν καὶ ἵνα: μάθωσιν φοδεῖσθαι Κύριον, « pour qu'ayant entendu ils apprennent à craindre le Seigneur »; Is. 1, 49 s.etc.

Page 1