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MEET Re Ml ἮΝ ἢ rh ἘΝ ἷ ÉVANGILE SELON SAIN 5 A0 CUT " Ξ EP Te à 9 | LL ? HA Ἷ ἐρρέθη ᾿Αγαπήσεις τὸν πλησίον σου χαὶ μισήσεις τὸν ἐχθρόν σου. “ἢ ᾿Εγὼ ᾿ δὲ λέγω ὑμῖν, ἀγαπᾶτε τοὺς ἐχθροὺς ὑμῶν καὶ προσεύχεσθε ὑπὲρ τῶν διω- 5 τς, χόντων ὑμᾶς [9 ὅπως γένησθε υἱοὶ τοῦ πατρὸς ὑμῶν τοῦ ἐν οὐρανοῖς, ὅτι ὧν ι τς τὸν ἥλιον αὐτοῦ ἀνατέλλει ἐπὶ πονηροὺς καὶ ἀγαθοὺς nai βρέχει ἐπὶ δικαίους χαὶ 40: 46 ΣᾺ | 3 1% \ 2 mA es TV) { θὲ χαὶ ἀδίχους. ἐὰν γὰρ ἀγαπήσητε τοὺς ἀγαπῶντας ὑμᾶς, τίνα μισύον Ur CE AE ES | τε ες - RUN SX ΤΑ NT 1 νὰ ᾽ ! x ᾽ ἔχετε; οὐχὶ not οἱ τελῶναι τὸ αὐτὸ ποιοῦσιν ; | Ka ἐᾶν ἀσπάσησθε τοὺς ἀδελ- | φοὺς ὑμῶν μόνον, τί περισσὸν ποιεῖτε; οὐχὶ χαὶ οἱ ἐθνιχοὶ τὸ αὐτὸ ποιοῦσιν ;
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48"Eocoûe οὖν ὑμεῖς τέλειοι ὡς ὁ πατὴρ ὑμῶν ὃ οὐράνιος τέλειός ἐστιν:
45. οτι (THV) et non ος (S), sans aucun ms, grec! 47. το αὐτο (THV) et non ουτως (S).
D'autant que μισήσεις est un futur impératif il est vrai, mais seulement comme parallèle à ἀγαπήσεις, el que le simple bon sens oblige à l'entendre autrement : τοῦ iubentis iusto accipienda est (diliges), sed permittentis infirmo (oderis), d'après Aug. Aucun législateur ni moraliste sensé ne peut prescrire la haine; une législation civile doit en tolérer certaines manifestations; l'esprit de Jésus l’extirpe du cœur, même quand elle paraît le plus motivée. __ 44) Comme toujours dans ce morceau (sauf au v. 48), les commandements ων anciens étant énoncés au futur, ceux de Jésus sont à l'impératif. Il ordonne ‘ ς΄, d'aimer les ennemis, ce qui doit s'entendre de tous, mais avec une recommanτς dation spéciale pour le cas le plus délicat. | Lorsque les ennemis sont des persécuteurs, ce qui doit sans doute s'entendre d’une persécution religieuse (cf. v, 10.11.42); on se croit autorisé à les hair ἢ || comme les ennemis de Dieu dont on défend la cause. Et certes on doit souhaiter qu'ils cessent de jouer ce rôle, mais sans haine personnelle, et puisqu'on à sonscience d'être dans l'amitié de Dieu, qu’on prie pour eux ! Ce commandement estsi important et doit si bien être pris à la lettre, que Jésus ἃ donné l'exemple (Le. xxm, 34), imité par saint Étienne (Act. νι, 60). Il n’y ἃ vraiment rien de semblable dans 16 rabbinisme, et l’on sait à quelles imprécations a conduit la prétention d'Israël que sa cause est la cause de Dieu. On ne trouve même dans le rabbinisme aucune déclaration franche sur l’amour s des ennemis; c'est là son moindre défaut. Chez les païens, de belles déclarations ur la clémence sont souvent entachées de raisons utilitaires ou d'amour de la + gloire : at cui ullio in f'acili est, is omissa ea certam laudem mansuetudinis conse-
Ἦν quitur (Sén. De clem. 1, vn). Le point le plus élevé est celui de l’Antigone de + Sophocle (v. 523) οὔτοι συνέχθειν, ἀλλὰ συμφιλεῖν ἔφυν. Encore est-ce par une ΜΝ disposition naturelle de son âme très noble qu'elle refuse de s'associer à la
À haine de celui qu’elle aime, contre celui qu'elle aime également. Au surplus on ne peut comparer de belles pensées, qui se posaient en paradoxe, à un point certain de doctrine que Jésus ἃ obtenu qu'on pratiquât. |
45) Dans Mt. la récompense est placée aussitôt après le précepte; dans Le. elle précède le dernier mot, mais le précepte est repris, ce qui prouve bien que:
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tu haïras ton ennemi. #Et moi je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, “afin d’être les fils de votre
Père qui est dans Les cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants ᾿ et les bons, et fait pleuvoir sur les justes et les injustes. #Car 51
vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains ne font-ils pas la même chose ? {Et si vous saluez vos frères seulement, que faites-vous d’extraordinaire ? Est-ce que les gentils ne font pas la même chose? # Vous donc soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
l’ordre de Mt. était primitif. D'ailleurs les termes de Mt. ont plus de simplicité ni. 5 et de fraîcheur, une poésie religieuse de la nature qui inspirera saint François.
— La bonté est l'essence de Dieu; la bonté qui s'étend aux ennemis rend, plus
que toute chose, semblable à Lui; et comme le fils est l'image du père, elle fait donc de l’homme un fils de Dieu. C’est la béatitude des pacifiques (v. 9), plus accentuée si γένησθε a quelque chose de plus positif que κληθήσονται, du moins mn
dans la forme. — Le Père « du ciel » est bien du style de Mt., soit votre Père
(νι, 44.26.32; χπι, 9), soit mon Père (xv, 13; xvur, 35). — ὅτι (araméen de +
causatif et relatif) « car », pour expliquer en quoi la conduite de Dieu peut
servir de modèle, et remplacé par ὅς (Justin, Irénée, etc.). Son soleil, Dieu étant
le maître de la maison. ἀνατέλλει, ordinairement : « se lève »; employé au sens transitif causatif dans les LXX (Gen. mr, 18; Dt. xxx, 23) et Ps.-Sal. x1, 7 en
parlant des plantes. — βρέχω signifie mouiller, d’où en grec hellénistique ae « faire pleuvoir »; les anciens disaient ὃ Θεὸς (ou Ζεὺς) ὕει. Le chiasmus : les
méchants comme les bons, les justes comme les injustes ne manque pas d'élégance; il est étrange que Blass préfère la correction des latt. et des syrr. (avec Origène etc.) qui ont rétabli la parité : bons et méchants, etc. — Le fait dont parle Jésus a été pour certains anciens un motif pour nier la Providence. Ses défenseurs alléguaient que Dieu ne pouvait faire de distinction. La phrase de Sénèque souvent citée comme analogue à celle de Jésus est en réalité
NT AB Ar ἃ ἕ < Ga νὴ une objection : Si deos, inquit, imitaris, da et ingratis beneficia; nam et-X
sceleratis sol oritur, et piratis patent maria (De benef. 1v, 26). Il répond : Sed
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illa bonis paraverunt; contingunt autem etiam malis, quia separari non possunt. A Œ "a
C’est aussi la réponse des Rabbins, surtout à propos de la pluie, qui est toujours un bienfait en Orient, et qui y parait plus intentionnelle, n'étant pas aussi régulière. Spécialement ils ont pensé que la pluie était donnée au monde « « à - cause du pays [d'Israël], à cause de la charité et à cause des souffrances » (Jér. Ta‘anith, guém. de πι, 3; cf. Schwab, νι, 167). — Mais Jésus nous enseigne que Dieu donne son soleil et sa pluie aux méchants eux-mêmes par bonté. C'est à eux de comprendre ce bienfait et de lui en témoigner leur reconnaissance. | 46) ἀγαπήσητε, peut-être (à cause de l’aoriste) « donnez un témoignage d’affection », ce qui expliquerait μισθόν, la récompense pour une prestation particulière; l'interrogation au présent, parce qu'on ἃ la récompense acquise au ciel (v, 12). Le sens est : vous n’avez pas de salaire, c'est-à-dire pas de mérite. Τοῦ ἱ
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est plus clair dans Le., l’idée d’un bienfait, celle du mérite (χάρις). Il à aussi remplacé les publicains (cf. Comm. Marc, p.38) par un terme plus général, au détriment du cas concret pris sur le vif, car les publicains, mal vus du public,, devaient se soutenir entre eux.
47) Exemple particulier que Le. n'a pas reproduit, et qui est tout à fait bien choisi. L'indice d'une brouille, c’est qu’on ne se salue plus. C’est done pardonner que. de saluer un ennemi, surtout avec les démonstrations de tendresse du. salut oriental. Il n’y ἃ pas précisément opposition entre les frères (israélites) et les gentils.
- Les’ gentils eux-mêmes, sans parler des Israélites! saluent affectueusement leurs frères, c’est-à-dire ceux qui sont ou croient être du même groupement ethnique ou religieux. Les disciples doivent donner les mêmes marqtes d’affection à tout le monde — à supposer, bien entendu que la circonstance le suggère, comme lorsqu'on rencontre: plusieurs personnes appartenant à des groupements différents. Il faut donner à tous le même salut, alors même qu'il comprendrait un souhait religieux de bonheur, comme il: faut prier pour ceux qui persécutent. C'est ce que les musulmans refusent de faire: La Michna (Jér. Chebi‘it, τυ, 3; v, 9) ordonne de demander à tout le monde des nouvelles de: sa santé, mais elle ajoute : « dans: l'intérêt de la: paix», c’est-à-dire pour conserver de bonnes’relations avec les païens.
. Conclusion: :