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surcroît. # Ne soyez donc pas-inquiets pour le lendemain, car le demain aura ses inquiétudes à lui; à chaque jour suffit son mal
élevée au-dessus du sens commun, tandis que J. Weiss y voit une saine fraîche joie de vivre. Le premier l'interprète au sens de Sanhedrin 100P : l'inquiète pas de l'inquiétude de demain, ‘car tu ne sais pas ce que le jot engendre » etc., ou comme dit Hugo : « non, l'avenir n’est à personne » etc? Le second l'entend au sens de Sénèque (ep. ur, 3) : quid enim necesse est mala accersere et satis cito patienda cum venerint, praesumere ac praesens tempus futuri metu perdere? — Or si l'on tient compte du contexte, il faut mettre au premier rang la pensée de la Providence. Elle permet que chaque jour ait son mal, c’est-à-dire ses peines et ses travaux; mais Dieu ne veut pas que nous y ajoutions le souci de l'avenir. Dans celte perspective aussi l'abandon au Père nous est doux et utile.
La leçon ἑαυτῆς. (ou αὑτῆς) est certaine critiquement. Comme μεριμνάω est employé ordinairement avec l’accusatif (ef. [ Cor. vir, 32 etc. et classique), des mss. syriens ont mis τὰ ξαυτῆς, c'est une correction. Des latins ont sibi, d’après v. 25. Je ne connais pas d'exemple du gén. avec μεριμνάω, mais c'était la règle après les verbes d'inquiétude, de prévoyance (K.-G. 11, 1, p. 366 5.)» ce qui est le cas ici; οἵ. Χεν. Cyr. vit, 15 ἑαυτοῦ τοῖ χήδεται ὁ προνοῶν, ἀδελφοῦ. Il n’est donc pas nécessaire de dire que le traducteur ἃ suivi littéralement l’aram. dileh (Wellh.).
— ἀρκετόν, adj. rare; οἵ. Jos. Bell. ἽΠ, vi, 3; Vettius Valens, p. 304, 1. 25. On pourrait, en somme, attribuer ce versét au traducteur grec.
vu, 4-12. Dernière partie du discours. Différents avis.
Ce sont quatre péricopes qui ne sont pas liées étroitement entre 6116 5 πὶ avec ce qui précède. Nous distinguons des avis, et la règle d'or qui est comme un dernier mot correspondant au programme de v, 17-20.
Les deux premiers avis règlent la conduite à tenir quand on se croit inspiré de chercher le bien du prochain. Au lieu de le juger, il faut s’examiner soi-même (1-5), ét il faut aussi user deprudence (6).
Le troisième avis impose le recours à Dieu par la prière.
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