Guérison D'un LÉPREUX (Mc. 1, 40-45; Le. v
Nous avons admis que Le. a rédigé d’après Mc. On soutient que c’est le cas de Mt., car lui aussi a omis les deux expressions des sentiments de Jésus, σπλαγχγισθείς et ἐμθριμησάμενος, et que beaucoup d'expressions sont semblables. Mais cette ressemblance, surtout dans les paroles, s'explique par la catéchèse, et Mt. n’a pas le don du pittoresque comme Mec. On ajoute (Holtz. etc.) que l'interdiction au lépreux de parler n’a pas de sens dans Mt., où Jésus est suivi des foules, et n’est là que comme un emprunt à Mc. Mais rien n'indique dans Mc. que le lépreux ait parlé à Jésus en particulier, et dans Mi. les foules suivaient, donc à une certaine distance, et ne pressaient pas le Maître, comme ce fut parfois le cas. L'ordre de ne rien dire a sa raison d'être, même si d’autres ont pu entrevoir le miracle; Jésus ne veut pas que le lépreux se déclare guéri avant d’avoir vu le prêtre. La dépendance de Lc. se constatait surtout parce qu'il a mis ce miracle après le démoniaque et la belle-mère de Simon, tandis que Mi. n’a pasle démoniaque et ἃ renvoyé plus loin la belle-mère de Pierre; de même Le. avait comme Mc. ‘une note sur le bruit du miracle qui n’est pas dans Mt. — Et en somme s’il y avait dépendance de Mt., ce pourrait être le fait du traducteur (cf. Introduction, p. cxHIV 8.)-
Tandis que dans Me. Jésus était sorti de Capharnaüm et prêchait en Galilée, Mt. place le miracle avant l'entrée à Capharnaüm, après le grand discours. C'est comme une lecon de choses après la doctriñe. Jésus agit en souverain :
ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, vu, 4-4. τὺ".
suivirent. ?Et voici qu'un lépreux s'étant approché se prosternait ὁ devant lui, disant : « Seigneur, si tu veux, tu peux me purifier. » 3Et étendant. la main, il le toucha, disant : « Je le veux, Sois
purifié. » Et aussitôt sa lèpre fut purifiée. ὁ Et Jésus lui dit : «Garde-
toi de le dire à personne, mais va, montre-toi au prétre, et offre le présent que Moïse a prescrit, afin que cela leur soit en témoignage. » Étant entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui,
il accueille le Due qui n'aurait pas dû venir à lui et da touche, mais il renvoie le lépreux guéri à l’observation de la Loi. Cette situation du miracle est donc admirablement choisie dans le plan de Μί., ce qui ne prouve pas d’ailleurs que tel ait été l’ordre des faits.
1) La descente de la montagne a dù se faire par un sentier, et c’est précisé £
ment durant cette descente que le lépreux se présente. Le gén. absolu n’est pas
régulier, puisque αὐτοῦ: reparait dans la phrase comme régime (Β ἃ WOetc.); il ἃ été corrigé en χαταδάντι δὲ αὐτῷ par la tradition d’Antioche, et même pes N
ce qui a entrainé Ti.
2) καὶ ἰδού comme Lc., fréquent dans tous deux (Comm. Le. p. xux). — προσ- ;
χυνέω termé favori de Μί. : avec προσελθών encore 1x, 18; cf. xx, 20; χχυπι, 9; et εἴ. 11, 2. 8; xv, 25. — Les He du lépreux comme dans Me., en: ajoutant χύριε comme Le. ᾿ ἶ AE 3) Action et parole de Jésus comme dans Mc.; mais au lieu de la formule pleine de Me. « sa lèpre s’en alla de lui et il fut purifié », dont Le. a retenu
seulement la première partie, Mt. écrit moins proprement : « sa lèpre fut purifiée », alors que, dans l'A. T. et selon la nature, les personnes et les objets
sont purifiés, mais non la lèpre. Klostermann suppose que Mt. ἃ suivi Mc: il
faudrait lui attribuer un contresens, car Mc. pare, de l’homme. D'ailleurs on +
peut citer (Schanz) pour l'usage de Mt. καθαρεῖς τὸ αἷμα (Dt. xIx, 13) et ἐκαθάριζε τὴν περὶ ταῦτα συνήθειαν (Jos. Ant. XI, v, 4 in fine). Le sens est alors faire disparaître et on trouve le passif araméen dans le sens de disparaître : « le soleil est couché et le jour ἃ disparu », NI 2 ΝῚ (ber. 2b), dicton palestinien. La catachrèse de Mt. peut donc s'expliquer comme une traduction de l’araméen.
4) ὅρα μή (μηδενί) ne se trouve que cette fois dans Mc. et jamais dans Le.;
pour Mt. cf. 1x, 30; xvur, 40; xxiv. 6. Cette recommandation du silence éto :
après la mention des foules; elle prouve bien que l'épisode était rédigé dans la tradition avant d'occuper cette place dans ce contexte, mais elle ne prouve pas la dépendance de Mc. qui lui-même dépendait de la tradition. — Au lieu des termes vagues de Mc. & et de Le. ᾿χαθώς, le terme technique δῶρον ( (27), qui pouvait être un sacrifice (Lev. τ, 3 etc.), et spécialement ici le sacrifice enjoint dans Lev. χιν, 10, diminué en faveur du pauvre, Lev. x1v, 21. --- εἰς μαρτύριον αὐτοῖς, après le discours sur la montagne paraît lus encore que dans Le. avoir le sens de montrer à la classe des prêtres que Jésus ne détourne pas de la Loi, bien au contraire.
5-13. Le CENTURION DE CAPpHARNAÜM (1,6. vu, 14-10; cf. xur, 28 s.). Le fait du centurion se trouve dans Mt. et dans Le. à la même place, c’est-à-dire lorsque
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MATTHIEU, VII, 9νι “Ὁ Ἢ -»“᾿ ᾿ ; ᾿ « ἡ ; 3 ῳ ἘΣ a #, “a δὴ ἔν. χαλῶν αὐτὸν δ χαὶ λέγων Κύριε, ὁ παῖς μου βέβληται ἐν τῇ οἰχίᾳ παρα- ΑΝ 1 À a 9 - ἐφ ἢ τ
τ΄ δυτιχός, δεινῶς βασανιζόμενος. οἴ χαὶ λέγει αὐτῷ ’Eyw ἐλθὼν θεραπεύσω αὐτόν. 8 χαὶ ἀποχριθεὶς ὁ ἑχατόνταρχος ἔφη Ἰζύριε, οὐχ εἰμὶ ἱκανὸς ἵνα μου ΕΑΝ ᾿ > κ κῷ , ο΄ ὑπὸ τὴν στέγην εἰσέλθῃς ἀλλὰ μόνον εἰπὲ λόγῳ, καὶ ἰαθήσεται ὁ παῖς μου.