ES Ἢ
ο΄ ϑχαὶ γὰρ ἐγὼ ἀνθρωπός εἶμι ὑπὸ ἐξουσίαν, ἔχων ὑπ᾽ ἐμαυτὸν στρατιώτας; | χαὶ λέγω τούτῳ Πορεύθητι, καὶ πορεύεται, χαὶ ἄλλῳ Ἔρχου, χαὶ ἔρχεται; yat τῷ δούλῳ pou Ποίησον τοῦτο, χαὶ ποιεῖ. 10 ἀχούσας δὲ ὁ ᾿Ιησοῦς
| ἐθαύμασεν nai εἶπεν τοῖς ἀχολουθοῦσιν ᾿Αμὴν λέγω ὑμῖν, παρ᾽ οὐδενὶ.
τς 7. χαὶ a. λέγει (SV) plutôt que om. (TH).
8. χαὶ a. ἀποχριθεις (SV) plutôt que δε après (TH). 9, om. τασσομενος (TSV) et non add. (H).
sq
Je Sauveur entra à Capharnaüm après le grand discours inaugural. Mais il est
présenté de deux facons assez différentes. Dans Mt. Jésus s'entretient avec le
centurion; dans Le. celui-ci ne paraît pas en personne, étant représenté par des
; amis. La conciliation des faits a été établie par Aug. (De cons. ev. 11, 20) : non
δῶν ergo absurde Mattheus etiam quod vulgo possit intellegi per alios facto accessu
centurionis ad dominum conpendio dicere voluit accessit ad eur centurio. Ge qui ne veut pas dire que Mt. ait résumé Le., d'autant que les paroles prononcées
dans Le. par les envoyés sont plus naturelles dans la bouche du centurion. Il
| semble donc que Le. raconte plus en détail les faits qui se sont bien passés
comme il le dit, mais que la relation brève de Mt. comprenant la réponse prêtée
au centurion lui-même avait popularisé ces paroles de telle façon que Le. les
= ἃ conservées en les accommodant à la situation qu’il a décrite.
Mt. a en plus de Le. le salut de gentils opposé à la perte des Juifs, que Le. a
transporté plus loin (xur, 28. 29) dans l'ordre inverse qu’exigeait son contexte.
On comprend que Mt. ait profité de l'occasion du centurion pour placer ces paroles, mais il est vraisemblable qu'elles ont été prononcées plus tard, au
moment où la résistance des Pharisiens s'était mieux manifestée. D'autre part
Si le texte même est peut-être plus primitif dans Mt. » 8) Cette fois encore (cf.-v. 1) la construction irrégulière du gén. absolu a été corrigée en un datif dans les mss. antiochiens. Cela en dit long sur la persis-
tance systématique à réviser la langue dans cette recénsion.. Cf. Catena, p. 58 : εὖ μὲν λεπρὸς xatabdvrt.… προσήλθεν᾽ ὁ δὲ ἑκατόνταρχος, οὕτως εἰσελθόντι... Sur ce centurion cf. Comm. Le. — Mt. ne dit rien de ses rapports avec les Juifs; on voit à par la suite qu'il était païen, mais il n’est pas dit qu'il ait été prosélyte.
ἥ ἮΝ 6) κύριε est une parole de politesse. — ὁ παῖς en grec peut signifier un fils en
bas âge, ou un serviteur d'un âge quelconque. Quoiqu'il existe une paralysie Ἢ 3 infantile, cependant, d’une façon normale, la paralysie frappe les hommes d’un. + certain âge. Le παῖς est donc un serviteur, comme l'a appris Le. qui emploie: je " Doëlos. |
— βέδληται, de malades; cf. vin, 18; 1x, 2; Mc. vu, 30; Le. xv1, 20. Naturelle-
ra ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, VIN, 7-10.
-l'implorant Set disant : « Seigneur, mon serviteur est couché à la
maison, paralysé, souffrant terriblement. » *Et il lui dit: « Je vais aller le guérir. » $ Et le centurion, répondant, dit : « Seigneur, je ne 7,00 suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement un ‘7 mot, et mon serviteur sera guéri. ‘Car je suis moi-même sous une Re autorité, ayant sous moi des soldats, et je dis à celui-ci : Val Etil va; S et à un autre : Viens! Et il vient; et à mon serviteur : Fais cela! Et il le fait. » 1° Or Jésus entendant [ces mots] fut dans l'admiration et dit à ceux qui suivaient : « En vérité je vous le dis : je n’ai trouvé
ment on peut penser à l’'araméen NY (MeNeile), mais βάλλω s'emploie très ΔῊΝ bien pour se coucher (sur un lit); cf. Épict. π, 20, 10 βαλὼν κάθευδε, « étends-toi 5e et dors »; 1x, 10, 29 τί οὖν où ῥέγκω βαλών : « pourquoi ne pas ronfler étendu » ἌΝ et Ésope, fab. ccLvit λύκος... χακῶς πάσχων, ἐδέδλητο (MM. — Field). — fasavtw signifiait proprement mettre à la torture; aussi Lucien (de Soloec. 6) taxe: des solécisme l'emploi de ce mot à propos de maladie. Mt. l'emploiera encore plus largement, σιν, 24. — Le. insistait sur le danger de mort, Mi. sur la souffrance, ἘΠ ce qui convient bien pour certaines paralysies. | εἰ . 7) Zabn, Klost., McNeile etc. font de la réponse de Jésus une interrogation ER: Faut-il donc que j'aille moi-même le guérir? Ce qui amènerait la déclaration du centurion. C’est très subtil, mais peu naturel. Les Grecs ne manquaient pas de moyens d'indiquer un doute; la proposition est affirmative. Dans Le. le Sauveur se met même en route. £ +: 7240 ἣ 4 8) Le centurion, cela va sans dire, accepte avec reconnaissance l'offre dela guérison. Sa réponse exprime son humilité, mieux encore que dans Le., puisqu'il a placé μου avant τὴν στέγην, pour mettre l'accent sur l’indignité de sa personne. Elle exprime aussi sa foi. Si Jésus dispose de la puissance divine, comme il a À pu le constater (1v, 23), cette puissance doit avoir à tout le moins les prérogatives de la puissance humaine qui s'exerce par la parole. La maladie devra ;#4 l'entendre et céder; elle est donc en quelque sorte personnifiée, mais rien n'indique que le centurion l’attribue à un esprit mauvais. La conviction est 100 exprimée encore plus fortement que dans Le. par l'addition de μόνον et l'emploi ΤῊΣ du futur au lieu du subjonctif (leçon plus probable de Le.). “UT 9) Comme dans Le. (si ce n’est qu'il ἃ en plus τασσόμενος) avec la même … alternance des trois impér. : aoriste, présent, aoriste, fort difficile à expliquer ὟΣ (cf. Deb. 8 336, 1). | À ΡΩΝ Épictète, 1, 25, 10 λέγει μοι « πορεύου... za ἀπόστασον... πορεύομαι. « ἔρχου». ὁ ἔρχομαι — est moins compliqué. Nous avons donc ici un indice de la ténacité de la tradition orale ou d'un emprunt de Le. à un texte grec. Dans un cas ne, assez semblable (xiv, 29) Mt. écrit ἔλθε. Peut-être ici la nuance est: «va-t'en», action voulue pour elle-même; « viens », et demeure à mes ordres; ποίησον avec τοῦτο n’a pas de difficulté. MTL:
40) ἐθαύμασεν sans complément ne peut signifier comme dans Le. admirer ἫΣ , (quelqu'un), mais. s'étonner (d’une belle chose) nuance plus primitive. Le sens ὁ
166 | ÉVANGILE SELON SAINT MATTINEU, Vin, 41-42.
el
- A Tevoac γενηθήτω oo χαὶ ἰάθη ὁ παῖς ἐν τῇ ὥρᾳ ἐχείνῃ. ἸΣ Καὶ 3 1