‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 156 sur 350 · OM. χαι p. vraye (TI) et non add. (SV · texte numérisé non relu

OM. χαι p. vraye (TI) et non add. (SV

de la réflexion est le même que dans Le. quoiqu'on ait pu s’y tromper comme. Hilaire qui ἃ cru le centurion israélite. παρ᾽ οὐδενί est joint à ἐν τῷ, Ἰσραήλ, en

contraste avec le centurion. A prendre les termes à la lettre, il faudrait mettre la foi du centurion au-dessus de celle des disciples, mais on peut appliquer la règle de bienséance qui exclut toujours les personnes présentes quand on parle de choses fâcheuses. Les disciples forment groupe avec Jésus; il s’agit de l'impression produite par sa personne sur: ceux qu’on rencontre. La foi est ici la conviction que Jésus peut opérer le miracle, et elle est plus grande parce que le centurion croit à l'efficacité de sa seule parole. Il est la figure des gentils qui ont cru à la parole, sans avoir été visités par Jésus : nisi forte

in centurione fides gentium praeponitur Israeli (Hier.). — Cette πίστις était :

normalement nécessaire pour obtenir les miracles; cf. Me. vi, 6; Mt. χπι, 58; 242000 \ 11-12) Le. traitant ex professo de la réprobation des Juifs ἃ mis d'abord leur expulsion, puis la venue des gentils (πα, 28. 29). Mais Mt. qui place ce passage à l’occasion de la foi du centurion devait commencer par le salut des gentils qu’elle fait présager. L'ordre de Le. est plus vraisemblable en soi : on chasse ceux qui usurpent les places avant d'y introduire d’autres personnes. 11) En revanche le texte dé Mt. est plus coulant. Π n'ajoute pas « du nord et du sud ». Être à table appelle le nom de ceux qui recoivent. Ge sont les

trois patriarches, auxquels Le. ἃ ajouté les prophètes. Le royaume des cieux, ‘

formule primitive. D'ailleurs l'idée est la même : association des gentils à la récompense d'Abraham, parce qu'ils se seront associés à sa foi; cf. Mal. 1, 41.

. Même image d'un festin, cf. Is. xxv, 6, et la salle à manger d'‘Agiba (4both,

ιν, 16). Ce sont des comparaisons. ; '

12) Les fils du royaume, tournure sémitique. Si Herodes Atticus a été nommé υἱὸς “Ελλάδος (Syll. 395), c'est à cause de ses bienfaits, qui l'ont fait assimiler à un citoyen grec, mais les Juifs sont fils du royaume comme y ayant droit — selon eux — par leur naissance. C’est la mélaphore courante : fils du monde à venir (Chabbat 1532; Pesahim, 8&). Dans le grec on trouve des tournures Sporadiques; l’hébreu et l’araméen ont développé cette métaphore jusqu'à linvraisemblable, — D'ailleurs l'expression, très absolue, doit s'entendre

ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, Vt, 13-14. ‘1671-08

Le

autant de foi chez personne en Israël. » !! Or je vous dis que beaucoup Le. viendront de l'Orient et de l'Occident, et seront placés avec ἽΝ Abraham et Isaac et Jacob dans le royaume des cieux; ’tandis que Ἶ les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. » BEt Jésus dit au centurion : « Va, qu'il te soit fait selon que tu as cru. » Εἰ le servi- Ὁ teur fut guéri à cette heure-là. D:

16 Et Jésus étant entré dans la maison de Pierre, vit sa belle-mère :

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avec l'exception nécessaire des disciples et des autres qui croiront. L'inoui c'est que ceux qui semblaient avoir droit au royaume où leurs pères tiennent 1% | table ouverte soient jetés dehors. — Pour les ténèbres, cf. II Pet. π, 17etJude 13. Les ténèbres étaient un lieu commun de l’eschatologie juive; cf. Ps.-Sal. Di: xiv, 6; xv, 41; Philon De exsecr. 152, etc. La même croyance chez les Grecs, κι ' où σκότος signifie l'enfer (Eur. Hec. 1.), qu'on plaçait sous la terre (Sopa. 0. C. x. 1701). Ce qui est propre à Mi. c’est l'expression « ténèbres extérieures » (XX, M. à 13; xxv, 30); la lumière étant réservée au royaume de Dieu, on est enveloppé 3 de ténèbres quand on est loin de lui. C’était déjà la métaphore de-VA:.Ti (les Ὁ Ὁ impies marchent dans les ténèbres, Ps. xxxiv, 6 etc.) souvent rappelée dans le ἔπ N. T. {Mt. τιν, 16, Ῥαμ}.). ᾿ + ἊΝ La seconde partie du verset revient x, 42. 50, χχπ, 13; ΧΧΙΝ; 51; xxV; 30 commeune formule stéréotypée, étant le dernier trait de cette situation horrible; Εν il est moins bien placé dans Le. xmt, 28. Jérôme y voif une preuve de là résur: À rection des corps. Schanz préfère l'opinion de Jansen : Verum simplicius fuerit ὁὃὉἢ intellegere Dominum doctrinam suam auditorum carnalium captui attemperantem, 2 per fletum et stridorem voluisse significare dolorem et horrorem Summum. ST 13) Chaque évangéliste a conclu d’après la situation antécédente. — Μί. ἃ SE de plus mis en relief la part de la foi dans le miracle, qui s'était opéré au 1 moment où Jésus avait prononcé son fiat. Wellhausen ἃ vu dans ἐν τῇ ὥρᾳ ἐκείνῃ le sens de eddem hord, « à l'heure même », que l’araméen n'aurait pu exprimer, n'ayant pas d'expression pour idem. Il est vraisemblable en effet que les tournures analogues de Mt. 1x, 22; xv, 28; σύμ, 18, qui lui-sont propres, sont ὮΝ un reflet de l'expression araméenne « dans (ow de) cette heure », que syrsin. τ et eur. introduisent encore Mt. vu, 15, et qui signifie aussitôt (Mc. τ, 42). 1%

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14-45. GuériISON DE LA BELLE-MÈRE DE Pire (Mc. 1, 29-34; LC. 1v, 38. 39). τὸ Ἢ Assurément le schème de Mt. pourrait être un résumé du récit vivant de Mu, mais rien ne le prouve. Tandis que Mc. et Le. placent la scène au sortir dela fe

synagogue, à un moment antérieur, dans la maison de Simon, οἱ mentionnent . l'intervention d’autres personnes, qui prennent un repas, Mt. ne précise pas le moment, place le fait à une autre époque, parle de Pierre, et de personne ne. autre. Le plus probable est donc qu’il ἃ raconté à sa facon un fait bien connu sans se servir de Mc. OUR

14) Πέτρος n'étonne pas dans Mt. après 1v, 48 Σίμωνα τὸν λεγόμενον Πέτρον. — βεβλημένην, couchée, d’une malade; cf. vu, 6. ἮΝ

1 RP AT At

χαὶ πυρέσσουσαν. 15 χαὶ ἥψατο τῆς χειρὸς αὐτῆς, καὶ ἀφῆχεν αὐτὴν ὁ πυρετός, | nat ἠγέρθη, χαὶ διηχόνει αὐτῷ. 16 ᾿ὴΟψίας δὲ γενομένης προσήνεγχαν τ΄ αὐτῷ δαιμονιζομένους πολλούς" χαὶ ἐξέβαλεν τὰ πνεύματα λόγῳ, καὶ πάντας ᾿ τοὺς χαχῶς ἔχοντας ἐθεράπευσεν᾽ [ὅπως πληρωθῇ τὸ ῥηθὲν διὰ Ἤσαίου . τοῦ προφήτου λέγοντος Αὐτὸς τὰς ἀσθενείας ἡμῶν ἔλαβεν χαὶ τὰς νόσους

ἐπάν ἐβάστασεν. s RTS Ἰδὼν δὲ ᾿Ιησοῦς πολλοὺς ὄχλους περὶ αὐτὸν, ἐχέλευσεν ἀπελθεῖν εἰς τὸ ΜΝ πέραν.

: He | 18. πολλοὺς οχλους (TV) plutôt que οχλον (H) ou οχλους (8).

V2 45) ἥψατο, comme vu, 3. Tandis que dans Mc. Jésus fait lever la malade avant ai de la guérir, dans Mt. elle se lève après, ce qui est plus banal (comme dans Le.

__ mais avec des expressions différentes). — αὐτοῖς est très naturel dans Mc., πο. ν᾿ . ,. . . + Q 4. οὗ 5 Η ΄ trahit limitation dans Le. Mais Mt. écrit αὐτῷ qui se rapporte à Jésus. 16-17. Expurstons pe Démons ET Guérisons (Me. τ, 32-34; Le. IV, 40. 44).

τ On prétend que la circonstance du soir n’a sa raison d’être que dans Mc. (suivi par Lc), parce que les gens crurent devoir attendre la fin du sabbat. On en conclut que Mt. dépend ici de Mc. Et il se pourrait en effet que ces deux versets aient été ajoutés par le traducteur. Cependant la dépendance de Mt. apparaît beaucoup moins que celle de Le. Car Le. a comme Me. le coucher du ἣ ο΄ soleil, l’acolouthie malades et possédés, l'interdiction aux démons de dire ce qu’ils savaient du Christ, la même suite de cet épisode dans la fuite de Jésus. Il n’y aurait donc aucune inconséquence à nier la dépendance de Mt., carila - l’acolouthie démoniaques et malades, plaçant ces derniers à la fin, comme amenant mieux le texte d'Isaïe. La circonstance du soir se justifie très naturellement dans Mt.; le soir était venu, après une journée si bien remplie, D'ailleurs Odlus δὲ γενομένης, seulement ici dans Mc., se retrouve Mt. PO Ὁ EDS ed π΄ xxvi, 20; xxvir, 57.

46) προσήνεγχαν, l’aor. (comme Le. ἤγαγον). au lieu de l'impf. plus descriptif, puisqu'on n’amena pas tout ce monde d’un coup. — Le composé προσφέρω (Mt. Ÿ seul ici), onze fois dans Mt. au sens d'amener quelqu'un; deux fois dans Me. et de même dans Le. — δαιμονιζόμενος, fréquent dans Mt. (ιν, 24 etc.). — λόγῳ rap- pelle ce qu'a dit le centurion vu, 8. Jésus n'emploie pas d'exorcismes, il lui suffit d’un ordre. — Mt. a déjà employé καχῶς ἔχοντες (IV, 24). ; | On prétend (Klost., MeNeile etc.) que Mt. ἃ transposé systématiquement les » πολλοί et les πάντες de Μο.; au lieu de : « on les amène tous et il en guérit [quelques-uns », Mt. dit : « on en amène quelques-uns et il les guérit tous ». ? La différence est incontestable et sensible, mais c’est 1 tendance ordinaire de τς ]Mt. de dire que Jésus guérit tous les malades (x, 35; x, 1: χα, 15; cf. IV, 24). ; 17) Le but de Mt. apparaît ici clairement. Au soir du sermon il était bon de montrer que vraiment Jésus avait accompli les prophéties (v, 17) comme il avait fait respecter la Loi dans le cas du lépreux. — ὅπως πληρωθῇ comme 11, 23;

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VA: 1 à

DEA | τ ἐν τ δ ἐς ASS ASS TRES ἶ Ἢ ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU. vi, 18.

couchée Fe avec la fièvre. 15 Et il toucha sa main, et le fièvre la quitta, et elle se leva, et le servait.

16Le soir étant venu, ils lui apportèrent de nombreux ἐς ς niaques ; et il chassa les esprits d'un mot, et il guérit tous ceux qui allaient mal; 17 de façon que fût accompli ce qui ἃ été dit par le prophète Isaïe en ces termes : « Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies. »

18 Et voyant des foules nombreuses auprès de Ὧν il der ordre

x, 35, ὅπως alternant dans Mt. avec {va (ou τότε ἐπλ.) pour indiquer qu'une prophétie a été accomplie par un fait de la vie de Jésus. Ici Is. zur, #n’est pas cité d’après 165 LXX (οὗτος τὰς ἁμαρτίας [ἀνομίας] ἡμῶν φέρει καὶ περὶ ἡμῶν ὀδυνᾶται), ε qui avaient interprété les souffrances comme une expiation des péchés, ce qu est bien le thème général du morceau, mais non le sens des termes. Pour mieu: cadrer avec la situation, Mt. a traduit d’après l’hébreu et d’une manière par faite : Le serviteur de Iahwé ἃ pris sur lui (pour les porter) nos maladies ou infirmités, et il a porté en effet nos douleurs. Deissmann a prétendu à tort (Bibelstudien 91 s.) que Mt. avait interverti Nw2 et b1D. La pensée d'Isaïe était que le Serviteur avait pris sur lui le châtiment destiné à d’autres. Quel rapport y a-t-il entre ce texte et la situation évangélique? Dans ce qui précède, HU re. bien.que Jésus a délivré les hommes de leurs infirmités, mais non qu'il les ait δ ᾿ prises sur lui. Et en effet le texte cité pourrait signifier que Jésus ἃ enlevé ς Ῥ (ἔλαθεν) et qu'il a emporté (ἐδάστασεν, sens courant, exemples dans MM.)les infirmités, mais cela est trop loin de la pensée d’Isaïe. Renonçant à un accord ἘΠ" précis, on admet (MeNeile ete.) que Mt. a pris ce texte dans un recueil d'extraits sans se préoccuper du contexte, és manière vague de citer étant d’ailleurs courante alors.

— Mais l'existence de ces recueils au re siècle n’est nullement prouvée, et il est nvraisemblable que Mt. qui a si bien traduit Isaïe n'ait pas tenu compte de sa pensée. L'intérêt de la citation est précisément qu'elle peut s'appliquer littéralement à la situation, dans des termes qui ‘contiennent une pensée plus profonde. En assumant la peine, le Serviteur expiait aussi la faute (commeles LXX ont dit trop clairement), de sorte qu'il lui était donné d’affranchir ses frères des deux. C’est cet affranchissement que Jésus commençait en expulsant les ἀόπιδηδ et en guérissant les malades. Il est sous-entendu que par là mêmeil

s'était chargé pour l'avenir de l’expiation; c'est ce que les chrétiens EM ΟΝ 4 den

18-23. DISPOSITIONS EXIGÉES DE DEUX DISCIPLES (Me. 1v, 35; Le. vin, 22; 1x, 57-60).

Tandis que Mc. met la traversée du lac après les paraboles, c'est-à-dire beaucoup plus tard, Mt. la place après les guérisons du soir, et peut-être le même soir, ce qui concorderait pour le moment de la journée avec Me. 1v, 35. Quelle raison donner de ce changement d'époque, si Mt. s'était servi de Mc.? Il aurait omis Mc. 1, 35-38 que Lc. a au même endroit (ιν, 42-43) et transposé le paralytique (Me. 1, 1-12; ME. 1x, 1-8), sa vocation (Mc. 1, 13-17; Mt. 1x, 9-13), la

L LR D AL AS, 3

AO: ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, VII, 19. τς

CNE PET RMS | 19 ἹΚ αἱ προσελθὼν εἷς γραμματεὺς εἶπεν αὐτῷ Διδάσχαλε, ἀχολουθήσω. σοι € » ΄ = ᾽ -- Ξ ὅπου ἐὰν ἀπέρχῃ. ὅθ χαὶ λέγει αὐτῷ. ὁ ᾿Ιησοῦὺς Αἱ ἀλώπεχες φωλεοὺς

- - LA à ss. 1 [4 ἔχουσιν χαὶ τὰ πετεινὰ τοῦ οὐρανοῦ κατασχηνώσεις, ὃ δὲ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου

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Κύριε, ἐπίτρεψόν μοι πρῶτον ἀπελθεῖν nat θάψαι τὸν πατέρα pou. “5 δ᾽ δὲ ᾿Ιησοῦς λέγει αὐτῷ ᾿Αχκολούθει pot, καὶ ἄφες τοὺς νεχροὺς θάψαι τοὺς

ἑαυτῶν γεχρούς. . 38 Kai ἐμβάντι αὐτῷ εἰς πλοῖον: ἠχολούθησαν αὐτῷ

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