Incovs p. de (HV) plutôt que om. (TS
question du jeûne (Me. π, 18-22; Mt. 1x, 14-17), les épis et le sabbat (Mc. x, 23- 28; Mt. χη, 1-8), la main desséchée (Mc. m1, 4-6; Mt. x, 9-14), le concours du peuple avec guérisons et exorcismes (Me. τι, 7-42 ; Mt. χει, 15-21), le catalogue ἡ des Apôtres (Me. τη, 13-19; Mt. x, 1-4), la discussion sur Béelzeboul (Mc. τι, 20- . 30; Mi. x, 22-37. 43-45), les parents de Jésus (Mc. ur, 31-35; Mt. x, 46-50); les paraboles (Mc. 1v, 1-34; Mt. χπτ, 1-9. 10-15. 18-23. 31-32. 34.35) omettant certains passages de Mc., en ajoutant d’autres, tandis que Le. suit l’ordre de Mc.
jusqu’au choix des apôtres et ne met la traversée qu'après les paraboles.
Quoi qu’il en soit de la raison qui a décidé Mt. à placer ici la traversée, il la
fait précéder de deux interpellations qui permettent à Jésus de faire connaître quelle résolution il faut avoir pour le suivre. Le moment paraît bien choisi,
. puisque Jésus entreprend une carrière nouvelle, dans un pays étranger, et c’est
une pensée semblable, à un autre tournant de la vie de Jésus, qui a dù déterminer Le., avec une vocation en plus (x; 57-62). La première vocation de Mt. paraît prématurée, puisque le Fils de Fhomme a peut-être encore un abri à Capharnaïüm, mais la réponse de Jésus s'explique mieux dans le second cas,
puisque le départ est imminent. Rien n’oblige à croire que ces questions se
soient présentées dans le même temps; peut-être faut-il placer ici la seconde
de Mt., et renvoyer la première au temps marqué par Le. Il était naturel de les
grouper pour constituer un thème.
18) Tandis que dans Me. (ιν, 35 s.) Jésus prononce une parole aussitôt mise à exécution (ὡς ἦν), dans Mt. Jésus donne un ordre (ἐχέλευσεν), ce qui n’exclutpas
des préparatifs. Comme son intention est de se soustraire à la foule qui aurait ἢ
fini par se disperser le soir, il m'est pas du tout clair que Mt. envisage un soir ni le même jour. Luc a eu soin de détacher cet épisode (ἐν μιᾷ τῶν ἡμερῶν). — ἀπελθεῖν et non διελθεῖν, car le but est de s’en aller loin de cette foule, l’idée de la traversée étant suffisamment rendue par εἰς τὸ πέραν, première et naturelle expression des riverains qui est devenue dans Josèphe ἣ Περαία. Luc n'emploie τὸ πέραν qu'ici d'après Mc., quoique ee soit classique pour désigner la rive opposée.
19) προσελθών, style de Mt.; cf. vu, 2 etc. εἷς pour τίς, forme de la koinè. Mt.
Cal
οὐ ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, vin, 20-24 AA ΠΩ
de s’en aller sur l'autre rive. Et un scribe s’avançant lui dit: « Maître, je te suivrai où que tu ailles. » Et Jésus lui dit : « Les δύ... renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel des abris, mais le
Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. » 2! Un autre des disciples
lui dit: « Seigneur, permets-moi auparavant d’aller et d’ensevelir mon père. » * Mais Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts.» CR
#Et lorsqu'il fut monté dans une barque, ses disciples le 3 À suivirent. #Et voici qu’il se fit un grand ébranlement dans la mer,
de façon que la barque fut enveloppée par les vagues: lui, cependant,
ajoute que e’était un seribe, mais déjà un disciple, puisque le second interlocuteur (v. 24) sera un autre disciple. Absolument rien n'indique que ce scribe ait . agi par avarice; Jérôme l’a conclu seulement de la pauvreté dont Jésus le a menace. Mais il semble bien qu’il se, mette trop en avant et fasse du zèle. Les Qu autres se préparent à partir sans rien dire. Celui-là fait sonner son dévouement. C’est un peu la présomption de Pierre. Mêmes paroles un peu emphatiques dans Le. Dans Mt. il y a en plus « maître », ce qui pourrait être une simple politesse, comme χύριε au v. 21. DRE, 20) Comme dans Le. π΄ 24) Le second, par contraste, a un scrupule. La réponse qui lui est. faite 00 s'explique mieux dans Μί., parce qu'il est déjà disciple, parce qu’on va Lin ; ν΄. et que ce n’est pas le moment de se dérober. ΙΝ 22) Dans Mt. comme dans Lc., quoique sous une forme différente; με ἢ ἴδ donne un ordre qui sans doute aura été suivi. Sur l'interprétation de M. Perles :
« Laisse les morts à celui qui est chargé de les enterrer », cf. sur Le. 1x, 60. ὌΝ 23-27. La TEMPÊTE APAISÉE (Me. 1v, 36-41; Le. γπ|, 23-25). | 2 CR Le. a négligé les circonstances pittoresques de Mc., surtout en ce qui regarde
les disciples. Encore est-il qu’il a aussi placé le reproche de Jésus après le
miracle, et qu’il a attribué aux disciples le même sentiment de crainte surnaturelle. Dans Mt. les disciples demandent à être sauvés, le reproche suit le miracle, et c’est ke public qui s'étonne. — Mt. est donc plus éloigné de Mc. que …
Le. Son récit est plus purement un thème miraculeux sans la vie que donnent
les détails. Mais les divergences avec Mc. indiquent plutôt un récit distinct Ἂν
original qu’un résumé. ve 23) Les premiers disciples étaient des pêcheurs, done des bateliers. Dans Me:
ce sont eux qui agissent et qui dirigent la manœuvre; ils prennent Jésus. Dans (4 Mt. le maitre monte dans la barque et les disciples font leur métier de disciples, Ne ils suivent. C'est incontestablement moins une vue directe, qu’une indication de “Vascendant de Jésus, mais tout dépend ici du génie de l'écrivain plutôt que d'une évolution liltéraire régulière, et en tout cas on ne voit pas trace d'imita- τὸ 2x \ tation de Mc. | μ΄.
24) σεισμός, au lieu de λαΐλαψ, conservé par [,0., indique ordinairement un
‘: Évanc LE SELON SAINT MATHIEU,
πλοῖον APP ὑπὸ τῶν χυμάτων᾽ αὐτὸς δὲ ἐχάθευδεν. 5 χαὶ προσελθόντες ἤγειραν αὐτὸν λέγοντες Κύριε, σῶσον, ἀπολλύμεθα. “ὁ χαὶ λέγει. 16e : αὐτοῖς Τί δειλοί ἐστε, ὀλιγόπιστοι; τότε ἐγερθεὶς ἐπετίμησεν τοῖς ἀνέμοις ν΄ χαὶ τῇ θαλάσσῃ, καὶ ἐγένετο γαλήνη μεγάλη. 27 Οἱ δὲ ἄνθρωποι ἐθαύμασαν
ο΄ λέγοντες Ἰ]οταπὸς ἐστιν οὗτος ὅτι at οἱ ἄνεμοι καὶ à θάλασσα αὐτῷ ὑπα-
χούουσιν ; 28 Kat ἐλθόντος αὐτοῦ εἰς τὸ πέραν εἰς τὴν χώραν τῶν
de 25. om. où μαθηται p. προσελθοντες (TH) plutôt que add. (SV).
tremblement de terre. Ici c'est une tempête, puisqu'il sera question des vents Div. 26 οἱ 37. -. ᾿ - 8 χαλύπτω ne peut signifier couvrir, submerger, mais envelopper, cacher, les VAE vagues étant plus hautes que la barque qu’elles menacent d'engloutir ; du bord - on devait la croire perdue. — Le. a parlé du sommeil quand ΠῚ commencé, et = Me. décrit la position du dormeur; l'opposition de Mt. est plus saisissante : αὐτὸς δέ découvre le Maître : il dormait.
) 25) προσελθόντες style de Mt. Ceux qui parlent ne sont pas des bateliers = effrayés, mais des disciples qui recourent à celui qui peut les sauver. Néanmoins | DE Ἢ le cri traditionnel « nous sommes perdus », suppose qu'ils n'avaient pas cette > confiance abandonnée qui n’eût même pas dérangé le Maître.
26) Le reproche avant le secours est assez naturel, mais on objecte ΠΣ τὰ en pareil cas : « Commence par nous sauver. » Peut-être Mt. a-t-il voulu montrer que Jésus, sûr de son fait, prenait son temps. Le ton est moins vif que dans Mc., mais les deux reproches y sont. C’est alors seulement que Jésus se lève | (surgens, R. V. he arose), car ἐγερθείς ne peut signifier ici que Jésus s’est éveillé; il a déjà parlé. Son attitude debout pour commander a grande allure. — Les vents, encore une facon générale, car une tempête n’est causée que par un vent #0 (Mc. Le.). Mais Jésus est souverain de tous les vents. Puisqu'’ils sont personnifiés (ainsi que la mer) le verbe ἐπιτιμάω, « faire des reproches », n’est pas trop fort. On dirait qu’ils se sont mis en branle pour perdre Jésus et ses disciples, mais il m'est rien dit d’une instigation du démon; cf. ἐπετίμησε τῇ ἐρυθριᾷ θαλάσσῃ, ps. ον, 9. — γαλήνη est le mot propre pour le calme de la mer; la qualification , de grand fcf.Is. 1x, 1) a quelque chose du vague sémitique (Mc. Mt.). Homère : a dit : le calme blanc (04. xx, 94).
+ 27) « Les hommes » ne peuvent être les disciples (Jér. Hil. Euth.). Mt. a en __ décrire l'effet du miracle sur le public auquel les disciples ne manquèrent pas
τὰ de le raconter, et il faut avouer que les termes de la surprise (même dans Me. et | . Lc. τίς ἄρα οὗτός ἐστιν) sont si forts que l’exclamation est plus naturelle dans la bouche du public. Les apôtres devaient être moins étonnés, aussi Mc. ne parle ΤΩΝ que de la peur. Luc ἃ compris que les paroles supposaient l'étonnement qu'il a ᾿ ᾿ joint à la peur. — Dans Mt. l'étonnement conviendrait d'autant moins aux
ï apôtres qui ont imploré le secours. On savait que Jésus avait un pouvoir À surnaturel, mais on se demande de quelle sorte il est (ποταπός) ;; c'est un progrès dans l’admiration, et c'est la raison d’être de cet épisode dans cette série. à : | β à