‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 160 sur 350 · ἀφεωνται (SV) plutôt que αφιενται (TH · texte numérisé non relu

ἀφεωνται (SV) plutôt que αφιενται (TH

1Et montant dans une barque, il traversa [le lac] et vint dans sa ville. ? Et voici qu’on lui apportait un paralytique, couché sur un lit. Et Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Aie confiance, [mon] ἢ

1-8. GUÉRISON D'UN PARALYTIQUE (Mc. π,.1- 12; EC 17-26). ΤΙ faut vraiment du parti pris pour dire avec McNeile que Mi. revient ici à l’ordre de Mc. Au lieu de placer Jaïre au retour de Jésus, il s’écarte de Mc. en “plaçant ici trois péricopes que Mec. avait mises beaucoup plus tôt. On peut dire ἧς seulement que ces péricopes sont dans le même ordre. Mais ces petits groupements pouvaient être traditionnels, la mémoire étant aidée par l'unité de lieu. paralytique pardonné et guéri est beaucoup plus court dans Mt. que 8105 6. qui a imité à sa manière la précision des détails dans Mc. un Le retour qui devait nécessairement être indiqué, correspond à celui de . Mc. v, 21 (sans nom de lieu). Dans Mt. il se fait à Capharnaüm, car c’est bien la ville du ministère de Jésus (1v, 13). D’ ailleurs dans Mc. aussi la scène est à Capharnaüm, et dans une maison. Klostermann ἃ remarqué qué la présence de Jésus dans une maison, souvent notée par Me. πι, 20; vu, 47. 24; 1x, 28; x, 0. v: Εν a été évitée par Mt. xu, 23 (pas strictement parallèle); xv, 45. 21; χυπ, 19; xx, BE: 8. Mais précisément il serait étonnant, s’il avait pris Mc. comme source, qu'il Le ἌΝ n’eût pas conservé la maison une fois ou l’autre, celte fois surtout. Cette ἼΩΝ négligence du détail tient à sa manière originale de concevoir son œuvre. Aussi bien il connaît une autre maison, plus déterminée; cf. Introduction, p. LxxIv se ur — ἴδιος — ἑαυτοῦ, style hellénistique. à 2) Omission des détails. Ni maison, ni foule, ni efforts héroïques pour amener x KT le paralytique et qui rehaussaient sa foi. Il ne reste que l'essentiel : tout de we même on l’apporte pour être guéri. — προσέφερον. Pourquoi l'imparfait pour un seul malade? Peut-étre-avait-on vu Jésus revenir en barque, οἱ quand il entra

N DUR EU NE ὯΝ 5 NL M δἰ ‘at VAT #4 pan + ', ὍΝ ᾿ 4 \ ἣν ni

- x Ἷ A ποκὶ ς 1 e | oov ai ἁμαρτίαι. 3 Καὶ ἰδού τινες τῶν γραμματέων εἶπαν ἐν ἑαυτοῖς Οὗτος

ς΄ βλασφημεῖ. nat εἰδὼς ὁ Ἰησοῦς τὰς ἐνθυμήσεις αὐτῶν εἶπεν Ἵνα τί ἐνθυς΄ μεῖσθε πονηρὰ ἐν ταῖς χαρδίαις ὑμῶν; ὅ τί γάρ ἐστιν εὐχοπώτερον, εἰπεῖν ᾿Αφέωνταί σου αἱ ἁμαρτίαι, ἢ εἰπεῖν ὁ Ἔγειρε χαὶ περιπάτει; ἵνα δὲ εἰδῆτε

S 2 > > - 2 x € τὸν οἶχόν ou. χαὶ ἐγερθεὶς ἀπῆλθεν εἰς τὸν οἶχον αὐτοῦ. 8 ᾿Ιδόντες δὲ ci

4. εἰδως (Η) ou τδων (TSV). — om. ὑμεῖς p. τι (TH) plutôt que add. (SV). 4 5. Comme au y. 2.

6. eyepôex (TSV) plutôt que εγειρε (H).

ñ > xAvn (comme Le.) plus élégant que χράδαττος. — θάρσει en plus dans Μί. —

ἀφίενται n’est soutenu que par NX B K. Nous lisons ἀφέωνται, le parfait (dorique- / jonien-arcadien d’après Deb. 8 97) au lieu du présent, mais en somme les deux | temps reviennent au même : désormais les péchés sont pardonnés. — On se Εν fe demande pourquoi Jésus ἃ commencé par là. Rien n'indique qu'il ait estimé la | maladie une suite naturelle du péché, ou la guérison impossible avant le pardon. — Le mot θάρσει de Mt. donne peut-être la clef. Jésus n’a pas seulement vu la foi des porteurs, il a lu dans l’âme du paralytique un sentiment d’anxiété : ses péchés n’empêcheraient-ils pas la guérison? Si le thaumaturge les connais- ? sait, voudrait-il le guérir? — Ce mot touchant, si bien en situation, ne saurait __ être une addition banale.

F1 3) Qu'il y ait eu là des docteurs, Le. et Mc. l'avaient dit chacun à sa manière, mais la dépendance de Le. était manifestée par le mot χαθήμενοι, sans parler de la ressemblance des discours. — Mt. dit les choses avec une extrème concision. Si les scribes accusent Jésus de blasphémer, c'est qu’il n’a pas employé le ton

τ d’un casuiste qui estimerait les péchés pardonnés, mais de quelqu'un qui les

: absout. C’est un blasphème à leurs yeux, pour la raison donnée dans Mc. et Le. F que Dieu seul peut remettre les péchés. É 4) εἰδώς ἃ bien l’air d’une correction de ἰδών, qui paraissait négligé s'appliquant \K à un sentiment intérieur aussi bien qu'à des marques extérieures de foi, v. 2. ‘. Mais cette intuition n’est pas sans beauté. Au lieu que Me. emploie trois ‘fois διαλογίζομαι, que Le. l’a deux fois et une fois διαλογισμός, indices de dépendance, Μί., ayant supprimé le raisonnement, emploie une autre racine, ἐνθυμέομαι (I, 20) οἰ ἐνθύμησις (xir, 25), étrangers à Mc. et à Lc. (sauf. Act. xvrr, 29). — {va et πονηρά sont en plus (Mc. τί et ταῦτα) dans Mt. — ἵνα τί, sous-entendu γένηται, originairement « dans quel but? »; cf. Prat. Symp. 205, a, mais ensuite simplement « pourquoi? », et presque synonyme de τί et de ὅτι τί; cf. PLar. Ap. 26 d : ἵνα τί ταῦτα λέγεις; « comment peux-tu dire cela? ». — πονηρά non pas des pensées qui sont mauvaises, mais des pensées malveillantes; donc : « de quoi parlez-vous,

SE λοι

TL Se

A dr né

fils; tes péchés sont pardonnés. » ὃ Εἰ voici que quelques-uns des scribes dirent en eux-mêmes : « Cet homme blasphème. » #Et Jésus, voyant leurs pensées, dit : « Pourquoi concevez-vous dans vos cœurs des pensées malveillantes ? 5Car lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, et marche? 6Or afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre autorité pour remettre les péchés — alors il dit au paralytique : — Lève-toi, prends ton lit et va dans ta maison. » ?Et se levant, il s’en alla dans dans sa maison. 8[Ce que] voyant les foules furent saisies de crainte,

et elles rendirent gloire à Dieu d’avoir donné aux hommes une telle |

autorité. :

fines ne sont pas d’un abréviateur. cs 5) «Et prends ton grabat » peut très bien être une addition de Mc. qui ne

compte pas ses mots. {Pour le sens, Cf. Comm. Mc. — τότε est de Mt. et un.

indice araméen.

6) Paroles solennelles qui ont dû être retenues par latradition et reproduites souvent dans les catéchèses. Klostermann opine que la parenthèse, placée au même endroit dans Me. Le. et Mt., prouve une même source écrite. Mais elle était assez naturelle et devait être placée au changement d’interlocuteur. Encore Mt. si concis a-t-il en plus son τότε. Au surplus on peut supposer une retouche en grec. |

7) « Devant tout le monde » (Mc. Le.) qui rehaussait cependant l'authenticité du miracle n’est pas dans Mt. mais il a la phrase biblique stéreotypée za ἄπηλθεν εἰς τὸν οἶκον adroë, I Regn. x, 26; xx, 18: Π Regn. xu, 45; xvur, 23 (avec des variantes dans d’autres cas, comme τὸν τόπον etc.). Le. a aussi cette tournure; il a pu l’emprunter à ses souvenirs bibliques; mais il est plus probable qu'il dépend d’un autre récit que celui de Me. qui pourrait être Mt. sous une forme ou sous une autre.

8) Mt. qui n'avait pas parlé de foules (Mc. et Le. διὰ τὸν #10) les introduit .

maintenant. Cette manière de clore le récit est certainement plus sémilique que la période de Mc.; cf. Judith, x, 44 etc. Dans Mc. et dans Le., « on n’a rien vu de pareil, d’aussi extraordinaire ». Dans Mt. les foules glorifient Dieu (les trois)

* mais s’'étonnent qu'une pareille puissance ait été donnée aux hommes. Les. assistants ont-ils donc compris « fils de l’homme » dans son sens primitif +

d'homme (Wellh.)? Ce serait attribuer à Mt. un trait beaucoup trop subtil, comme si les foules avaient mal compris le titre de « Fils de l’homme » et rabaissé Jésus en essayant de le glorifier. ἢ a simplement voulu dire que malgré leur admiration, les foules rangeaient Jésus dans la catégorie des anciens thaumaturges. Cela n'équivaut certes pas à fixer la croyance du lecteur, mais cela ne marque pas non plus un grand souci de relever la personne du Sauveur plus haut que dans Mc. En somme, la foule, amenée seulement alors par Μί., n’a vu

᾿ ᾿ x: "- H s1 : " ᾿ δὲ ἣ 1 VANGILE SELON SAINT MATTHIEU, IX, 3-8. : 1707008 $ ἸΟῪ

pour vous mettre dans l'esprit des pensées malveillantes » ? Des nuances aussi :

180. τς ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, Γ 1 7 ἣ ) AE à 3. a M 2 : ΤῊΣ SK παράγων ὁ ᾿Ιησοῦς ἐχεῖθεν εἶδεν ἄνθρωπον καθήμενον ἐπὶ τὸ τελώνιον; ᾿ Ναθθαῖον λεγόμενον, χαὶ λέγει αὐτῷ ᾿Αχολούθει μοι" χαὶ ἀναστὰς ἠχολού- ᾿θησεν- αὐτῷ... 10 Kat ἐγένετο αὐτοῦ ἀνακειμένου ἐν τῇ οἰχίᾳ, χαὶ ἰδοὺ

À. 4 Ὁ - 2 - πολλοὶ τελῶναι χαὶ ἁμαρτωλοὶ ἐλθόντες συνανέχειντο τῷ Ἰησοῦ nai τοῖς

que l’homme guéri sans pouvoir suivre les conclusions à tirer du raisonnement de Jésus. Il faut strictement tenir compte des nuances de tout le contexte.

! 9-13. VocarioN DE MATTHIEU. APPEL AUX PÉCHEURS (Me. π, 13-17; Le. v, 27-32). Même contexte que dans Mc. ef Le.; le lieu aussi concorde. Luc a ἐξῆλθεν au début comme Me., et de même Aev&; ila seulement dit plus clairement que Lévi avait reçu Jésus chez lui, et grandement. — Dans Mi. Jésus ne sort pas puisqu'il n'était pas dans une maison, le nom de l’appelé est Matthieu; au v. 13°, citation de l'Écriture.

Dr : : :

Ν ΣῊ 9) Mt. et Le. omettent la circonstance du bord de la mer et de l’enseignement. …. Mais d’après les deux on devait être encore sur le territoire de Capharnaïüm. Si παράγων avait nécessairement ici le sens de « passer le long de » (Mc. 1, 16),

il faudrait que ce mot ait été ici emprunté à Mc. qui parle de la mer; mais le .sens ordinaire ax, 27; Jo. vin, 59; 1x, 1) est passer en s’éloignant, ce qui est

ἾΝ plus marqué dans Mt. par ἐκεῖθεν. Sur le τελώνιον, cf Comm. Mc. — Le nom du ἫΝ publicain est Μαθθαῖος, en hébreu "ΠῚ. Les inscriptions n’ont donné que KMS (à Palmyre) — Μαθθᾶς. C'est un nom abrégé soit de ‘man (Jonas 1, 1), soit plutôt de ann, « don de Ja ». ἹΠὩ est le seul nom des disciples de Jésus qui se trouve dans le Talmud (6. Sanh. 43 +), mais avec quatre autres qui paraissent | choisis pour faire des calembours, comme ‘m1 joue avec m2 « quand »? D’après Mt. le publicain appelé devint un des Douze, Ναθθαῖος ὃ τελώνης (x, 3), et on trouve en effet Matthieu dans le catalogue de Mc. (αι, 48) et dans ceux de DT ἐν Luc (16. νι, 15; Act. 1, 13). L'identification de Lévi et de Matthieu a prévalu dans l'antiquité; on voit seulement qu'Héracléon (CLÉM. Strom. 1v, 9) et Origène (Cont. Cels. τ, 62) ont nommé Lévi et Matthieu comme deux personnes distinctes. Eten effet il suffit pour expliquer la divergence entre Mt. et Mc. avec Le. de supposer que Lévi avait deux noms sémitiques, et le second, Matthaï, était

courant dans la tradition quand on le nommait parmi les Douze.

LCR Mc. (suivi par Le.) aurait négligé — avec ou sans intention — de constater de. l'identité, à moins que peut-être son texte primitif du catalogue n’ait porté Lévi, EE, comme on pourrait le croire si les quelques mss. dont parle Origène représen- En taient la leçon primitive, assimilée ensuite au texte de Mt.; mais Origène ἃ pu

confondre avec Acé6atos. De son côté Mf. a pu donner le nom définitif de l’apôtre x. dès le début, comme il a dit Πέτρος (vu, 14; XV, 10) avant l'imposition de ce À νι nom à Simon (xvi, 18). IL faut aussi tenir compte de l'affectation avec laquelle M Mt, ἃ rappelé pour ce seul cas la profession antérieure, peu honorable, de Matthieu dans le catalogue des apôtres (x, 3). De sorte que Jér. paraît avoir

. touché juste au moins en partie : Caeteri evangelistae propter verecundiam et

- nominat, ut ostendat legentibus, nullum debere salutem desperare…. Gette raison. ta τῇ

. plus ne prouve qu'il ait connu Matthieu comme publicain, mais il a dû faire de

__ publicains et des pécheurs surviennent, ce qui est bien conforme au sans-gêne ne $ en:

tiques. : .

0Et Jésus s'éloignant de là vit un homme assis au bureau de la douane, nommé Matthieu, et il lui dit : « Suis-moi. » Et se. levant il Le suivit. | | Ἧ Et il arriva, comme il était ἃ table ἃ la maison, que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent se mettre à table avec Jésus

honorem Matthaei, noluerunt eum nomine appellare vulgato, sed dixerunt Levi : duplici quippe vocabulo fuit. Ipse autem Matthaeus.… Métthaeum se et publicanum

nous paraît surtout bonne pour expliquer le parti pris par Mt.; d’ailleurs elle est si bien en rapport avec la leçon qui résulte des paroles de Jésus, que Mc. et τ Le. auraient pu nommer Matthieu sans lui faire affront. Me. a peut-être donné le nom ancien de Lévi simplement comme le plus usité au moment de la VOCation, et Le. aura suivi. — Loisy prête à Mt., c’est-à-dire à l'écrivain grec qui à voulu se rattacher à l’apôtre Matthieu, le dessein « de mettre en relief le personnage de l’apôtre » (1,486). « S'il ἃ supprimé le nom de Lévi, c’est que ce nom n'avait aucune signification traditionnelle (— en dépit de Mc.?); rien non

lui un publicain en lui donnant la place de Lévi » (1. L.). Alors ce relief eût été Ne plutôt fâcheux. — L’épître en éthiopien qui précède les Entretiens de Jésus avec ses disciples (Scammr, Gespräche «7681... p. 229 ss.) contient parmi les Douze Nathanaël et Céphas, mais non Lévi; Matthieu y est au huitième rang. Ὁ “LM

10) Le. résume en homme du monde; Lévi organise une réception en l'honneur de Jésus: il y avait beaucoup de publicains et d’autres; les disciples sont censés ἫΝ ; avec Jésus. Dans Mc. des publicains et des pécheurs sont présents au repas comme faisant partie de la suite de Jésus, après ses disciples. — Dans Mt. des +.

oriental. ἡ ΕΣ

Mais d’après les trois, le repas ἃ lieu chez Lévi. Luc est formel et a bien compris Me., où αὐτόν et αὐτοῦ s'entendent de Lévi, sujet de la phrase précédente, 4 FR tandis que Jésus est nommé plus loin. MeNeile prétend que συνανέκειντο τῷ ΚΝ Ἰησοῦ prouve que Jésus donnait le repas; mais les συναναχείμενοι sont aussi bien les co-invités en même temps (Le. vi, 49; xiv, 10.15). Les publicains sont adjoints à Jésus et à ses disciples à la table de Lévi. Dans Mt. c’est encore plus … ᾿ clair d’après le contexte général, car le Jésus qui n'a pas d’abri (vur, 20) n’est pas un amphitryon qui tient table ouverte dans sa maison! — Si Lévi= LM Matthieu n’a pas recu chez lui, il disparail complètement de la scène, et les is

deux épisodes seraient détachés, ce qui est contre l'intention des trois synop= “0 Ἱ F7 EE

— αὐτοῦ n’est pas nécessaire après τῇ οἰκίᾳ pour marquer que c'était La maison ‘du sujet de la phrase. Pour « se mettre à table » Mt. n’emploie pas comme Me, et Le. κατάκειμαι mais uniquement ἀνάχειμαι (aussi Mc. Le. et Jo.) qui avait à Ἦ prévalu dans la koinè. Pécheurs et publicains se présentent sans façon, étant en Ἢ

relations avec Matthieu.

νοῦν 8»: 7. PANAST ps Ait ΝΑ LL

482 ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, 1x, 14-14.

ἰδ πορευθέντες δὲ μάθετε τί ἐστιν Γλεος θέλω nat où θυσίαν᾽ où γὰρ ἦλθον

> VAE. » € > ΄ μαθηταὶ ᾿Ιωάνου λέγοντες Διὰ τί ἡμεῖς χαὶ οἱ Φαρισαῖοι νηστεύομεν, οἵ

€ «ὦ - -᾿ 4. ΜῈ ver, ν HE | > » € ΄ 4 © f x viol τοῦ γυμφῶνος πενθεῖν ἐφ᾽ ὅσον μετ᾽ αὐτῶν ἐστὶν ὁ νυμφίος ; ἐλεύσονται δὲ

Page 1