om. modo p. νηστευομεν (TH) plutôt que add. (SV
11) Les Pharisiens, au lieu des scribes des Pharisiens (Mc.); ils pouvaient
constater le fait sans avoir été invités. De même que le repas n’a pas nécessaire-
ment suivi immédiatement l'appel, de même la réflexion des adversaires ἃ pu se
donner cours le lendemain ou même plus tard. Dans Mt. comme dans Me. on
demande compte aux disciples de ce que fait Jésus (leur maître, Mt.), non de ce qu'ils font eux-mêmes (Le.).
42) Comme Me. 11, 47, surtout pour les paroles de Jésus.
138) πορευθέντες (cf. x, 7; xt, 4; Le. xiv, 10) est ici tout à fait explétif, comme
ν᾿ Jos. xx, 16; Dt. χχιχ, 18.26 etc.; c'est bien une tournure sémitisante. — La pensée est plus topique dans x, 7, car elle proclame la supériorité de la charité
sur les rites sacrificiels; ici elle interrompt le parallélisme entre le proverbe et
son application à la mission de Jésus. On pourrait donc croire qu'elle a été ajoulée par l’évangéliste; mais la couleur sémitique du début suggère qu’elle
a bien été prononcée par Jésus, et qu’en tout cas elle n’est pas une addition du traducteur grec. La citation est d'Osée νι, 6, d’après l’hébreu, ear les LXX
avaient ἢ θυσίαν (sauf AQ χαὶ où, probablement hexaplaire).
14b) Comme Mc. sauf le ἀρ amené par la citation dont la conduite de Jésus proclame la vérité, puisqu'il fait œuvre de miséricorde. 44-47. Quesrion 501 LE JEÛNE (Me. 11, 18-22 ; Le. v, 33-38). Comme Le., mais moins nettement, M. joint cette question à la situation qui précède, par un τότε assez vague, tandis que Me. laissait entrevoir une circonstance différente, un jour de jeûne pour les personnes fidèles à la piété des Pharisiens, qui dans ce cas était surérogatoire. Le style de Mt. est d'une rédaction plus concise et cependant plus coulante que celui de Me. Il y a cependant deux différences notables. Dans Mt. ce sont les disciples de Jean qui interrogent, et non des gens quelconques (Mc. Le.), et au v. 45 le mot πενθεῖν au tieu de νηστεύειν. Or le premier trait surtout paraît primitif et suggère l'indépendance de Mt.
14) τότε, très fréquent dans Mt. pour indiquer le moment d'un acte de Jésus. Jamais dans Mc. dans ce sens, et dans Le. seulement xx, 403 xxw, 45. C’est une
‘sont fréquemment nommés dans les évangiles, les disciples de Jean ne figurent
τς portent le message de Jean. C’est donc ici seulement qu'ils figurent comme un À
αἰ τ ste tof ᾿ rl Fra Ν , γι ο΄ ÉVANGILE SELON SAINT MATTRIEU, ΙΧ, A5. “4837 0
et ses disciples. {Ce que voyant, les Pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maitre mange-t-il avec les publicains et les: ‘A re.
pécheurs? » 211 entendit et dit : « Ceux qui sont en bonne santé n'ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. 15 Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice. Car je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. » a
t Alors s'approchent de lui les disciples de Jean, disant : « Pour- τς quoi — {alors que] nous jeùnons, nous et les Pharisiens — tes disciples ne jeûnent-ils pas? » 15 Et Jésus leur dit : « Est-ce que 168. Ὁ garcons de noce peuvent être dans le deuil tant que l'époux est avec eux? Mais viendront des jours où l'époux leur aura été enlevé,
manière primitive de raconter, sans précision, et qui est dans l'esprit sémitique; cf. Jos. 1x, 2; x, 12 etc. — Il me paraît clair aujourd’hui (contre Comm. Mc.) que 3 ce sont bien les disciples de Jean qui ont posé la question. En effet les Pharisiens
qu'ici dans les trois synoptiques; de plus dans M£. et Le. deux d’entre eux
corps. Cela ne peut venir que d’une réalité. Leur rôle prépondérant apparaît même dans Me., qui leur associe les Pharisiens et écrit ensuite, pour plus de parallélisme, les disciples des Pharisiens. Si l'interrogation avait émané du ΕΣ public, on aurait nommé d’abord les Pharisiens, autorité régulatrice. Et en τ effet les disciples de Jean, prenant la parole dans Mt., ne manquent pas de les "1 alléguer. Il est vrai que la forme de la question est bizarre, car les interlocu- ὦ [ teurs devaient savoir pourquoi ils jeünaient (Loisy) ; mais tout l'accent est sur ΝΕ: la seconde partie : pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous jeùnons? La tournure est sémitique. C’est le cas où deux phrases étant coordonnées après une interrogation, l'interrogation ne s'entend proprement que de Y la seconde (Kaurzsca, Hebr. Gram. $ 150 m), par exemple : « pourquoi ai-je espéré qu'elle donnerait des raisins, et elle a donné du verjus »? (Is. v, 4); 72000 c'est-à-dire : « pourquoi at-elle donné... quand j'attendais »..-ou « pourquoi 7 avons-nous jeûné, et tu n'as pas vu? » (Is. Lvur, 3). L'objection contre: 130 manière de Mt. prouve au contraire son caractère primitif. Et cela dans un récit où il était censé suivre Mc.! cos 45) Comme Mc. sans la redondance de son verset 19, assez naturelle en con- Æt: versation. k Mt. dit πενθεῖν au lieu de νηστεύειν. Ce n’était pas changer de thème, puisque le jeûne des Sémites était bien un usage de deuil (Rel. sém. 2° éd., p. 32); on ra pourrait donc voir ici une nuance originale. Cependant, dans le contexte, il px. semble que Mt. a voulu préparer l'impression que produit la fin du verset, où le (ee à jeûne a pour cause la disparition du fiancé, et revêt donc un aspect spécialement funèbre. Mais peut-on affirmer que cette nuance délicate ne vient pas du ἐν. Sauveur, tout le passage ayant une teinte mélancolique ? [VAR
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ο΄ λουσιν οἶνον νέον εἰς ἀσχοὺς παλαιούς" εἰ δὲ μήγε, ῥήγνυνται οἱ ἀσχοί, χαὶ ὁ οἶνος ἐχχεῖται καὶ οἱ ἀσχοὶ ἀπόλλυνται' ἀλλὰ βάλλουσιν οἶνον νέον εἰς ἀσχοὺς χαινούς, Hat ἀμφότεροι συντηροῦνται.
ὍΝ 18. εἰς (Η) et non τις (SV) ni om. (1). — οτι p. λεγωγ (HV) et non om. (TS). SAVE a ᾿ς. is
ο΄ 16.) Rédaction plus claire et plus élégante que dans Mc. Ce peut étre le fait du traducteur du Mt. araméen. — Quant à l'application des deux comparaisons, τὰς PM) ayant mis plus en relief les disciples de Jean, on peut croire que le double ὴ TR apologue les regarde plus spécialement. Ils ont essayé d’infuser dans les pratiques pharisiennes un ardent désir de rénovation. Peine perdue. L'esprit ἫΝ nouveau devait animer des hommes affranchis de toute sujétion à des pratiques . inspirées par l'esprit des Pharisiens. Que si ensuite ces pratiques se reprodui- saient avec le même aspect matériel, du moins tout l'ensemble serait animé d'un esprit nouveau. 3 τ΄ 418-26. [μὰ FILLE DU CHEF ET L'HÉMORROÏSSE (Mc. v, 21-43; 1,0. vu, 40-56). ‘ Les deux épisodes sont joints de la même façon dans les trois synoptiques, la guérison de l’hémorroïsse n'étant qu'un intermède. Ce point devait être très fixe dans la tradition. Il y ἃ accord aussi entre Mt. et Me. avec Le. sur la place du double récit au retour de la Pérée. Seulement au lieu de le placer au débarcadère (Mc. Le.), Mt. a mis auparavant le paralytique, la vocation de Matthieu, la question du jeûne. 11 ἃ même joint très étroitement l'intervention du chef à la réponse de Jésus sur le jeûne (ταῦτα αὐτοῦ λαλοῦντος). Mais comme les termes de Mc. et de Le. ne sont pas moins forts pour exclure les trois péricopes de cet endroit, il faut convenir que selon la doctrine reçue depuis Maldonat, en principe l'ordre chronologique n’est pas enseigné comme tel. Puisque Mt. avait choisi cet ordre, il devait l’exprimer d’une façon quelconque, telle que : ταῦτα αὐτοῦ λαλοῦντος, qui n’est en somme qu'une transition (χα, 46; Avi, 5; xxvi, #7; Me. v, 35; χιν, 48; Le. vi, 49; xxn, 41). On peut donc préférer l’ordre de Mc. (et de Le.) comme plus conforme aux faits. Le récit de Mt. est beaucoup plus court que celui de Mc., que Le. avait fidèlement reproduit dans toutes ses circonstances, on le transformant quelque peu. Tout autre est l'attitude de Mt. On pourrait parler d’un abrégé s’il τὰ n’y avait des points si différents : 4) le premier personnage (Jaïre, Mc. Le.) n’est pas nommé, et c'est un ἄρχων au lieu d'être un ἀρχισυνάγωγος; 2) la jeune fille est morte dès le début, et le père implore une résurrection, tandis Ve que dans Mc. et Le. on demande à Jésus une guérison, et le public présent
PME PA Paie ἣν f { + ET: ὃ -
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᾿ δὲ ἐπιβάλλει ἐπίβλημα ῥάχους ἀγνάφου ἐπὶ ἱματίῳ παλαιῷ" αἴρει γὰρ τὸ à ἥ .᾿ x + € > - TAISS LA
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tenait prosterné devant lui, disant : « Ma fille est morte tout à l'heure;
Re ME SELON SAINT LR ix, 18.
à un vieil habit ; car la pièce ajoutée à l’habit en emporte quelque ἣν | chose, et la déchirure devient pire. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement les outres crèvent et le vin se répand, et 165 outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et tous deux se conservent.
18 Comme il leur parlait ainsi, voici qu’un chef s’ és approché, se.
n'envisage même pas au début l'hypothèse d’une résurrection. Que Mt. dt. négligé cette intéressante péripétie, cela s'explique mieux d’un écrivain qui va au fait essentiel que d’un abréviateur, à moins qu'on ne suppose ce dernier privé de tout tact littéraire. Autre chose est de ne pas vouloir ou ne pas savoir exciter l'intérêt en écrivant selon son génie, autre chose est de l’exclure d’un récit qu’on a sous les yeux. En tout cas on ne peut prétendre que la dépen: dance de Mt. par rapport à Mc. soit indiquée comme l’est celle de Le. Î On dirait même que Lc. ἃ connu le texte de Mt., parce qu'il a employé les mots ἄρχων (vin, 4), κράσπεδον (v. 44), si ces ἜΤ SpOradiques suffisaient à trancher cette difficile question. 48) ἄρχων peut être comme a compris Le. vi, Δ] un des principaux de la ἣ; synagogue. εἷς est la lecon originale (B C D 6...) corrigée par τις (G L U...), ou par l’omission (Ν Ὗ...). La jeune fille est morte, ἐτελεύτησεν, d’ailleurs récemment. On dirait que Le. avec ἀπέθνησχεν « mourait », ἃ voulu concilier Mt. avec Mc. (ἐσχάτως ἔχει), quoique sur ce point, comme pour le reste, il ae en somme avec Mc.
Il y ἃ donc entre Mt. et Mc. (avec Le.) une divergence qui à Ds saint Augustin. Sa solution est que Mc. et Le. rapportent les paroles pronon- | . cées, et Mt. ce que le chef pensait et voulait, quid voluerit atque cogitaverit. ᾿ Il en ἃ même tiré une règle générale d'interprétation très précieuse : nihil in cuiusque verbis nos debere inspicere nisi voluntatem, cui debent verba servire, 1} nec mentiri quemquam, si aliis verbis dixerit quid ille voluerit cuius verba non ἽΝ dicit, ne miseri aucupes vocum apicibus quodammodo litterarum putent ligandam esse veritatem, canon qui peut rendre de grands services aussi pour l’exégèse de saint Jean. Augustin reconnaît que le chef n’a pas dit en réalité : « ma fille est morte, viens lui imposer les mains et elle vivra de nouveau », mais le chef voulait que sa fille vive, füt-elle morte, et c'est ce que Mt. a exprimé. Il n’est pas prouvé d’ailleurs d’après Mc. et Le. que le chef ait conservé dans: son | cœur l'espérance que les autres avaient abandonnée, ce qui prouve combien } | largement il faut entendre l'interprétation que les évangélistes donnent aux situations. La jeune fille ἃ été ressuscitée et le père ἃ demandé un miracle. C’est ce que Mt. ἃ interprété par les paroles qu'il met dans la bouche du père, Ἢ Supposer que le père ἃ parlé deux fois (Κη. contre Mald.), c'est se montrer
plus serupuleux qu’Augustin.
+ 27 4 ls
j 5 Le 4 - ἊΨ NE τω 7 ae MD CS AN à
χεῖρά σου ἐπ᾽ αὐτήν, nai ζέσεται. 19 χαὶ ἐγερθεὶς ὁ ᾿Ιησοὺῦς ἠχολούθει αὐτῷ
-xat οἱ μαθηταὶ αὐτοῦ. : 20 Kai ἰδοὺ γυνὴ αἱμορροοῦσα. δώδεχα ἔτη προσελθοῦσα
ν᾿ »T ER AR δι 3 μὴ:
Ἐὰν μόνον ἅψωμαι τοῦ ἱματίου αὐτοῦ σωθήσσμαι. 726 δὲ ᾿Ιησοῦς στραφεὶς ᾿ AL 2e ν᾿ .
τοῦ ἄρχοντος χαὶ ἰδὼν τοὺς αὐλητὰς nai τὸν ὄχλον θορυβούμενον “5 ἔλεγεν
᾿Αναχωρεῖτε, οὐ γὰρ ἀπέθανεν τὸ χοράσιον ἀλλὰ χαθεύδει. χαὶ χατεγέλων αὐτοῦ. re δὲ ἐξεβλήθη ὁ ὄχλος, εἰσελθὼν ἐχράτησεν τῆς χειρὸς αὐτῆς; χαὶ ἠγέρθη τὸ χοράσιον. Kat ἐξῆλθεν ἡ φήμη αὕτη εἰς ὅλην τὴν γῆν ἐχείνην. - “1 Καὶ παράγοντι ἐχεῖθεν τῷ ᾿Ιησοῦ ἠχολούθησαν αὐτῷ