‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 178 sur 350 · POS PES DER OR · texte numérisé non relu

POS PES DER OR

ἀλλὰ μάχαιραν. 5 ἦλθον γὰρ διχάσαι ἄνθρωπον κατὰ τοῦ πατρὸς αὐτοῦ χαὶ θυγατέρα χατὰ τῆς ὑμητρὸς αὐτῆς καὶ νύμφην χατὰ τῆς πενθερᾶς αὐτῆς, 36 yat ἐχθροὶ τοῦ ἀγθρώπου οἱ οἰχιαχοὶ αὐτοῦ. δ7 Ὃ φιλῶν πατέρα ἢ UNTÉPA ὑπὲρ, ἐμὲ οὖχ ἔστιν μου ἄξιος". χαὶ δ' φιλῶν υἱὸν ἢ θυγατέρα ὑπὲρ ἐμὲ οὐχ ἔστιν pou ἄξιος. 85 χαὶ ὃς où λαμβάνει τὸν σταυρὸν αὐτοῦ χαὶ ἀχολουθεῖ ὀπίσω

pas dans le grec du temps une action violente. Ce verbe a probablement été employé avec εἰρήνη parce qu'il avait été choisi pour μάχαιρα.

35 5.) Il va sans dire que la division opérée par l'épée n’est pas l'objet final que Jésus se propose. Le contexte antécédent et suivant indique assez que la division viendra de la résistance des hommes à la parole; Mt. ἃ même dit plus tôt : à la paix proposée (x, 13). On voit seulement ici que la haine déchaînée à cause de Jésus (x, 22) s'exercera au sein même des familles. Mt. suit de très près le texte de Michée vi, 6 : διότι υἱὸς ἀτιμάζει πατέρα, θυγάτηρ ἐπαναστήσεται ἐπὶ τὴν μητέρα αὐτῆς, νύμφη ἐπὶ τὴν πενθερὰν αὐτῆς, ἐχθροὶ πάντες ἀνδρὸς οἱ ἐν τῷ οἴχῳ αὐτοῦ, la dernière incise étant dans Mt. v. 36 clairement plus près de l'hébreu : inümici hominis homines domus eius (Vg. domestici eius). Si l’on tient compte du soin de Mi. à mettre en relief les prophéties de l'A. T.,on estimera que c’est Le. qui ἃ mieux conservé les paroles de Jésus en peignant un dissentiment réciproque. Toutefois on peut penser aussi que c'est Le. qui ἃ complété le tableau, d'autant que la concision de Mi. est profonde et bien en situation, car les difficultés faites à ceux qui s’attachent au Christ viennent des personnes qui Ont autorité; c'est contre elles qu’agira la séparation. — La νύμφη est l’épousée introduite par le fils dans la maison paternelle, donc la belle-fille (cf. Ruth τ, ὁ, οἱ Jos. Ant. V, fx, 1). Dans Michée, ceux de la maison sont les mêmes personnes qu'avant, par parallélisme de synonymie;

dans Mt. comme il y ἃ xat, les οἰκιαχοί sont plutôt comme dans x, 25 des per-. sonnes dépendantes, les domestict. ” ts 37) La phrase doit être expliquée en elle-même, sans s'inspirer de Le. xIv, 25, dans un contexte différent où sont posées les conditions pour devenir disciple. Dans Mt., après le thème de la division nécessaire, qui rompt les liens envers Ceux qui ont l'autorité, vient le thème de l’affection qui pourrait être un obstacle. Cette fois encore, tandis que Le. poursuit l'énumération, Mt. s'en tient

‘à l'essentiel. Et cela a sa beauté. Car de préférer un ami à des frères et sœurs,

cela n’est pas tellement rare. Mais l'affection es parents est essentielle Ὁ

et comme il s’agit d'affection cette fois, l'amour pour les enfants, fils et fille, est, Es nommé. Exiger plus que celte affection, οἱ Le poser en principe général, est de la part d’un homme une prétention intolérable. Un maître de doctrine peut. Aller jusqu'à dire : sacrifiez à la vérité l'amour de vos proches, mais rien ne J'autorise à ajouter : aimez-moi plus qu'eux. D'autant que μου ἄξιος ne signifie. pas aplus meae disciplinae, idoneus, evangelio (Kn.), mais plutôt « au niveau de ce qu'exigent les rapports avec Ma personne » ; cf. Eur. Iphig. Aul. 975 ἔλεξας

σοῦ τ᾽ ἄξια, «tu as dit des choses à la hauteur de ce que tu es ». On ne peut faire abstraction ici de la locution ἀξίως τοῦ θεοῦ, s'acquitter de ses fonctions. HE À

Ἐν ὟΣ : ΟΥ̓; . ñr ε . . . - Ν ἐς "ἡ ἊΨ à suis pas venu jeter la paix mais le glaive. ὃ Car je suis venu séparer Er

. digne de moi; #et celui qui ne prend passa croix et ne me suit pas,

| sacrées d’une manière qui soit en rapport avec la dignité de la divinité, et

profonde et instinctive des parents et des enfants. Ge mot n'est pas employé

MATTUIEU, X, 38-39.

un homme de son père, et une fille de sa mère, et une belle-fille de sa belle-mère, 80. οὐ l’homme aura pour ennemis ceux de sa maison. 37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n'est pas

n’est pas digne de moi. 39 Celui qui aura trouvé sa vie la perdra, et τ celui qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera. CE

cf. Pap. Petr. τι, 13 (252 av. J.-C.) où un fils aimant veut traiter son père d’une ὯΝ manière qui corresponde à ce qu'il lui doit, et à ce qu'il doit à sa propre FER affection : ἀξίως μὲν σοῦ, ἀξίως δ᾽ ἐμοῦ. Il ne semble pas que le grec profane ait Ὁ

employé ἄξιος avec le génitif d'une personne, mais cf. Sap. m1, 6 de Dieu καὶ

εὗρεν αὐτοὺς ἀξίους ἑαυτοῦ. : ἜΑΣ ͵ Quant à φιλέω, comparé ἃ ἀγαπάω, c’est l'amour naturel distinct d'une

affection par choix, comme amare et diligere, surtout dans Dion Cass. xLiv, 48 0 +

ἐφιλήσατε αὐτὸν ὡς πατέρα καὶ ἠγαπήσατε ὡς εὐεργέτην, et quoique la distinction ne

soit pas toujours maintenue, φιλέω est bien ce qui convient pour l'affection

pour Dieu ni dans les LXX ni dans le N. T., mais seulement de la Sagesse divine, Prov. vu, 17; Sap. vi, 2 (MeNeile); il l'est aussi du Fils de Dieu. τ Τῇ incarné (Jo. χχι, 1ῦ 55.). [ " F

38) Jésus revendique donc simplement un amour plus grand et plus fort ς que tout autre sentiment humain. Des hauteurs de ce principe il en vientà D un exemple qui doit marquer la force de cet amour. Il suppose que lui-même ‘ Ἶ marche à la mort de la croix. On n’est digne de lui --- que si on le suit, en ὃ prenant la croix qui est aussi censée préparée pour ceux qui lui seront fidèles

jusqu’à le suivre dans cette cruelle destinée. À ce moment Jésus n’a pas encore

le sens d'obtenir, se procurer; cf. Sox. Fr. 109, 1 τὰ χρήματ᾽ ἀνθρώποισιν εὑρίσκει

parlé de sa passion. Ce n’est donc pas une allusion précise à son propre sup plice, mais une métaphore qui s'explique par les fréquentes allusions au supplice de la croix; cf. Artémidore, 1, 56 cité sur Le. x1v, 27. < δ":

39) Mëme idée dans Mc. vin, 35; Mt. χυι, 25 ; Le. 1x, 24, passages tout à fait πο semblables, et qui viennent après la mention de la croix, tandis que Le. xvir, 33 πο, qui semble dépendre de notre texte vient à l’occasion de la grande catastrophe, et Jo. xx, 25, à propos de la mort de Jésus. Dans les Synoptiques, le sort LR fâcheux de l’âme est toujours exprimé par ἀπόλλυμι (Jo. ἀπολλύω), tandis que

EUR . son bonheur est exprimé de différentes manières. Or Mt., dans ses deux pas- “τᾷ 264

sages, ἃ εὑρήσει αὐτήν. Pour indiquer la préservation de la vie, les termes sont différents, mais Mt. a encore ici ebpioxw. D’après MeNeile, ἀπολέσαι pouvant 7 * signifier périr, et perdre, Mt. l'aurait entendu ici de « perdre », et aurait par

opposition mis « trouver ». Mais comment trouve-t-on sa vie? est-ce par hasard ou à dessein? Il faut simplement donner à εὑρίσκω dans ce contexte

214 ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, X, 40. ἶ χοὶ ὁ ἀπολέσας τὴν ψυχὴν αὐτοῦ ἕνεχεν ἐμοῦ εὑρήσει αὐτήν. a ©

δεχόμενος ὑμᾶς ἐμὲ δέχεται, nai ὁ ἐμὲ, δεχόμενος δέχεται τὸν ἀποστείλαντά με. 16 δεχόμενος προφήτην εἰς ὄνομα, προφήτου μισθὸν προφήτου λήψεται,

τ ral ὃ δεχόμενος δίκαιον εἰς ὄνομα. δικαίου μισθὸν δικαίου λήψεται. a à

ὃς ἐὰν ποτίσῃ ἕνα τῶν μικρῶν τούτων ποτήριον ψυχροῦ. μόνον εἰς ὄνομια μαθητοῦ, ἀμὴν λέγω ὑμῖν, où μιὴ ἀπολέσῃ τὸν μισθὸν αὐτοῦ. :

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