‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 182 sur 350 · om. εἰσιν p. βασιλεων (TH) ou add. (SV · texte numérisé non relu

om. εἰσιν p. βασιλεων (TH) ou add. (SV

, 40. om. γὰρ p. οντὸς (TH) plutôt que add. (SV).

3 : Voirle Comm. de Le., dont le texte est manifestement secondaire pour les rares traits qui lui sont ie 8) μαλαχά et τὰ μαλακά, répété, pour signifier des habits délicats au toucher, ce que Le. a expliqué en ajoutant ἱματίοις, ἱματισμῷ ἐνδόξῳ, avec le trait de la vie sensuelle (τρυφή), tandis que τὰ βασίλεια en grec remplace « les maisons des rois », sémitique. — ἐν avec le vêtement, comme ἐν ἐσθῆτι KÉN. Mém. ΠΠ, x, 4. Avec emphase, Arisropx. Muées, 987.

40) La citation de l'Écriture paraît d’abord empruntée à Ex. χχπι, 20, où ἐγώ est mis en relief dans l’hébreu (532 1137), et aussi dans les LXX qui traduisent | littéralement : καὶ ἰδοὺ ἐγὼ ἀποστέλλω. Mais en réalité le texte de Mal. mm, À donnait le même sens : (1331). Au lieu de ἐξαποστέλλω des LXX, avec ou sans ‘y, Mt. ἃ ἀποστέλλω, qui rend mieux now, et c'est d'ailleurs la traduction des LXX sur l’Exode. D'ailleurs l'Exode, et non Malachie, a « devant ta face », de sorte que le début paraîtrait écrit dans Mt. d’après LXX sur Exode, s'il n'y avait « Mon » devant « ange », ce qui appartient à Malachie, comme la suite. ᾿χατασχευάσει corrige un ἘΠ contresens des LXX, ἐπιδλέψεται, qui suppose n32 au qal, au lieu du ρὲ οἰ n3», « déblayer ». Mt. ajoute σου après ὁδόν contre

l’hébreu et les LXX, et de même devant « toi » au lieu de devant « moi ». Ce n’est plus Dieu qui envoie son ange devant Israël ou pour préparer sa propre voie; c'est le Père qui parle au Fils.

Le soin de suivre l'hébreu plutôt que les LXX indiquerait la main de Mt., non de Le. (v, 27) ni de Me. (τ, 2) qui ont exactement le même texte. Mais la parole de Jésus a pu être transmise fidèlement par la tradition. Si on en juge ainsi on ne pourra arguer de ce texte pour prouver que Mt: n’a pas été écrit en grec.

11) ἐγείρω, susciter, de la part de Dieu; cf. πα. π, 16. 48; mr, 9. 45, Le. vu, ee - 16; Is. xLv, 13.

N': 12-15. Jean EST ÊLIE (ef. Le. xvi, 16).

ἊΝ On renonce àäexpliquer le lien du v. 12 avec ce qui précède, spécialement à

> D PA ER RS D LP te ST ἢ ΤΕ Ως 5 ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XI, 12-13.

désert? Un roseau agité par le vent? SMais qu'êtes-vous allés voi Un homme vêtu d'{étoffes] moelleuses? Or ceux qui portent des [étoffes] moelleuses sont dans les demeures des rois. ὃ Mais pourquoi êtes-vous allés? Pour voir un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète. 10 C’est celui dont il est écrit : | a

rendre compte de δέ (omis par D syrsin. sah.). Tout irait très bien si l'on inte vertissait les vv. 12 et 13, de façon à rétablir l’ordre tel qu'il est dans Le. (Maid.). Le commentaire est d’après cette hypothèse, qui suppose une faute de copiste dans un des premiers exemplaires de Mt., et en tout cas on peut préfére l’ordre de Le. pour expliquer la pensée de Jésus. Le contexte des deux évan gélistes n’est pas du tout le même, mais cette parole caractérisée par le scie ὃ βιάζομαι ἃ une authenticité évidente. Nous verrons qu'elle ἃ le même sens dans les deux. On ne saurait affirmer absolument à quelle occasion elle fut prononcée. Le contexte de Mt. est très bien choisi, pour compléter ce que Jésus à dit alors du Baptiste, et cette vraisemblance est très probablement un indice de réalité, d'autant que Le. place un bloc erratique à côté de deux autres (νι, 11. 48). Ξ 12) Mais (δέ) un autre ordre a commencé. Le point de départ est : les jours de Jean. Formule un peu étrange durant sa vie, mais qui cependant s'entend bien du temps de son ministère. Il avait eu son heure de popularité, puis, après son emprisonnement, et aussi par suite de l’opposition sourde des docteurs, tout . était rentré dans le silence. Cela avait été une période brillante, mais elle était terminée, et, précisément au même moment, une autre avait commencé | (τ, 42 ss.). Jésus pouvait donc très bien indiquer ἕως ἄρτι, ce dernier mot étant, || ilest vrai, du style de Mt. — Ce qui suit ἃ été très controversé, mais n'est point réellement si obscur. Dans Le. βιάζομαι est au moyen, mais cela même suppose pour Mt. le passif, car dire : on s'efforce de prendre d'assaut 1 royaume, est presque synonyme de : le royaume est pris d'assaut. D’autan que dans Mt. les βιασταί indiquent bien qu'une violence est faite au royaume. Toute la question est de savoir si cette violence est blâmable ou louable, mais elle est résolue par le contexte. La haute situation du moindre dans le royaume, et aussi l'obstination des Pharisiens à ne pas entrer, montrent que c’est un bien d'entrer dans le royaume même de cette façon. Cette violence a quelque chose de paradoxal. Mais il ne pouvait être question de faire réellement violence τὴ à Dieu. I s’agit donc simplement d'une énergie qui produit des efforts. On se jette sur le règne de Dieu, expression très forte, mais qui convient à une

Page 1