EE
ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, x1, 21-94, TN GER
Can νὰ | Ta * Alors il se mit à reprocher aux villes où avaient eu lieu le plus : grand nombre de ses miracles de n’afoir pas fait pénitence : | Ἢ « Malheur à toi, Chorazeïn! malheur à toi, Bethsaïda! Car si les miracles qui se sont faits parmi vous avaient eu lieu dans Tyr et Sidon, depuis longtemps elles auraient fait pénitence dans 16 sac et la cendre. 33 De sorte que, je vous le dis, au jour du jugement on u sera moins rigoureux envers Tyr et Sidon qu'envers vous. 38 Et toi, | Capharnaüm, est-ce que tu seras élevée jusqu’au ciel? Tu seras précipitée jusqu’en enfer. Car si les miracles qui ont eu lieu chez toi ὁ avaient été faits à Sodome, elle aurait subsisté jusqu’à ce jour. Du reste je vous le dis, on sera moins rigoureux au jour du jugement pour le pays de Sodome que pour toi. » es ἢ
le cas de Tyr, de Sidon, et de Sodome, surtout, dont les mœurs corrompues sont moins coupables que l’orgueil de Capharnaüm et des autres villes qui ont fermé les yeux aux miracles.
᾿ς 324) Comme Le., sans καθήμενοι, et, au lieu de ἐγενήθησαν, ἐγένοντο comme au
22) Comme Le., avec l'addition de λέγω ὑμῖν et du « jour » du jugement.
232) Comme Lc., mais καταδιδασθήσῃ avec la majorité nous paraît plus probable que χκαταδήσῃ avec BDW deux min., latt. vg. syrsin. et cur. C’est un cas où B marche avec le groupe D et consorts. « On te fera descendre », accuse davantage que dans Le., l'échec de la prétention de Capharnaüm à être exaltée. 11 y a du vrai dans la première opinion de Jérôme : quia contra praedicationem meam superbissime restitisti. Aussi Mt. pourra mettre en comparaison les dispositions moins obstinées de Sodome., Sur le moment du châtiment, cf. sur Le. ἔ È . 23b) N'a pas de parallèle dans Le.; ayant commencé ce passage par Sodome {x, 12) dans le même contexte excellent que Mt. x, 15, il n’a pas voulu revenir à Sodome. Rien n'autorise à douter de l'authenticité de cette parole. Elle est. bien dans l'esprit du Sauveur. Le désordre moral, même le plus grave, “lle un moindre obstacle à reconnaître l’action de Dieu que l’orgueil intellectuel. || | La splendeur de la synagogue de Capharnaüm au n° siècle indique un foyer
intense de vie judaïque qui devait remonter haut. D’autres circonstances. historiques auraient pu amener la ruine de Sodome, comme celle de Ninive, mais du moins son histoire n’aurait pas été interrompue par le châtiment divin de Gen. xx, 23 ss.; elle aurait eu des chances de subsister. — τῆς σήμερον, cf. vi, 34.
24) Répétition de x, 16 (Le. x, 12), en appliquant directement à Capharnaüm ce qui avait été dit d’une ville quelconque qui ne recevrait pas les Envoyés de Jésus. Le transfert du v. est caractérisé par le pays de Sodome, tandis que le verset précédent parlait de la ville, et par λέγω ὑμῖν qui détonne avec σοί. Nombreuses variantes dans les mss, et verss. Ne serait-ce pas l'addition d'un £opiste très ancien ?
RAT
Ρ = - Fe d .΄ - LL Τὰς -“" πάτερ χύριε τοῦ οὐρανοῦ χαὶ τῆς γῆς; ὅτι ἔχρυψας ταῦτα. ἀπὸ σοφῶν χαὶ
98.30. LA RÉVÉLATION DU PÈRE ET DU FILS ADRESSÉE AUX PETITS (Le. x, 24. 22). C’est la perle la plus précieuse de Mt. Le logion se divise en trois parties : 41, action de grâces au Père (25-28); If, point central sur la connaissance du a/)\Fils et du Père (27); I, appel aux âmes (28-30). Le dernier point manque dans Le. Cependant il semble bien avoir fait partie du discours de Jésus. C'est le principal mérite de l'étude de Norden (Agnostos Theos, 211-308) d’avoir montré qu'une invitation à l'étude de la sagesse suivait très normalement les éloges donnés à la sagesse, c'est-à-dire à la connaissance de Dieu. Par exemple dans Eccli. τι, action de grâces (1-12); recherche de la Sagesse {43222); appel-(23-30). Mais -cela est encore plus frappant dans les cas où la Sagesse fait son propre éloge (Prov. vin, 32; Eccli. xx1v, 18). IL est vrai que Î Le. ἃ omis l'appel; mais cela est seulement un indice de sa liberté d'écrivain. D'ailleurs Le. a compris que la pensée ne pouvait demeurer suspendue dans 165 hauteurs; le Fils ayant le pouvoir de révéler, il fallait dire quelque chose { de cette révélation, ce qu'a fait Le., mais en marquant une pause par l'indi- * cation d’un auditoire nouveau, tandis que dans ΜΙ. la partie ΠῚ coule de source.
Le contexte non plus n’est pas tout à fait le même. En dépit de la tournure des premiers mots, dont la façon sémitique a été fidèlement conservée des deux parts, l'accent est plutôt sur la joie de la révélation accordée aux humbles qne sur le refus fait aux prudents.
Lc. à donc été bien inspiré en insérant cette action de grâces après la victoire des disciples, et il en a souligné le caractère joyeux (ἠγαλλιάσατο). Dans Mt. le lien est plutôt dans les mots. Les péricopes précédentes insistaient sur l'inintelligence d'Israël; cette inintelligence dont les hommes étaient responsables, — puisque la Sagesse de Dieu avait été justifiée d’après ses œuvres, — était < ? cependant voulue de Dieu qui avait caché sa révélation aux prudents. Le logion venait donc très bien, à la manière des soudures sémitiques qui se font souvent par: une expression. Dans son ensemble, il était admirablement placé après - cette vue générale qui expliquait le rôle du Baptiste, terminé au moment où commençait l'ordre nouveau inauguré par Jésus. Lui aussi avait été méconnu, quoique quelques-uns se missent à prendre d'assaut le royaume. Pourquoi, et quel était son rôle comme révélateur? Était-il seulement comme les prophètes
de la révélation qui lui était confiée? Quelles conséquences pouvaient en tirer les âmes de bonne volonté? Le logion répondait à ces questions par une révélation suprême. Si elle n'est. pas plus développée, c'est qu’elle figurait avant tout ici comme une lumière dont les Juifs s'étaient rendus indignes.
A propos de Le. nous avons dit les objections de MM. Harnack et Loisy. Nous venons d'indiquer l'étude: de Norden. Le savant helléniste a voulu prouver que le logion est d'inspiration mystico-théosophique, telle qu’elle était répandue en Orient par le mélange des doctrines orientales avec l’hellénisme. Ce serait
une raison de le refuser à Jésus qui ne parait pas imbu de ce mysticisme
| théosophique. Norden a reconnu que le passage sur la connaissance du Fils
le révélateur des secrets de Dieu, ou bien n’était-il. pas, comme le Père, l'objet
, ΄ - Ἢ -» ι € -" Lg ? - s Ê 85 Ἔν ἐχείνῳ τῷ χαιρῷ ἀποχριθεὶς ὁ ᾿Ιησοῦς εἰπεν Ἑξξομολογοῦμιαί oo, :.
er à: ut, 36
par le Père (27) ne saurait être ni supprimé, étant nécessaire au rythme du morceau, ni déplacé, sans déranger son harmonie. Mais après cela il ne s’en inquiète plus, et se contente d’accumuler les références pour prouver que [8
connaissance de Dieu était transmise par tradition, spécialement d'un père ἃ
son: fils. Sans parler des réserves à faire sur l’âge des morceaux hermétiques, cette argumentation méconnait entièrement le caractère propre et très élevé du logion. Nous venons de dire que la composition du morceau rappelle le rythme de l’appendice du Siracide, ch. τι. Toutefois Norden n'a pas méconnu les différences essentielles. Il faut les accentuer encore. Dans Ecceli. τι, l’action de grâces est rendue après un danger auquel l’auteur a échappé. Son n° I, séparé du précédent dans l’hébreu par une sorte de psaume, est un poème . acrostiche distinct dans lequel il nous apprend comment il afacquis la sagesse. Le n° ΠῚ ou appel à l'écouter comme maître de sagesse a des expressions
- qu'on retrouve dans le 1Π de Mt.
Mais on conclura seulement que Jésus a adopté un thème de prédication, usité parmi son peuple, pour servir de véhicule à un enseignement nouveau. Nous n'avons pas à rechercher ici dans quelle mesure, en dehors de la propa- . gande juive, on répandait dans le monde païen la connaissance de Dieu par des ῥήσεις ordonnées de cette manière. Celles que nous connaissons dans la littérature de la Sagesse chez les Hébreux suffisent amplement à expliquer le mode employé par Jésus. L'expression mystico-théosophique n’est qu'un mot.
+ nt Gode REA ΟΡ
est le Fils, affirme que seul le Père le connaît, et s’approprie aussi les relations
- étroites que déjà l'Écriture établissait entre la Sagesse et Dieu (Pro. VIN),
en se plaçant dans une sphère aussi inaccessible que son Père. S'il n'avait jamais rien dit de semblable, comment aurait-on eru à sa divinité? D'ailleurs il ne s'arrête pas dans ces hauteurs, et s’il ἃ révélé ce secret ineffable, c’est . pour établir son autorité comme Maître, enseignant la doctrine qui seule peut
donner le repos. Par là les synoptiques préludent à. saint Jean : « Comme
mon Père me conmaît, moi aussi je connais le Père » (3,45) 1: 2.5:
En suivant la voie ouverte par Norden, on rencontrera la fin du premier
ΐ chapitre du Poimandrès (éd. Reitzenstein, p. 338). Le révélateur termine par une prière $ 32 ἐπίνευσόν᾽ μοι χαὶ ἐνδυνάμωσόν. με χαὶ «“πληρωσόν ue τῆς χάριτος
σοῦ... εὐλόγητος εἶ, πάτερ᾽ ὃ σὸς ἄνθρωπος συναγιάζειν σοι βούλεται, καθὼς παρέδωχας > αὐτῷ τὴν πᾶσαν ἐξουσίαν. 1] y ἃ loin de ce ton à la pleine assurance du Fils dans lévangile. S'il y a dépendance, elle sera le fait du Poimandrès, Tout ce traité décèle la connaissance et la mise en œuvre de la Genèse. On ne peut pas le . dater plus tôt que 150 ap. J-C., loin d'y voir avec Reitzenstein un ouvrage du
. siècle av. J.-C. C’est ce que concède maintenant Ed. Meyer, Der Ursprung.… Ὁ
IE, p. 377 corrigeant I, p. 380 55.
… 9) L'indication du temps est moins précise dans Mt. χαιρός au lieu de ὥρα. Luc ἃ ajouté la note de joie dans l’Esprit-Saint qui caractérise si bien cette
Le Wa
: 227 3 # Dans ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Je te loue, Père, - . Seigneur du ciel et de la terre, pour avoir caché ces choses aux |
Le logion en effet dépasse en mystique tout ce qui avait été écrit. Jésus, qui
à & Ὶ 9 ii 470 A “TEE fl He ἢ Un < Hi πε .
᾿ ne LÉ ῳ 1:
Vu Ὕ ᾿ ᾿ ΕΝ ἂψ ‘500 PE AN un
Vds ue ÉVAN
GILE SELON SAINT MATTHIEU, ΧΙ, 27. et PR
-" δ et 5 a. ἫΣ rh συνετῶν, χαὶ ἀπεχάλυψας αὐτὰ νηπίοις. F0 ya, ὁ πατήρ, ὅτι οὕτως εὐδοχία, --΄.΄ ΄ » -
Ju «
᾿ οὐδεὶς ἐπιγινώσχει τὸν υἱὸν εἰ μὴ ὁ πατήρ, οὐδὲ τὸν πατέρα τις ἐπιγινωσχει Et
Ἢ NIT es ΠΑΡ Σ. PE:
expansion incomparable de l'âme du Sauveur. Pour l'explication, cf. Le. Dans Mat-
thieu les mots ταῦτα et αὐτά sont moins difficiles, surtout si l’on fait abstraction
de l’apostrophe aux villes, car ce peut être les ἔργα du v. 19 ou en général la
double manifestation de Jean et de Jésus qui n'a pas été comprise. Grammalicalement ἔκρυψας dépend de ἐξομολογοῦμαι aussi bien que ᾿ἀπεχάλυψας. Et Jésus peut se réjouir, non de la cécité des prudents, mais du jugement de Dieu qui cache sa lumière à ceux qui se croient assez sages pour s’en passer. Cependant l'action de grâces n’est pas une pure complaisance spéculative, et elle doit porter sur un bienfait, plutôt que sur un châtiment, si juste soit-il. C'est ce
qu'ont compris non seulement l'indulgent Chrysostome, mails encore Jérôme :
Gratias agit et exultat in Paire, quod apostolis sui adventus aperuerit Sacramenta, quae ignoraverint Scribae et Pharisaei. Cela peut se justifier d'après
l'usage de lhébreu, par Is. x, 1 : εὐλογῶ σε... διότι ὠργίσθης μοι, χαὶ ἀπέστρεψας τὸν θυμόν σου. La copule en hébreu remplace la coordination, et précisément dans Eccli. τι ἐξομολογοῦμαι... ὅτι σχεπαστὴς..- ἐγένου. μοι, καὶ ἐλυτρώσω signifie : ‘4 « Je te rends grâce de ce que, t’étant rendu mon protecteur, tu m'as délivré. » La première phrase qui suit ὅτι est coordonnée à la seconde. à D'autant que tout l'accent du morceau est sur le bienfait de la révélation. — ἀπεκάλυψας ne s'entend pas des révélations anciennes qui pourraient être attribuées au Père, mais de la révélation décisive qui vient d'être commencée pa Jésus, seul révélateur désormais. Le secret fait aux sages est bien conforme ae Is. xxx, 14, mais aussi opposé que possible à toutes les tendances platoni- …
ciennes, gnostiques, hermétiques.
27) Le sens absolu de πάντα... παρεδόθη est confirmé par la tradition de
saint Jean : ὃ πατὴρ ἀγαπᾷ τὸν υἱόν, καὶ πάντα δέδωχεν ἐν τῇ χειρὶ αὐτοῦ (HT, 30) ΟΝ 4
xvu, 2. Cependant il faut convenir que tout le morceau étant relatif à la révélation, on pourrait entendre παρεδόθη de la transmission d’une connaissance, qui sérait totale (πάντα). Le sens dogmatique du verset serait le même, car si la connaissance du Fils n’est accessible qu'au Père, comme celle du Père au Fils, … on doit conclure à une même transcendance de nature. Il n'y ἃ pas d'interprétation traditionnelle. Thomas : Tripliciter potest exponi. Omnia, hoc est supra omnem creaturam.. vel omnia, id est electi et praedestinati (cf. Jérôme)... Item Ἵ omnia… id est omnem perfectionem divinitatis. — ἐπιγινώσχει employé deux fois par Mt. ne dit pas plus que γινώσκει τίς ἐστιν qui paraît même plus réfléchi. D'après
Robinson (Eph. p. 248 ss.), le verbe composé n'indique pas tant une connais- … sance plus parfaite qu'une connaissance immédiatement portée sur (ét) l'objet, et MM. produisent le suffrage des papyrus. Plus simplement, le composé était préféré par la koinè sans avoir un accent particulier. — Norden se permet de
lire ἐπέγνω qui n’a aucune attestation. Il suppose que le présent à remplacé ,
ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, xt, 28-29.
sages et aux habiles, et pour les avoir révélées aux petits. 36 Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. ? Tout m'a été transmis par mon Père, et personne ne connait le Fils, si ce n’est le Père, comme per- ᾿ sonne ne connait le Père si ce n’est le Fils, et celui à-qui le Fils voudrait le révéler. # Venez à moi, vous tous qui êtes las et trop chargés, et je vous donnerai le repos. ?’ Prenez sur vous mon joug,
l'aoriste par une falsification d'après Jo. x, 15. Mais si ἔγνω convient bien au texte de Harnack—excluant la connaissance du Fils par le Père, — l’aoriste n’a aucun sens s’il s’agit de la connaissance ou de la méconnaissance de Jésus qui ne regarde pas le passé. On pourrait soutenir avec MeNeile que ἔγνω ferait abstraction du temps, mais la leçon au présent n’est pas douteuse (cf. Comm. Le). 28-30. Appel aux dociles, propre à Mt. C'est dans cette partie que les ressemblances verbales sont plus étroites avec Sir. τι. Nous les signalerons, maisilne faut pas oublier l’esprit de l’évangile. Tandis que le Siracide invite à étudier la γ( 5 ᾿ς Sagesse dans le Beth-midrach, c'est-à-dire dans l'école où l’on enseigne la Loi, y et à prendre un joug qui est donc celui de la Loi, Jésus s'adresse à ceux qui sont fatigués de porter le joug de la Loi et les invite à recevoir de lui une. doctrine qui les repose, et un joug suave. Si donc il s'est servi de réminiscences du Siracide, c’est pour les pénétrer d’un sens nouveau; ce n’est plus le rabbin qui répète la lecon qu'il a apprise; c’est le Fils révélateur qui apporte aux âmes de bonne volonté le repos dans l’accomplissement de sa parole. — Cela # n’est pas contraire à v,17, maisletonn'a rien de judéo-chrétien! δ 28) Tout le programme est expliqué par les versets suivants. C’est auprès de Jésus que ceux qui sont fatigués trouveront le repos. L'invitation à recevoir l’enseignement ne viendra qu'après et en second lieu. Sur l'appel, cf. Prov. vin, 32; ὁ 1x, 4. 46; Eccli. xxiv, 19 qui s'adresse aux désirs de l'âme, invitation plus générale que Eccli. τι, 23 qui appelle les ignorants à venir à l'école (ἐγγίσατε πρὸς μέ) en termes moins semblables à Mt. que δεῦτε, Ps. χχχπι, 11 etc. — χοπιῶντες οἱ ἀναπαύσω rappellent ὀλίγον ἐχοπίασα et εὗρον... ἀνάπαυσιν (L1, 27), mais tandis que le Siracide, avec un petittravail, a trouvé dans l'étude de la discipline (Loi) un grand repos, Jésus appelle ceux qui sont fatigués des observances et leur offre auprès de lui le repos. En effet κοπιῶντες, à côté de πεφορτισμένοι, ne signifie pas seulement . ceux qui travaillent, mais ceux qui sont las de travailler, ce qui est d’ailleurs son sens normal. Le poids qu'ils portent n’est pas ici le poids du péché, mais par opposition au fardeau léger du v. 30, le poids des observances pharisaïques. Ils se sont donc aussi fatigués à suivre les prescriptions des docteurs. Dans Eccli., l'appel est adressé à ceux qui ont soif (v. 24). > TI 29) La vraie ressemblance n’est pas avec τὸν τράχηλον ὑμῶν ὑπόθετε ὑπὸ ζυγόν (Eccli. τα, 26), formule isolée, mais avec Eccli. vi, 24 88., où l'idée de se mettre ὁ VS le cou dans le collier, et ὑπόθες τὸν ὦμόν σου καὶ βάσταζον αὐτήν est suivie au v,28 de εὑρήσεις τὴν ἀνάπαυσιν αὐτῆς. Encore faut-il rappeler Jer. vi, 10 εὑρήσετε ἁγνισμόν ΓΝ ο΄ (φαΐ eût dû être ἀνάπαυσιν d'après l’hébreu) ταῖς ψυχαῖς ὑμῶν. Le concept du joug Ge la Loi était courant chez les Juifs (Jer. v, 5; Eccli. xz, 1 etc.), et aussi celui du repos donné par Dieu (Is. xiv, 3; II Regn. vit, 11; Sap. iv, 7; Eccli.
PE
Ἢ 1 CNY
2er CHERE Ἢ,
- ns € 1 ΡΥ ΌΡ, Sa ou ἐφ᾽ ὑμᾶς χαὶ μάθετε ἀπ᾽ ἐμοῦ, ὅτι roabc εἰμι χαὶ ταπεινὸς τῇ χαρδίᾳ,
᾿ ν Ὁ JA
à = " - LA 3 « 2 . « ; Ἧι yat εὑρήσετε ἀνάπαυσιν ταῖς ψυχαῖς ὑμῶν ὁ γὰρ ζυγός μου χρηστὸς χα!
xx, 18; xxx, 34 etc.). Ce qui est nouveau ici, c’est que le joug est celui de Jésus, législateur qui ἃ offert aux pauvres, aux affligés (v, 3 ss.) la perfection de Ja loi (v, 47). — μάθετε peut être déterminé par ὅτι. C'est le sens des prédicateurs : « apprenez de moi non pas que j'ai fait le cielet la terre... mais que je suis humble ». On objecte avec raison (Mald. Kn. Schanz etc.) que d’après le contexte ὅτι signifie « parce que ». En effet le Christ ἃ l'intention non pas de se
“Ὁ donner en exemple, mais de dire pourquoi on doit s’en rapporter à lui: c’est
paree qu'il est un maître doux et humble. Alors μάθετε est à prendre au sens absolu : « instruisez-vous auprès de moi » comme Col. 1, 7. De toute façon, directement ou indirectement, Jésus nous révèle ici le secret de son Cœur; il -est doux, et il-est humble : ταπεινός signifie l’homme d’une condition modeste ; mais s’il est ainsi par le cœur, c’est donc qu'il aime cet abaissement, par opposition à l’orgueilleux (Prov. πὶ, 34; Is. Lxvi, 2). Son enseignement sera la douceur et l'humilité : per mansuetudinem homo ordinatur ad proximum.… per humilitatem ordinatur ad se et ad Deum (Thomas). Le résultat est la paix de l'âme, avec Dieu, avec le prochain, avec soi-même. — C’est tout l'opposé d’une loi de Dracon, dure pour les petits, inspirée par un orgueil de caste.
᾿ς 380) Jésus reprend, pour les appliquer expressément à sa doctrine, les deux métaphores du joug et du fardeau. — χρηστός, bien conditionné, qui n’écorche pas.le cou, par conséquent doux au toucher. — Jérôme s’objecte la plus grande sévérité de l'Évangile qui atteint l’intérieur. Maïs en Le réformant par la charité, on se rend plus aisé le détachement des choses extérieures. — Une explication. tirée de la doctrine de Paul n'aurait pas fait mal ici; mais les évangélistes ne se permettaient pas ces intrusions. Au moment où il sollicitait la confiance sans réserve, Jésus n'avait pas à expliquer un principe dont l'avenir fournirait l'application, par l’abrogation des observances purement légales.