‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 201 sur 350 · om. toutou p. awvos (TH) plutôt que add. (SV · texte numérisé non relu

om. toutou p. awvos (TH) plutôt que add. (SV

δ #4 Si nous revenons sur ce point, c'est que le R. P. Buzy après tant d'autres ες. appuie surtout sur saint Matthieu (xur, 44-15) sa thèse : « Les Paraboles étaient donc, en premier lieu, un châtiment. Mais qu'y avait-il en elles qui impliquât une pénalité? Disons-le résolument : c’est leur obscurité. » (Introduction aux paraboles évangéliques, p. 370.) Le plus étrange est que le R. P. Buzy sait très = bien distinguer les paraboles du lac et celles qui ont suivi. Les premières ont un . caractère de pénalité qui les rend obscures. Les autres veulent instruire : « Ainsi = donc, ses Paraboles aux Pharisiens ne sont qu’une nouvelle tentative de miséri- corde » (p. 409). Châtiment pour la foule, miséricorde envers les Pharisiens : qui ne voit là une conséquence intolérable du système? Aussi le R. P. conclut-il enfin : « Mais, au-dessus de tous ces changements, de toutes ces adaptations, un mot domine qui les régit et les explique tous : τ miséricorde » (p. 413). C’est bien ce que nous avons toujours pensé.

18-23. EXPLICATION DE LA PARABOLE DU SEMEUR (MC. 1v, 13-20 ; Le. vint, 11-15). Mt. est le seul à nommer la parabole « du semeur ». Mais le semeur n'y joue γὰ pas un plus grand rôle. En revanche il s’abstient de dire dès le début que la semence est la parole, mais cela est supposé dans le premier cas (19). Selon les règles précises de la parabole, il faudrait dire : la semence, dans tel N terrain, nous fait comprendre ce qu'est la parole dans telles circonstances. Et c'est ce qu’a fait Le. dans les deux derniers cas. Mais au début il confirme en partie l'étrange tournure de Mc. qui introduit l'être humain à la place de la semence dans l'élément parabolique, c'est-à-dire que l'explication pénètre Du, dans la parabole elle-même. Cette négligence est d’ailleurs dans la manière sémitique. Un exemple tout semblable dans IV Esd. vu, 41 : Sicut enim agricola | serit super terram semina multa et plantationis multitudinem plantat, sed non in tempore omnia quae seminata sunt salvabuntur, sed nec omnia quae plantata sunt radicabunt, sic el QUI IN SAECULO SEMINATI SUNT non omnes salvabuntur (cité par mn. τε, Die Gleichnisreden… p. 42).

ΕΣ Cela est d’ailleurs moins choquant dans l'explication que si c'eût été le cas ὧν dans l'exposé de la parabole. Seulement, tandis que Mc. emploie toujours le pluriel : οὗτοι.... etc., Mt. met toujours le singulier 6... σπαρείς etc. — Dans les trois, le sens est le même, et parfaitement clair : de même que les destinées du grain dépendent de la nature du sol, de même les destinées de la parole dépendent des dispositions.des auditeurs. Entendre est une condition nécessaire,

ἊΝ jrs ᾿

ΘΕΙ͂ΟΝ SAINT MATTHIEU, χα, 18-22.

__ 18 Vous donc, écoutez la parabole du semeur. δα Quiconque entend la parole du règne et ne comprend pas, le οἷ

Malin vient et ravit ce qui a été semé dans son cœur : c’est celui qui ὯΝ ' a été semé le long de la route. *Celui qui a été semé sur des

[endroits] pierreux, c’est celui qui entend la parole et aussitôt la reçoit avec joie; ?:mais il n’a pas de racine en lui-même, mais est < mobile; s’il arrive une tribulation ou une persécution à cause dela

parole, aussitôt il se scandalise. ?Celui qui est semé dans les épines, 3 : « . Re à mais ne mène à rien sans les bonnes dispositions qui triomphent des obstacles. Le semeur a fait son devoir; aux auditeurs à faire le leur. Cette leçon générale eût pu suffire, mais il n’était pas sans intérêt pour les auditeurs de leur signaler ᾿ la nature des obstacles. Et si Jésus n'avait voulu donner qu'une leçon générale, à pourquoi distinguer les quatre cas? L'explication qu’il donne est si bien en harmonie avec les traits de la parabole qu’on peut dire qu’elle ἃ été conçue Ἢ "4 | dans ce dessein. Rien ne suggère qu'il faille aller plus loin, et supposer que les τῇ catégories d’auditeurs étaient des groupes sociaux distincts que Jésus eût pu : A désigner par leur nom. Les Pharisiens, d’après M. Bugge, seraient le premier groupe; mais les premiers auditeurs ne sont-ils pas des esprits légers, peu préoccupés des choses divines? Il n’est donc pas indiqué de poursuivre ces … allégories prétendues. | #

18) Le contexte est excellent : « Vous donc, puisque cela vous a été donné δ: ΟΣ Dans Mc. il n’y ἃ pas un reproche, qui serait hors de saison, puisque les disciples avaient humblement demandé la lumière, mais une pointe agréable à d'humour qui cependant n'avait pas sa place dans Mt. après la déclaration S solennelle des vv. 16 et 17. AS

49) L’anacoluthe est un peu forte, et comme 19 se termine par αὐτοῦ, on doit sans doute y reconnaître la lournure sémitique du casus pendens suivi du pronom possessif. Le traducteur grec a pensé améliorer en mettant le gén. qui fait figure de gén. absolu, d’ailleurs incorrect. — Mt. nomme ici la parole, Ἶ | comme objet de la parabole, et ajoute du règne, pour ranger le semeur dans la ΠΝ À même catégorie que les autres paraboles du chapitre, et parce qu'il s'agit en ΠΝ Ε΄. effet des mystères du règne. Il ajoute aussi μὴ συνιέντος, ce qui rappelle la cita- nt ἊἝ | tion d'Isaïe au v. 44. — Le πονηρός est Satan, comme au v. 38 mais non v,13 (Le. χι, 4). — Me. et Le. ont l'ordre naturel. D'abord l'objet à expliquer, puis l'explication. Mt. a débuté par la situation morale et finit par la figure. On s'explique ainsi, mieux que dans Me., qu'il ait mis οὗτος — σπαρείς NON POUr désigner le grain, mais l’homme semé, c’est-à-dire l'homme ‘comparé au grain semé. En effet οὗτος ne peut être 8 σπόρος, nommé par Le. mais non par Mt. Cette tournure adoptée, il ne s’en écartera plus. “URI

20 s.) Comme Mc. sauf le singulier au lieu du pluriel, et l'emploi des partis cipes ; σπαρείς, plus élégant, pour σπειρόμενοι; tandis que ἀχούων est au présent à ; cause de ἐστιν. er LS

29) Le rythme du sing. continue avec plus de ridigité (ὁ δέ) que les divers ἯΒΕ

ΜῊ: ἈΝ ; e » 2 ) € Β + τ΄ Truc ἀλάνθας σπαρείς, Fe ἐστιν à τὸν λόγον ἀχούων nai ἢ μέριμνα τοῦ αἰῶνος, χαὶ ἡ ἀπάτη; τοῦ: πλούτου συνπνίγει. τὸν λόγον, χαὶ ἄχαρπος γίνεται.

τ΄ SE ἐπὶ τὴν χαλὴν γῆν σπαρείς, οὗτός ἐστιν; ὁ τὸν λόγον. ἀκούων: χαὶ 1 ᾿ συνιείς, ὃς δὴ: καρποφορεῖ καὶ ποιεῖ ὃ μὲν ἑκατὸν ὃ δὲ me ὅ δὲ. τριάχοντα. ᾿ ος ΞΕ Αχλὴν παραβολὴν παρέθηχεν αὐτοῖς λέγ Ὡμοιώθη À βασιλεία. ο΄ τῶν οὐρανῶν ἀνθρώπῳ σπείραντι χαλὸν σπέρμα ἐν τῷ ἀγρῷ αὐτοῦ. 39 ἐν δὲ

vu

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