‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 220 sur 350 · ισχυρον (SV) plutôt que om. (TH · texte numérisé non relu

ισχυρον (SV) plutôt que om. (TH

34. ent τὴν ynv-etc Γεννησαρετ (THV) et non εἰς τὴν γὴν Γεννησαρετ (S).

n’arriva pas à ce moment, comme semblait le dire χαὶ ἦλθεν (H. Ti. 5). Cette dernière lecon est suffisamment attestée (B, C, quelques minusc., syrsin., cur., sa.). N ἃ ἐλθεῖν: ἤλθεν οὖν.

30) Hier. Ardebat animi fides, sed humana fragilitas in profundum trahebat : paululum ergo relinquitur tentationi, ut augeatur fides. — Nous lisons ἰσχυρόν (5. Hetz. Vog.), om. par H. Ti sur l’autorité de N Β 33 sah. boh. trop exclusivement égyptienne. On dirait bien cette circonstance ajoutée pour l'effet, mais si le vent n'avait redoublé de violence, pourquoi Pierre aurait-il eu plus peur ? — σῶσον comme vin, 25. Il n’est pas étonnant que Mt. emploie la même expression dans deux circonstances semblables.

31) De même pour ὀλιγόπιστος, cf. νπι, 26. Les deux expressions étaient propres à Mt. dans la tempête apaisée. Elles prouvent l'unité d'auteur, non pas que Mt. ait inventé un nouvel épisode pour avoir le plaisir de reproduire ses propres expressions.

εἰς τί est naturellement l’araméen ΠῺΣ, « pourquoi »? cf. xxvi, 8, et Mc. xv, 34

(traduit), et Eccli. xxx1x, 21 en hébreu ΠῚ m9 = εἰς τί τοῦτο. En grec on disait bien εἰς τί (Sopx. O. C. 524; Trach. 403), mais autant que je vois « pourquoi » ἃ alors le sens de « dans quel but », comme dans Me. χιν, 4. Ici un Grec se serait contenté de τί, et il est difficile de croire qu'il ait consenti à écrire ets τί pour dire « d’où vient que », qui est le sens ici comme dans xxvr, 8. — διστάζω, xxvir, 17 + N. T. Même raisonnement. Mt. se ressemble plus à luimême dans la péricope qui manque à Mc.

32) Le pluriel au lieu du sing. de Mc. &véén, parce que Jésus entre dans la barque avec Pierre.

33) οἱ δὲ ἐν τῷ πλοίῳ sans addition (H. Ti. S.), quoique l'attestation soit réduite à N, B, une dizaine de min., sah., boh., Origène, parce que l'addition varie, ἐλθόντες . (Hetz.), προσελθόντες, ὄντες. On ἃ probablement voulu mieux marquer que ces personnes n'étaient pas les disciples en écrivant ἐλθόντες : ceux qui étaient venus, pour leur compte.

barque, marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais voyant

le vent violent, il eut peur, et comme il commençait à enfoncer, il fit un cri, disant : «Seigneur, sauve-moi! » 5: Aussitôt Jésus, ayant

. étendu la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pour-

quoi as-tu douté? » ®Et lorsqu'ils furent montés dans la barque, le vent s’abattit. #0r ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui en disant : « Vraiment, tu es fils de Dieu! »

Et ayant fait la traversée, ils vinrent à terre à Gennésareth. Et les hommes de cet endroit, l’ayant reconnu, envoyèrent dans toute cette région, et ils lui apportèrent tous ceux qui étaient malades, %et on le priait de les laisser toucher seulement la frange de son vêtement, et tous ceux qui touchèrent furent bien guéris.

Sans l'addition, on croirait plutôt que ce sont les disciples, restés dans la

‘ barque (Orig.); l’omission de l'article au v. 22 n’insinue pas que la barque

pouvait servir à tout le monde, car, à ce même verset, on n’y voit monter que les disciples, et ils paraissent encore seuls au v. 26. Il faut donc reconnaître que Mt. en parlant d'eux ici suit un but différent de celui de Me., qui marque bien l’étonnement, mais aussi l’inintelligence des disciples, attribuée à une sorte d’insensibilité de leur cœur. Cette disposition plait davantage aux modernes, qui tiennent Mc. pour primitif. Cependant, les deux évangélisies racontant le même fait, l'indifférence est moins naturelle que le cri arraché par l’admiration. Mc. tenait beaucoup à mettre en relief la lenteur des disciples à comprendre le mystère de Jésus; Mt. montrait comment les miracles l’avaient fait pénétrer. D'ailleurs lui-même ayant regardé la confession de Pierre comme due à une révélation spéciale (xvr, 17), il ne faut point exagérer la portée de la confession présente. Notez que Mt. a omis ici l'art. devant υἱός. Ce n’est pas pour indiquer une reconnaissance purement messianique, qui aurait exigé l’article en prenant

υἱός dans le sens du roi théocratique par excellence. C’est plutôt pour laisser les

choses dans un certain vague. 5. Thomas, sur xvi, 17 : Numquid ali non confessi sunt Filium Dei? Immo legitur de Nathanaele…. item illi qui in navi…. Quare ergo hic beatificatur Petrus et non alii? Quia ali filium adoptivum confessi sunt, hic autem filium naturalem; ideo hic prae ceteris beatificatur, quia primus confessus est divinitatem.

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