CL A
ἔρριψαν αὐτοὺς παρὰ τοὺς πόδας αὐτοῦ, nai ἐθεράπευσεν αὐτούς, 3' ὥστε τὸν
Ν . Sa περιπατοῦντας καὶ τυφλοὺς βλέποντας. χαὶ ἐδόξασαν τὸν θεὸν ᾿Ισραήλ.
80. χωλοὺς κυλλους τυῴλους χωφους (HV) où y. τ- κωφ. χυλ. (TS). 81. χυλλους ὑυγιεις (TSV) plutôt que om. (H).
« Voire » ! Comme la femme répond vivement du tac au tac, il semble d’abord qu'elle ἃ dû dire le pain des enfants (Mc.) plutôt que le pain des maîtres (Mi.); mais « les miettes des enfants » (Mc.) est une expression moins claire que celle de Mt. En somme, tout en se servant de l'expression de Jésus, la femme transforme un peu la situation + l'opposition n’est plus entre les enfants et les chiens, mais entre les chiens et ceux qui sont à table, enfants ou parents; ce sont les maîtres dont les chiens peuvent happer les miettes qu'on ἃ coutume de leur abandonner. Mt. est donc plus logique.
28) Enfin Jésus accorde la grâce, mais en des termes autres que ceux de Mc. Dans Mt., même éloge de la foi que pour le centurion (vu, 40), mais comme une félicitation à la femme, et la grâce est accordée selon la foi, comme dans Mi. var, 43. Même mention schématique de la guérison (vx, 18), au lieu de la vue pittoresque de Mc.
— ἰάομαι d’une possession comme Le. 1x, 42.
Les deux épisodes du centurion et de la Cananéenne, loin de se contredire dans Mt., forment plutôt une paire, et ils ont été écrits par la même personne. Si Mc. ne peut êlre pour rien à propos du centurion, Mt. n’en dépend pas non plus à propos de la Gananéenne, pas plus d’ailleurs que Mc. ne dépend de Mt. Le premier évangéliste s’est arrêté davantage sur les refus du Sauveur, parce que son dessein est de montrer quel est l’aveuglement ou le parti pris des Juifs qui refusent de le reconnaître pour leur Messie. S'il avait été l’homme des paiïens, ils auraient quelque mauvais prétexte. Mais Jésus s'était donné à eux toutentier.