CHAPITRE XVI
1Kar προσελθόντες οἱ Φαρισαῖοι ai Σαδδουχαῖοι πειράζοντες ἐπηρώτησαν
» χ4}" Ὁ > r m ΄ YS7 ε . νι αὐτοῖς" Ὀψίας γενομένης λέγετε Εὐδία, πυρράζει γὰρ ὁ οὐρανός Sa
2-8. οψιας — δυνασθε (S [crochets] T [crochets] V) et non o%. (H [doubles crochets]). A
tEt s’approchant les Pharisiens et les Sadducéens lui deman-
dèrent, pour l’éprouver, de leur montrer un signe du ciel. 2 Lui, 20
répondant, leur dit : «Le soir venu, vous dites : Beau temps! car le
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1-4. Les PARISIENS ET LES SADDUCÉENS DEMANDENT UN PRODIGE (MC. VIT, 11-43; ; Le. ἀπ, 54-56).
| Π faut avant tout être fixé sur l’authenticité de 2b-3, ὀψίας — δύνασθε, passage
la négation si légère de S.), comme l’a prouvé Burkitt (Evangelion Da-Mephar-
x, 54-56, qui sont précisément voisins dans le Tatien arabe et dans cet ordre. Ensuite dans toute la tradition antiochienne, y compris Chrys. avec Eusèbe
(canons). De même toute la tradition latine, ü. et vg. Hil. Juv., avec DO etc.
rayé par Hort (doubles crochets), mis entre crochets par Tischendorf et Soden, d et cependant certainement original. Il se trouvait dans le Diatessaron (malgré
ciel est rouge; 3et le matin : De l'orage, aujourd’hui, car le ciel est À
4 reshe, 1, 134), citant saint Éphrem, lequel paraphrase à la fois Mt. et Le. "
et même quelques témoins attachés à la tradition égypt. G plusieurs mss.
boh. L'omission s'appuie sur N B V ΧΙ 18 124 157 onze autres, syrsin.-CuT., sah. boh. (eri majorité) arm.; W en partie (om. : πυρραζει γὰρ 0 oupavos. και πρῶι,
+ σημερον χειμωνὶ, Origène (ur, 544 M. xur, 980) qui passe ce passage SOUS silence ; À 1 Jérôme, après avoir reproduit toute la péricope : hoc in plerisque codicibus non
habetur. — Si Yon pense comme nous que syrsin. et eur. sont sous l'influence
| de l'Égypte et spécialement d’Origène, leur témoignage ne change pas le caractère purement égyptien de l’omission. En Égypte cette conjecture tirée
Ϊ n’y annonce pas la pluie. C’est sans doute pour cela que le passage ἃ été
(Dial. cvm), parce qu'il ne servait pas à l'argumentation, son autorité aura
; de l'aspect du ciel serait constamment démentie, car le rouge du matin
supprimé. Ou bien Origène m'en ayant pas tenu compte, pas plus que Justin 1
8146 ÉVANGILE SELON 5 PRE AC Ha ro j
x 4 1 AINT MATT πρωΐ Σήμερον χειμών, πυρράζει γὰρ στυγνάζων ὁ οὐρανός. τὸ μὲν πρόσωπον τοῦ οὐρανοῦ γινώσκετε διαχρίνειν, τὰ δὲ σημεῖα τῶν χαιρῶν οὐ δύνασθε. À à 4 Ὁ ” ᾽ ᾽ ὁ Deveë πονηρὰ χαὶ μοιχαλὶς σημεῖον ἐπιζητεῖ, χαὶ σημεῖον οὐ δοθήσεται αὐτῇ
conduit ἃ l'omission. Mais absolument rien ne pourrait expliquer l'addition par un copiste de cette remarque pénétrante et d’une si fine ironie. — Soden 1, 2, p. 1014 cite pour l'omission trois codd. du, groupe K!, c’est-à-dire 75.92. 1107. Dans le texte on ne trouve plus que 75 (V), plus, dans les deux endroits, le Commentaire A3. À supposer que ces textes appartiennent à la tradition d’Antioche, c’est très peu contre le torrent. 2 ; ὃ Ce point acquis, la dépendance de Mt. par rapport à Mc, ne peut être sou- tenue. Ils ont en commun la demande d’un signe du ciel, mais dans Mc. il est refusé, dans Mt. le refus est tempéré par l'exception du signe de Jonas. Dans Mc. on ne voit pas pourquoi le signe est du ciel, tandis que dans Mt. c’est l’occasion d’une réplique.
1) προσελθόντες, style de Mt. Il ἃ déjà mis les Sadducéens auprès des Pharisiens Ἢ (mn, 7), et il va continuer (6. 11. 12), tandis que dans Mc. et Le. les Sadducéens n'apparaissent qu’à Jérusalem (Mc. x1r, 18; Le. xx, 27; Mi. xxn1, 23.34). En somme il serait étonnant que le parti puissant et actif des Sadducéens ne se soit trouvé en contact avec Jésus que pour poser une question de théologie. Ils étaient nom- . |{breux parmi les courtisans d'Hérode, si bien que les Sadducéens de Mt. répondent | Ἵ aux Hérodiens de Mc. 1, 6; cf. Me. vi, 14. Mais selon son habitude, Mt. envi- Sage les classifications sacrées de préférence aux groupements politiques. Cependant cf. xxn, 16. — L'intention de tenter n'avait pas à être empruntée à Mc.; Mt. l'introduira (χα, 35) même où Mc. ne l’a pas. — Le signe « du ᾿ς ciel », Comme dans Mc., et non un signe seulement, comme dans Mt. xu, 38. Mais Le. χι, 16 ἃ aussi le signe « du ciel », qui faisait donc partie de la tradition dite Q. : .
2s.) On regrette le soupir arraché à Jésus par cet aveuglement (Mc.), mais il faut convenir que dans Mc. il ne sera question que d’un signe quelconque Si bien que ἀπὸ τοῦ οὐρανοῦ aurait bien pu être ajouté à son texte d'après Mt., quoïque la tradition ms. n'ait pas conservé de trace d’un texte plus court. NA contraire dans Mt. cette allusion au ciel amène une réplique. Le lien n’est pas logique, mais dans la manière des transitions sémitiques d'un mot Mordiun autre. — Croyant la réplique condamnée par les mss., MeNeiïle ima- gine qu'elle ἃ été rédigée d’après Le. Mais combien Le. est moins fin! Les nuages annoncent la pluie, le vent du sud la chaleur. Observation banale. Le charme de Mt. c’est que le même signe, la rougeur du ciel, annonce tantôt le beau temps, quand c’est le soir; tantôt la pluie, quand c’est le matin. Il fallait de la perspicacité pour le noter, et beaucoup d'esprit pour en faire compliment. En Palestine, et semble-t-il, un peu partout, il en est souvent ainsi, mais non en Égypte où les pluies sont beaucoup plus rares. Si Le. n'a pas lui-même transposé pour le vulgaire, c'est le sens commun de Ja tradition qui avait trouvé cette forme moins ingénieuse. — εὐδία, temps serein, régulier, calme
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