‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 235 sur 350 · CES · texte numérisé non relu

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ἕτεροι δὲ ’Ispepiov ἢ ἕνα τῶν προφητῶν. ἰδ λέγει αὐτοῖς Ὑμεῖς δὲ τίνα

με λέγετε εἶναι; 10 ἀποχριθεὶς δὲ Σίμων Πέτρος εἶπεν Σὺ εἶ ὁ Χριστὸς ὁ υἱ υἷος τοῦ θεοῦ τοῦ ζῶντος. 17 ἀποχριθεὶς δὲ ὁ Ἰησοῦς εἶπεν αὐτῷ Μαχάριος ᾿ς εἶ, Σίμων Βαριωνᾶ, ὅτι σὰρξ καὶ αἷμα oùx ἀπεκάλυψέν σοι "ἀλλ᾽ ὁ πατήρ

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pou ὁ ἐν τοῖς οὐρανοῖς. 15 χἀγὼ δέ σοι λέγω ὅτι σὺ εἶ Πέτρος, χαὶ ἔτ Ἁ

ταν γος ZL ᾽ S ἡ à 2 λι ΄ ἣν à » S ΄ ταύτῃ τῇ πέτρᾳ οἰχοδομήσω μοὺ. τὴν EXX ησίαν, χαὶ πύλαι ἀδου οὐ χατισχυ- AA à nt 4

rent à Le. C'est trop préciser que d'imaginer la scène à la source du Jourdain. M. Immisch (ZnTW 1916, 18-26) a pensé que la réponse de Jésus à Pierre avait été inspirée par le décor : grotte qui rappelait l'ouverture de l'enfer,

temple d’Auguste bâti sur le rocher. C'est ingénieux, mais sans appui dans le

| texte. — Le « fils de l'homme » est ici l'équivalent de « moi » (Mc.), mais

à Mt. s’il s'était servi de Mc. n'aurait pas changé cette tournure naturelle, pour

l’homme indiquait ici la nature humaine de Jésus, et préparait par contraste la révélation de sa nature divine. , 4%) Mt. a Jérémie (ni Mc. ni Le.), en conformité avec la grande importance

que ce prophète avait dans le judaïsme; cf. Π Macch. 11, 4-12; xv, 14 s., tandis

que IV Esdr. un, 18 : müttam tibi adiutorium pueros meos Isaiam et Hieremiam

Ne est d’origine chrétienne (ΗΒ. 1905, p. 486-501).

46) Me. disait Pierre, le nom qu'il employait toujours. Mt. aussi avait dit Pierre (vu, 14; σιν, 28); ici il devait dire Simon, puisque c’est le nom que va employer Jésus, mais il a ajouté Pierre pour éviter toute confusion. Ce double

voulu enseigner que le changement de nom se fit alors pour la première fois. Σ τ -π Que Pierre parle au nom de tous, cela est évident; mais cela ne veut pas dire que tous étaient aussi éclairés; dans ce cas la félicitation du v. 17 n'aurait pas de raison d'être. Peut-être tous étaient-ils déjà convaincus que Jésus était 16 Messie. Mais Pierre va beaucoup plus loin : « L’addition a l'avantage de faire ressortir la double nature du Sauveur, Fils de Dieu comme il est Fils de l’homme, et de donner à l'assertion toute la solennité qui convient avant que

Jésus exaltè Simon lui-même » (Loisy, 11, 4). En effet on n'a jamais prouvé que

Fils de Dieu soit un synonyme de Messie, même dans IV Esdr. (cf. Le Messia-

nisme. p. 105). Tandis que ceux qui étaient dans la barque (Σιν, 33) avaient

vu en Jésus seulement un être surnaturel, Pierre, en ajoutant l’article et la

qualification de fils du Dieu vivant, professe, aussi clairement qu'il pouvait le

faire, l’origine divine de Jésus, possédant la nature de l'être infini qui a la vie

et peut la transmettre. ὃ θεὸς ὃ ζῶν ne se trouve dans le N. T. que dans xxvi,

63, formule très solennelle et dans l'A. T. ps. χαὶ (xzut), 3. Quand Pierre a-t-il

eu cette connaissance ? Elle est contenue dans x1, 25 ss., mais encore fallait-il une grâce spéciale pour la pénétrer et la proclamer avec l'énergie de Pierre.

A7) Μακάριος, cf. v, 3. Le caractère sémitique de cette interpellation n’est pas.

douteux. Σίμων était le nom grec (pour Συμεών) que l’Apôtre portait habituelle- -ὦ

5 Ἢ 4 : < ἢ 8 À € Ck 4 À : qu € 42 4 ᾿ἀγθρώπου; oi δὲ εἶπαν Οἱ μὲν ᾿Ιωάνην τὸν βαπτιστήν, ἄλλοι δὲ Ἤλίαν,

ΟΠ aboutir à une formule fort antithétique : οἱ ἄνθρωποι... τοῦ ἀνθρώπου. Le fils de

usage de Pierre, seul et avec Simon, ne s’expliquerait pas bien si Mt. avait .

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de l’homme ? » fs dirent : « Les uns disent que c'est Jean le Baptiste, 4 d’autres Élie, d’autres encore Jérémie ou quelqu'un des prophètes. » s II leur dit : « Mais vous, qui dites-vous que je suis? » {5Répondant,

Simon-Pierre dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.» k ITRépondant, Jésus lui dit : « Tu es bienheureux, Simon Barionas,

car ce n'est ni la chair ni le sang qui te [l’] ont révélé, mais mon ᾿ Père qui est dans les cieux. 8Et moi, je te dis que tues Pierre, et sur ὲ cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévau- Ὁ S

ment, et c'est le mot que Jésus emploie toujours quand il lui: parle, excepté dans Le. xxur, 34. — Βαριωνᾷ au vocatif est bar, « fils », en araméen, et Jona 4 (ΝΣ, en hébreu 72), le nom du prophète (Jonas 1, 4; IV Regn. x1v, 25), cité par Mt. χη, 39 ‘etc., qui était aussi le nom commun de la colombe. On ne peut + a guère supposer que NI soit une abréviation de T2), devenu en grec Ἰωάννης (malgré le love du ms. B dans IV Regn. xxv, 23). Lors donc que Jo. 1, 43, transcrit 6 υἱὸς ᾿Ιωάνου (cf. Jo. xxr, 46. 47), il n'enseigne pas que Ἰωνᾶς soit une "44 forme dérivée de 12, mais il indique un autre équivalent grec plus connu. VAR IL n'y avait donc pas à changer Bariona en Bar Joanna comme quelques-uns le 6 proposaient d’après Jérôme, ni en υἱὲ Ἰωάννου comme τὸ ἰουδαϊκόν (l'évangile selon Es" les Hébreux) d’aprèsune glose du ms. 566; cf. AB. 4922, p. 339. τε. — σὰρξ καὶ αἷμα comme Gal. 1, 16; ce qui ne prouve pas un emprunt de ML, 1000 car l'expression était assez courante (RB. 4920, p. 472). 4 PA Cette partie du texte à tout le moins était connue de Justin (Dial. c, 4). Onne se saurait donc supposer une interpolation tardive de toute la péricope dans le texte de Mt. Α ι ἡ ᾿ 4 La félicitation du Sauveur rehausse grandement le rôle de Pierre. Π ne dit Eve pas, au nom des autres, une vérité à laquelle ils seraient parvenus par le raiïson-

nement, comme cela pourrait être le cas de la simple dignité messianique de Jésus, en s'appuyant, bien entendu, sur les données de la foi traditionnelle, ES les prophéties, les miracles etc. Non, Pierre ἃ reçu du Père, directement, une Ν révélation qui dépasse en importance privilégiée toutes celles qui sont contenues, τ dans l'Écriture. Car l'unité de Dieu eût pu être atteinte par le raisonnement, Ὁ ἼΩΝ mais il fallait une confidence du Père pour savoir que Jésus était son Fils. te CES 48) κἀγώ ou bien : sicut Pater meus tibi manifestavit divinitatem meam, ita et at

ego tibi notam facio excellentiam tuum (5. Léon, serm. 1v, 2; Schanz, Hobfz,, un MeNeile), ou bien : quia tu mihi dixisti (Hier. Mald.), sens préférable, parce que. ΟΝ le Christ ne s’en tient pas à une révélation sur Pierre, mais il lui fait une :

déclaration et une promesse qui sont sa réponse à la confession de l’Apôtre. Ce "TR dialogue a continué dans la suite des temps. Le siège de Pierre ἃ toujours confessé la divinité de Jésus, et chacune de ces confessions ἃ mieux manifesté

combien était véridique la parole du Fils de Dieu à son égard dans la personne ἡ de Pierre. ἥ | | | D: «0 Πέτρος n'existait pas co,1me nom propre ni en grec, ni en latin, et ne peut CI À EIRE ΦΑ ῃ ἐδ ΝΞ VE ἃ CES.

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