Tec PRÉCURSEUR, TEL Messie (Mc. 1x
Dans le texte de Me., on dirait qu'il y a un lien entre la question de la résurrection et ce qui regarde Élie. En réalité il n’a pas voulu omettre un incident qui ne fut qu'une parenthèse dans les réflexions des apôtres. C'est sur le cas d'Élie que Mt. a insisté, laissant de côté le point de la résurrection qui, dans Mc. même, est sans attache avec celui d'Élie. Ce qui étonne les disciples, c'est qu'Élie est bien venu saluer le Messie, mais il est parti sans
“rien faire. Or quand on dit qu'il doit venir, on entend par là qu'il fera quelque
chose. Jésus le concède, et emploie même le terme consacré par l'Écriture. Mais Élie est en effet venu. Seulement il ἃ été méconnu. Et il en sera de même du Fils de l'homme... Mais de même que ces souffrances du Fils de l’homme n’empêcheront pas que sa mission soit remplie, de même Jean-Baptiste a joué son rôle. Mt. ajoute que les disciples comprirent alors. Il y a dans son texte la même pointe, mais plus d'ordre et de clarté. Cela pourrait passer pour une retouche d’un texte difficile, mais c'est peut-être un autre jet d’un esprit qui comprend autrement la composition littéraire.
9) Petits changements par rapport à Mc. : discours direct ; ro ὅραμα (cf. Ex.
soit ressuscité des morts. » {0Et Les disciples l'interrogèrent, disant : ÿ 4
* l'Écriture doit croire au contraire que le dessein de Dieu ἃ été rempli. -Un sort ΝΑ; "ἢ
sur leur εἶδε, et furent saisis d'un grand effroi. ΤΕ: Jésus 5 'approcha, ἘΝ}: et les touchant, il dit : « Levez-vous et ne craignez pas: ». ΟΣ ayant levé les yeux, ils ne virent personne que Jésus lui-même, seul. 6
9Et comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne dites la vision à personne, avant que le Fils de l'homme
« Que disent donc les scribes, qu'Élie doit venir d’abord. » ML. “14
répondit et dit : « (Il est vrai : Élie vient, et il restaurera toutes ΑΝ
choses; {pourtant je vous dis qu'Élie est déjà venu, et ils ne lont point reconnu, mais ils en ont agi envers lui comme ils ont voulu : ει de la même façon, le Fils de l’homme lui aussi aura à souffrir d’eux. » ; Ua 18 Alors les disciples comprirent qu'il leur avait parlé de Jean le Baptiste.
ur, 3, fréquent dans Daniel), expression très naturelle chez un écrivain israélite.
Σ . LE 7 ΄ - ἔν Ὁ
Nous avons déjà dit (sur xvi, 31) que Mt. se sert d’iyetew pour la résurrection. Ὁ Ÿ ποῦ Γ᾽: ajoute que les apôtres ont gardé le silence, — c'est tout ce que Le. ἃ ἀν
sur ce passage (1x, 300), — et de plus qu'ils se sont inquiétés entre eux de ce es ἐν
que signifiait τὸ ἐκ νεχρῶν ἀναστῆναι (telle doit bien être la leçon originale, contre Comm. Mc.). Cette recherche n’aboutit à rien : on pouvait l’omettre ἡ parti πὶ Ν pris, ou ne pas penser à en parler. ” 10) Comme Mc., avec un τί οὖν, question plus nette que ὅτι dans Me. 4238 11) Au lieu du Srésont ἀποχαθιστάνει, Mt. emploie le futur. Ce n’est pas qu'il (#0 envisage l’action d'Élie comme à venir, mais pour lui laisser son aspect d'action prédite. Jésus reconnait la valeur de la tradition des scribes. Elle est fondée à sur l’Écriture (Mal. 1v, # ou τι, 23) qui dit expressément d'Élie : ὃς ἀποχαταστήσει Ὁ 4 χαρδίαν πατρὸς πρὸς υἱὸν x. τ. À. Mais qu'était cette restauration? un appel àla ποῦ pénitence, dont le but est précisément de rétablir les bons rapports avec Dieu, et de préparer les cœurs pour l'avènement du Messie. Au lieu de mettre ici l'allusion au Fils de l’homme qui rompt dans Mc. l'opposition entre Ἠλίας μέν et ἀλλὰ λέγω, Mt. balance bien les deux termes. 12) λέγω δέ... Il est vrai qu’il devait venir, mais en fait il est venu. 10 Seulement il ἃ été méconnu (propre à Mt.), parce qu'on n’a pas compris son rôle. Le Sauveur ne parle pas des scribes, qui n'étaient pas seuls responsables. 11 y avait eu contre ce restaurateur de la morale une conjuration des éléments les plus divers. Il ne dit pas non plus qu’il ait échoué. Quiconque ἃ foi dans
semblable attend le Fils de l’homme. Lui aussi doit souffrir, et d'eux aussi, Ainsi la Transfiguration elle-même, malgré sa gloire, et par les réflexions ;
qu’elle amène, était encore une annonce de la Passion, comme Le. l'avait dit. FU | plus clairement (1x, 31). — Mi. n'a pas dit comme Mc. que le traitement infligé M. à « Élie » était prophétisé. G SAT
48) Intelligence des disciples, sur.le même rythme que xvr, 12, Me. avait
338 ÉVANGILE SELON SAINT MATTEIEU, xvIr, 14-15. TS D: 1 Καὶ ἐλθόντων αὐτῶν πρὸς τὸν ὄχλον προσῆλθεν αὐτῷ ἄνθρωπος γονυπετῶν Ἷ ‘à :
ἕῳ + ! 0 La x αὐτὸν lai λέγων Κύριε, ἐλέησόν μου τὸν υἱόν, ὅτι σεληνιάζεται χαὶ χαχῶς"
Ya τ - ᾿ Ν # ᾿ ΝΣ ἔχει, πολλάχις γὰρ πίπτει εἰς τὸ πῦρ καὶ πολλάχις εἰς τὸ ὕδωρ᾽ 19 χαὶ
π΄ προσήνεγχα αὐτὸν τοῖς μαθηταῖς σου, nai οὖν. ἠδυνήθησαν αὐτὸν θεραπεῦσαι. ν Ἷ ns ᾿
ν 4 ἊΝ - 4 » « κ᾿ | I ἀποχριθεὶς δὲ ὁ Ἰησοῦς εἶπεν Ὦ γενεὰ ἄπιστος χαὶ διεστραμμένη; ξὼς “02 À Je VE tra “ ἐν ΑΕ ENT: CALE NUE DEEE = ee a πότε μεθ᾿ ὑμῶν ἔσομαι; EWG ποτε ἀνέξομαι ὑμῶν; φέρετέ μοι αὐτὸν We. 18% ἐπετίμησεν αὐτῷ ὁ Ἰησοῦς, χαὶ ἐξῆλθεν ἀπ᾽ αὐτοῦ τὸ δαιμόνιον" χαὶ
; ἐθεραπεύθη ὁ παῖς ἀπὸ τῆς ὥρας ἐχείνης. 19 Tére προσελθόντες οἱ μαθηταὶ ε ΕΣ f
k τῷ Ἰησοῦ nor’ ἰδίαν εἶπαν Διὰ τί ἡμεῖς οὐχ ἠδυνήθημεν ἐχβαλεῖν αὐτό;
x - ΓΚ ἈΠ’ 1 TERRES 3 25 δὲ λέγει αὐτοῖς Διὰ τὴν ὀλιγοπιστίαν ὑμῶν ἀυνὴν γὰρ λέγω ὑμῖν, ἐὰν ν 3 .
ἢ ΕΣ le, 4 5 14. αυτων (SV) plutôt que om. (TH).
1 15. εχει (H) ou πασγει (TSV).
FR EUR ᾿ ᾿ ] ΄ς ni: laissé entrevoir qu'Élie symbolisait le Baptiste, Mt. le dit en propres termes. ) 14-20. GUÉRISON D'UN ÉPILEPTIQUE POSsséDÉ (Me. 1x, 44-29; Le. 1x, 37-434; συπ, ἥν. DT AU v:
ἔτος Klostermann voit encore ici un abrégé très réduit de Mc., mais il se demande
Ma. a pu écrire de celte manière, et le rapprochement avec Le. le suggère positivement. Non seulement il ne dit rien de l'introduction spéciale ni de la | crise; deux points dont Le. a gardé la trace, mais comme Le. {ix, 42) il parle
Εν M de guérison et même deux fois (16. 18), tandis que Me. ne parle que de posses- sion. La cause de l'échec des disciples est différente, et sur ce point Le. ἃ $ quelque chose de M. quoique dans un autre contexte (xvir, 5. 6). Nous n'’insis- (erons donc pas ici sur le texte de Me., chef-d'œuvre naïf de récit circonstancié δ. d'un fait où Mt. n'a vu qu’un miracle à signaler.
πο 44) ἐλθόντων, sans indiquer de qui il est question, classique et hellénistique Né ᾿ ᾿ (Deb. 8. 423, 6), lorsqu'il n'y ἃ pas de doute. Mais le génitif absolu demeure ἜΝ en l'air, et le pronom αὐτῷ se rapporte bien à une personne comprise dans ἐλθόντων, ce qui est peu régulier. Loin que ce texte soit une correction (Klost.) D. c'est plutôt D qui a corrigé en écrivant ἐλθών, l’anacoluthe étant aussi moins ᾽: dure de cette façon, admise par les classiques (Küh.-Gerth 11, 2, 406 5.). — Ὡς Un homme se présente (schéma de Mt.); la génuflexion n'est pas dans Mc. Elle remplace le prosternement familier à Mt. C’est l'introduction la plus courte à un miracle; cf. Introd. p. exc.
ἢ 45) La demande ne rappelle pas Mc., mais bien Mt. xv, 21, avec χύριε, ἐλέησον, 5) χακῶς. Il est vrai que la chute dans l’eau et dans le feu se trouve dans Mc., aux ἫΝ explications qui suivent la crise (1x, 22) et attribuée directement au démon. A
supposer que ce soit un emprunt à Mc. (qui pourrait être le fait du traducteur grec de Ma.), ce ne serait point une confusion comme prétend Klost. sous prétexte que les lunatiques tombent du toit. Il n'indique pas la preuve de cette
‘(avec MeNeile) si Le. et Mt. ne dépendent pas d'un autre récit. C’est concéder que
Δ. or is pot AE τὸν κὰκ