FINS 57 M
Et comme il arrivait vers la foule, un homme s’approcha de lui, fléchissant le genou et disant : « Seigneur, aie pitié dé mon fils,
car 1] est lunatique et mal en point, car il tombe souvent dans le feu, et souvent dans l’eau. ‘Et je l'ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir. » {Jésus répondit et dit : « O génération incrédule et pervertie, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le moi ici. » {8Et Jésus lui commanda,
et le démon sortit de lui; et l'enfant fut guéri à partir de ce moment. “Alors les disciples, s'étant approchés de Jésus à l'écart, lui dirent :
« Pourquoi n’avons-nous pas pu le chasser? » 211 leur dit : « À cause
de votre incrédulité; car en vérité je vous [le] dis, si vous aviez de la. foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : « Va-
ten d'ici là-bas! et elle irait, et rien ne vous serait impossible. »
croyance chez les anciens, qui au contraire nommaient bien lunatiques les malades épileptiques : Gallien, 1x, 903 (Kühn) : (ἡ σελήνη) τὰς τῶν ἐπιλήπτων τηρεῖ περιόδους: LUCIEN, Toæ. 24 : ἐλέγετο δὲ καὶ χαταπίπτειν! πρὸς τὴν σελήνην αὐξανομένην: οἷ. le ποπί de Σεληνίς (Hésychius) donné à un talisman pour les enfants sujets
à ces crises. Saint Césaire (P.G. XXXVIIT, 992) s’est demandé πῶς τὸ εὐαγγέλιον σεληνιαζομένους λέγει τοὺς ἐπιληπτιχούς... il répond que l'évangéliste se sert d’un mot reçu, sans affirmer l'influence de la lune. — Dans Mt. le père ne semble pas se douter que son fils soit possédé, ni muet. ;
16) Aussi a-{-il seulement demandé aux disciples de le guérir. Ils avaient bien
recu ce pouvoir avant leur mission (x, 4), mais il n'opérait pas toujours;
d’ailleurs Jésus indiquera la raison de leur échec pour cette fois. 17) Comme Me., mais Mt. et Lc. ont en plus διεστραμμένη, ce qui suppose une
dépendance, c'est-à-dire pour Le. une source autre que Mc., qui peut très bien
avoir été Ma. traduit ou une tradition commune. 48) Mt. n'ayant pas encore parlé du démon, l'injonction αὐτῷ s'adresse à l’en-
fant. Mais le démon comprend qu’elle s'adresse à lui, et nous connaissons sa ñ présence seulement à sa sortie. Comme Le., Mt. parle de guérison, et avec la
même concision. Loin que le pouvoir de Jésus paraïisse moins dans Mc., la résistance désespérée du démon 16 fait ressortir davantage. — ἀπὸ τῆς ὥρας... Mt.
écrit à sa manière (1x, 22; xv, 28, cf. vur, 13), qui n’est jamais celle de Mc. pour
ce cas.
19) Comme Mc., mais sansla maison, et avec le style de Mt. τότε προσελθόντες....
διὰ τί au lieu de ὅτι, comme dans v. 40, τί οὖν au lieu de ὅτι, Cette introduction a d'autant plus Pair de s'appuyer sur Mc. que les disciples demandent pourquoi
ils n’ont pu expulser le démon, quand on leur avait demandé de guérir l'enfant.
Cependant, après le fait de l'expulsion, la question pouvait être ainsi posée. 20) La réponse est toute différente, et, contrairement aux tendances qu'on
prête à Mt., moins flatteuse encore pour les disciples. Pour les épargner, des
copistes ont pu changer ἀπιστία en ὀλιγοπιστία, l'inverse n’est pas moins probable,