PRE MATTHIEU
ÉVANGILE VU, 9422. Ut ENTER è ὁ τ ᾿ ἐξ δ Lee
ro Μετάβα ἔνθεν ἐκεῖ; |
χαὶ μεταβήσεται; no οὐδὲν ἀδυνατήσει ὑμῖν (71). τς. ΞΕ Συστρεφομένων δὲ αὐτῶν ἐν τὴ Γαλιλαίᾳ εἶπεν αὐτοῖς ὁ Ἰησοῦς Μέλλει “6 à ὃ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου παραδίδοσθαι εἰς χεῖρας ἀνθρώπων, 23 yat ἀπογτενοῦσιν FRE αὐτὸν, χαὶ τῇ τρίτῃ ἡμέρᾳ ἐγερθήσεται. χαὶ ἐλυπήθησαν σφόδρα. Ἣ ᾿ς 8 ᾿λθόντων δὲ αὐτῶν εἰς ΚΚαφαρναοὺν, προσῆλθον οἱ τὰ δίδραχμα λαμ.- À ᾿ς βάνοντες τῷ «Πέτρῳ χαὶ εἶπαν ὋὉ διδάσχαλος ὑμῶν οὐ "τελεῖ τὰ δίδραχμα: à #14 ὅ5 χέγεν Ναί. καὶ ἐλθόντα εἰς τὴν οἰκίαν προέφθασεν αὐτὸν ὁ ᾿Ιησοῦς λέγων Ἢ Un HN % : : Ἔ | 92. συστρεφομενῶν (THV) plutôt que αναστρεφομενῶν (5). si £ çar ὀλιγοπιστία à pu paraître trop atténué, puisque la moindre foi eùt suffi. I ἥ
rononcer : ὀλιγοπιστία (T H S ΗοΐΖ. Vogels) x B 0 1 13 22 A | 33 424 346 sah. boh. syreur. (mais non pes. ni sin.) pourrait bien être une correction d'Origène pour ne pas mettre les disciples trop bas (xx, 58), mais les maïintenir dans la ligne de vi, 30; vu, 26; xiv, 31; XVI, 8. De toute facon ce peu -de foi serait inférieur à la quantité représentée par un grain de sénevé (cf. Le. xvir, 6). Au lieu de parler d'un sycomore comme Le., Mt. dit une montagne comme il dira plus tard (xxt, 21), dans un texte parallèle à Me. σι, 23. Mais ici | jilm’est pas question de la mer, qui n’était pas dans la perspective, mais seule-
ΞΕ de déplacer une montagne, peut-être celle de la Transfiguration. Le mot « rien d’impossible » est plus général et plus abstrait que les traits des autres
passages parallèles AN:
24) Omispar N B Θ trois minuse. sh. boh. syrsin. cur. syr. pal. e ff Admis par. tous les autres, Origène etc.; et l'on peut dire que ce n’est pas tout à fait le | texte de Mc. 1x, 29, qu'un interpolateur aurait suivi de plus près. En tout cas dans Mt. νηστείᾳ est aussi attesté que προσευχῇ. C’est même probablement d'après
Mt. que νηστείᾳ à pénétré dans le gros des mss. de Mc. Quoi qu'il en soit des. | autorités mss., ἢ faut observer le critérium de Jérôme qui exclut les passages al parallèles, surtout dans un cas comme celui-ci. Car la première solution de Mt. (20) sans être contraire à celle de Mc., ἃ cependant sa physionomie propre, et elle répond directement et suffisamment à la question posée. 22-23. NOUVELLE ANNONCE DE LA PASSION (MC. 1x, 30-32; Le. 1x, 43-45).
En Galilée, comme dans Me., mais sans l’incognito et l'instruction des disciples. Les paroles de Jésus sont en somme les mêmes. L'inintelligence des Apôtres et | Jeur réserve (aussi Le.) sont remplacées par dela tristesse. fu
. 22) ἀναστρεφομένων signifierait probablement : « eux retournés, ramenés »; | mais συστρεφομένων avec δὶ B 1, plusieurs latt. et vg. conversantibus doit être
préféré comme plus difficile. Le sens paraît être « eux ramassés auprès de lui »
formant un groupe fermé. ML. nous apprend ici, ce qui est très naturel, que les disciples n'étaient pas toujours groupés autour de Jésus. On se retrouvait à
certains jours.
est très difficile de se p
᾿ ἐλυπήθησαν σφόδρα, comme xvinr, 31. Sans comprendre tout à fait, les disciples en
tablant probablement sur ce précédent, on établit une taxe annuelle, mais
de l'homme doit être livré entre les mains des RE 58 et ils le + mettront à mort, et il ressuscitera le troisième jour. » Etils furent | très attristés.
ΞΕ Quand 115 furent entrés à Capharnaüm, ceux qui percevaient
les didrachmes s’approchèrent de Pierre et dirent : « Votre maître ne Ν: 3
paie pas les didrachmes ? » # Il dit : « Si bien. » Et à son arrivée dans la maison, Jésus le prévint, disant : « Que t'en semble, Simon? les
4 na | # ν᾿ -
23) Comme Mc. en om. καὶ ἀποχτανθείς qui est superflu; le troisième jour, au
-lieu de après trois jours (Me.) ἐγερθήσεται (cf. xvr, 21) et non ἀναστήσεται (Me); nu
savaient assez pour s’attrister; Mt. est plus naturel, Mc. plus sie ἢ ἢ 24-27. LA REDEVANCE AU TEMPLE ACQUITTÉE. SH Propre à Mt., mais avec la même suite que Mc., qui conduit aussi Fe ἀμ 4
Jésus à Capharnaüm. 3 ἘΝ pus
24) L'Exode racontait (xxx, 13) ἴα fé d’un den ete en faveur du sanctuaire sur tous les Israélites âgés de vingt ans. Au temps de Néhémie, en ὯΝ
réduite à un tiers de sicle, pour les besoins du temple (Esdr. B xx, 32). “en ΕΝ demeura annuelle, mais fut élevée à un demi-sicle à une époque indéterminée: on voyait là sans doute une application de la loi de l’Exode, devenue annuelle. E Le sicle valant quatre drachmes attiques, l'impôt était d’un didrachme (Jos. #4 Ant. IT, vu, 2). Les Romains qui excellaient à maintenir les impôts, saufàäen changer l’objet, ordonnèrent après la conquête que le didrachme envoyé à +. ‘8 Jérusalem par tous les Juifs du monde serait désormais perçu au profit du ΤΩ Capitole (Jos. Bell. VII, νι, θ). Mais Mt. parle évidemment de l’état des choses au ΣῊ temps de Jésus, et ne paraît pas en soupçonner un autre. C’est une erreur de 3 % Jérôme d’avoir vu là une allusion au fisc romain. Les Juifs du monde entier Ὁ envoyaient librement la contribution sacrée à Jérusalem (Jos. Ant. XIV, vu,
2 etc.); 115 avaient donc des collecteurs partout, à plus forte raison en Galilée. D’après Chegalim 1, À, la perception se faisait avant Pâque, avant la Pentecôte, LA avant les Tabernacles. D’autres opinaient autrement. On ne peut donc rien ᾿ πὰ conclure pour la chronologie de la vie de Jésus. Ces collecteurs s’approchent k: (προσῆλθον, style de Mt.) de Pierre qui était sorti seul, et trouvent l'occasion
bonne pour lui poser leur question. Jésus n’est pas seulement un maître; il. ph. dirige tout un groupe (δμῶν), il a sa doctrine; mais s’il est bon Juif, il doit payer l'impôt; cf. Jos. Ant. XVIII, 1x, À : τό τε δίδραχμον, ὃ τῷ θεῷ An ἑχάστοις πάτριον. — δίδραχμα, au pluriel : les percepteurs sont habitués à dire : « past Ἷ
vos didrachmes ». ἣν !
25) Pierre répond sans hésiter, sûrement parce que Jésus a toujours payé cp
que le retard ne doit être attribué qu’à l'absence. Pourtant la question de droit Ἢ ;
n'était pas si claire. ἦγ...
Avant même qu’il eût ouvert la bouche en rentrant dans la maison dont Mt.a déjà parlé plus d’une fois à Capharnaüm (1x, 10. 28; χιπ, 1. 36), Jésus, éclairé par une lumière surnaturelle, lui propôse une petite parabole. — ti... Ôoxei, propre à Mt., xvim, 12; xxr, 28; xx, 42; xxvi, 66. — Σίμων, parce qu’on est dans le milieu social de Simon, et pourune question de la vie courante. Jésus
Képhas.
La parabole ne fait aucune allusion à une circonstance spéciale, comme serait ΟΠ Je pouvoir actuel des Romains, ni même au caractère sacré de l'impôt. Le mot
d’ « étrangers » n’a donc rien d'hostile aux Juifs. On est dans le domaine des opinions populaires sur les souverainetés orientales. Les impôts ne sont pas,
comme ils devraient l'être aujourd’hui, strictement consacrés aux dépenses
d'intérêt public; ils sont comme le revenu de la famille royale. L'exemption
d'impôts va de soi quand il s’agit des fils du roi, et même des grands. On ἢ sait dans quelle mesure ces principes ont dominé encore dans l’ancien régime. — τέλη sont les impôts indirects; χῆνσος (census), en grec φόρος, les impôts directs et surtout la capitation (ef. Rom. xur, 7); mais ces mots sont pris ici pour désigner vaguement toutes les sortes d'impôl.
26) La réponse de Pierre ne désigne pas les Juifs comme étrangers : c'est une simple solution de la comparaison proposée. Les enfants sont done libres. L'application se fait aussitôt à celui que Pierre lui-même a déclaré Fils de Dieu. Jésus conclut cependant par le pluriel, faisant participer à son privilège ceux qui croient en lui, et qui lui sont des frères (x1r, 50). — εἰπόντος sans substantif, comme au v. 14.
27) Moins éclairé que Pierre, le public ne comprendrait pas. Dans l’acte d'un privilège exercé par le Fils, il verrait la révolte d’un Israélite contre son Dieu. ΤΙ ne faut point le scandaliser.{Ce qui suit est un miracle, raconté comme tel, miracle à tout le moins de scienceïqui fait connaître à Jésus qu'un poisson ἃ avalé une pièce de monnaie, et qu'il se laissera prendre. La glose rationaliste imaginait que Pierre trouveraitébien quatre drachmes du poisson en le vendant. L'école comparative préfère citer l'anneau de Polycrate (Hérod. τι, 42), récit dont le sens est tout différent, ,ou d'autres traits de folk-lore qui n’ont rien de commun que le fait admis par tous de la gloutonnerie des poissons et de ses résultats singuliers. Le statère équivalait à un sicle, donc à deux didrachmes.
᾿ς ; Jésus paie pour lui-même et pour Pierre seulement. C'est incontestablement un À indice de sa situation privilégiée. Il sera le chef, il est déjà dans la sphère parti- > culière du Maitre. — Wellh. ἃ vu dans ce v. deux traces d’aramaïsmes : ἜΝ
n’interpelle jamais l’apôtre sous {son nom grec de Petros, ni sous celui de-
NS + ἊΝ SE APN à à ΚΓ ΝᾺ k .
rois de la terre, de qui percoivent-ils taxes ou tribut? De leurs
fils, ou des étrangers? » #11 dit : « Des étrangers ». Jésus repartit : « Les fils sont donc libres. ?7 Maïs afin que nous ne Les scandalisions pas, va à la mer, jette l’hameçon et ramène le premier poisson qui
montera, et en lui ouvrant la bouche tu trouveras un statère;
prends-le et donne-leur pour moi et pour toi. »
ἀναβάντα, au lieu d’un verbe passif, « tiré hors de l’eau », et ἀντὶ ἐμοῦ (au lieu de ἐμαυτοῦ) καὶ σοῦ.
D'après M. Dausch, « ce passage évangélique n'était significatif et intelligible que pour la chrétienté juive avant l’an 70, et c'est pour cela que Mt. l’a recueilli,
mais non Mc. ni Le. » Il est assurément légitime d'insister sur la couleur
spéciale de ce morceau d’après un temps donné, mais ce ne doit pas être pour
en réduire la portée. On peut y voir à la fois le droit de ceux qui sont voués
exclusivement au travail pour le règne de Dieu, et le soin qu'ils doivent avoir de ne pas choquer les autres par l'exercice trop exigeant de leurs préroga-
tives. La doctrine de saint Paul sur l'impôt est en parfaite harmonie avec ces principes. Les choses temporelles sont, en pratique, réglées par l'usage des sociétés où vivent les chrétiens. En fait la contribution du didrachme n'eut plus de sens pour les chrétiens, même Juifs, après la destruction du Temple,
mais le principe d'adaptation g gardait sa valeur.
L'épisode avait aussi pour avantage de mettre en relief la situation spéciale de Pierre, et c’est probablement pour cela que Mc. l’a passé sous silence comme d’autres qui étaient dans le même cas. Quant à Le., s’il la connu, il a peut-être été détourné en effet par le caractère d'insbtutiqn juive qu'il eût dû expliquer à ses lecteurs.
Plusieurs modernes, même croyants, expriment leur étonnement d’un miracle
destiné à pourvoir aux besoins du Maître et de son fidèle serviteur. Habituellement Jésus n’agissait pas ainsi. Mais cette fois il est question d'argent. Ni Jésus,
ni Pierre n’en possèdent. Avant de juger inutile cette lecon, il faudrait avoir
mesuré combien d’actes de renoncement et de pauvreté volontaire ce dénûment a inspirés. Et combien de fois Dieu a secouru, d’une façon qu'on peut'assez souvent dire miraculeuse, ses serviteurs dans le besoin!