‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 247 sur 350 · περι (THV) plutôt que εἰς · texte numérisé non relu

περι (THV) plutôt que εἰς

ment lié au DRAC Si d’autres font du v. 6 le point de départ d'une. péricope, C'est parce que dans Mc. il y ἃ quatre versets (1x, 38-41) qui n'ont pas d’équi-

valent ici dans Mt. Que l’on suppose l'indépendance de Mt. et son texte est clair.

5) Dans tout ce discours on passe d’un thème à l’autre par une expression

qui sert de pont (Séichwort), sans un lien logique rigoureux. Le premier point

étant résolu, Jésus donne à ses disciples les plus assidus une autre lecon. Ils seront les chefs, cela est sous-entendu, et ils doivent se faire les plus petits par

‘humilité. Mais il y aura des petits et des humbles qui n'auront pas la même

situation ni les mêmes lumières. Il faudra s'occuper d’aux, et ne pas les scan

daliser. | En effet si τοιοῦτο n'indique pas assez par lui-même un enfant par les disposi-

tions et non pas par nature, cela résulte encore de la qualification de croyants

donnée aux petits (6). Jérôme : Qui talis fuerit, ut Christi imitetur humilitatem et | obedientiam, in eo Christus suscipitur. De même Chrys. Schanz etc., et non un enfant par l’âge comme Kn. l’affirme avec une assurance étonnante. D'ailleurs ces enfants ne sont pas les grands disciples, mais plutôt ceux qui occupent dans

la communauté le rang des enfants; et c’est ainsi que nous avons compris Me. — δέχομαϊ ne signifie pas seulement recevoir, mais recevoir avec bienveillance.

La place de ἐπὶ τῷ 6v. μου dans Mt., après παιδίον, montre encore mieux que dans Mc. « l’enfant » se présentant au nom du Seigneur; il est déjà inscrit parmi les siens. Mais on pourrait le négliger. Il faut en prendre soin, ce que faisant, c'est le Seigneur même qu’on accueille. Mt. n'ajoute pas comme Mc. : «et quiconque me reçoit, ce n'est pas moi qu'il reçoit, mais celui qui m'a envoyé », parole certes bien encourageante dans cette situation, mais qui tout de même avait plus d’à-propos et de force dans un discours de mission (M. x, 40).

6) Dans Me. le v. 42 est construit sur le même rythme que le v. 41, et cependant il n’y a pas de lien logique entre les pensées. Aussi a-t-il recommencé (42) par καί, fandis que Le. ἃ même composé une introduction spéciale, dans un contexte différent. Tous deux faisaient suivre la lecon sur la préséance d’un

Υ Je 3 ΠΕΡ: 2 ΄ 4 Rat 4 χεται᾿ δ ὃς δ᾽ ἂν σκανδαλίσῃ Eva τῶν. μιχρῶν τούτων τῶν

; ΠΟ évanone ΒΙῸΣ Ὁ sn MATTEIEO, xvm, ὩΣ 8.

ἔ seul coran τῷ cette sorte en mon nom, me reçoit; 6mais quiconque | serait un sujet de scandale pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait Poe lui qu’on suspendit autour de son cou une meule d'âne et qu'on le précipitât en pleine mer. *Malheur au monde, à cause des scandales! C’est une nécessité qu'il vienne des scandales, mais malheur à l’homme par qui vient le scandale ! :

SOr si ta main ou ton pied est pour toi un sujet de idee coupe-le, et jette-le loin de toi; il vaut mieux pour toi'entrer dans la vie manchot ou boïteux, que d’être jeté dans 16 feu éternel, ayant ἢ deux mains ou deux pieds. °Et si ton œil est pour toi un sujet de scandale, enlève-le et jette-le loin de toi; il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul œil, que d’être jeté dans la géhenne :

ARR sur la tolérance. Mt. n’a rien de ce morceau, et il a mis ailleurs, dans un excellent contexte, le petit bloc sur le verre d’eau (Mt. x, 42; Mc. 1x, 41). Il a donc complété la leçon sur les égards dus aux petits par la défense absolue de les scandaliser. Tandis que dans Me. on ne peut s'expliquer τούτων après uxo&v sans un retour par la pensée au v. 37, dans Mt. ces petits sont ceux qui δὼ ressemblent à un enfant. Il est donc clair que c’est Le texte de Me. quiest sur- τ chargé, et la limpidité de Mt. semble bien être de premier jet. Un enfant qui ὁ vient en mon nom est synonyme de « un de ces petits qui croient ». Dans Mt. il y a en plus εἰς ἐμέ, qui complète bien le parallélisme avec ἐπὶ τῷ àv. μου. Nous avons ici un exemple de la foi, c’est-à-dire de la religion envers le Christ. C’est probablement d’après Mt. que εἰς ἐμέ a pénétré, d’ailleurs très largement, dans le texte de Mc. où Hetz. Vogels le tiennent pour authentique, contre T. H. 5. Pour l'explication réelle, cf. Comm. Me. et Le. Les termes de Mt. χρεμασθῇ et χαταποντισθῇ tous deux très spéciaux s’éloignent de ceux de Me., plus courants et presque transcrits par Le.; Mt. ἃ aussi de plus ἐν τῷ πελάγει, en pleine mer, non sans une Certaine ως ἐπ η +

7) Mt. termine par une considération générale, qui manque à Mc. On ne peut dire qu'il l'ait ajoutée, — car elle est dans Lc., mais avant, comme commandant le cas particulier, d'autant qu’il ne voulait rien dire de plus sur le scandale. D’après les principes des critiques, ils devraient donc admettre du moins le v. 7 dans leur source Q (Harnack, p.24),-mais comment en détacher le v. 6? D'ailleurs.

la forme de Mt. est plus araméenñe. οὐαί τῷ x0ouw ἀπό rappelle Berechit R. x, 11 "ΤῸ ΟΣ vi « malheur au monde parce qu'il sera jugé ». — ἀνάγκη (cette fois dans Mt., trois fois dans Le., ici adouci par Le.) doit s'entendre Et nécessité pratique, étant donné le train du monde. La seconde partie du v. à dans Mt. un parallélisme plus exact, par la répétition de τὸ sxévüalov. — On Θ᾿ combien saint Paul ἃ eu à cœur cette doctrine (Rom. x1v, 21; 1 Cor. vu, 13).

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