‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 249 sur 350 · CAN · texte numérisé non relu

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σου. 16 ἐὰν δὲ μὴ ἀκούσῃ, παράλαβε μετὰ σοῦ ἔτι ἕνα ἢ δύο, ἵνα ἐπὶ στόματος δύο μαρτύρων ἢ τριῶν σταθῇ πᾶν ῥῆμα. 17 ἐὰν δὲ παραχούσῃ αὐτῶν, εἰπὸν τῇ ἐχχλησίᾳ᾽ ἐὰν δὲ χαὶ τῆς ἐχχλησίας παραχούσῃ, ἔστω σοι ὥσπερ ὁ ἐθνιχὸς nai ὁ τελώνης. 18 ᾿Αμὴν λέγω ὑμῖν, ὅσα ἐὰν δήσητε

| ἐπὶ τῆς γῆς ἔσται δεδεμένα ἐν οὐρανῷ na ὅσα ἐὰν λύσητε ἐπὶ τῆς γῆς ἔσται

16. σου (HV) ou σεαντου (TS). νὰ 18. om. τω a. ovpavw (bis) (THV) plutôt que add. (8).

secundo testimonium.… tertio annunciationem.…. Dominus discipulos ad perfectam solicitudinem et correctionem ducit (Thom.). — ἔλεγξον cf. Lev. x1x, 17 ἐλεγμῷ ἐλέγξεις τὸν πλησίον σου, χαὶ οὐ. λήμψῃ δι᾿ αὐτὸν ἁμαρτίαν, qui exprime le même précepte, mais avant tout pour que chacun dégage sa propre responsabilité, tandis que

Île Seigneur envisage surtout le salut du prochain. Il s’agit de convaincre le » prochain qu'il ἃ eu tort, que son erreur soit venue d'un faux jugement spécu-

latif ou pratique, ou d'une faiblesse de la volonté. — Le. parle d'un reproche, «ia l'air d'une concession faite à celui qui à été offensé, et qui va pardonner. Ici il ne serait pas en situation. — μεταξύ avec le gén. est bien grec, maïs la tournure est sémitique (dans les LXX ordinairement ἀνὰ μέσον). La version syriaque (sin. et cur.) emploie « entre lui et eux » au lieu de κατ᾽ ἰδίαν xvir, 19; xx, 17; Mc. τσ, 28 (MeNeile); il en serait de même en hébreu, d'après l’'analogie de Gen. xxx, 50 (contre Wellh., Einl. p. 32); cf. Introduction, p. xcvir. — èxépènow. Si celui qui parle avait à se plaindre, il faudrait entendre qu'il ἃ su gagner le cœur de son frère mal disposé pour lui. Mais comme il n’a agi que par zèle, il a gagné cette âme à Dieu. Jérôme, quoiqu'il lise ἐπ te : Corripiendus est autem frater seorsum, ne si semel pudorem ac verecundiam amiserit, remaneat in peccato. Et si quidem audierit, lucrifacimus animam eius, et per alterius salutem, nobis quoque acquiritur salus.

16) Ce ne sont pas des témoins à charge qu'on se procure d'avance, ce qui serait assez odieux; on doit chercher des auxiliaires, ceux qui ont le plus de chance de réussir avant le suprême recours. — Le DE. xix, 15 n’admet pas en matière pénale le témoignage d’un seul, mais : ἐπὶ στόματος δύο μαρτύρων χαὶ ἐπὶ. στόματος τριῶν μαρτύρων στήσεται πᾶν ῥῆμα. Ce texte est ici visé, mais non pas pour sa valeur législative, puisqu'ici les deux ou trois personnes ne font pas fonction de témoins devant un tribunal. Suivant l'habitude constante de l'exégèse du temps, le Sauveur établit en termes bibliques l'harmonie entre le chiffre qu'il indique et celui qui est requis pour un témoignage. Deux ou trois personnes font foi pour condamner. Il suffira du même nombre pour convaincre le récalcitrant.

ἵνα indique cette analogie, sans être l'équivalent formel de ἵνα πληρωθῇ τὸ ῥηθέν͵ Le subjonctif suivait naturellement. — σταθῇ, « être arrangé » en matière commerciale : ἐφ᾽ 7 ἑστάμεθα τιμῇ, 18 av. J.-C. (M.M), c’est-à-dire dans la mesure du possible, afin d'obtenir le résultat que donne dans les poursuites criminelles

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S'il t’'écoute, tu auras gagné ton frère. Mais s’il n’écoute pas, prends avec toi encore une ou deux personnes, de façon que toute l'affaire soit terminée sur le dire de deux ou trois témoins. {Mais s’il ne veut pas les entendre, parle à l’Église; s’il ne veut pas entendre même l'Église, qu'il soit pour toi comme le gentil et le publicain. IS En vérité je vous [le] dis : Ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le

le chiffre de deux ou trois témoins. Si cela suffit, combien il est préférable de s’en tenir là!

17) Cette fois l'Église entre en scène; pierre d’achoppement pour beaucoup |

de critiques. Il faut convenir d’ailleurs que le Sauveur ne statue pas pour le présent, car on aurait pu et dû en référer à lui. Il pense à l'avenir, où ses fidèles formeront une assemblée, un groupement docile à sa mémoire et à ses leçons. On n'aurait pas le droit de refuser cette prévoyance à un homme simplement réfléchi. Ce qui étonne davantage, c'est la façon défavorable de parler des gentils et des publicains, Jésus s'étant montré si bienveillant pour ces derniers.

Mais c'était afin qu'ils se convertissent. L'Église figure comme distincte, mais

telle que les Juifs l'étaient du monde des genlils qui ne partageaient pas leur foi, et des publicains qui la déshonoraient aux yeux du monde païen. Ce sont deux notes très primitives. C’est pour faire comprendre la situation de l'avenir aux disciples, pour les accoutumer à l'idée d’une église qui soit un corps distinct, que Jésus nomme ici le ‘gentil et le publicain, comme des per-

sonnes dont les fidèles ne sont pas responsables. Toute sa conduite envers les.

publicains invitait d’ailleurs à aller à eux pour les amener au royaume de Dieu, l'appel aux gentils n'étant point compris dans sa mission. — παραχούσῃ, deux fois, marque un crescendo sur μὴ ἀχούσῃ, non pas : « mal comprendre », mais « refuser d'entendre »; Polybe, 1, 8, 3; Tob. πι, 4: Is. 1x, 12 : ἐλάλησα καὶ παρηχούσατε.

L'attitude à observer par le fidèle envers le pécheur contumace suppose que l'Église a prononcé un jugement d'exclusion, l'excommunication, que la société juive connaissait bien, et qui ne pouvait être prononcée que par des autorités investies.

18) Ces usages étant connus, lorsque le Seigneur s'adresse à ses disciples, dans une sorte de charte de la charité fraternelle, et à propos de péchés, on

comprend sans peine ce qu'il veut dire. 11 les investit du pouvoir de lier et de :

délier, Ce n'était pas révoquer le pouvoir donné à Pierre (xvi, 19) comme au - - τπταπήςπτπε-ς- -τ-ε-τ-τσστ- τ σστγπτ:τττσ-----Ἔ Η͂ 5 5 δ principal intendant de sa maison, c'était plutôt les associer à celui qui avait les

clefs. Le passage du singulier au pluriel est ici très significatif. Il signifie à tout

le moins que le pouvoir n’est pas donné à chaque chrétien, et ce sens à été justement condamné par le concile de Trente (Sess. XIV, cap. VI et Can. 10) : ut quivis polestatem habeal remiltendi peccata. Quant au sens positif, l'Église ne l'a pas défini directement, et il n’est pas fixé par le témoignage des Pères. Augustin ἃ pensé à tort aux fidèles offensés ; d’après Thomas : hic œutem dicitur

: sé al π ὃ

336 | ÉVANGILE SELON SAINT που, LU A 0 PU AR

ceux auxquels parle Jésus,

ο΄ Volontiers nous aurions fait de ὁ sur l'assistance promise par dés

d'une sentence; main

* |présence divine; cf. Aboi,

5 : UE Ἂ LE + 19 Πάλιν ἀμὴν λέγω ὑμῖν ὅτι ἐὰν δύο συμφωνήσωσιν ματος οὗ ἐὰν αἰτήσωνται, γενήσεται 20 οὗ γάρ εἰσιν δύο ἢ τρεῖς

ὑμῶν ἐπὶ τῆς γῆς περὶ παντὸς πράγ αὐτοῖς παρὰ τοῦ πατρὸς mou τοῦ ἐν οὐρανοῖς.᾿ ὄνομα, ἐχεῖ εἰμὶ ἐν μέσῳ αὐτῶν.

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