‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 250 sur 350 · aurv (HV) ou om. (TS · texte numérisé non relu

aurv (HV) ou om. (TS

91. εἰς eue ο ἀδελφος μου (TH) plutôt que o αδ. μ- εἰς €: (SV). ‘à

toti Ecclesiae. C'est ce que soutiennent surtout les théologiens anglicans. τι est vrai que l'Église possède ce pouvoir. Mais d'après le texte il est confié à

et s'ils ne représentent pas chaque fidèle, comme 1 lorsqu'il parlait au singulier, ce sont donc les disciples déjà investis de sigrands ssion, et destinés par là même à être les dispénsateurs ord à Pierre. Jérôme a donc très bien compris le ὦ ut sciant qui a talibus condemnantur, humanam

sententiam divina sententia corroborari; cf. Jo. xx, 23; II Cor. v, 18. 19. 49 5.) πάλιν indique bien que le thème change; cf. v, 33; χχπ, 1; Le. χπι, 20, e verset avec le suivant une péricope distincte, us à ceux qui prient ensemble en son nom.

ΟΠ] ne faut pas en effet, comme Mald. Kn. etc., voir ici un argument rétroactif a Mminore ad maius : « puisque j'assiste ceux qui prient, à plus forte raison mes disciples dans leur office de juges des péchés et des pécheurs ». Mi. ἃ seulement | juxtaposé deux thèmes sur l’Église. Tout à l'heure il promettait la ratification tenant il promet qu'on sera exaucé, et énonce plus claire- Ι ment que le succès sera dù à sa propre présence. Il ne parle pas évidemment τς sa présence actuelle, mais d'une présence mystique, à la manière dela πι, 2, de Rabbi Hananiah Ben Teradyon (ne 8... ap.J.-C.): « Lorsque deux sont assis, occupés de la Tora, la Gloire est au milieu d'eux », ce qui est prouvé par Mal. ur, 16. Jésus serait donc toujours vivant et agissant parmi les siens; il l'avait dit et cette parole leur donnait confiance. Les critiques indépendants se récrient et ne voient là qu'une imagination des | χ générations chrétiennes. Mais d'où leur venait cette assurance, si le Maitre n'avait fait ses preuves de divinité, et alors quoi d'étonnant qu'il ait prononcé à cette parole? Allons plus loin. Si cette parole était illusoire, comme on le prétend, elle serait plus naturelle dans la bouche d’un illusionné que sur les lèvres des chrétiens exposés au découragement. La difficulté était de perpétuer la foi Ἢ affectueuse en cette présence, et cette foi ne s'est pas démentie. Le Maitre ne pouvait rien dire de plus encourageant pour procurer l'union : l'union dans la prière est l'union en Dieu, c'est un acte de charité qui aura toujours Sa récompense et qui à déjà sa récompense par la présence du Christ. SU) la leçon de D οὔκ εἰσιν γὰρ δύο À τρεῖς συνηγμένοι εἰς τὸ ἐμὸν ὄνομα, παρ᾽ οἷς οὔκ Ὁ εἰμι ἐν μέσῳ αὐτῶν, οἵ. Syrsin. et Clém.-Al.; voir RB. 1921, p. 36. τι

pouvoirs lors de leur mi de l'autorité confiée d'ab texte: potestatem tribuit apostolis,

ÉVANGILE SELON SAINT ΜΑΤΤΗΙΕῦ, XVII, 90-29.

ciel. De plus, je vous [le] dis en vérité; si deux d’entre cu 5 sur la terre sont d'accord sur une demande quelconque dans leur : prière, cela leur adviendra de la part dé mon Père qui est dans les cieux. 39 Car, là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux. » ᾿

21 Alors Pierre, s’approchant, lui dit : « Seigneur, si mon frère pèche contre moi, combien de fois lui pardonnerai-je? Jusqu'à

Pour comparer la manière simple et droite du Sauveur à la méthode exégétique des Rabbins, et en même temps pour mesurer le rang qu'il s'assigne ici à lui-même, on peut citer Aboth, mr, 8 (ou 6, Strack) : « Rabbi Khalaphta, de Caphar Khananiah, disait : Quand dix personnes sont assises et occupées| de la Thora, la Gide est au milieu d'elles, car il a été dit : « Dieu se tient |. dans l'assemblée de Dieu » (Ps. rxxxn, 1). Et où prendre l'autorité si elles | n'étaient que cinq? C’est qu'il est dit : « Et il a établi sa voûte (son groupe)

- (Am. 1x, 6). » Et où, si elles n'étaient que trois? C’est qu'il est écrit : « Il juge. au milieu des dieux. » (Ps. xxx, 1). Et où si elles n'étaient que deux? » C'est qu'il est écrit : « Alors ceux qui craignaient Dieu se sont pere l'un à l’autre,

οἱ Iah ἃ fait attention et il a entendu » (Mal. 1, 46}: Et où s’il n’y avait qu'une |

personne? C'est qu'il a été dit : « En tout lieu où j'aurai fait mémoire de mon ἶ nom je viendrai vers toi et je Le bénirai » (Ex. xx, 24). Ne

A cette dernière doctrine se rattache un logion d’Oxyrhynque (n° 1).

Le logion, tel qu’il a été restauré par Blass est ainsi conçu : « Là où ils sont deux, ils ne sont pas sans Dieu (ἄθεοι); et là où quelqu'un est seul, je vous/

dis que je suis avec lui. Lève la pierre, et là tu me trouveras; fends le bois|| | et je suis là. » Dans Éphrem (Moes. 165) on lit : vitam ΠΩΣ τὴ agentes in} hac tristi conditione consolatus est (Christus) dicens : Ubi unus est, ἰδὲ et ego sum, ne quisquam ex solitariis contristaretur. Cette forme atténuée du logion

. nous en donne la raison d'être. On ne songeait pas à contester la parole du Christ, mais on a voulu — dans l'intérêt des solitaires — assurer la présence

du Christ, non seulement à ceux qui prient ensemble, mais à ceux qui se livrent aux travaux les plus ordinaires. Par solitaires nous n'entendons pas seulement les moines; plus d'une anecdote des Pères du désert révèle la haute sainteté de ceux qui vivaient de la vie la plus commune, mais sans accointances avec le monde (cf. Wurre, The sayings of Jesus, qui cite, dans le même sens qu'Éphrem, CLÉ. Az. Strom. ur, 10 $ 68 et 70). — Quoi qu'il en soit du logion du papyrus, la parole du Christ en faveur de l’Église, — car dés ou trois ne sont qu'un minimum, — garde sa vérité et sa garantie.

, 21-22. Le PARDON (cf. Le. xvur, 3 8.). | 1110

C’est le seul thème qui figure dans Le., quoiqu'il y ait mêlé l’admonestation (ἐπιτίμησον) qui répond d’une facon plus ‘sévère à la correction fraternelle de

Mt. Au lieu de soixante-dix fois sept fois, il a dit sept fois le jour; c'est la même idée d’un pardon qui ne se refuse jamais, mais sous une forme plus simple, et l’on peut dire, moins sémitique que l'insistance sur le chiffre 7.

Le]

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