προσηνεχθη (TSV) plutôt. que προσήχθη (H
De plus il a le repentir qui, en somme, n’est pas exigé pour que l’homme pardonne. Il est donc secondaire (Harnack). S'il en est ainsi, on peut dire aussi de l'intervention de Pierfe (Mt. seul) qu'elle n’est pas moins primitive que
le reste de Mt.
Le thème du pardon venait assez naturellement après celui de la correction fraternelle. Le lien eût été plus étroit si εἰς ἐμέ était authentique au v. 15. Mais n’est-ce pas dans ce but qu’il a été ajouté?
21) Pierre sait bien qu'il faut pardonner à un frère. Mais quelles sont les limites? Il croit entrer largement dans l'esprit de Jésus en proposant sept fois. On ἃ coutume (encore Jülicher, Klostermann) de citer à cette occasion ὃ. Joma 86b : « Rabbi José ben Jehouda disait : « Si quelqu'un commet une faute, on
|lui pardonne; une deuxième fois on lui pardonne, une troisième fois on lui ‘pardonne : la quatrième fois on ne lui pardonne pas. » Mais Fiebig (Die Gleichnisreden.. p. 191 5.) a montré que « on » s'entend ici de Dieu, et non pas des hommes entre eux. — L'interrogation suivie d’une coordination ποσάκις | ἁμαρτήσει... χαὶ ἀφήσω est sous l'influence sémitique (Deb. $ 474, 2); dans ce cas l'interrogation porte surtout sur la phrase coordonnée, qui devrait être la principale, l’autre lui étant subordonnée; cf. Is. v, 4: « pourquoi ai-je attendu. et elle a donné... » (Kautzsch, $ 150, 2 m). -
22) Le Sauveur emploie la formule du châtiment : èx δὲ Λάμεχ ἑδδομηκοντάχις ἑπτά (Gen. 1v, 24), mais dans le sens du pardon. ἑπτά est pour ἑπτάχις, id est quadrèngentis nonaginta vicibus (Jér.). Sous une forme pittoresque, c'est pratiquement toujours : ox ἀριθμὸν (Origène) τιθεὶς ἐνταῦθα, ἀλλὰ τὸ ἄπειρον καὶ διηνεχὲς χαὶ ἀεί
. (Chrys.). Dans l’év. selon les Hébreux : « δὲ peccaverit, inquit, frater tuus in verbo et satis tibi fecerit, septies in die suscipe eum. » Diæit illi Simon, discipulus eius : « Septies in die? » Respondit Dominus et dixit ei : « Etiam ego dico tibi, usque septuagies septies. Etenim in prophetis quoque, postquam uncti sunt spiritu sancto, inventus est sermo peccati » (Jér. cont. Pel. ur, 2). Loin d'être une forme primitive (Zahn), ce texte n’est qu'une harmonisation de Le. et de Mt.; la dernière incise explique qu’un « frère-» puisse pécher (cf. ΗΒ. 1922, p. 333 s.).