XIX, 1.8. 3601 VE
4) Jésus dédaigne d'entrer dans la casuistique du temps. La répudiation est li] ἃ ἐν ζ ΓΕ
contraire à l'intention de Dieu quand il créa l’homme et la femme. Les Pharisiens sont renvoyés à l'Écriture, οὐκ ἀνέγνωτε ; c’est un renvoi à Gen. 1, 21. — Il faut convenir que 6 χτίσας ἀπ᾽ ἀρχῆς (se rapportant à ἐποίησεν) ἃ l'air d’une correction heureuse de ἀπὸ δὲ ἀρχῆς κτίσεως (Mc., sans sujet exprimé), mais n'est-ce pas le fait de certains mss? κτίσας (H 8) B 33 sah. boh. 6, 22, 124, 604 ὁ (qui constituit), Orig. Ps.-Clém. Méth. Tit. Ath., mais ποιήσας (T Hetz. Vog.) tous les autres. — κτίσας ἃ quelque chose de noble qui n'aurait pas élé corrigé pour le vague et redondant ποιήσας. Ou bien χτίσας avait-il pour but de conserver quelque chose du sens propre de ΝῊ
5) Le sujet de εἶπεν est Dieu, dont l'autorité tranche la question. — καὶ κολληθήσεται τῇ γυναικὶ αὐτοῦ (en plus dans M.) ἃ été ajouté soit par le Christ, soil par Ma. ou Mt, d'après Gen. π, 24. En faveur d'un premier jet on notera l'absence
de αὐτοῦ après πατέρα (Sept. et Mc.) et μητέρα (Sept.), réservé pour figurer
après γυναιλά (Sept.). Les LXX avaient probablement προσκολληθήσεται (Lous les mss.), et Mt. les aurait suivis s’il avait fait l'addition à Ma.
6) Comme Mc. sauf la petite inversion σάρξ μία (Mc. p. s.). Paroles qui tran- |
chent la question, et qui ont dû être retenues, comme aujourd'hui elles sont citées même par des laïcs.
vis
Fr Ἶ
exemple d’inclusio sémitique.
᾿ς mentaire. D’après Mt. il parle encore aux pharisiens. Ce point est à noter. Aux Ρ
choisis. Néanmoins, ce verset a servi de point d'appui à ceux qui admettaient
texte. Mt. diffère de Mc. par une réserve sur le cas d’adultère.
; | D " LT £ ἐξ ᾿ EX ὙΠ Ἰλέγουσιν αὐτῷ Τί οὖν Μωυσῆς ἐνετείλατο δοῦναι βιβλίον ἀποστασίου χα ᾿ τ = χ 1 ee ] PS. «
ἀπολῦσαι; 8 λέγει αὐτοῖς ὅτι Μωυσῆς πρὸς τὴν σχληροχαρδίαν ὑμῶν ἐπέ- | ARE CARE ἐπ = ve UE LE à ΥΩ εἰ, PET.
τρεψεν ὑμῖν ἀπολῦσαι τὰς yuvainas ὑμῶν, ἀπ᾽ ἀρχῆς δὲ οὐ γέγονεν οὕτως.
ACT à ΤΟῪΣ
5 2 de D τὰν «δ A δ \ . RE ee 7 se λέγω δὲ ὑμῖν οτι CG ἂν ἀπολυσῃ τὴν γυναιχα αὐτοῦ MM ETL ROPVELX AA =
“7. om. αὐτὴν p. ἀπολυσαι (TH) plutôt que add. (SV). ' Ἢ 9. om. και ο ἀπολελυμενὴν γαμων μοιχαται in fine (TH) plutôt que add. (SV). [ὃ
7) L'objection n’est point mal posée. Moïse n'avait pas ordonné la répudiation; 4 mais, en cas de répudiation, il avait bien ordonné un acte écrit, remis en mains propres, pour éviter les actes irréfléchis (Dt. xxiv, 4). Si la répudiation eût été" interdite par Dieu, cette précaution n’avait plus de raison d’être. On comprend que dans Mc. les adversaires se soient contentés de ἐπέτρεψεν qui suffisait à leur argumentation; Mt. leur assigne une formule trop absolue qui prête le flanc à la réplique. Si Mt. avait suivi Mc., il n'eût pas mis δοῦναι au lieu de γράψαι qui était aussi le terme de la Loi.
8) Il y avait en effet un commandement de Moïse (Mc.), mais sur le point principal il n’y avait qu’une permission : Moïse avait usé de condescendance envers les Israélites, mais sans abroger le fait primitif, qui est un fait divin. L'argument du début revient donc, mais pour clore la discussion ; répétition qui est bien dans les usages de ces sortes de conversations, et qui est un
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9) D'après Mc., Jésus a donné en particulier à ses disciples une lecon complé-
disciples Jésus voulut dire toute sa pensée sur l'institution du mariage. Parlant aux Pharisiens, il a pu se contenter de rester dans les termes qu'ils avaient
le divorce pour cause d’adultère, pouvant légalement être suivi d'un second mariage. L'Église a défini (Trid. Sess. XXIV, Can. 7) quelle n'errait pas en . enseignant, d'après la doctrine évangélique et apostolique, que l’adultère ne peut dissoudre le lien du mariage, mais elle n’a pas fixé le sens précis de chaque
On a soutenu que le texte authentique de Mt. ne la contenait pas, parce que cette réserve est exprimée de deux manières : a) πάρεχτος Aoyou πορνειας B 33 sah.. boh. D. quelques minusc. 6 c ff syr. cur. Orig. Eus. Bas., et b) un ent πορνεία: (T HS Hetz. Vog.), d’après les autres. Mais la première leçon parait clairement avoir été empruntée à Mt. v, 32, et la pure omission ne peut s'appuyer que sur un min., plus Athénagore, Tert. qui n’ont pas cité textuellement. Le texte % μή ἐπὶ πορνείᾳ est donc celui de Mt. que nous ne voudrions pas récuser pour … nous débarrasser d’une difficulté. Pour la même suspicion de conformité avec . Mt. v, 32, nous ne lisons pas à la fin xai ὁ ἀπολελυμένην γαμῶν μοιχᾶται (S Vog. . Hetz.). Il faut, ou bien admettre avec B que Mt. s’est reproduit lui-même 14
παρεχτὸς λόγου πορνείας, ποιεῖ αὐτὴν μοιχευθῆναι, καὶ ὁ ἀπολελυμένην γαμιήσας μοιχᾶται, où
ou bien accepter le texte le plus distant de Mt. v, 32 et d’ailleurs bien appuyé À
MA 9 rs ec 1e ἃ δ» ἡ » | Δ pis. ἐπὶ \NGI LE SELON ΒΑΙΝΤ MATTHIEL, xx, 7-9,
ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. » 7115 lui disent : « Pourquoi : done Moïse a-t-il prescrit de donner le billet de divorce et de répudier ? » 8Il leur dit : « C’est à cause de votre dureté de cœur que Moïse vous ἃ permis de répudier vos femmes: mais au commencement il n’en fut pas ainsi. ‘Or je vous dis que celui qui répudie sa femme, si ce n’est pour mauvaise conduite, et qui en
eh ἐπὶ πορνείᾳ χαὶ γαμήσῃ ἄλλην re (HT) ; om. additamentum NDL etc. anc. datt. syrcur. sah. boh. )
Cela acquis, si on interprétait le verset selon les apparences de la dialectique en : ᾧ
et spécialement des propositions contradictoires, on pourrait en conclure avec Cajetan que, en cas d’adultère de la femme, le mari pourra la renvoyer, et que
s'il en épouse une autre, il n’est pas adultère. Mais alors la proposition ainsi ὦ "4 conclue de l'exception Éérait contraire à l'affirmation du Christ sur l’indisso- 66 lubilité du mariage ; aussi l'Église n’a pas consenti à y voir ce sens. De nombreux
critiques plus ou moins indépendants (Holtz. Allen, Klost. McNeile, Loisy, très nettement) reconnaissent que Jésus n’a pu se contredire de la sorte, mais ils prétendent (sauf McNeile) que Mt. ἃ introduit cette exception dans l’intérét de
ses lecteurs judéo-chrétiens. Or, outre qu'il est invraisemblable qu'un tel Ἐπ !
disciple ait pris une telle liberté avec son maître, il n’est pas admissible d’attribuer cette contradiction à Mt. dans le moment où il vient de nous faire connaître la pensée de Jésus. Avant de supposer une contradiction qui reviendrait à prôner la doctrine de Chammaï après avoir aboli au nom de Dieu une licence accordée par Moïse, il faut voir si la rédaction de Mt. ne s’expliquerait pas par une simple maladresse de style. Si l’on tient compte de ce passage et de v, 32, il faut reconnaître que, d’après la tradition, Jésus avait autorisé la séparation , en cas d’adultère, ne voulant point obliger le mari trompé à vivre avec une
femme coupable. Cette situation ne posait pas nécessairément ni même ordi:
nairement le cas d’un second mariage du vivant de la femme adultère car celleci était normalement punie de mort (Lev. xvinr, 20 ; xx, 10; Dt. χχπ, 20).
Si Jésus, d’après Mt., permet la répudiation, terme légal, en cas d'adultère, c’est que les Pharisiens lui avaient demandé si elle était licite dans tous les cas. Il a commencé par établir sa doctrine sur le mariage indissoluble, mais à la fin il ἃ voulu cependant résoudre la première question posée. Les deux solutions sont juxtaposées. La seconde est parfaitement exacte à la lettre; mais elle ne doit pas être prise comme une restriction de la première.
Mt. se serait exprimé plus clairement en disant comme Mc. : « celui qui répudie sa femme et en épouse une autre commet l’adultère », et en ajoutant : « en cas d’adultère il peut la renvoyer », ce qui ne poserait pas l'hypothèse d'un second mariage pour ce cas. Mais la première décision était déjà établie d’après Moïse; il ne restait qu'à énoncer la seconde, ce que Mt. ἃ fait en mettant comme entre parenthèses : « si ce n’est pour adultère » après 16 mot. « répudie ». Donc quant au renvoi, il faut distinguer; mais cela ne change rien à ce qui a été dit de l’indissolubilité du mariage. Ce n’est pas que le texte luimême distingue la séparation a loro, et la répudiation totale, car il ne dépasse ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU. 24
| pauhon ἄλλην μοιχᾶται. 10 λέγουσιν “αὐτῷ οἱ μαθηταί Εἰ 118 δὲ εἶπεν
| αἰτία τοῦ ἀνθρώπου μετὰ τῆς γυναικός, οὗ συμφέρει γαμιῆσαι. - Ν » e ο΄ αὐτοῖς Où πάντες χωροῦσι τὸν λόγον τοῦτον, ἀλλ᾽ οἷς δέδοται. οἵτινες ἐχ κοιλίας μητρὸς ἐγεννήθησαν οὕτως, χαὶ εἰσὶν εὐνοῦχοι
εὐνοῦχοι Μ΄": 11. τοῦτον p. λογον (STV) plutôt que om. (H). a Bu: ————————————————— ἣ pas l'horizon légal sur ce point. Mais en fait, le jour où la survivance de la à ” coupable devint le fait normal, ce fut bien la solution de la séparation de corps …__ qui cadra le mieux avec les paroles de l'Évangile. On épargne ainsi à Mt. le ἐν reproche injuste de contradiction. Quant, à l’inconcinnitas du style, ce n’est 12 : point le seul cas. Il est piquant de constater que Holtz. interprète le texte tel ᾿ ν᾿ que nous le lisons et comme les catholiques : « quelque chose comme la sépa- TÆ ration quoad torum et mensam serait autorisé, mais le divorce complet avec le | + . droit de se remarier interdit ». C’est la doctrine d'Hermas, Mand. 1v, 6 : τί οὖν... Ἡ F ποιήσῃ ὃ ἀνήρ, ἐὰν ἐπιμείνῃ τῷ πάθει τούτῳ ἣ γυνή (si elle refuse de renoncer à ; ΤῊΝ l'adultère); ἀπολυσάτω... αὐτήν, καὶ ὁ ἀνὴρ ἐφ᾽ ἑαυτῷ μενέτω ἔὰν δὲ ἀπολύσας τὴν É γυναῖχα ἑτέραν γαμήσῃ, καὶ αὐτὸς μοιχάται. C’est aussi la doctrine de Tertullien : le | 1 Christ a permis le divorce en cas d'adultère, mais il n'est jamais permis s’il est
posé en vue d’un second mariage : dico enim illum condicionaliter nunc fecisse ᾿ divortii prohibitionem, si ideo quis dimittat uxorem, ut aliam ducat (c. Marc.
π΄ Ἶ iv, 34). Lorsqu'il cite Matthieu : qui dimiserit, ... inquit, uxorem suam praeter 4 £ causam adulterii, facit eam adulterari, c’est plutôt Mt. xx, 9 selon B, que Mi. ΤᾺ v, 32, puisqu'il y voit une confirmation du Deutéronome. ἢ ἐν 10-12. LA CONTINENCE EN VUE DU RÈGNE DE DIEU. RL Propre à Mt. C'est un entretien de Jésus avec ses disciples, suivant de près . Xe la discussion avec les Pharisiens, dont Jésus s'était servi pour poser des prinx cipes à la fois primordiaux et nouveaux. Mt. est d'accord avec Mc. sur le fait ἊΝ d'un aparté, mais il l'a exposé en détail et dans des termes assurément authen- Ὁ tiques, garantis, peut-on dire, par leur aspect paradoxal. % 10) αἰτία ne peut signifier par allusion au v. 3 la seule cause de divorce : | permise. Les Apôtres ne pouvaient déclarer que la doctrine de Chammai, À doctrine officielle du judaïsme postérieur, rendait le mariage impossible. IL faut à donc qu'ils aient eu conscience que le Christ venait de poser une loi beaucoup ‘à plus sévère; le mariage est indissoluble, et si le mari a le droit de répudier sa Ἧ femme pour cause d'adultère, il ne peut plus en prendre une autre. Que les Anôtres aient trouvé cette loi austère, on ne peut s’en étonner quand on assiste % aux protestations qu'elle soulève encore et qui ont abouti dans tant de législa- = tions modernes à l'abandon néfaste de la loi chrétienne. Il faut donc entendre “4 αἰτία dans le sens latin de causa : « si c’est ainsi qu'il faut entendre la situation ee, de l'homme envers sa femme... » cf. Pap. Par. 49, 27 (164-58 av. J.-C.) : εἴπερ ὃν Ê οὖν ἐστὶν αὔτη ἣ αἰτία (MM). L'expression respire la mauvaise humeur de l'homme, 4 habitué à traiter la femme à sa guise. Aujourd'hui on dirait : si telle est la μ᾿ situation des époux.
ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, xIx, 11-19,
épouse une autre commet un adultère. » {Les disciples lui disent : «Si telle est la condition de l’homme avec sa femme, mieux vaut ΒΘ pas se marier. » 111 leur dit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais [seulement] ceux auxquels cela ἃ été donné. 12 Car il
y ἃ des eunuques qui sont nés tels dès le sein de leur mère, et il ya. des eunuques qui ont été rendus tels par les hommes, et il ya des
11) Il serait vrai de dire que cette indissolubilité n’est comprise que de ceux auxquels Dieu en fait la grâce par la profession du catholicisme, puisqu'il est le seul à la maintenir. Comme le v. 42 est lié par un γάρ, le sens serait : on com-
prend aisément cette doctrine sur le mariage si on comprend bien la conti-
nence. Maïs il semble plutôt que Jésus, sans approuver la boutade des disciples, en prend occasion pour un nouvel enseignement. Il a regardé le mariage comme une institution divine ; et il ne retranchera rien de cette approbation. Mais ce n'est pas à dire qu’il soit obligatoire, et quand on dit : il n’est pas opportun de se marier, cela peut s'entendre, pourvu qu’on se décide pour le bon motif. — χωρέω, « contenir » et par conséquent « comprendre ». — τὸν λόγον ne peut être précisément ni la parole qui va être prononcée, ni celle qu'ont dite les disciples, C'est plutôt une variante de αἰτία : cette affaire, ce point. Et comme le v. 12 parle même de l'exécution, il est probable que χωρέω doit s'entendre non seulement de l'intelligence spéculative, mais de l'intelligence pratique sur la résolution à prendre. Cette intelligence est donnée spécialement par Dieu. — ἀλλά est parfaitement grec dans ce sens; cf. Comm. Mc. Ρ. χαπ.
12) Origène à bien posé le problème : ou bien les trois castrations sont réelles, ou bien elles sont symboliques, ou bien les deux premières sont réelles et la
troisième symbolique. Quoiqu'Eusèbe ait raconté (Π. Ε΄. VI, vur, 1 5.) qu'Origène avait entendu le troisième cas à la lettre, l'ayant réalisé sur sa personne, il a
combattu cette erreur avec d’autant plus d'énergie qu’elle n'était pas sans séduction sur la jeunesse trop fervente de son temps. Il ἃ même tout entendu au sens symbolique (vers lequel incline Kn.). Mais le premier cas étant celui
d'une impuissance naturelle, l’allégorie en est exclue; le sens littéral est le seul x qu'on en puisse donner. Le second cas est entendu par Origène des doctrines”
des philosophes ou des hérétiques qui conseillent la continence. pour mieux vaquer aux choses de l'esprit, mais il est bien plus naturel d'y voir une allusion à la coutume si répandue alors : Ali quos vel captivitas facit, vel deliciae matro-. nales (Jér.). Il n’est pas du tout nécessaire comme a pensé Origène, que les trois cas ressorlissent au même ordre. Le mystère de cet enseignement, souligné deux fois par le mot ywpéw, consiste précisément dans le passage du sens littéral des deux premiers cas à un sens métaphorique. — D'ailleurs les anciens ont compris presque unanimement (cf. dans Neutestamentliche Studien für G. Heinrici, p. 235 ss., Bauer, Matth. 19, 12 und die alten Christen) que Jésus parlait ici de la continence absolue et perpétuelle. Le mot d'eunuques indique en effet une situation qui ne peut plus étre changée, un propos perpétuel, Ce ,propos a en vue le royaume des cieux, soit pour y entrer plus aisément, soit. pour travailler au règne de Dieu (cf. 1 Cor. vn). Gomme Jésus emploie l’aoriste,
PTE
+ Ἶ 2 pr te | + τ fes γι ὍΣ ὟΣ Ξ Re ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XIX, 13-
RAR as LA ra ΓΑ Ἐπ FES > Nr οἵτινες εὐνουχίσθησαν ὑπὸ τῶν ἀνθρώπων, καὶ εἰσίν ἐὐνουχοι οἵτινες εὐνούχισαν ἑαυτοὺς διὰ τὴν βασιλείαν τῶν οὐρανῶν. ὁ δυνάμενος χωρεῖν χωρείτω.
18 Πότε προσηνέχθησαν αὐτῷ παιδία, ἕνα τὰς χεῖρας ἐπιθῇ αὐτοῖς vai
RAR D ς ᾿ ὌΨΑ κὰν "
ἢ fait allusion à ce qui est déjà réalisé. ΤΠ va sans dire que lui-même vivait dans
la pureté la plus divine; peut-être fait-il allusion à Jean-Baptiste, ou à quel-
qu'un de ses disciples, comme Jean. — Les derniers mots ne sont pas une
pure répétition du v. 11, surtout si on les entend comme une exhortation, non
sans tenir compte de la prudence : ut unusquisque considere vires Suas, -utrum
ο΄ possit virginalia et pudicitine implere ργαθοθρία... Quasi hortantis υοῦ Domini.
est et milites suos ad pudicitite praemium concitantis… qui potest pugnare, pugnet, superet el triumphet (Jér.).
La distinction des deux premières sortes d’eunuques est sûrement d’après les
idées et en partie d'après les termes employés par les Juifs. Dans Yebam.
vu, 4, l'eunuque devenu tel par une opération est D'TN DD, eunuque par le » Lfait de l'homme; et l’impuissant de naissance est TON DY1D, comme l'enten-.
daient les Rabbins, du fait du soleil. On voit ici combien Mt. suit de près les
formes sémitiques. Est-il raisonnable de supposer que cet ennemi des Phari-
siens ait donné de parti pris ce coloris à son œuvre? D'autre parl ce passage, —
non seulement parce qu'il est absent de Le., mais surtout parce qu'il se lie
immédiatement à un épisode de la vie de Jésus, — ne peut être regardé comme appartenant à un prétendu recueil composé uniquement de discours.
13-15. JÉSUS IMPOSE LES.MAINS A DES ENFANTS (Me. x, 13-16; Le. xvinr, 15-17).
L'ensemble est comme dans Me. et Lc., sauf l'omission du verset sur la manière de recevoir le règne de Dieu, qui a déjà son équivalent dans xvi, 3.
Mais Mt. est plus loin de Me. que Le. dans la manièré d'introduire les faits. Il est, = à son ordinaire, moins varié et plus schématique. Ce morceau faisait déjà partie de Ma. comme le prouve surtout l'inclusio 13 et 15.
43) Dans Me. (suivi par Le.) on veut faire toucher les enfants, espérant un bienfait de ce contact, par une application à Jésus d’un concept peut-être un peu superstitieux. Mais l'intention était bonne, et Jésus rectifie l’idée en bénissant et en imposant les mains. Mi. toujours très régulier, a rédigé l'introduction historique en harmonie avec le résultat. Ceux qui apportent les enfants ont l'intention que Jésus leur impose les mains et qu'il prie. La prière expliquait le | sens du rite : la bénédiction de Dieu invoquée par toute prière, et même son Esprit devaient descendre sur la tête des enfants (DE. xxx, 9). Mais si l'idée est plus correcte que dans Me., elle suppose en somme moins de foi dans là 00 puissance qui émanait de la personne de Jésus. Νὴ ' ἘΜ
14) Comme Me., si ce n'est que ni Mt. ni Le. ne parlent de l’indignation du. Maître, assez naturelle, après ce qu'il avait dit des enfants, symboles des petits