‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 263 sur 350 · SE SUR · texte numérisé non relu

SE SUR

880 ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XIX, 27-2 LT. "δὲ θεῷ πάντα δυνατά. | 27Thxe ἀπὸόχριθεὶς ὁ Πέτρος εἶπεν αὐτῷ

> RE = ᾽ 1 Ὡς ἐξ ε = ? λ LE

285 δὲ Ἰησοῦς εἶπεν αὐτοῖς ᾿Αμὴν λέγω ὑμῖν ὅτι ὑμεῖς οἱ ἀχολουθήσαντε “ Ν RS , CT "Ἢ

τς 98, χκαθησεσθε (HV) plutôt que χαθισεσθε (TS) — vuets (H) plutôt que œutet (TSV).

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“y. 29 une récompense et en plus la vie éternelle. Mais à quel moment place-t-il

la récompense des Apôtres? Ce point est particulièrement difficile. Cependant, sans plus hésiter, j'y vois une allusion aux temps messianiques. On verra que la palingénésie, ou restauration, peut et doit s’entendre de ce moment.

Mt. écrivain précis n'aurait pas employé ce mot sans dessein, ayant à sa disposition la συντελεία ou consommation, s'il avait voulu parler de la vie éternelle. D'ailleurs il s’agit du royaume du Fils, qui est antérieur au règne du Père (xur, #1). De cette façon la suite des idées est parfaite. La récompense spéciale des Apôtres s'entend du même temps que la première récompense promise à ceux qui ont tout quitté. On n’est pas obligé de redescendre du jugement dernier au temps présent, et l’on comprend pourquoi Mt. n’a pas désigné expressément ce temps présent. Il venait de le faire sous le nom de palingénésie

ou restauration. C’est bien aussi, toute réflexion faite, le sens de la promesse

dans Le. xxn, 28-30, d'autant qu’elle est encadrée entre une monition sur l'exer-. cice de l'autorité et la promesse particulière faite à Pierre.

27) τότε style de Mt.; ἀποχριθείς au sens araméen de prendre la parole. — Ἰδοὺ ἡμεῖς attesté par les trois, met les disciples fortement en vedette; Pierre ne pense qu'à eux et à des disciples qui sont dans la situation spéciale d’avoir

tout quitté. Dans Mc. l’aoriste ἀφήκαμεν indiquait l'abandon d’un seul coup, le

parf. ἠχολουθήκαμεν la compagnie persévérante. Avec ses deux aor. Mt. n'est pas en progrès; peut-être ἠκολουθήσαμεν indique l'acte de se mettre à la suite du Sauveur, refusé par le riche. La question qui suit (absente de Mc. et de Le.)

jaillit du cœur de l'Apôtre, mais aussi de la situation; cf. ἀξιοῦντες εἰδέναι,

τί σφισιν ἔσται, ἐὰν χρατήσωσι (XÉN: Anab. 1, 7, 8 cf. n, 1, 10). 28) La réponse commence de la même façon dans les trois, puis elle est

propre à Mt. ὑμεῖς répond exactement à ἰδοὺ ἡμεῖς. — ἀκολουθήσαντες « qui avez pris

le parti de me suivre ». — παλιγγενεσία signifie une nouvelle naissance. Cela dut d'abord s'entendre des hommes. Les anciens peuples, même dans le pays de Canaan (cf. Vincenr, Canaan, p. 269 ss.), enterraient quelquefois leurs morts

comme s'ils étaient des fétus dans le sein de leur mère. Chez les anciens

Égyptiens qui croyaient fortement à une nouvelle vie des corps, on allait dans

ce but jusqu'à couper les membres pour les mieux disposer en vue d'une vie

nouvelle (REITZENSTEIN, Poimandres, 369). à . £ Cette nouvelle naissance devait naturellement se nommer παλιγγενεσία, régénération. Cependant ce mot s'applique plutôt au renouvellement du monde, et

ee | ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XIX, 28.

= Alors Pierre, prenant la parole, lui dit : « Nous, nous avons AAC tout quitté, et nous t'avons suivi; qu’en sera-t-il donc de nous? » 88 Jésus leur dit : « En vérité je vous [le] dis, lors de la régénération FFT - lorsque le Fils de l'homme sera assis sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi vous serez assis, vous aussi, sur douze trônes,

Philon indique comment on a pu passer d’une idée à l’autre, quand il représente les hommes après le déluge devenus le principe d’une palingénésie : πρὸς τὴν τῶν ὁμοίων σποράν τε χαὶ γένεσιν..... χαὶ παλιγγενεσίας ἐγένοντο ἡγεμόνες καὶ δευτέρας ἀρχηγέται περιόδου (π de Vita Mosis, 12, Cohn, δά 5.). D'ailleurs il emploie encore ce mot à propos des hommes. et après la mort, mais sans la résurrection des corps à laquelle il ne croyait pas (Cherubim, Mang. τ, 154). Dans Josèphe le mot a le sens de renaissance d’un pays après une catastrophe (Anf. XI, πι, 9) : τὴν ἀνάχτησιν καὶ παλιγγενεσίαν τῆς πατρίδος Eoprélovtes. ἐς τς Chez les auteurs grecs, la palingénésie a surtout le sens eschatologique, pour désigner la grande transformation du monde. ἧς A: '

Que le monde lui-même naisse de nouveau, les anciens ont cru que c'était un. 3 dogme des pythagoriciens. Avec la métempsychose 115 croyaient : ὅτι xatà “4 περιόδους τινὰς τὰ γενόμενά ποτε πάλιν γίνεται, νέον δ᾽ οὐδὲν ἁπλῶς ἔστι. Sans admettre la métempsychose, les stoïciens acceptèrent le terme de παλιγγενεσία à côté de celui de ἀποκατάστασις (Actes τι, 21), soit à propos des êtres vivants (LucIEN, ἢ Muse. enc. vu; Pcur. Mor. 998, C; Schol. Soph. Εἰ. 62; SÉNÈQUE, Ep. xxxvi, 10: veniet iterum qui nos in lucem reponat dies), soit aussi pour tout le monde (M.

Aurèle, x1, 1) : τὴν περιοδικὴν παλιγγενεσίαν τῶν ὅλων ἐμπεριλαμθάνει.

Chez les Juifs cette métaphore de la renaissance du monde n’a jamais pénétré. ὦ On disait seulement le monde nouveau, d’après Is. ταν, 17; zxvi, 22; οἵ, IV Esd. δὴ 2 Ἐ vu, 75 : donec veniant tempora in quibus incipies creaturam renovare; Apoc. Bar. xt, 6 ; Jubilés, 1, 29; Hénoch, zxrr, 1, si bien que Pes. ἃ traduit Mt. Ν᾿ ΤΠ nobya « dans le monde nouveau », tandis que syrsin. et cur. NT Nom « dans li génération nouvelle » (contre Dalman, Worte... 145). : Ἂμ

C’est à un ordre nouveau que pensait Mt., mais on n’est point obligé d'y νὸν avec Origène, Jér. Knab., etc. : la rénovation complète de la vie éternelle. Nous n’entrons pas assez dans les vues de saint Paul qui regardait le temps dela τὸ rédemption comme une création nouvelle; cf. I Cor. v, 17 ὥστε εἴτις ἐν Χριστῷ, καιὴ ὃ χτίσις" τὰ ἀρχαῖα παρῆλθεν, ἰδοὺ γέγονεν χαινά (cf. Gal. vi, 15). La palingénésie de Tit. ru, 3 est personnelle et un fruit du baptême, mais le fait personnel est inclus dans le fait général de la restauration du monde. MeNeile pense à la Pentecôte. C’est trop de précision, on peut seulement parler de l'installation ὦ

te

du règne du Fils de l’homme qui coïncide avec la fondation de l'Église. — Le Fils de l'homme désigne naturellement Jésus lui-même, et le trône de sa gloire (sémitisme pour : son trône glorieux) est celui qui convient à sa be. fonction de souverain, plutôt qu’au titre même de Fils de l'homme; l'association des termes est déjà dans Dan. vu, 9 ss.; cf. Hénoch, 1xu, 5. — χαθήσεσθε de 4 É τ΄ χάθημαι, OU χαθίσεσθε de χαθίζω ; le sens est le même. — « Douze trônes » étonne, Ne “ à cause de la trahison de Judas; aussi Le. ἃ omis douze. Ge chiffre est donc

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