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- 4 2 > \ D V4 τοῦ Ἰσραήλ. rai πᾶς ὅστις ἀφῆχεν οἰκίας ἢ ἀδελφοὺς ἢ ἀδελφὰς ἢ πατέρα \ δι “-“ - » € Le ἢ μητέρα ἢ τέχνα ἢ ἀγροὺς ἕνεχεν τοῦ ἐμοῦ" ὀνόματος, ἑχατονταπλασίονα ἌΛΥ
λήψεται nat ζωὴν αἰώνιον χληρονομίήσει. 30 Πολλοὶ δὲ ἔσονται πρῶτοι ἔσχατοι
29. οἴκιαὰς ἡ α. adshpouc (HV) plutôt que ἡ οιχιας p. αγρους (TS). — om. ἡ yuvatxa p. untepa (THV) plutôt que add. (S). — euou ovouaros (TH) Ou ovoparos pou (SV). —
᾿ εχατονταπλασιονα (SV) plutôt que πολλαπλασιονα( ἘΗ).
dans Mt. l'indice de sa fidé traditionnelle. Jésus ayant auprès de lui douze apôtres n’a voulu exclure personne pour une infidélité qui n'était pas consommée. Les douze tribus appelaient le chiffre de douze
assesseurs, sans compter le juge suprême, le Fils de l'homme. Si l’un des
apôtres faisait défaut par sa faute, Dieu y pourvoirait.
χρίνω en grec signifie juger, cela est incontestable. Mais dans les civilisations anciennes, spécialement chez les Hébreux, l'acte de juger, de prononcer le droit, est l’acte essentiel du gouvernement royal.
La traduction en grec, comme pour 1 Regn. vin, 5 s.; IV Regn. xv, 5,
(δικάζειν, κρίνειν) ne change pas le fond de l’idée. Les anciens « Juges » d'Israël
étaient en réalité des dictateurs, comme les suffètes de Carthage avaient autant de pouvoirs civils et militaires que les consuls de Rome. Il faut donc entendre juger au sens de gouverner (Klost. McNeile).
La perspective est celle d’une restauration temporelle avec un Messie qui gouverne Le peuple, spécialement si l'on veut en rendant la justice. C'est l'idéal des Psaumes de Salomon (xvir, 28) : καὶ συνάξει λαὸν ἅγιον, οὗ ἀφηγήσεται ἐν διχαιοσύνῃ, mai κρινεῖ φυλὰς ᾿" λαοῦ ἡγιασμένου... Pourquoi seulement les douze tribus d'Israël? Pour nous, elles représentent tout le monde; mais le Sauveur s'en tient à la perspective du moment; il n’a été envoyé qu'à elles (xv, 24); c’est
encore un précieux indice d'authenticité. Et on s’expliquerait très bien que Me. écrivant à Rome eût omis ce trait, ou encore qu'il n’ait pas été souligné par
Pierre dans sa catéchèse. Contre l'authenticité de cette parole, Klost. objecte : a) Jésus ἃ combattu l'ambition de ses disciples; 6) la restriction aux douze tribus est.plutôt une déformation judéo-chrétienne ; δὲ les Douze n’ont point eu de privilèges (Apoc. ur, 21; I Cor. νι, 2). On répondra : a) Jésus n’a pas parlé d’un gouvernement temporel; le pouvoir spirituel doit s'exercer avec moins de pompe; δ) Mt. n’est point un judéo-chrétien, cf, Introduction, p. eur ss. ni Le. non plus; 6) Les textes cités prouvent seulement que tous les vainqueurs jugeront avec les Douze, comme tous ceux qui sont détachés partageront leur récompense.
29) Mt. se retrouve ici avec Mec. et Le., mais il faudrait d'abord établir son texte, ce qu’on ne peut faire avec certitude. Si on lit οἰκίας ἢ... ἀγρούς, en encadrant comme dans Mc. les parents entre la maison et les champs, une dépendance littéraire est évidente, tant cet ordre est artificiel. C’est le parti de Hort, de Hetz. et de Vogels, qui réunit — cas rare — la quantité et la qualité des mss. La leçon de T et de S ἀδελφοὺς ἢ... ἀγροὺς À οἰκίας ne peut guère s'appuyer que