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ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, xIX, 30.
jugeant les douze tribus d'Israël. 9 ΕΓ quiconque aura | quitté Ἐς maisons, ou des frères, ou des sœurs, ou un père, ou une mère, ou des enfants, ou des champs à cause de mon nom, il recevra le centuple, et aura en héritage la vie éternelle. ŸEt beaucoup seront : les premiers derniers, et les derniers premiers.
sur sa différence avec le texte de Me. — Il semble aussi que ἑκατονταπλασίονα (5. Hetz. Vog.) (comme Mc.) est beaucoup plus soutenu que πολλαπλασίονα (TH) (Le.), ce qui indique aussi, quoique moins fortement, une dépendance littéraire. — Quant au sens, Mt. devait naturellement regarder cette promesse générale comme une extension de celle faite aux Apôtres; de là son χαί au début. ἕνεχεν τοῦ ἐμοῦ ὀνόματος est plus sémitique que ἕνεκεν ἐμοῦ χαὶ ἕνεκεν τοῦ εὐαγγελίου. (Mec.). — ἑχκαντοντα (OU πολλα) πλασίονα ne peut s'entendre que de la vie présente, à cause de l'addition marquée par καί avant ζωήν (contre Loisy, McNeile). Si Mt. avait suivi Me., il eût dû lui emprunter aussi ἐν τῷ χαιρῷ τούτῳ, comme a fait Le. S'il ne parle pas du temps présent c’est qu'il ἃ ajouté une notion messianique au temps présent, celle de la palingénésie, C'est de cette époque, déjà désignée,
qu’il faut entendre la récompense multipliée. C’est parce qu’elle dépend de ὁ
qui précède que sa formule paraît manquer de précision.
30) Ce verset, assez difficile à expliquer dans Mc., et que Le. a transporté ailleurs (xur, 20), se comprend très bien dans Mt. comme un intermédiaire entre tout le développement sur la richesse et le renoneement d’une part, et la parabole qui suit. C’est même plutôt une introduction à cette parabole, ainsi encadrée dans cette sentence qui reviendra à la fin (xx, 46). La sentence de Mc. ou de Mi. figure dans une des paroles de Jésus d’Oxyrhynque (τιν, 654, 25 ss.), mais on ne peut guère arguer du contexte qui est incertain. Voici la restitution que nous avons proposée (ΗΒ. 1921, 233 ss.) après les nombreux essais de Deissmann, Wessely, Swete, White etc. :
Ἢ ss
As
F./55re CHAPITRE XX
; 4. τς 1-16. PARABOLE DES OUVRIERS ENVOYÉS A LA VIGNE. Propre à Mt. Le sens dela parabole dépend de son rapport avec le v. 46 et du rapport du v. 10 avec xx, 30. Le texte du v: 16 n'est pas assuré, mais nous - pouvons en faire abstraction. D’après Chrys., il n’y a rien à tirer du v. 16 pour = l'interprétation de la parabole : οὐ γὰρ ὡς ἐκ τῆς παραδολῆς τοῦτο συναγαγών φησιν... la sentence sur les premiers et les derniers serait ajoutée par simple analogie. - Pour ne pas trancher avec tant de désinvolture ce nœud difficile, Schanz, Kn. après B. Weiss donnent au v. 16 court ce sens : il n’y aura pas de différence entre les premiers et les derniers. Gomme ce n'est pas le sens de xx, 30, Schanz avoue que les deux sentences, si semblables dans les mots, n’ont pas en réalité
le même sens.
* Mais en réalité la parabole est précisément encadrée entre les deux sentences,
vu Jülicher, mais sans indiquer la preuve décisive; c’est que xix, 30 eusement, sans article : des premiers seront derniers, et des derniers
comme l'a ç dit mystéri premiers. Cela va être expliqué par la parabole (noter le γάρ); après quoi on | peut conclure : C’est de cette facon que les derniers seront premiers etles | premiers derniers; l'article, parce que désormais on sait qui c’est. .4 Si telle est bien la pensée de Mt., la sentence doit se prendre dans le même : sens à la fin et au début, où elle se soude à la béatitude acquise par ceux 6 qui ont renoncé à tout, ceux-là étant préférés aux autres, qui sont exclus d’après 4 Je sens de la sentence dans Le. xt, 30. à -- © Mais alors il faut constater que la parabole suppose l'exclusion de ceux qui ont été appelés les premiers el qui se croyaient les premiers. C'est bien le sens de Thomas : repulit Dominus intendentes venire ad gloriam propter temporis antiquitatem, et le sens que Jülicher (suivi de très près par Loisy) attribue ἃ ἫΝ Mt. Seulement il a prétendu (x, 459 ss.) que Mt. n'a pas compris le sens de la # parabole. D'une parabole de bonté, il aurait fait une parabole de châtiment. Le sens de la parabole était : Dieu donne sa récompense par justice à ceux qui ont toujours été à son service; il la donne par bonté à ceux qui ne s'y Ἢ mettent qu'au dernier moment. Durant la vie, la porte est toujours ouverte au repentir. Le père de famille est irréprochable, soit qu'il manifeste sa justice, ἫΝ soit qu'il manifeste sa bonté. Au fond tel est bien le sens de la parabole d'après Schanz et Dausch, et c'était déjà le sens de Chrysostome. Sommes-nous obligés pour l’admettre, où de rompre le contexte comme Chrys., ou de forcer le sens ᾿:.
du v. 16 comme Schanz, Kn., Dausch, ou de dire comme Jülicher que Mt. a changé le sens de la parabole? N 14
! Car le royaume des cieux est semblable à un maïtre de maison
Nullement, si nous prenons Jülicher au mot, c’est-à-dire si nous ne faisons pas de la parabole une allégorie. En dépit de ses protestations, Jülicher allégorise lorsqu'il conclut que recevoir le denier c’est entrer dans la vie éternelle, de sorte que tous les ouvriers y sont admis, ce qui est contre le v. 16, méme amputé de sa deuxième partie.
Or il ἃ toujours paru étrange qu’on pût murmurer après avoir reçu la vie éternelle, et si Jülicher écarte cette objection comme fondée sur l'allégorie, lui-même y ἃ donné lieu. Le plus grave serait qu'un murmure dont l'injustice est soigneusement relevée, demeurât impuni.
Nous distinguons donc dans la parabole deux leçons. La première est bien celle qu’on dit : Le plan divin assure, même aux convertis de la dernière heure, la récompense promise de la part de Dieu. Jésus montrait ainsi combien irréprochable était son attitude envers les publicains et les pécheresses. Mais ce plan divin n’était pas compris. Ceux qui croyaient avoir des droits du chef de leurs œuvres, d’une vie entière consacrée à la justice, continuaient à murmurer contre celte justice qui leur paraissait imparfaite. Par là même ils s'excluaient. Cela n'est pas dit dans la parabole: cela résulte de sa conclusion, et le plus naturellement du monde. Si l’on ne tombe pas dans l’allégorie, peu importe que les murmurateurs aient déjà recu leur récompense ; ce trait était nécessaire pour que l’objection se produisit. En fait elle se produit. Elle devait être réprimée. A-t-on le droit de soutenir que Jésus a laissé sa parabole sans aucune conclusion, quand l'Évangile en contient une qui est adéquate? Son premier enseignement n'en est pas moins acquis; il y est ajouté une conclusion contre ceux qui sont assez aveugles pour ne pas y adhérer.
D'ailleurs tout le monde convient (Jülicher, Loisy, Klost., aussi bien que les catholiques) que légalité n’est pas absolue : il y aura, d’après Mt. lui-même, bien des degrés dans le royaume de Dieu (v, 19; x, 41; 19-28; xx, 23), mais tous y entreront pourvu qu'ils se soient convertis, si tard que ce soit. :
En se préoccupant surtout du but de la parabole on revient au principe posé ici même par Chrys. ; οὐδὲ χρὴ πάντα τὰ ἐν ταῖς παραδολαῖς χατὰ λέξιν περιεργάζεσθαι ἀλλὰ τὸν σχοπὸν μαθόντας, διὃν συνετέθη, τοῦτο δρέπεσθαι, nat μηδὲν πολυπραγμονεῖν περαιτέρω.
Au lieu de l'entendre ainsi, les Pères, depuis Origène, ont insisté sur des sens allégoriques tirés, tantôt des époques du monde, tantôt des différents âges de la vie. Il y en ἃ encore des traces dans Κη. et même dans Schanz et dans Dausch. C’est le mérite de Jülicher d’avoir rejeté dans l'ombre ces considérations qui ne peuvent que troubler la pure exégèse. On entrevoit seulement une allusion à ceux contre la doctrine desquels la parabole était proposée, ceux qui voulaient proportionner exactement la récompense au travail, imposant ainsi des limites à la grâce.
C’est en somme à cet esprit qu'appartient une parabole du Talmud de Jérusalem qu’on ἃ souvent comparée à celle de Mt. : « À quoi ressemble le cas de R. Boun bar R. Hiya? À un roi qui aurait engagé à son service beaucoup d'ouvriers, dont l’un était plus actif à son travail. En voyant cela, que fait le roi?
εἰς τὸν. ἀμπελῶνα. αὐτοῦ. 5 καὶ ἐξελθὼν. περὶ τρίτην ὥραν εἶδεν ἄλλους ἑστῶτας: v τῇ; ἀγορᾷ: ἀργούς:. bai ἐκείνοις: εἶπεν Ὑπάγετε χαὶ ὑμεῖς εἰς τὸν ἀμπελῶνα, rai ὃ ἐὰν ἢ δίκαιον δώσω ὕμῖν᾽ Soi δὲ ἀπῆλθον. πάλιν δὲ ἐξελθὼν περὶ ἕχτην χαὶ ἐνάτην ὥραν ἐποίησεν ὡσαύτως. θ περὶ δὲ τὴν ἑνδεκάτην; ἐξελθὼν, εὗρεν ἄλλους; ἑστῶτας; χαὶ λέγει. αὐτοῖς Τί. ὧδε ἑστήχατε ὅλην τὴν ἡμέραν ἀργοί; 7 λέγουσιν αὐτῷ Ὅτι οὐδεὶς ἡμᾶς ἐμισθώσατο. λέγει αὐτοῖς Ὑπάγετε χαὶ ὑμεῖς εἰς τὸν ἀμπελῶνα. ὅϑψίας δὲ γενομένης. λέγει ὁ χύριος τοῦ ἀμπελῶνος τῷ ἐπιτρόπῳ αὐτοῦ, Κάλεσον τοὺς
4. om. μον p. ἀμπελωνὰ (THV) plutôt que add. (S). 8. αὐτοις (SV) plutôt que om. (TH).
Il l'emmène et fait avec lui des promenades en long et en: large. Au soir, les ouvriers arrivent pour’ se faire payer, et il paye également: au: complet celui avec lequel il s'était promené. A cette vue, ses compagnons 56 plaignent: en disant ::Nous nous sommes. fatigués au travail toute la journée, et celui qui me s’est: donné de: la peine: que: pendant: deux heures reçoit autant de salaire que nous? Gest que,. répondit le roi, celui-ci à accompli davantage en, deux heures que: vous dans une journée entière. De même, lorsque ἢ. Bouneut étudié la loi jusqu’à l’âge de vingt-huit ans, il la connaissait mieux qu'un savant: ou qu'un homme pieux qui l'aurait étudiée jusqu’à l’âge de cent ans: » (Traduction Scawas, Berakhoth, eh. 11, t. T, p. 48 5.)
Au lieu d'une vue sur là miséricorde divine,. nous avons ici cette constatation banale: qu'avec de la facilité et de l'activité, an peut faire autant en moins de temps: que d’autres dans un temps plus considérable. Les. hommes n’ont à s'inquiéter que du résultat et paient en conséquence. Si la:parabole talmndique a pensé au jugement de: Dieu,. c'était pour maintenir l'exacte proportion entre les:œuvres qui reçoivent la même récompense : Dieu: paierait selon le travail fait; ce n’est pas le sens de: 18: parabole évangélique,. ce serait plutôt une tentative de la redresser en faveur de l'opinion que le Sauveur ἃ réprouvée. Mais Fapplication à RL Boun (1ve siècle) suggère plutôt une simple rencontre.
4) époia: comme x,. 16; au lieu de ὡμοιώθη (xvur, 23), dans le même sens, pour comparer deux situations, eb mon pas le royaume à un homme. Cet homme est qualifié par un substantif comme dans Χπι, 45; xvnr, 23: (Introd.. p. ext). —
ἅμα ne peut: être que prépositiom, d’après. la tournure classique, comme ἅμα ἔῳ :
(Thu. τ,.48) « avec l'aurore »; dans: les papyrus : ἅμα' τῇ ᾿μῇ τρύγῃ (Oxyr- MI, 975, 4 À. D.; ap. MM.) « au: moment où: je ferai ma. vendange »: L'adw.. πρωΐ est donc: traité ici:comme un substantif au datif. (αἵ.. Act. xxvmr, 23). — La vigne
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ΟΠ ÉVANGIDE SBLON SAINT MATTHIEU, XX, 2-8. 387
qui sortit avec le jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. ?S’étant mis d'accord avec. les ouvriers sur un denier par jour, il les envoya à sa vigne. *Puis étant sorti vers la troisième heure, ilep
vit d’autres qui se tenaient sur la place sans rien faire, #et il dit à ceux-ci : « Allez, vous aussi, à la vigne, et je vous donnerai ce qui sera juste»; 5et ils y allèrent. Étant denouveausorti versla sixième et Ja neuvième heure, il en fit autant. Enfin étant sorti vers. la onzième heure, il en trouva d’autres qui se tenaient [là], et il leur dit : « Pourquor vous tenez-vous ici tout le jour sans rien. faire?» ?Ils lui disent : « Parce que personne ne nous a embauchés. » Il leur’ dit : « Allez, vous aussi, à la vigne. » $Le soir étant venu, le maître
de la vigne dit à son intendant : « Appelle les ouvriers, et distribue-
leur le salaire, en commençant par les derniers, jusqu'aux premiers. » k
‘est très naturellement l’image des régions montagneuses de Juda, et par conséquent le symbole du peuple (Is. v, 4 ss.). Mais il n'y à pas à s'arrêter à ce
symbolisme. Elle est. choisie comme nécessitant un travail um peu presséau
᾿ printemps, quand il faut sarcler pour arracher la mauvaise herbe, 2) Les travailleurs sans ouvrage se groupent encore à Jérusalem. sur une. place connue, et on les embauche ordinairement pour la semaine, le lundi matin, en fixant ce qu'on paiera par jour. C’est le cas ici, quoique, en fait, pour la simplicité de la parabole, tout se: passe en un jour. τὴν. ἡμέραν. ἃ: donc le: sens distributif, ex denario diurno, le denier valant un demi-sicle, un peu moins d’un franc. Tobie (v, 45) promet à lange δραχμὴν τῆς ἡμέρας et l'entretien ; c'était un salaire pour une personne de confiance. Le denier était sans doute le prix normal d’une journée de travail. | 3) Les heures se comptent depuis le lever du. soleil à l’équinoxe.. IL est donc environ 9 heures.
᾿ς ἢ Pas de discussion, les ouvriers acceptent la proposition sans marchander SN
mais cette bonne disposition n’est pas en cause; il faut seulement reténir qu'ils ne devaient pas s'attendre à un denier, mais à la quotité correspondante au temps du travail.
5-7) La parabole évite le bavardage. Cependant, à propos de la onzième: heure, elle laisse entendre que le maître y met de la bonté. Était-il tellement pressé de: finir ce jour-là même? L'excuse des ouvriers dispose à penser qu’il a voulu leur fournir une occasion de travailler.
8) Jusqu'à ces derniers temps, le travail en Palestine durait en toute saison jusqu'au coucher du soleil; pendant l'été on donnait deux heures de repos: vers midi. En règle générale, on ne payait que le samedi soir, et l'office de payeur incombait à celui qui surveillait les travaux. C’est 1 ἐπίτροπος distinct de Voixovduas dans Gal. 1v, 2, mais qui remplit ici le même rôle. Selon la loi (Dt. xxv, 43), | le salaire: est payé chaque jour.
Co
| ; \ Wie FA Ἵ ) i 0, Gr ἐπ ο΄ πρώτων. al ἐλθόντες oi περὶ τὴν ἑνδεκάτην ὥραν ἔλαβον ἀνὰ χαὶ ἔλαβον
10 χαὶ ἐλθόντες οἱ πρῶτοι ἐνόμισαν ὅτι πλεῖον λήμψονται" ᾿ ἀνὰ δηνάριον χαὶ αὐτοί. 11 λαβόντες δὲ ἐγόγγυζον χατὰ τοῦ οἰκοδεσπότου. | Οὗτοι οἱ ἔσχατοι μίαν ὥραν ἐποίησαν, χαὶ ἴσους αὐτοὺς ἡμῖν ᾿ ἐποίησας τοῖς βαστάσασι τὸ βάρος τῆς ἡμέρας nat τὸν χαύσωνα. 136 δὲ
de Ἑταῖρε, οὐχ ἀδιχῶ σε΄ οὐχὶ δηναρίου συνε-
τ u +. 145 ᾿ς PE ΓΝ θέλ δὲ 4 ΄ δοῦ e + φώγησας μοι; l ἄρον τὸ σὸν καὶ ὕπαγε. VAR CE τούτῳ τῷ ἐσχάτῳ δοῦναι ὡς |
1Aéyovres
. Ka oo AU τ [A 2 er sm ? θό » :
ἷ πονήηρος εστιν OT εγῳ αγὰ 0G εἰμι;
9. χαι ελθοντες (ΤΥ) plutôt que ελθοντες δὲ (Ε) ou ελθοντες ouv (8).
12. aurouc ἡμῖν (TH) où ἡμῖν αὐτοὺς (SV). | ᾿ 15. om. n a. oux (H) plutôt que add. (TSY). +,
\ D'ordinaire les ouvriers sont tous groupés, leurs outils sur l'épaule, autour … | du payeur, installé à une petite table, et, aussitôt payés, ils se hâtent de rentrer 4 | chez eux. Pour que les premiers voient combien les derniers reçoivent, il fallait [lque ceux-ci passent avant. Ge geste nécessaire ne contient assurément pas la - leçon de la parabole (v. 46), et Mt. ne s'y est pas mépris. Il n'en est pas moins | ο΄ vrai que les termes de derniers et de premiers sont prononcés et qu'ils dési- * gnent en tout deux catégories. C'est pour la manière d'écrire des Sémites une
sorte d'appel verbal au v. 16. 114
τς. τὸν μισθόν est le denier; le narrateur ne le dit pas plus clairement pour ménager l'intérêt. On voit les premiers travailleurs se présenter en tête, déçus d'être retardés, mais regardant avec une curiosité maligne ce que les autres pourront bien recevoir. — ἀρξάμενος où ἀρχόμενος était une expression fréquente pour marquer un point de départ (MM), un mot presque superflu avant ἀπό, aussi ἕως n’en tient pas compte; sans quoi il eût fallu ajouter « et allant » | (jusque)... à Ἢ
40) λήμψονται, futur relatif par rapport à une opinion antérieure : ils crurent un moment qu'ils allaient recevoir (Deb. 8. 349, 2). — τό devant ἀνά, pour reprendre une expression déjà employée. — ἀνὰ δηνάριον est une expression … très grecque (cf. Le. 1x, 14; x, 4), MM. citent IG, IV, n° 597 τοῖς μὲν πολείταις.. sax” ἄνδρα Onv(dpia) δ᾽, τοῖς δὲ λοιποῖς ἐλευθέροις ἀν[ὰ]δην(άρια) β᾽ donc. deux. | deniers par tête. Les éditeurs des IG disent l'inscription très récente, mais elle doit être à tout le moins des premiers temps de l'empire (Argos). ἡ \
41) Le mécontentement des « premiers » ne va pas jusqu’à rejeter l’argen comme cela se voit si souvent, dans l’espoir d’avoir davantage. Si syrcur. sin. supposent ἰδόντες au lieu de λαθόντες, c'est sans doute pour adoucir scandale de ce murmure aprés avoir reçu la récompense éternelle. Mais de. toute facon on ne s’expliquerait pas le murmure si toute l'application de 1
prenant ils murmuraïent contre le maître de maison, ‘disant : « Ces
davantage, et ils reçurent eux aussi chacun un denier. “En le
derniers ont travaillé une heure, et tu les as mis sur le même pied ᾿
que nous qui avons supporté le poids du jour et la chaleur. » ‘Mais 2
lui, répondant, dit à l’un d’entre eux : « Camarade, je ne te fais pas 6 d'injustice; ‘*n’as-tu pas été d'accord avec moi sur un denier? ὁ ὃ Prends ce qui te revient, et va-t-en. Je veux donner à ce dernier. autant qu’à toi; {°ne m’est-il pas permis de faire ce que je veuxde mon bien? ou bien as-tu l'œil mauvais parce que je suis bon? » k 16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les
Pa
derniers. (Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus.) » ὁῸὃῸὃ
parabole se terminait ici. Il faut donc supposer qu’elle ἃ comme deux termes. Le plan divin est désormais connu : Dieu est résolu à ouvrir le royaume aux
ouvriers de la dernière heure. Jésus accueille les pécheurs et les réconcilie. δ ἶ
Mais c’est précisément ce qui exaspère les Pharisiens. Ils murmurent. na ΠΗ Ἶ 12) Les « derniers » sont encore nommés. Ils n’ont travaillé qu’une heure, a. et encore à la fraîcheur du soir! ἐποίησαν au sens araméen de travailler, 72ÿ, aussi ὥραν n’est pas régime actif, mais accusatif de circonstance. Le καύσων, ordinairement dans les LXX le vent du sud-est (*7p), est le plus dur au printemps. OS 13) ἑταῖρε comme dans xxu, 12; xxvi, 50. Le maître a lieu d'être mécontent; τ cependant il emploie une expression qui est condescendante, comme lorsqu'un ingénieur dit à un ouvrier : Camarade. Cette prise à partie d’un seul est saisissante et naturelle; en pareil cas il y ἃ toujours quelqu'un qui fait figure de chef des meneurs.
14) ὕπαγε n’est pas malveillant. Persistant malgré tout dans son dessein de justice, le maître ne veut pas frustrer le réclamant de son dù. On ne saurait donc argumenter de ce mot pour conclure à sa réprobation. Mais n'est-il pas ‘à évident que cette disposition ne prépare pas à entrer dans le royaume de Dieu? De nouveau « le dernier », terme qui n'est point là sans raison.
45) Avertissement sévère, terminé cependant par une affirmation de bonté, qui invite au repentir. Le sens est: « il m’est bien permis... si donctu murmures, c’est que ma bonté est pour toi une occasion d'exercer l'envie. » Il n'y a ΩΝ pas lieu de supposer deux disjonctives ἤ (devant ox ἔξεστιν)... ἢ, « serait-ce qu'il ΡΩΝ ne m'est pas permis, ou serait-ce. » (TS Hetz. Vog.). En effet le maitre nepose la première question que pour la forme, tandis que la seconde.ne touche que trop juste. (Hort om. 4 1° avec Β D L Z Θ boh. syrsin.-cur. r?). te
462) C’est pour cela, c’est-à-dire, en tenant compte des faits bien connus.|| La bonté du Sauveur promet le royaume à ceux qui se convertissent. Les || fidèles observateurs de la Loi en murmurent. Qui a raison? C'est le Sauveur, ||
390 ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, xx, 16.
μαθητὰς mar” ἰδίαν, not ἐν τῇ ὁδῷ εἶπεν αὐτοῖς 18 ᾿Ιδοὺ ἀνοϊβαίνομεν εἰς
᾿Ϊεροσόλυμα,, ‘rai ὁ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου παραδοθήσεται τοῖς ἀρχιερεῦσιν “Kai γραμματεῦσιν, “καὶ χαταχρινοῦσιν αὐτὸν θανάτῳ, 19 χαὶ παραδώσουσιν αὐτὸν τοῖς ἔθνεσιν εἰς τὸ ἐμπαῖξαι χαὶ μαστιγῶσαι χαὶ σταυρῶσαι, χαὶ τῇ τρίτῃ ἡμξρᾳ ἐγερθήσεται. ἢ
» 17. at αναθαινων (TSV)æt non μελλων δε αναθαινειν (H). 20. παρ (TSV) plutôt que ax (H).
parce que tel est le dessein de Dieu, prouvé par la parabole. Mais alors qu'arrivera-il? que les premiers seront les derniers, autant dire qu’ils ne seront pas reçus, parce qu'ils se refusent à comprendre ce dessein. Telle est bien la pensée de Mt., même d’après Jülicher. Or la parabole elle-même y conduit, par cette scène d'explication qui en est Le point culminant. Elle met vraiment en jeu ‘ceux contre lesquels ‘est dirigée la parabole, ‘et ceux-là se mettent eux-mêmes en révolte contre le plan de Dieu. L'égalité qu'il leur promettait, ils n'en sont plus dignes. Mieux vaut suivre les détours ingénieux du genre très souple de la parabole que d'en briser la contexture par une analyse trop logique.
46P) Nalurellement l’idée de réprobation s'exprime encore beaucoup plus nettement si l’on admet comme authentique πολλοὶ γάρ εἰσι χλητοί, ὀλίγοι δὲ ἐχλεχτοί om. par Ν᾿ BLZ 33 (?) deux cursifs, bon. sah. On peut estimer que l'emission ‘est trop purement égyptienne, ayant contre elle tous les ‘autres témoins et Origène (Barnabé, 1v, 14 cité par 8. peut viser xx, 14). Cependant il faut convenir que ces mots conviennent beaucoup mieux dans xxI1, 44, d'où ils ont pu être pris. Quoi qu'il en soit, nous croyons pouvoir établir notre interprétation même sur la lecon courte.
TROISIÈME PARTIE DU MINISTÈRE : JÉSUS MONTE A JÉRUSALEM ET Y ENSEIGNE, SURTOUT DANS LE TEMPLE (xx, 17-xxv).
‘Ce point de départ est nettement marqué dans les trois synoptiques (cf. Mc. x, 82 55.; Le. xvnt, 31 ss.). Et c'est aussi dans cette partie que leur accord est le plus étroit, surtout entre Mc. et Mt. L'ordre est le même, sauf quelques détails qui:seront indiqués (xx, 12 ss.;20-22). Mt. a tous les traits de Mc., sauf la colère.des .scribes (Mc. xt, 18), le pardon (Mc. x1, 25), l'obole de la veuve (Mc. x1r, 41-44). Mais il a d’autres éléments, le trouble de Jérusalem (xxt, 10 s.); guérisons (xxr, 14); Jésus défend les ‘enfants (xx1, 45 ‘S.); surtout des paraboles : les deux fils (xxr, 28-32), de festin des noces (x, 4-44); les vierges
. (xv, 1-13); les talents (xxv, 14-30); le jugement dernier (χα, 31-46); un long
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ÉVANGILE SELON :SAINT MATÆHIEU, xx, 17-49. πο
41 Et Jésusmmontant à Jérusalem prit les Douze à part, etil leurdit Ê en chemin : ‘Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de
l'homme sera livré aux princes des prêtresiet aux scribes, 1° ét 115 de condamneront à mort, οἱ le Jivreront aux gentils pour se moquer [de 11] οἱ [16] flageller et [le] crucifier; et le troisième jour il sera ressuscité. »
2 Alors da mère des fils de Zébédée s’approcha de ui avec ses
discours contre les :Pharisiens (xx, 1:39) au lieu des quelques mots de Mc. (x, 38-40); quelques passages en plus dans le discours eschatologique (xuv, 37-44). | | C’est surtout pour cette partie que se pose la question de la dépendance; cf. Introduction, p. XENIT 5.
47-19. TROISIÈME PRÉDICTION DE LA Passion (Me. χ, 32-34; Le. xvur, 31-3#).
Comme Mc., sauf l'attitude de Jésus et son réflet dans les dispositions de ses
compagnons, propres à Mc. Le plus vraisemblable serait de supposer que Mt. ἃ
rédigé d’après Mc. En tous cas leur ressemblance est étroite, tandis que Le. est
assez différent. ;
417) Hort lit μέλλων δὲ ἀναδαίνειν avec Β fam.1, boh. sah. pes., Origène deux fois |
dans son commentaire. Π faudrait préférer cette leçon plus distiméte de celle de Me. si elle me faisait l'effet d’une correction d'après ‘la topographie;’car, avant Jéricho, Jésusme montait pas encore, ül allait monter. ‘Nous lisons donc καὶ ἀναξαίνων avec-tous les autres ét Origène une fois (t.1W, p.300, citation ‘très
longue dans Comm. Jo.). On montait, puisque ile terme du voyage, dont Jéricho
n’était qu’une étape, était beaucoup plus haut que le point de départ. — Mi.
ometce que fut le drame silencieux de:cette mise en route. Ἢ ajoute son χατ᾽ ‘ètav,presque inutile après « les douze ». ἐν τῇ ὁδῷ est au début dans Me. Ces . mots s'expliquent mieux avec la lecon de B. Après ἀναδαίνων ils sont simplement
pittoresques.
48) Comme Mc. — εἷς θάνατον, moins difficile que θανάτῳ est rune -correétion de’.
49) Comme Mc., sauf 18 liaison "εἰς τό, qui amène deux infinitifs au dieu de deux werbes à la 3<pers. du pluriel, le troisième (ἐμπτύσουσιν) étant supprimé, et « tuer » remplacé par « erucifier ». C'est la première \fois que Jésus annonce ouvertement qu'il sera-erucifié,-et.ce terme ici pourrait appartenir à l'évangéliste. Mais Jésus avait souvent parlé de porter sa croix, allusion à ce supplice. Sur la résurrection, da formule de Mt. au lieu de celle de Mc.; Cf. ave, 28. π΄
20-28. LA DEMANDE DE LA MÈRE DES FILS DE /ZéBéDéE. LE SERVICE DE LA ‘PART DES cars (Me. x, 35-45; cf. Le. xx, 24-27).
Gette péricope comprend deux thèmes. Le.n'a touché que le second, ét ἃ 18, Cène, avec .des-termes assez différents. Dans Mc. et dans Mt. 1ὰ ‘circonstance est la même, avec la même soudure des deux ‘thèmes, 16 second'étant'traité par'les deux d’une manière presque identique. ‘Sur 16 premier, Mt. se-distingue de Mc. surtout en mettant en scène ἴα mère qui fait la demande, ‘ét à Taquelle Jésus
pond d’abord ; puis-en omettant ce qui regarde 16 baptême. Comme dans Mt. | Ἢ
LA
αὐτῷ Εἰπὲ {va Em οὗτοι of δύο υἱοί μου εἷς ἐχ Non χαὶ εἷς εὖ τς εὐωνύμων σοὺ ἐν τῇ βασιλείᾳ σου. “5 ἀποχριθεὶς δὲ ὁ Ἰησοῦς εἶπεν Οὐχ
Η οἴδατε τί αἰτεῖσθε΄ δύνασθε πιεῖν τὸ ποτήριον. ὃ ἐγὼ μέλλω πίνειν; λέγουσιν. ira αὐτῷ Δυνάμεθα. 23Aéyer αὐτοῖς Τὸ μὲν ποτήριόν μου πίεσθε, τὸ δὲ ᾿χαθίσαι ἐχ δεξιῶν pou: χαὶ ἐξ εὐωνύμων οὐχ ἔστιν ἐμὸν δοῦναι, ἀλλ᾽ οἷς οίμασται ὑπὸ τοῦ πατρός μου. 53 χαὶ ἀχούσαντες οἱ δέχα ἠγανάχτησαν περὶ
Fr. - , ed LE x τῶν δύο ἀδελφῶν. 6 δὲ ᾿Ιησοῦς προσχαλεσάμενος αὐτοὺς εἶπεν Οἴδατε
28. και a. εξ ray) plutôt que ἡ (8). — om. τουτὸ p. euov (H) plutôt que add. ENS 24. χαι ἀχουσαντες (HV) plutôt que axoucavteg δε (TS). 26. ἐστιν (H) plutôt que εσται (TSV) — αν (H) ou εαν (TSV).
les deux frères montrent la même ambition, on ne peut pas dire qu'il aït fait intervenir la mère pour les justifier. Il a dû suivre une tradition, d’ailleurs très vraisemblable, car, outre l'ambition naturelle aux mères, Cle εἰ était moins initiée aux prophéties sur les souffrances. Il est donc très probable que Ma. contenait l'épisode sous cette forme. Les paroles de Jésus dans le second. thème ont pu être conservées telles quelles par la tradition, ou insérées ici par le traducteur de Ma. d’après Mc.
20) Τότε προσῆλθεν, style de Mt. « Les fils de Zébédée » expression d’une saveur ancienne, du temps où ils suivaient ensemble le Sauveur; elle se retrouve encore . xxvi, 37, tandis que dans ces deux cas Mc. nomme Jacques et Jean. Leur mère,
désignée de la même manière, vint au Calvaire (xxvu, 56), dans un contexte où Mc. dit : « Salomé ». C'était donc sans doute son nom. D’après plusieurs anciens (encore Zahn), elle était sœur de la Mère de Jésus (cf. Comm. Mc. p. 80). On … comprendrait ainsi sa prétention. Jésus n ‘ayant pas de frère, ses cousins devaient Σ avoir les premières places. N'étant pas avec les Douze dans l'entretien secret à qui précède, elle ne savait pas que Jésus allait à Jérusalem pour y mourir, ou,
si ses fils l’ont poussée, peut-être escomptaient-ils la résurrection. Dans Mc. les deux frères prennent la parole, et demandent ce qu’on nomme une discrétion. Dans Mt. la mère est beaucoup plus respectueuse : elle se prosterne, et c’est cela seulement qui indique son désir de demander quelque chose.
21) Le Sauveur doit donc l'interroger, nouvelle preuve que Mt. n’évite pas de parti pris de lui faire poser des questions ; cf. Introd. p. Lxv. La réponse est pour le fond comme dans Mc., avec la mention nécessaire des fils, ἐξ εὐωνύμων au lieu de ἐξ ἀριστερῶν, βασιλεία au lieu de δόξα.
22) Ce qui regarde le baptême manque, ici et au v. suivant. Jésus s'adresse aux deux frères, comme si la prétention avait émané d’eux. Un écrivain aussi. conséquent n'aurait pas perdu son propre fil afin de suivre Me. de plus près.
aux nations les gouvernent avec empire, et les grands exercent le
Farm ts | ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, xx, 23-96. at # 4 ces Ὁ ν ᾿ k - fils, prosternée et lui demandant quelque chose. 21] lui dit : «Que veux-tu ? » Elle lui dit : « Dis que mes deux fils que voici soient Ἢ ᾿ assis l’un à ta droite et l’autre à ta gauche dans ton royaume. » 2 Jésus répondit etdit : «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que je dois boire? » Ils lui disent : « Nous ᾿ | le pouvons. » #11 leur dit : « Vous boirez en effet mon calice, mais L quant à être assis à ma droite et à ma gauche, il ne m’appartientpas : de [le] donner, c’est pour ceux à qui cela est destiné par mon Père. » ᾿ ἯΝ 24Et les dix, ayant entendu, s'irritèrent contre les deux frères. ΟΡ. $ Ÿ Jésus les ayant appelés dit : « Vous savez que ceux qui commandent
pouvoir sur eux. # Il n’en est pas ainsi parmi vous; au contraire,
a voulu insinuer que Jésus sait très bien à quoi s’en tenir. La mère n’aurait pas eu besoin d’être poussée par ses fils, mäis elle ne pouvait ignorer leurs désirs, et n’agissait que pour les satisfaire. Le Maître qui lit dans leurs cœurs s'adresse à eux. Il veut cependant les mettre à l'épreuve. Avaient-ils compris qu'il ne serait pas seul à souffrir, et qu'ils seraient associés à ses souffrances ? Oui, ils avaient compris; du moins, quand la proposition leur est faite, ils acceptent. — μέλλω πίνειν est plus précis que πίνω, comme μέλλων (de B) au v. 17. tel 23) Sur le prétendu martyre de Jean, cf. Comm. Mc., et Gal. sur π,1. -- Mt ajoute ὑπὸ τοῦ πατρός μου, ce qui semble marquer l'acquiescement du Fils. Les deux frères ont pu comprendre que s'ils buvaient le calice, ils seraient associés D + à la gloire. Ce qui est réservé, c'est le rang qu’on peut dire suprême, à la æ Ra droite et à la gauche. Personne n’en doit rien savoir, c’est le secret du Père. τὰ ἌΣ Si donc les deux frères et leur mère ont eu, comme il semble bien (οἵ. Schanz), ὃ des ambitions trop humaines, des rêves de gloire et de domination dans un hi monde nouveau, mais conçu selon l'idéal temporel et national, Jésus élève leurs regards plus haut. Chrys. et Jérôme ont soin de dire que les mérites seront Ἢ δ: récompensés. [15 sont assurément nécessaires pour arriver au royaume. Mais