‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 268 sur 350 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

{καὶ rs ἤγγισαν εἰς Ἰεροσόλυμα, χαὶ ἦλθον εἰς Βηθφαγὴ εἰς τὸ Ὄρος τῶν ᾿Ηλαιῶν, τότε Ἰησοῦς ἀπέστειλεν δύο μαθητὰς “λέγων αὐτοῖς 11ο-

μένην καὶ πῶλον μετ᾽ αὐτῆς" λύσαντες ἀγάγετέ μοι. ὃ χαὶ ἐάν τις ὑμῖν εἴπῃ τίς ἐρεῖτε ὅτι Ὃ χύριος αὐτῶν χρείαν ἔχει" εὐθὺς δὲ ἀποστελεῖ αὐτούς. | EToÿro δὲ γέγονεν ἵνα πληρωθῇ τὸ ῥηθὲν διὰ τοῦ προφήτου λέγοντος

τῇ δ Εἴπατε τῇ θυγατρὶ Σιών. | Ἰδοὺ ὁ ὃ βασιλεύς σου ἔρχεται σοι pad χαὶ ἐπιβεβηχὼς ἐπὶ ὄνον

τας εἰς 2 (TH) plutôt que προς (SV). — om. ο &. Ἰήσους (TH) ou add. (SV). 2. πορευνεσθε (THV) et non πορενθητε (S). — xatevavtt (EN) et non ἀπέναντι (8). 4. δια (THV) et non vo (S). :

D. om. em 2° α πῶλον (cf. Hoskier, p. 63) plutôt que add. (THSY).

AAA. ENTRÉE MESSIANIQUE A JÉRUSALEM (Me. x1, 41-412; Le. x, 28-44; Jo. xn, 12-19). ) ve Sur le texte de Le., cf. Comm. — Mt. a en plus de Mc. l’ânesse et le rappel de “la Fes de Zacharie. Mais quelques détails en moins. | 4) Mt. ne nomme pas Béthanie qui est certain dans Mc. On pourrait donc croire que Jésus est déjà à Bethphagé, et que le village d’en face est Béthanie. . Mais Bethphag é était sûrement plus près de tan et il serait étonnant que È ἢ “ΜΙ. n’ait pas nommé Béthanie qu'il connaissait. Il semble donc que εἰς Βηθφαγή doit s’entendre de la proximité de ce lieu. Un troisième εἰς est assez ces mais on peut lire πρὸς τὸ ὄρος avec NDEL vg. syrr. o 2) πορεύεσθε, style de Mt. x, ὁ; χχπ, ὃ; XxV, 9, qui dispensait d'employer la redondance de Me. εἰσπορευόμενοι εἰς αὐτήν. Mt. ajoute l'ânesse, et ne dit pasque personne n ‘avait monté l’ânon; cela allait de soi, puisqu'il était encore avec sa mère. D'ailleurs il ne s’en suit pas qu'il n'avait que quelques jours ou quelques. semaines. Bien des raisons pouvaient avoir empêché qu’on les séparât, même

5] l’ânon avait un an et demi ou deux ans; on commence à les dresser vers quinze mois.

bio

. chose, vous direz : Le Seigneur en a besoin; mais il les enverra

sex is ER

Rire Cu ? ἦν ΙΝ ILE ET o ᾿ \ : TTHIE) ξ XXI, 3- RUE : : Ων

ὴ 1 Mont 4

ses disciples, ? leur disant : « Allez au bourg qui esten face de vous,

que le Seigneur renverra l'ânon (contre Kn., etc.).

re V >

πὶ ‘quand ils furent proches de Jérusalem et arrivés ver Bethphagé, vers le mont des Oliviers, alors Jésus envoya deux d

et aussitôt vous trouverez une Anesse attachée et un Anon avec elle. Détachez [les] etamenez [168] moi. Et si quelqu'un vous dit quelque

AA μὲ €

aussitôt. 40r cela arriva afin que füt accompli ce qui avait ae proféré par le prophète: ne

ὁ Dites à la fille de Sion :

Voici que ton roi vient à toi, doux, et monté sur un âne, et un ânon, fils d’une ânesse.

3) Plus concis que Mc., Mt. semble prendre τίς comme sujet de ἀποστε Alors, pour donner tout son sens au verbe, il faudrait supposer que le enverra les bêtes, les fera du moins accompagner, car le sens ne peut être se lement « laisser aller ». Mais ce τίς était-il donc le propriétaire? De sorte que nous inclinerions plutôt, en tenant compte de δέ, à traduire comme Mc. qui ἃ

4-5) Propres à Mt. D'abord la formule sur l’'accomplissement d'une prophéti τ On pouvait regarder la prophétie comme esquissant un symbole de la douceur et de l'humble attitude du roi à venir. Mais en fait le texte ayant été réalisé à la lettre, les premiers chrétiens durent en être frappés. Aussi Jo. xu, 14 l'a-t-il cité à son tour, sans y voir le moins du monde une ânesse, si ce n’est pour qualifier l’ânon comme fils d'une ânesse. De nombreux critiques (Holtz. Loisy, Klost. etc.) prêtent à Mt. une singulière bévue. Il aurait vu dans Zacharie — par erreur — la présence de deux animaux, l'ânesse et l’ânon, ce qui l'aurait conduit à ajouter une ânesse à l’ânon de Me. (de Le. et de Jo.), sauf à ne savoir qu’en faire, et à déclarer enfin que Jésus était monté sur les deux, ce qui serait : une ânerie. Voyons les faits. : CIRE

8) εἴπατε τῇ θυγατρὶ Σιών est emprunté ἃ Is. x, 41, ou plutôt c'est une rémi- πον. niscence qui s’est présentée à l'esprit de Mt. comme une introduction plus convenable que celle de Zacharie, 1x, 9: « Tressaille de joie, fille de Sion, pousse des cris d’allégresse, fille de Jérusalem »! exhortation dont l'accent triomphal convenait moins pour une entrée qui précéda de si peu la passion. Suit dans Zacharie un passage dont le texte hébreu signifie : « Voici que ton roi vient ἃ toi; il est juste et victorieux (?) humble et monté sur un âne, et sur un poulain, petit des ânesses. » Dans les Septante : ἰδοὺ ὁ βασιλεύς σου ἔρχεταί σοι δίκαιος καὶ σώζων αὐτός, πραῦς καὶ ἐπιθεθηχὼς ἐπὶ ὑποζύγιον χαὶ πῶλον νέον. Il n'est pas douteux que dans l’hébreu Er sur un poulain, le waw (et) n’est pas une copule, mai indique seulement un parallélisme synonymique, « à savoir sur un poulain Va Il semble bien que les LXX aient pris Ce waw pour une copule, et, quoique ὑποζύγιον chez les traducteurs grecs signifie toujours un âne, el une ânesse seulement dans Jud. v, 10 (A), ils ont peut-être entendu : une ânesse et un 1128

“ar DE 22

®MATTHIEU, XXE 6-7. Mu

ne 398 ÉVANGILE SELON SAIN!

2 - à d , ν᾿ x \ : NT en θ Πορευθέντες δὲ οἵ μαθηταὶ nai ποιήσαντες χαθως συνέταξεν αὐτοῖς ὃ

᾿ γ ᾽ 3 " Ἰησοῦς ἤγαγον τὴν ὄνον. καὶ τὸν πῶλον, vai ἐπέθηκαν ἐπ΄ αὐτὸν τ

6. συνεταξεν (H) plutôt que προσεταξεν, (TSV). 7. avrou plutôt que αὐτων (THSV) — ον. αὐυτων p. tata (TH) plutôt que add. (SV).

poulain. C'est ce texte qu'Origène a eu en vue, et si Mt. l'avait suivi, on pourrait croire qu'il lui a suggéré l’ânesse. Mais précisément il l’a changé. Son texte doit se traduire : « monté sur un âne (même Loisy, Klost.) et (sur) un poulain fils d’une ânesse ». C'est-à-dire qu’il a traduit correctement l’hébreu, remettant l’ânesse à sa place, seulement comme mère de l’ânon. Et ce soin qu'il a pris proteste assez haut contre l'opération mentale qu’on lui prête. Si donc il ἃ introduit une ânesse, ce n’est pas à cause de Zacharie qui ne la connaissait pas, .

c’est parce qu'il en ἃ oui parler ou qu'il l’a vue, et sa présence est en somme

Ἐξ très naturelle auprès d’un jeune ânon, le meilleur gage de sa docilité à se laisser monter. Mais la suggestion du texte des LXX, si elle ἃ été éliminée ἣν fermement par Mt., a agi même sur Jérôme, malgré sa réaction contre les ΓΧΧῚ LE du moins la Vg. actuelle de Zacharie lit asinam, soït d’après les LXX, soit pour ’ introduire dans son texte l’animal qui figure dans l’évangile. N’est-il pas très naturel après cela qu’un copiste ait voulu réaliser un accomplissement plus 7 parfait de la prophétie ainsi entendue, mais sans tenir compte de la correction | dent? is

ἘῸΝ On aura noté que Mt. a omis l’incise : δίκαιος χαὶ σώζων αὐτός, Où σώζων est τς représenté en hébreu par Yws, sauvé, préservé, et qui par conséquent revient ὡς à sain et.sauf, donc vainqueur. Peut-être a-t-il pensé que la victoire n’était pas

Ἢ τς encore-acquise le jour des Rameaux. Il à conservé πραύς « doux, bénin », pour

4 rendre 2y, qui est plutôt « pauvre et humble », Théodotion ἐπαχούων, Sympe maque et la ὅς édition d'Origène πτωχός. Il n'avait pas à réviser toutes les “nuances, le terme de doux convenant bien à Jésus. Le seul point qu'il avait à ὯΝ cœur, c'était le fait prédit par Zacharie, et en plaçant. ses paroles avant l'exé- cution, au moment où Jésus donne ses ordres, il suggère-que le Seigneur voulut

: cet accomplissement (MeNeile).

6) Exécution des ordres, rapportée sommairement; πορευθέντες répond à τ΄ πορεύεσθε (2). συντάσσω de la même façon dans xxvi, 19, tournure biblique : Ex.

ἥ Χχχιν, 4 etc. ν᾽ τὸ 7) Tel qu'il figure dans les éditions critiques (même Hez.), le v. signifie que \ = les disciples mirent leurs vêtements sur les deux bêtes, ἐπ᾽ αὐτῶν. οἱ que Jésus

s'assit sur toutes deux (ἐπάνω αὐτῶν). Ce: dernier αὐτῶν pourrait, il est vrai, s'entendre des habits, mais comme les habits étaient sur les deux animaux, 3 cela reviendrait au même, ou du: moins nous ne saurions: pas sur lequel Jésus est monté. Quoi qu’en disent des critiques, il n’y aurait rien d’absurde à ce qu'on "δ eût mis des habits sur les deux bêtes, l’une étant disposée en cas de besoin, par exemple l’ânesse, si l'’ânon se montrait récalcitrant (cf. Jaussen Er Savieac,

ee Core ἮΝ ἢ.

ἘΝ ΔῊ Ἢ Cyr

à ACTA #

ν᾿ ΩΣ τ + rat" Ἂν

6 Les disciples allèrent et firent comme Jésus leur avait ordonné;

1ilsamenèrent l’ânesse et l'Anon, et placèrent sur lui leurs manteaux,

Mission archéologique en Arabie, τι, p. 109); la vraie difficulté c’est que Mi. devait

nommer un des animaux s’il n’a pas parlé de tous les deux. Qu'il soit impossible

. de monter deux ânes à la fois, Mt. ne l’ignorait pas plus que les critiques. , D'après Loisy : « Les deux ânes se conduisent comme s'ils n'étaient qu'un,

de même que plus haut les deux possédés et les deux aveugles, et pour le même motif : parce que le doublement est le fait du rédacteur » (π, 263). Il y ἃ cependant une différence entre deux aveugles auxquels on peut sans trop d’invraisemblance prêter les mêmes paroles, et deux ânes qu’on ne peut monter à la fois. On eût: pu:les monter successivement, mais rien ne suggère que ce fut le cas. Si donc ce texte a paru si naturel à Origène,. c’est qu’il l’entendait allégoriquement, et Jérôme n’a pas vu d'autre solution : Ergo cum historia vel

| ÉVANGILE SELON. SAINT MATTHIBU, XXI, 76 :. à Ra

impossibilitatem habeat, vel turpitudinem, ad altiora transmittimur. Mais Mt.

voulait raconter un fait. Sa tournure ne pourrait s'expliquer que comme un

calque de la prophétie. Lisant que le Messie devait entrer monté sur un âne et un ânon, il aurait employé l'expression qui marquait le mieux que la prophétie avait été réalisée, laissant au.lecteur prudent le soin de comprendre que le fait seripturaire ainsi rapporté avait été réalisé more hkumano. Cette manière d'écrire

nous étonne, mais elle n’a rien de contraire à l'usage oriental, ni. à la doctrine 22

de l'inspiration. « Il s’assit sur eux » signifierait : « il se servit de tous. deux

pour son entrée ». Mais alors ilin’aurait pas pris soin d’exclure l’ânesse de la |

prophétie de Zacharie, montrant qu'il la. comprenait.très bien...

D'ailleurs:la lecon est-elle si assurée? Au lieu de αὐτῶν 1°, on lit αὐτῷ dans 33 6, le groupe Ferrar, adrév D af. it. pes. et Ta.-ar. « et. ils mirent sur le poulain: leurs habits, et Jésus monta sur lui» ;,0m. ex'aur. syrcur. (sin. manque).

Au lieu. de αὐτῶν 2°, αὐτοῦ D Θ af. if. pes. Ta.-ar. Ces variantes peuvent passer pour des corrections, qui n'auraient pas été faites de la même manière: Mais.les lecons.eritiques sont peut-être des corrections, pour se rapprocher du texte du prophète tel qu’on:le comprenait : action. du: récit, de. Mt. sur le’ sens de ὄνος,

dans la citation; réaction de: la: citation sur le texte de Mt. Chrys. dit. constamment, que le Christ est monté sur le poulain, qui pouvait être capable de le porter:

Lx différence de αὐτὸν à αὑτων est très minime,et s'il y ἃ une confusion, il

nous paraît plus juste de: la mettre à la charge d'un copiste; c'est ainsi qu'on procède toujours. Aussi non: seulement. Blass et Zahn, mais J. Weiss, Klost.

proposent de regarder comme le vrai. texte : καὶ ἐπέθηκαν ἐπ᾽ αὐτὸν τὰ. ἱμάτια. at ἐπεχάθισεν, ἐπάνω (sans rien de plus 451 vg) ou ἐπάνω-αὐτοῦ. ou même ἐπάνω αὐτῶν, αὐτῶν. se rapportant alors:aux vêtements, ce qui n'a plus d'inconvénients, puisqu'on sait sur quelle bête le Sauveur est monté. Tout se réduit au change-

ment d’une lettre, peut-être occasionné par αὐτῶν mis en marge comme omis

après ἱμάτια, et qui a pu passer pour une correction de αὐτόν. Dans ce même verset, αὐτῶν. après ἱμάτια est omis par Tischendorf et Hort. Il faudrait le lire (5 Vog. Hetz.) si onenlevait le premier αὐτῶνι,

“s τὰ ἜΑ ἐν τῇ sa. ἄλλοι δὲ € na ἐστρώννυον ἐν τῇ ὁδῷ. 5 οἱ δὲ ë tas προάγοντες αὐτὸν χαὶ οἵ SRE.

Εὐλογημένος ὁ rite γος ἐν ὀνόματι Κυρίου"

τῇ οὗτος ; 11 οἱ δὲ ὄχλοι ἔλεγον Οὗτός ἐστὸν ὁ προφήτης Ἰησοῦς ὁ ἀπὸ Ναζαρὲθ τῆς [αλιλαίας. Ὁ 12 Kai εἰσῆλθεν Ιησοῦς εἰς τὸ ἱερὸν τοῦ θεοῦ, χαὶ ἐξέβαλεν πάντας τοὺς πωλοῦντας χαὶ ἀγοράζοντας ἐν τῷ ἱερῷ nai τὰς τραπέζας τῶν. "κολλυβιστῶν ‘2

Page 1