του θεου (TSV) plutôt que om. (H
8) Mt. ἐν τῇ ὁδῷ au lieu de εἰς τὴν ὁδόν (Mc.); les branches VE 1. στιθάδας) sont coupées des arbres, et non des champs, στρώννυμι et στρωννύω, au lieu d’un seul verbe, avec la répétition de ἐν τῇ δδῷ : tout cela ne peut guère passer pour
une correction, non plus que πλεῖστος ὅ 1o$ (Mc. πολλοί); cf. Mc. 1v, 1. : 9) Il est étonnant que Mt., qui a déjà parlé de la foule au v. 8 nomme encore ἧς les foules. Or tandis que Me. ne les nomme pas, si bien qu’on pourrait prendre tous les assistants pour des disciples (comme ἃ compris Le. xx, 37), Jo. parle d’une grande foule venue de Jérusalem. On dirait que Mt. indique à tout le moins un nouveau point de départ, ce que Le. ἃ fait plus expressément. Le 5 v. 9 a est comme Mc. sauf ces foules, un pronom qui suppose à προάγοντες le sens Ἦν onu pronom non moins inutile que an indice de sémitisme après un à.
Α Ce
Πα que ὥσαννά se présente d'ordinaire seul, soit dans le Ν. T. (Jo. χπ, 12), soit dans l'A. T. ou les écrits rabbiniques. C’est donc Mi. qui aurait transformé
* Me. — Mais plutôt Mt. forme comme la transition entre les concepts anciens et les plus récents. Il est sûr que dans la Didachè il y ἃ un parti pris deréserver l'hosanna à Dieu (x, 6) : ὡσαννὰ τῷ θεῷ Aa6l5. C'est ce qu'insinue déjà la formule … de Mc. ὡσαννὰ ἐν τοῖς ὑψίστοις (aussi Mt.), où hosanna remplace : « louez-le » (le * Seigneur) du Ps. cxLvin, 1. Mais Mt. semble avoir perçu encore le sens primitif de l’acclamation : sauve donc! On disait : Dieu, « sauve le roi » (Ps. χιχ, 10) avec un simple accusatif, et ywn pouvait aussi être suivi de ὃ (Ps. rxxnr, ᾧ et cxvi, 6), équivalent au datif grec.
L'idée serait : « Soyez propice (ὁ Dieu) au fils de David », mais l'expression Ν aurait déjà pris la portée d'une simple acclamation, qu'on pourrait transmettre
Fa il s’assit ΠΡΟΣ ces ΑΝΑΝ S8Et ceux de la rat en Dr
Ἵ Phdaire étendirent leurs manteaux sur le chemin, et d'autres
coupèrent des branches aux arbres et en jonchaient le chemin.
SEt les foules qui le précédaient et celles qui suivaient, criaient : «Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du
ἃ Jérusalem, toute la ville fut en émoi, et l’on disait : « Qui est-ce 2». Dur ΠῈΣ les foules disaient : « C’est Jésus le prophète, de Nazareth de ᾿ς
Seigneur ! Hosanna au plus haut [des cieux]! » 1 Et comme ilentrait
Galilée. » æ
15 Et Jésus entra dans le Temple ss Dieu et chassa tous ceux qui ds vendaient et achetaient dans le Temple, et il renversa les tables des
jusque dans les hauteurs du ciel. Le mot N3yw7 pouvait être transcrit en araméen sans que le lecteur fût tenté de prendre N1 pour le suffixe araméen « nous ».
Du moins les versions syriennes n’y ont. pas vu de difficulté (avec N initial).
L’acclamation du Messie était bien de circonstance, et le nom de fils de David
était le plus connu. — Le reste comme Mec. Jérôme (ep. xx, 5 ad Damas.) :
denique Matthaeus, qui. evangelium hebraeo sermone conscripsit, ta posuit PE
Osianna barrama, id est Osanna in excelsis. Ἶ La lecture osianna (Hilberg) se rattache à l’hébreu, plutôt qu’à l’araméen (εἰ. Comm. Mc.).
10 5.) Mc. n’avait que l'entrée à Jérusalem. Le reste est propre à Mt. La ville
est remuée et se demande qui est Jésus. Ceux qui l’ont acclamé auraient dù
répondre : C'est le Fils de David! Mais on répond: C’est Jésus le prophète. Il
faut donc, semble-til, distinguer ceux qui sont venus avec Jésus de Galilée et qui formaient le cortège messianique, et une autre foule venue de Jéricho, ou
qui s’est groupée au mont des Oliviers, et qui parle de Jésus comme d’un prophète venu de Nazareth. Elle a appris que Jésus vient de Galilée, où il se donnait comme prophète (x, 57), et était recu comme tel. Elle s’associe à cette opinion (σι, 45), moins compromettante que la déclaration de messianisme, devant
3 laquelle des partisans plus convaincus n’avaient pas reculé. Ou bien il faut sup
. poser que la foule qui s’est laissé aller à l'enthousiasme devient plus prudente-
quand elle est interrogée par ceux de la ville, où Jésus avait des adversaires. Ce
serait une première indication de l’inconstance de ses convictions. Toutefois elle ὮΝ
* regarde encore Jésus comme un envoyé de Dieu. — Noter πᾶσα ἣ πόλις λέγουσα,
cf. la voix de la ville, ΠῚ Regn. 1. #1. 45; la ville parle dans Sopx. Ant. 734,
mais λέγουσα à cette place est plutôt sémitique. 12-17. JÉSUS CHASSE LES VENDEURS DU TempLe (Mc. x1, 15-19; Le. χιχ, 45-48). D'après Mec. Jésus est bien entré dans le Temple le jour de son arrivée a
Jérusalem, mais c’est le lendemain seulement qu'il a expulsé les vendeurs.
Mt. place l'expulsion le premier jour, très nettement, et c’est aussi ce qu ’on
conclurait de Lc. On reconnaît que Mc., ayant précisé, doit répondre mieux
à la réalité des faits (Schanz, Kn.). Les faits, ΠΡΟΣ Mt., valent par eux-mêmes,
à ip à DST ps
ÉVANCILE SELON SAINT MATTHIEU, ἃ 26
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χατέστρεψεν χαὶ τὰς καθέδρας τῶν πωλούντων τὰς περιστεράς, 12 nai, λέγει αὐτοῖς Γέγραπται ὋὉ οἶχός μου οἶχος προσευχῆς χληθήσεται, ὑμεῖς δὲ αὐτὸν ποιεῖτε σπήλαιον λῃστῶν. Kad προσῆλθον αὐτῷ τυφλοὶ χαὶ χωλοὶ ἐν τῷ ἱερῷ, χαὶ ἐθεράπευσεν αὐτούς. 15 δόντες δὲ οἱ ἀρχιερεῖς χαὶ οἱ Ὑραρμιματεῖς τὰ θαυμάσια ἃ ἐποίησεν nai τοὺς παῖδας χράζοντας ἐν τῷ ἱερῷ καὶ λέγοντας Ὡσαννὰ τῷ υἱῷ Δαυίδ ἠγανάκτησαν 16 λαὶ εἶπαν αὐτῷ ᾿Αχούεις τί οὗτοι
et il ne s'arrête pas à leurs circonstances. L'expulsion des vendeurs était un acte d'autorité qui paraissait convenir au roi Messie, c'était un acte de zèle, lequel s’enflamme soudainement. Placée le jour de l'entrée triomphale, au moment où déjà la haine 465 Pharisiens s'indignait de Penthousiasme populaire (xt, 45 8), l'apparition d'ane justice vengeresse avait plus d'éclat. Mais si Mt. avait été dâns la dépendance de Me. au point où on le dit, il n'aurait sans doute pas pris le parti de s’écarter de lui. Il faut reconnaître que dans ce cas c’est plutôt Me. qui semble avoir voulu mettre les choses au point, et s’il n’a pas été suivi par Lc., c'est que la tradition, peut-être grâce à Mt., avait pris un autre pli.
12) La description des vendeurs et des acheteurs comme dans Mc., tandis que Le. n'a que « les vendeurs », mais Mt. omet lé détail sur le Temple lieu de passage.
43) Les trois synopliques ont la combinaison des textes d'Is. ἀντι, 7 et Jér. vit, 11, mais le contraste hardi des deux paroles était frappant, et a dû se graver dans les mémoires. Isaïe est cité littéralement d’après LXX, qui traduisent exactement l’hébreu (Le. ἔσται traduction pour les Grecs de χληθήσεται); Mc. seul ἃ en plus πᾶσιν τοῖς ἔθνεσιν comme dans Isaïe. Si l'addition était le fait de Mt. on ne manquerait pas de dire qu'il ἃ complété Mc. d'après sa Bible. On comprend très bien l’omission par Le. qui écrivait pour des gentils. Ma. a pu omettre les mots qui n’ajoutaient rien à l'argumentation et même rendaient l'opposition moins bien équilibrée ét moins nerveuse. Le ἐποιήσατε de Le. n’était point une correction heureuse du parfait de Mc. Mais le présent de Mt. est plus expressif; 16 reproche est plus direct, s'adressant à ceux qui sont actuellement en faute.
44) Propre à Mt. Mc. ne raconte aucun miracle dé Jésus durant son séjour à Jérusalem. 1} serait étrange qu'il n’en ait fait aucun, du moins le jour de son entrée, à titre de joyeux avènement. C'est ce que dit Mt., mais à sa manière, sans aucun détail, comme 1v, 24; vin, 16; 1x, 353; xn, 45; σιν, 44. Les aveugles ét les boïiteux, d'après le proverbe tel qu’il est cité dans la Bible grecque, n'entreront pas dans la maison du Seigneur (Il Regn. v, 8). Ceux de l’évangile sé tenaïent peut-être près de la porte; ils s’approchent du Messie et sont guéris, à l'instar de ceux dont Jésus avait parlé aux envoyés du Baptiste (σι, 5).
D'autre part on peut insister sur ce que le texte hébreu (II Sam. ν΄ 8), interdisait plus généralement, aux aveugles l'entrée de la maison. Ge sont les LXX qui ont ajouté « du Seigneur ». Ne serait-ce pas un indice que l’évangéliste ne s’est pas préoccupé de leur texte, füt-ce pour ésquisser une conciliation ?
18 5.) Propre à Mt. Dans Me. les princes des prêtres et les scribes sont irrités de l'expulsion des vendeurs, et cela s'entend assez : c'était à eux d'empêcher ce
hi
changeurs et les sièges de ceux qui vendaient les colombes, t#et il leur dit : « Il est écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière, et vous en faites une caverne de brigands. » Et des aveugles et des boïteux s’approchérent de lui dans le Temple, et il les guérit. Or les princes des prètres et les scribes, voyant les prodiges qu'il fit et les enfants criant dans le Temple et disant : « Hosanna au fils de David », s’indignèrent ‘et lui dirent : « Tu entends ce que ceux-ci
désordre. Aussi veulent-ils perdre Jésus (Mc. xr, 18). Le. qui suit Mc. exprime au même endroit leur mauvaise intention, mais sans la rattacher à l'expulsion ; aurait-il été influencé par une autre tradition? En tout cas Mt. n’a rien de tout cela, et fait intervenir les princes des prêtres et les scribes à l’occasion des acclamations messianiques, ce qui est aussi très naturel. Et en effet Le. ἃ quelque chose de semblable (xx, 39 5.) : les Pharisiens veulent faire taire les disciples, et Jésus répond que les pierres crieraïent, tandis que Mt. parle des acclamations des enfants. On a voulu voir dans les deux récits deux versions d'une même tradition primitive araméenne : NYI2N « les pierres » seraient devenues N112 « les enfants », ou vice versa. Ces sortes de conjectures sont plus élégantes que solides. Du moins Mt. et Lc. se réunissent sur une tradition . commune. En fait la manifestation messianique a dù amener une protestation de la part des Pharisiens (Lc.), avant même l'entrée à Jérusalem, et le mécontentement des grands-prêtres et des scribes (Mt.) a dû être causé, comme 16 dit Mc., par l'expulsion qui eut lieu le lendemain. Il faut réunir les trois récits pour avoir la physionomie complète des faits.
45} Les princes des prêtres, déjà en action lors de la naissance de Jésus (n, 4), entrent ici sur la scène où ils vont jouer un si grand rôle, comme aussi dans Mc. et dans Le. Rien de plus naturel, puisque le Sauveur pénètre dans leur domaine. Des scribes, qui ordinairement appartenaient au parti des Pharisiens, se joignent à eux. Leur présence est encore plus justifiée dans Mi., qui va les renvoyer à l’Écriture. — τὰ θαυμάσια étonne’; les adversaires vont se scandaliser des cris, motif suffisant et exclusif de leur question. Pourquoi ajouter 165. miracles? le mot θαυμάσιος ne se trouvant d’ailleurs que là dans le N. T. Aussi MeNeïle soupçonne la main d’un arrangeur. Peut-être faut-il seulement conclure que Mt. a rédigé avec moïns de netteté que de coutume. Les enfants ont vu les miracles, leur enthousiasme ἃ redoublé : tout cela irrite les personnages qui se sentaient chez eux. Ἢ
MeNeiïle juge très improbable que les enfants aient crié dans le Temple; la +police les aurait fait taire. C’est ne pas tenir compte de la liberté incoercible des manifestations ‘en Orient; le Temple vaste enceinte abritant une foule variée, et théâtre de scènes tumultueuses, n’était pas tenu comme une église. Dans les cortèges spontanés qui se forment dans les rues, par exemple autour des soldats en marche, les enfants sont toujours les plus exaltés et les plus bruyants ; 115 répètent le cri le plus sensationnel. Était-ce à eux de trancher une question si grave pour l'avenir de la nation? Les chefs s’indignent.
46) C'était tellement inouï, qu'ils se demandent même s'ils ont bien entendu,
AS ν Ἔν 4
ee É AMV (ὦ HUE SEE à ‘ ME sc as | ÉVANGILE SELON SAINT MATIBIEU, XX, ÂT τς τ
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et ἢ ΝΣ Er 2 οὐδέποτε ἀνέγνωτε ὅτι Ex
᾿ λέγουσιν; ὁ δὲ Ἰησοῦς λέγει αὐτοῖς Ναί’ 17 Kai χατα-
ΕΣ 18, πρωι (TH) ou mpwtas (SV) — επαναγων (SV) OÙ enavayaywov (TH). 19. om. où @. μῆχδτι (SV) plutôt que add. (TH).
et qu'ils interrogent Jésus : manière d'obtenir un désaveu ou de lui faire ΠῈΣ endosser une responsabilité. Jésus les renvoie au Ps. vx, 3 que Mt. cite d’après les LXX. On fait remarquer que aivov répond mal à l'hébreu τὸ, plutôt « force, forteresse ». Mais l’idée de louange était nécessaire, et elle se trouve certainement dans ce passage difficile. M. Podechard (RB. 1920, p. 69) traduit : « Ta gloire au-dessus des cieux est chantée par la bouche des enfants et (665. ὍΝ nourrissons : tu as bâti une forteresse »... Dans tout le morceau l'homme rend gloire à Dieu qui ἃ honoré l’homme. Le sens paraît être que même les enfants + connaissent cette gloire. Εἰ pourtant Dieu a des adversaires. Les bienfaits et les miracles de Jésus ont frappé même les enfants, pourquoi imposer silence à ces bouches innocentes ? Ceux qui se trompent, ce sont ceux qui luttent contre Dieu. Mais le Sauveur laisse à ses adversaires le soin de continuer la lecture du __ psaume. « à cause de tes agresseurs, pour réduire l'ennemi et le rebelle ». — 7% Chez les païens on tirait des présages des animaux parce qu'ils agissaient par l'instinct, considéré comme une force divine, et donc aussi des paroles des τ enfants quandils jouaient et parlaient au hasard (PLuTaRQUE, de Is. et Osir. 356 e); mais ce n’est ni le sens du psaume, ni celui de l'évangile. . ΠΝ ᾿ 17) Mt. termine la première journée, comme avait fait Mc., mais dans des termes différents, en relatant l’arrivée de Jésus à Béthanie. — αὐλίζομαι (Le. xu, 37) pourrait s’entendré d’un campement de fortune. Mais alors pourquoi aller jusqu’à Béthanie? C’est donc que Jésus y avait des amis, qui lui donnaient
1 4 On
# ὃ l'hospitalité. C’est le sens du mot dans Didachè χι, 6; cf. Ps. xxx, 6 οὗ DITTENB. Or. gr. 730, 7 (MM). ὌΝ 18-22. Le reurer pessécué. La ro1 (Me. x1, 42-14; 20-25). | #0
Cette péricope est des plus importantes pour comprendre les rapports entre
y #3 Ma., Mt, et Mc. Les critiques des deux sources admettent simplement que Mt. | écrivain grec à écrit d'après Mc. Non seulement il ἃ abrégé, maisilaréunien ν un seul fait les deux tronçons de Mc. séparés par un voyage à Jérusalem. ‘à 1% = Pourquoi? C’est, dit-on, pour que le miracle, ayant éclaté instantanément, 4 14 - soit plus extraordinaire. — Raison puérile, Mt. ayant tant d'autres manières de grossir les miracles d’une façon plus sérieuse, et dont il n'a pas usé. En mettant la leçon aussitôt après le miracle, l'écrivain s’est simplement conformé à sa manière habituelle de présenter les apophtegmes. Les faits ne sont pas racontés
De "ἃ Ἐππεμο des petits enfants et des nourrissons tu as fait ἘΠῚ la louange ? »
17 Et les ayant quittés il sortit de Ja ville allant à Béthanie, et il Υ passa la nuit. S$Revenant vers la ville de bonne heure, il eut faim. 19 Et voyant un figuier sur la route il s’en approcha, et n’y trouva rien que des feuilles, et il lui dit : « Que jamais tu ne produises aucun
par lui comme les éléments d’une histoire suivie ni pour eux-mêmes, mais brièvement pour arriver à la lecon dont ils ont été l’occasion. Mc. leur ἃ donné leur physionomie propre; il est plus historien, comme toujours. L'épiso: était donc dans Ma. Toutefois les vv. 24 et 22 semblent bien être un résumé d’après Mc. Que conclure? Nous supposons que la conclusion primitive de Μὰ. a été remplacée dans Mt. par une conclusion empruntée à Mc. En effet Jésus a nommé deux choses qu'avec de la foi on pouvait transporter dans la mer : une montagne (Mt. xvn, 20) et un mûrier ou sycomore (Lc. xvn, 6). La montagne : se trouve déjà dans Mt. après la descente d’une haute montagne, et par consé-. quent suffisamment en situation, dans un style différent de celui de M. ici, Es qu’il n’y à aucune raison de dire calqué d’après Mc. Or, tandis que l'évocation δ: | de la montagne à propos du figuier a quelque chose d'un peu abrupt, ce serait tout naturellement la place d'un arbre. C’est cet arbre, primitivement un figuier, qui a dù figurer ici dans la tradition de Ma.; Le. a pu l’emprunter A sous la forme d’un συχάμινος sans conserver la parabole en action du figuier desséché qui a pu lui paraître insuffisamment claire. Et en effet on peut se : demander si Jésus ne l'avait pas accompagnée d’un commentaire. Comme Mt. avait déjà la montagne, il a pu lui sembler qu'un arbre serait plutôt un decrescendo, de sorte qu’il aura préféré le mode de Mc. L'incise où μόνον τὸ τῆς ΤᾺΝ συχῆς est peut-être un indice de l’ancien état. ñ Ὁ % D'autre part il est admis que le v. 26 de Mc. a été ajouté par des Ἐ αν, τ ἢ C’est 66. qu’on pourrait dire aussi de son v. 25, écrit dans le style de Mt.et qui rappelle Mt. νι, 14. 15, sans que la tradition manuscrite nous autorise à dire ce verset non authentique; cf. sur v. 22. 16008 18) ἐπανάγω au sens intransitif de revenir. Au présent (E etc.) ou ἐπαναγαγών 514 à l’aor. (NB L deux cursifs seuls), plutôt que παράγων (D latt. syrcur.). — ἐπείνασεν : ἮΝ on est parti de très bonne heure, donc sans avoir mangé. Mt. ne dit pas que c'était au sortir de Béthanie. ΤΡ 19) Si Mt. avait voulu abréger Mc., pourquoi ajouter μίαν οἱ ἐπὶ τῆς ὁδοῦ Son Nha texte dit ensuite le strict nécessaire. — C’est un lieu commun des critiques A4 que Mt. a remplacé la malédiction par une simple prophétie (Holtz. Klost., ete.) 2 Ce serait le cas si on lisait où μηχέτι, puisque où μή avec le subj. aor. signifie le futur : « il n’est pas à craindre que cela arrive — cela n'arrivera pas » ae: (Kühn.-Gerth, τ, 2, p. 221), mais si on omet où avec tous, sauf Β ΦῸ (ou Π), le sens est plutôt prohibitif, le subjonctif tenant la place de l'optatif (restitué >
par Origène).
406 ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XxI, 20-21.
ράνθη παραχρῆμα à συχῆ. 39 χαὶ ἰδόντες οἱ μαθηταὶ ἐθαύμασαν λέγοντες Πῶς παραχρῆμα ἐξηράνθη ἡ συκῇ; 53: ἀποχριθεὶς δὲ ὁ ᾿Ιησοῦς εἶπεν αὐτοῖς ᾿Αμὴν λέγω ὑμῖν, ἐὰν ἔχητε πίστιν χαὶ μὴ διαχριθῆτε, οὐ μόνον τὸ τῆς συχῆὴς παϊήσετε, ἀλλὰ χἂν τῷ ὄρει τούτῳ εἴπητε ᾿Αρθητι καὶ βλήθητι εἰς τὴν ᾿θάλασσαν, γενήσεται, ua πάντα ὅσα ἂν αἰτήσητε ἐν τῇ προσευχῇ πιστεύοντες χΧήψεσθε.
pels καὶ οἱ πρεσβύτεροι τοῦ λαοῦ λέγοντες ‘Ev ποίᾳ ἐξουσίᾳ ταῦτα ποιεῖς ;
L'expression est en tout cas plus directe : si on ne peut plus manger de fruits de l'arbre (Mc.), c'est qu'il n’en aura pas. — Aussitôt, dit Mt., le figuier fut séché. Κη. se donne beaucoup de mal pour prouver qu’on peut conclure la même chose du récit de Mc. Mais si Mt. a pris le parti de rapprocher le second entretien, il ἃ dû aussi hâter l'effet du miracle, circonstance nécessaire dans cette présentation des faits. Π se peut, d'après Me., que le figuier δὲ été desséché aussitôt que les apôtres ont eu le dos tourné, mais il ne mentionne leur étonnement que le lendemain matin. Chacun est constant dans sa facon de raconter un miracle selon un certain mode qui ne change rien à la substance du fait.
20) Les disciples et non Pierre (Mc.), et, au lieu d’un étonnement très spontané, une question spéculative sur la cause, πῶς, comment se fait-il? ce qui équivaut à dire : pour quelle raison? Certes Mc. est plus naturel, οἱ la question paraît trop calquée sur les termes précédents, mais comment Mt. qui parle si volontiers de Pierre, l’aurait-il à dessein laissé dans l'ombre? — παραχρῆμα, comme au v. 49, non par opposition à la durée d’un jour, mais par opposition à un desséchement naturel qui serait progressif et lent. Les disciples qui ont vu tant de miracles se demandent si c’est bien un miracle, et, en effet, ἢ ne
rentre pas aisément dans la catégorie des autres. Ce mystère n’est pas éclaïrci non plus pour nous. Les Pères ont vu là une allégorie menaçante pour le
peuple juif qui s’obstinait à refuser des fruits au Sauveur. L’explication est vraisemblable, mais aucun mot du texte ne la suggère. C’est ee qu’il faut noter
soigneusement. Car, d’après tant de critiques, Mt. ἃ allégorisé à tort et à
travers, surtout les paraboles. S'il n'avait pas eu au contraire le souci de rapporter les choses telles qu'il les savait, comment se fait-il qu'il ait consigné tel quel ce bloc erratique sans le rattacher par l'allégorie à l'enseignement de Jésus?
21 5.) De ce que Jésus tire une lecon du fait du figuier, il ne s'ensuit pas que
le miracle ait été opéré précisément en vue de cette lecon, ear elle est d'un
caractère général. Dans Mc. il n'est même pas fait allusion au figuier; Jésus passe de la foi à la prière faite dans un esprit de foi, puis au pardon, condition de la prière, ce dernier point ne se rattachant à ce qui précède que très indirectement, tandis qu'il figure dans Mt. vi, 14. 15 dans un contexte excellent. - 21) Jésus ne répond pas à la question, ce qui se comprend mieux dans Mc. où il n'y ἃ pas de question posée. Il suppose que tout de même les disciples ont discerné un miracle, et répond à leur étonnement qu'eux-mêmes (dans
fruit! » Et soudain le figuier fut desséché. 2Et à cette vue les disciples s'étonnèrent, disant : « Comment le figuier a-t-il été desséché soudain ? »210r Jésus, répondant, leur dit : « En vérité je vous [le] dis, si vous avez la foi et si vous n'hésitez pas, vous ne ferez pas seulement comme pour le figuier, mais quand bien même vous diriez à cette montagne : « Lève-toi, et jette-toi dans la mer, » cela sera, 2et tout ce que vous demanderez avec foi dans la prière, vous l’obtiendrez. »
#Et quand il fut entré dans le Temple, comme il enseignait, les princes des prêtres et les anciens du peuple s’approchèrent de lui, disant : « Par quelle autorité fais-tu cela ? et qui t’a donné cette
Mc. n'importe qui) pourraient faire bien davantage s'ils avaient une foi solide. Comme Mt. a déjà donné cette lecon, en parlant d'une montagne, mais dans des termes différents (xvr, 20), on est tenté de croire que ce passage-ci ἃ été rédigé d’après Mc. par le traducteur de Ma. En effet les paroles de Jésus, très naturelles dans Mc., sont ramenées dans M. à une seule formule qui prévoit
d'avance les deux conditions nécessaires, la foi et pas d’hésitation. D'autant ΕἾ
que διαχρίνομαι au sens d’hésiter (cf. Comm. Mi.) est un terme dont on ne saurait indiquer l'équivalent en araméen.
22) De même pour ce v. dont la rédaction est bien plus élégante que celle de Mc., pour dire la même chose. Mt. s'arrête ici, et quand on voit dans l’addition de Me. sur le pardon (σι, 25) « le Père qui est dans les cieux », formule propre à Mt., on se demande si ce n’est pas Mc. qui s'est inspiré des paroles de Mt.? Ou plutôt le v. 25 de Mc. aura été ajouté de très bonne heure par un copiste, ce qui paraît assez clair pour le v. 26.
23-27. LA QUESTION SUR LA MISSION DE Jésus (Me. χι, 27-33; Le. xx, 1-8). .
Dans l'introduction historique de Mc., Jésus se promène, dans Mt. il enseigne, dans Le. il enseigne et il évangélise. Ceux qui questionnent dans Mc. et
dans Le. sont les trois sections du Sanhédrin; Mt. n’a pas les scribes. Mais,
une fois la question posée, Mc. et Mt. se ressemblent plus que Le. et Mc. Le texte de Mt. ne semble être que celui de Mc. écrit d’une façon plus normale. D'autre part, Mt. représentant Ma. ayant une conclusion (28-32) qui fait défaut à Mc., Ma. devait posséder l'équivalent de 23-27.
23) Dans Mt. nous sommes au jour qui suit l’entrée. Dans Mc. ce jour étant occupé par l’expulsion des vendeurs, nous sommes au troisième jour. Est-ce pour ne pas trancher Ja question que Le. ἃ dit : un jour quelconque? Nous pencherions pour Mc. qui semble avoir voulu préciser davantage. Sûrement Mt. n’a pas voulu raccourcir d’un jour le temps qui sépare l'entrée du jour de la Cène. On pourrait se demander s’il n’a pas voulu au contraire disposer de plus de temps pour ses discours, plus nombreux; mais d'ordinaire il ne s'inquiète guère de ces précisions. Nous croyons done qu'il a simplement suivi sa manière propre. Nous indiquerons plus loin (v. 27) pourquoi Mt. n’a pas
ΡΣ 27 ᾿ δὰ dé 24-26.
αὐτοῖς Ἐρωτήσω ὑμᾶς χἀγὼ ἐῶ Eva; ὃν ἐὰν ré μοι χἀγὼ ὑμῖν. £p }
ἐν ποίᾳ ἐξουσίᾳ ταῦτα ποιῶ “ὅ τὸ "Αἰ τὸ ἸΙωάνου πόθεν ἦν; ὴ ἐξ ἀνθρώπων ; οἱ δὲ διελογίζοντο παρ᾽ ἑαυτοῖς λέγοντες Euv εἴπωμεν BEM οὐρανοῦ, ἐρεῖ ἡμῖν Διὰ τί οὖν οὐχ ἐπιστεύσατε αὐτῷ; 26 ἐὰν δὲ εἴπωμεν | EE ἀνθρώπων, φοβούμεθα τὸν ὄχλον, πάντες γὰρ ὡς προφήτην ἔχουσιν τὸν ᾿ς Ἰωάνην᾽ 27 γαὶ ARE τῷ ᾿Ιησοῦ εἶπαν Οὐκ οἴδαμεν. ἔφη αὐτοῖς à
- ο # ε αὐ ΚΝ nat αὐτός Οὐδὲ ἐγὼ λέγω ὑμῖν ἐν ποίᾳ ἐξουσίᾳ ταῦτα ποιῶ. “8 Τί δὲ ὑμῖν
3 s ἔ ΄ LA | Jouet; ἄνθρωπος εἶχεν τέχνα δύο᾽ nat προσελθὼν τῷ πρώτῳ εἶπεν Téxvov,