‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 272 sur 350 · ekedero (TH) plutôt que εξεδοτο (SV · texte numérisé non relu

ekedero (TH) plutôt que εξεδοτο (SV

être « moi » a-t-il pour but de souligner la facon dont ce fils se met en avant, avec χύριε plus poli et révérentiel qu’affectionné. ’

31) La réponse des chefs s’imposait. Conformément aux habitudes de la parabole sémitique, Jésus se contente d'indiquer le fait auquel il y aura lieu

d'appliquer les principes mis en lumière et acceptés. Entrer dans le royaume de Dieu, c'est répondre à son appel; les publicains le font, et même les courti- … sanes, terme très fort (omis par Lc.) marquant une transgression publique de τ

la loi de Dieu; mais il va sans dire que c'est une rétractation de leur désobéis- 4

sance : ceux-là passent donc les premiers. Jésus ne veut rien dire de trop dur à ses adversaires ; il serait encore temps de prendre la bonne direction. Eux qui se donnent pour des observateurs de la Loi, en réalité n'entrent pas dans le royaume de Dieu : τοῦ θεοῦ, et non « des cieux » comme à l'ordinaire, parce … que le royaume est déjà commencé; cf. x1r, 28 ; xxI, 43. Ἢ 32) Il ne sera plus question que des αὐλαία εὐ C'est à leur refus que s'applique le γάρ après ἦλθεν. Leur attitude à peine indiquée au v. 31 va être mise en relief et expliquée. — « Venir dans une voie de justice » est une locu- 4

tion sémitique pour indiquer une extrême sollicitude à observer la Loi. On ne.

voit pas que δικαιοσύνης soit ici l'équivalent de ἀληθείας (contre Zahn). En parlant

à Jean, Jésus l'avait amené à sa propre manière de voir comme conforme à

son idéal de justice (nr, 15). — La leçon οὐδέ, d'après B 6 1 13 22 33 et six

autres est appuyée par il. vg. Syrr.; on doit donc la préférer à où, d'après 4

NCLWXAI, etc. Or. qui cette fois pourrait être une correction. Même quand ils ont vu l’obéissance tardive des publicains, les chefs n'ont pas renoncé à leur

attitude. Il n’y ἃ pas à tirer cette conclusion qu'ils avaient donc été appelés les. :

être une explication de la parabole (contre Wellh. etc.), explication déjà

donnée; c’est lé mot de la fin qui débusque les chefs de leur silence affecté. Jean est venu, et précisément vers vous, et dans la voie de la justice qui est

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Celui-ci répondit : « Moi? [oui] Seigneur, » et il n'y alla pas. » τ

31 Lequel des deux ἃ fait la volonté de son père? » Ils disent : «Le

premier. » Jésus leur dit : « En vérité, je vous le dis, les publicains et les courtisanes vous précèdent dans le royaume de Dieu. #? Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n'avez pas cru en lui, tandis que [65 publicains et les courtisanes ont cru en lui; ce que voyant, vous n'avez pas même voulu plus tard vous repentir et croire en lui. | | #Écoutez une autre parabole. IL y avait un homme, chef de … famille, qui planta une vigne et l’entoura d'une clôture, et y creusa k un pressoir et bâtit une tour, et la confia à des vignerons, et. ᾽

Loi, pouvait bien quelque peu dérouter les chefs; mais ils n'avaient pas à ᾽:

reprocher à Jean une innovation quelconque. Il ne préchait que la pénitence, Ὁ thème classique. Et vous ne l'avez pas cru! C'est précisément le grief que craignaient les chefs, v. 25, tant le v. 32 est bien soudé à ce qui précède. C'était un fait qu'ils ne pouvaient pas dissimuler. Et les publicains et les courtisanes (exactement comme au +. 34, seul cas de cette association), eux, ont cru. Ces pécheurs, types de ceux qui disent non et après se convertissent, sont bien ceux qui font la volonté du Père. Pourquoi donc, en les voyant, les chefs : ne les ont-ils pas imités? Ils sont convaincus par les faits de n'avoir pas reconnu l'autorité de Jean, et (par leur aveu) d'être plus éloignés du royaume de Dieu que les personnes qu'ils méprisent. L'argument suppose que la prédication de Jean et celle de Jésus ont le même terme; c'était la doctrine du Sauveur. Les chefs n’étaient pas mieux inspirés en rejetant l’un qu'en critiquant l’autre (x, 41-49). — τοῦ indique plutôt le résultat (Deb. $ 400, 2) que le but (Loisy).

33-46. PARABOLE ALLÉGORIQUE DES MAUVAIS VIGNERONS (Me. x11, 4-12; LC. xx, 9-19). Loisy ἃ dit (n, 303) assez justement : « La question des sanhédrites était -

naturelle; la réponse que Jésus leur a faite l'était aussi; mais ni cette question Ὁ ni cette réponse ne justifiait une prédication annonçant que le Christ seratué par les Juifs. » C'est-à-dire qu'il manque une transition entre Me. σι, 33 οἱ Mc. 5.41 28 ς É Ὶ

Or cette transition est dans Mt: La parabole des deux fils se soude au pre- mis

mier thème par l’allusion à Jean; d'autre part elle laissait entrevoir le refus des chefs d’entrer dans le royaume de Dieu. Il était très naturel après cela de ὁ développer ce point et d’en montrer les conséquences pour les Juifs. Loisyle reconnaît, et il voit ici une amélioration du texte de Mc., mais cette amélioration, disposant d’une tradition particulière, a tout l'air d’un dessin original, d'autant que la parabole des Vignerons est conçue un peu différemment dans

Mt. d'une part, dans Mc. et dans Le. de l’autre. De la dépendance de Le. par

rapport à Mc. on conclurait plutôt à l'indépendance de Mt. LATE - Quant au caractère allégorique de la parabole, qui ἃ amené certains traits

peu vraisemblables dans la nature, il ne fait pas doute. Mais après un engouement passager pour la théorie de Jülicher, on hésiterait aujourd’hui dans les

CT

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