LA PARABOLE DES ΝΌΘΕΒ ROVALES (cf. ΠΟ. x1v, 45-24). Ne
Telle qu’elle est dans Mt., cette parabole n’est certainement plüsla mêmeque celle: de Le: que nous avons intitulée : parabole des invités discourtois: La tendance d’aujourd’hui est de voir dans-Mt. deux paraboles fondues en une seulë; celle’ des: invitéset celle de la robe nuptiale (11-13). C’est l'opinion assez férme de Allen, McNeïle, Harnack (Sprüche, 83 s.), Plummer, moins ferme de Klost. Parlons donc d’abord de la première parabole: Ὁ h . D’après Harnack, il n'aurait pas existé une source (Q) commune à Mt. et à Le: : Vi Les’ critiques indépendants sont d'accord pour voir dans Le. moins d'allégorie que dans-Mt., mais plus cependant que Jésus n’en avait mis, tandis que d'autre
part Mf. aurait conservé quelques traits primitifs. La parabole primitive aurait ἢ
donc été altérée par Le:, surtout lorsqu'il introduit deux groupes de pauvres, gens-invités au dernier moment; mais Mt. aurait transformé une parabole en allégorie, et d’après l'expérience de son temps. Il aurait introduit la ruine dela ville des invités, d’après la ruine de Jérusalem (et la scène de Ia robe nuptiale ν d’après Le triste état de l'Église chrétienne dont il était témoin). La conclusion le de cette critique, surtout depuis Jülicher, est donc qu’une parabole de Jésus a Le abouti dans Mt. à une allégorie fort éloignée du thème primitif, sans parler ici x! de Le. . he
Ge n’est évidemment pas ce que voulait dire Maldonat quand il affirmait ΠΕΣ. l'unité des paraboles. A l’objection tirée de la différence des traits il répondait: * evangelistas, cum non solum eandem parabolam, sed cum eandèm etiam narrent historiam, nec omnia: narrare, nec iisdem verbis, sed eadem sententia uti solere. À l’objection de la différence des circonstances qui a surtout frappé saint Augustin, il répondait : aut Luc: œut Matth. ordinem lemporis, ul saepe evangelistis
accidit, secufum non:esse : probabilius œutem est Lucam rem suo loco et lempore ἡ
narrasse : Matthaeum vero Propterea in hunc locum distulisse, quia praecedenti F0 ne . parabolue affinis erat, et non fuit üli curae historiam, ut gesta erat, texere, sed. RU Christi doctrinam exponere, ideoque ea, quae similem habebant significationem, *
atque doctrinam, eodem loco posuit. 2
1) Expliquons d’abord le texte. Cette parabole vient si bien après les autres qu'on ne s'étonne pas qu’elle leur soit jointe, mais plutôt qu’elle en soit séparée par’ xxx, 45. 46. On dirait d’après ces deux versets, qu'après avoir parlé en
| rerkey ἄλλους δούλους λέγων Εἴπατε τοῖ
paraboles, maintenant que ses entre quatre z'yeux. C’est pour cela que nous av
roi. On comprend que ce roi est Dieu,
Le SA
γάμους τῷ vit τοὺς χεχλημένους εἰς τοὺς γάμους; χαὶ oùx ἤθελον ἐλθεῖν. ἀπάλιν ἀπέσς χεχλημένοις ᾿Ιδοὺ τὸ ἄριστόν
οἱ ταῦροί pou nai τὰ σιτιστὰ τεθυ δοῖ δὲ ἀμελήσαντες ἀπῆλθον, ὃς μὲν εἰς τὸν.
Got δὲ λοιποὶ χρατήσαντες
pou ἡτοίμακα,
adversaires ont compris, Jésus va leur parler ons attribué ces versets au
traducteur de Ma. S'il ne les a pas placés après la troisième parabole, c'est qu’elle dépassait l'horizon de la réprobation historique d'Israël. Notre v.1 eùtpuse souder dans Ma. à χχι; 43 ou 44. — ἐν rapaGolats au pluriel est peut-être un
indice. que l’auteur distinguait dans ce qui suit deux paraboles, son dessein étant
de les fondre en une seule. Ou bien il parle vaguement au pluriel comme Mc. # \
2) Formule de comparaison comme ΧΠΙ, 24 et surtout xvur, 23, avec l’homme-
et son Fils, le Messie. — ἐποίησεν, il fit, un certain jour, c’est-à-dire que tout se passa comme on va le dire. Les γάμοι désignent moins l'union que les fêtes qui l’accompagnent. Aussi n'est-il pas question de l’épousée.
3) La principale de ces Ἡραὶς δειπνῆσαι εἰς γάμους τέ
fêtes est le repas nuptial, auquel on invitait : ἐρωτᾷ σε ἢ νων αὐτῆς (P. Οαν.1, 111, 2; πιϑ 5. ἃ. D.), en abrégé ᾿ χαλῖσαι "Ἔρως εἰς γάμους (id. γι, 927, 3, même époque, dans MM). ΣῊΝ Depuis longtemps γάμος était employé (de préférence au pluriel) pour dési- “4 gner le repas de noces : Eur. Iph. Aul. 107 ἔδαισαν “Πηλέως γάμους, Her. fur. 483 | ἑστιᾷ γάμους. De sorte qu'ici on peut traduire « inviter au repas de noces ». ἫΝ Le glorieux avenir promis par Dieu était déjà comparé à un festin dans Is. xxv, 6, et la comparaison était fréquente dans le judaïsme ; d’après McNeile ce 4 n’est jamais un festin nuptial. Cependant le ps. ΣΕΥ représentait bien le Messie comme un fiancé, et le Targum l'a entendu ainsi, l'épouse dont il désire la. ἡ beauté étant la communauté d'Israël; et dans le Cantique (Ch. vu), le Targum 4 montre le Messie et la communauté à un festin qui doit bien être nuptial. Il est 3 vrai cependant que les Juifs ont gardé la comparaison des noces pour exprimer les rapports de Dieu avec sa nation élue. Les chrétiens l'ont entendue après … Paul de l'union du Christ avec l’Église (Eph. v, 25 ss.) et l’Apoc. parle des noces de l'agneau comme notre passage μαχάριοι οἱ els τὸ δείπνον τοῦ ἀρνίου χεκλημένοι | (xx, 9). Ce mysticisme avait donc ses origines dans l’Ancien Testament, mais l'application à la personne du Christ a été proposée par lui-même. Mt. le suggère. etil n'y ἃ aucune raison de penser qu'il a eu cette intuition ou qu'il l'ai empruntée à Paul. : 7 3) Jérôme : Et misit Servum δ Μη... Si autem servos legerimus, ut pleraqu habent exemplaria. Le singulier ne s'est trouvé nulle part. C'était sans doute |
AT les invités [à venir] aux noces, et ils ne voulaient pas venir.
aux invités : Voici que j'ai préparé mon déjeuner : mes bœufs etles
animaux gras ont été immolés, et tout est prêt. Venez aux noces. » '
Mais eux n’en tenant pas compte s’en allèrent, l’un à son champ, ἢ l'autre à son commerce; fles autres s'étant emparés de ses serviteurs,
une leçon empruntée à Le., qui n’a qu’un seul serviteur. Ici ce serait Moïse
᾿ (Jér.). Les serviteurs, au ὙΠ sont envoyés deux fois, exactement comme
dans la parabole des vignerons, mais ce n’est pas une preuve qu'ils représentent :
exactement les mêmes époques. Les premiers serviteurs, de l’aveu de tous, sont | les prophètes. Les convives ont déjà été invités à une époque antérieure, sans qu’on sache s'ils se sont engagés ou non. Dieu n’a jamais laissé l'humanité à elle-même, sans lui faire espérer le salut. Mais ce qui est antérieur à en
d'Israël n'entre pas dans la ΒΟΥΕΡΘΟΙ͂ΥΕ: Ces premiers serviteurs ne disent pas
que tout est prêt; il semble qu'on ait encore du temps; mais il fallait s'assurer de la disposition des convives. Ils refusent. 4 &) Le second groupe de serviteurs ne peut représenter que les Apôtres ds etc.) déjà envoyés en mission par Jésus (x, 5 ss.), pour annoncer l'avènement prochain du règne de Dieu. Il n’y a pas à insister sur le détail des préparatifs qui ne sont allégoriques que comme une vague allusion aux biens messianiques
— ἄριστον est opposé à δεῖπνον dans Le. χιν, 12, comme notre déjeuner au dîner; : ΝΗ
cf. Le. χι. 38. Comme il s’agit d’un roi et d’un festin nuptial, les préparatifs sont considérables. σιτιστός est employé comme épithète dans Josèphe (Ant. ὙΠ], u, 4) à propos des repas de Salomon. Les grands repas chez les Grecs et les Romains se faisaient le soir; peut-être Mt. a-t-il indiqué un déjeuner pour laisser LE de temps à l'appel d’autres invités.
5) Combien plus précis et plus animés les excuses et les prétextes mis en avant dans Le.! Ils sont d’ailleurs plus à leur place dans sa parabole où le rang social des convives est beaucoup plus accusé. Mt. veut seulement mettre en relief deux sentiments qui s'opposent à l’appel de Dieu. Le premier est un trop grandi attachement aux biens temporels, qui fait négliger l'invitation.
6) Le second sentiment est la révolte ouverte. Assurément ce n’est point l'usage de répondre à une invitation à dîner par l’insulte et le meurtre, comme ce n est | pas l’usage de payer le fermage en tuant l'héritier. Ces traits peu vraisemblables ne font que mieux ressortir dans l’allégorie l’ingratitude des invités. On préténd que Mt. avait en vue la mort d' Étienne, de Jacques, d’autres encore. Mais Jésus avait prédit à ses disciples les persécutions (x, 26 ss. ). Cette fois il n’est pas question de la mort du Fils. C’est sans doute parce qu'il figure comme époux.
| Mais Mt., s’il avait écrit d’après l'événement, n’aurait-il pas parlé de sa résur-
rection?
Dé nouveau il envoya d’autres serviteurs, avec ces mots : « Dites
τοὺς δούλους αὐτοῦ ὕβρισαν χαὶ (ἀπέκτειναν. 78 δὲ βασιλεὺς ὠργίσθη, χαὶ “πέμψας τὰ στρατεύματα αὐτοῦ. ἀπώλεσεν τοὺς φονεῖς “ἐχείνους καὶ τὴν πόλιν αὐτῶν -ἐνέπρησεν. 8ϑ:τότε λέγει τοῖς δούλοις αὐτοῦ Ὁ μὲν “γάμας ἕτοιμός ἐστιν, οἱ δὲ χεχλημένοι οὐχ ἦσαν ἄξιοι" ᾿ϑ πορεύεσθε οὖν ἐπὶ τὰς διέξόδους τῶν ὁδῶν, "καὶ ὅσους ἐὰν εὕρητε χαλέσατε εἰς τοὺς γάμους. 10 χαὶ ἐξεχθόντες tot δοῦλοι ἐχεῖνοι εἰς τὰς ὁδοὺς συνήγαγον πάντας οὃς εὗρον, πονηρούς “τε χαὶ ἀγαθούς" καὶ ἐπλήσθη ὁ νυμφὼν ἀναχειμένων. Ἵ εἰσελθὼν
10. ους (H) plutôt que σους (TSV) — νυμφων (THS) et non γάμος (V).
7) Autre ttrait qui serait étrange dans une parabole démonstrative. Les invitésirebelles sont censés habiter la même wille, assez ‘éloignée dellacapitäle du royaume. Ge trait n’est là que pour sa portée .allégorique. Les Pères y ont vuame allusion:à' la ruine de Jérusalem, ‘brûlée par les:armées de Vespasien. Mais ‘alors Vespasien serait leroi de da ‘parabole? Jésus parle sans spécifier de ‘la :colère :de Dieu quia pesé non:seulement sur la ville, mais:sur fout le peuple, entraîné dans la ruine par.ses chefs. « Il brüla la ville dans le feu» est une phrase ‘toute faite qui revient plus-de trente fois dans la Bible, dans le -Pentateuque, Jérémie ‘et Ézéchiel et même dans 1 Macch. 1, 31:à propos de Jérusalem. Et l’on avance que cette prédiction n’a pu être écrite par ‘Mi. qu'après l'an 70! Rien de plus certain d’ailleurs que la prophétie de Jésus sur la ruine de la ville et du Temple. — Des critiques modérés, comme MeNeile ét Plummer estiment que les versets 6 à 7 sont une addition qui ‘dérange l'économie du récit. — Cela serait vrai de la parabole de Le., mais monde l'allégorie de Mt., à un moment où Jésus voulait prévenir les Sanhédrites du périloù ils-couraient (xxr, 43; χχπι, 49 ss). |
8) τότε est du style de Mt. ; il ἃ cependant une portée au moins ‘relative. Ainsi c'estaprès la ruine des Juifs que le roi envoie encore des serviteurs. 'M.ILoisy :
«Et leiroi a-t-il toujours autant de serviteurs, bien qu'on les lui ait tués?» «Et
que devient de repas..? » etc. (nr, 325). La situation est trop grave ‘pour ‘qu'on s'arrête à ces froides :plaisanteries. La difficulté véritable serait -eelle que créent les critiques «en voyant ici une invention de Mt. — Ceux qu'on va appeler représentent les gentils (Chrys. Jér. etc.). Pouvait-on, si l'ons'inspirait de l'histoire, reculer l'appel des gentils après la ruine du Temple, c'est-à-dire après la mort de Paul, l’apôtre des gentils? Tout est naturel dans la :perspective de Jésus, la ruine du Temple ayant marqué le moment où (les gentils prirent la place d'Israël. Autre est la perspective prophétique qui procède par tableaux successifs, autre l’exécution historique. Le dessein du roi ne peut être
frustré. Dieu ἃ toujours des serviteurs, et son festin peut attendre; il ‘est toujours prêt. Les invités ne se sont pas montrés dignes de l'honneur qu'on ἡ
leur faisait. Manifestement, 5115 ne sont pas élus, c’est bien leur faute. Le mot
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les outragèrent.et les tuèrent. TLe roi fut irrité, et envoyant:ses armées fit ,périr ces meurtriers ét brûla leur ville. SAlors il αἱ ἃ ses-serviteurs : « La noce est prête, maisles invités:n’en étaient pas dignes; ‘allez donc .aux issues des routes, -et tous:ceux que vous trouverez, appelez-les aux noces. » {Et ses serviteurs étant sortis sur les routes ramassèrent ceux qu'ils trouvèrent, mauvais et bons, et la salle de noce fut remplie de convives qui se mirent à
table. Le roi étant entré pour voir ceux qui étaient à table vit là .
oùx ἄξιοι serait trop doux pour les rebelles seuls, mais il s'applique :aussisaux négligents.
«9-s:) ‘11 faut bien:moter (avec Jülicher) que :Mt. ne parle ni ‘desrpauvres;ni des-estropiés. ἢ ny a-pas icicomme dans Lc.uncontraste:d'ordre social.-Au lieu set place de ceux qui se croyaient seuls justes, seuls amis:de Dieu, on appélle maintenant tout le monde, bons et mauvais. D'ailleurs il n°y.a pas trace de violence; ceux-qui viennent :acceptent :donc l'invitation. Nous sommes sur
le “terrain-de la parabole de l'ivraie (xmr, 24-30; 36-43) ou du coup de filet
Cam, 41 ss.). La conclusion qui va suivre: est ainsi préparée. — voppuy,=variante importante. Elle est :soutenue par = BL 892 deux cursifs de Soden, Gyr:Al. syreur.:et sin., sah. Elle doit être préférée :précisément-parceique le mot τοδί rare-et même πὶ peu impropre, car νυμφών "ΘΠ grec et dans la: Bible grecque (Tobie, τι, 13.146) signifie ordinairement la chambre :nuptiale. γάμος ‘(tous 165 autres).est une correction facile-et banale. «Mais isi νυμφών cest la leçon :authentique, ellen’a:de raison d’être que comme:traduction: par à peu: près de: laram. annwo na. En-hébr. nnw signifiait un festin, originairement une ‘beuverie, mais comme le festinpourles-gens dela campagne m'avait lieu :que lors des mariages: (Jud.xrv, 10. 13.117), ce-mot avait fini par signifier en araméen: (Sr) festin-de «mariage. C'est-exactement le castici La dérivation s’est «donciproduite en sens inverse-du grec, où γάμος est devenu «festin nuptial».
41143) La-:seène change. Précédemment le mélange:des bons etides mauvais était ‘toléré; c'est direrqu’on était dans les temps messianiques tels que ‘les prévoyait la parabole de l'ivraie, le règne ‘du Fils (xmr, 1). A l'arrivée duroi, il n’en est:plus ainsi; siquelqu’un n’est pas digne de prendre part-au festin, il:sera-exelu. Le roi-vient donc pour juger, et le festin qui-suit le: jugement est latbéatitude. Cela estsuffisamment clair, et c’est; par là que la parabole de:Mt. se-distingue-de celle-de 1,6. Outre l'appel des gentils à la place ‘des Juifs, ! Mt.
aborde le thème du discernement dans 66 :qu’il faut bien appeler l'Église.
On lui reproche d’avoir parlé d’après l'expérience chrétienne, Ge n'est pas une . question pour nous que Jésus ait connu d'avance cette situation. ‘Mais sans
renoncer à sa science parfaite,:nous pouvons faire remarquer aux critiques:que
rien ne dépasse ici les pressentiments dubon sens. Les eschatologistes eux-mêmes me “peuvent se montrer difficiles, tant la perspective des noces parfaites-est rapprochée du temps de la dernière invitation. Plutôt que de voir ici un reflet dela situation de l'Église quarante ans ou plus après la mort:du Christ,
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ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XXI, 11-41 : r ες ’ Vis ue = - “ sie duuévoy ἔνδυμα γάμου. 1" χαὶ λέγει αὐτῷ Ἑταϊρε, πῶς εἰσῆλθες ὧδε μὴ ἔχων ἔνδυμα γάμου; ὁ δὲ ἐφιμώθη. 15 τότε ὁ βασιλεὺς εἶπεν τοῖς διαχόνοις Δήσαντες αὐτοῦ πόδας χαὶ χεῖρας ἐχβάλετε αὐτὸν εἰς τὸ σχότος τὸ ἐξώτερον: ἐχεῖ ἔσται ὁ χλαυθμὸς χαὶ ὁ βρυγμὸς τῶν ὀδόντων. 14 πολλοὶ γάρ εἰσιν
13. δήσαντες ... ἐχθαλετε (THV) et non ἀρατε αὐτὸν ποδων και χείρων χαὶι βαλετε (8).
il faudrait rappeler que cette perspective ne doit pas faire oublier la doctrine ᾿ de Jésus sur le développement du règne de Dieu. La vraie difficulté est de l’ordre littéraire. Comment le roi peut-il reprocher à l'homme d’être venu sans | robe nuptiale, puisqu'on a ramassé tout le monde dans la rue? Avait-il le temps de se préparer? On dirait que les vv. 11-13 ne sont que la conclusion d’une autre parabole, dans le genre de celle qui figure dans Chabbat, 153%, attribuée à Iokhanan ben Zakkaï (vers 100 ap. J.-C.) et dans le Midrach du Qohéleth, | sur 1x, 8, attribuée à Rabbi Iehouda le saint (vers 200 ap. J.-C.). Un τοὶ invite “ à un festin, et recommande aux invités de venir avec des habits propres. Comme il n'avait pas indiqué l'heure, les uns vont à leurs affaires, les plus prudents seulement se tiennent en toilette à la porte du palais. Au moment voulu, les uns sont admis, les autres exclus, parce qu’ils souillent le palais. La leçon de cette parabole est qu'il faut être prêt dans la tenue convenable. ᾿ La négligence de ceux qui vont à leurs affaires n’est en aucune facon un refus de l'invitation. La parabole juive ne peut donc pas servir à réduire à l'unité l’apparente dualité de celle de Mt. Elle suggère au contraire que l'exclusion de l'invité mal vêtu s’expliquerait mieux après une recommandation qui eût = Jaissé le temps nécessaire. Cela est incontestable. Mais si la parabole esttrop concise dans Mt., il suppose néanmoins que les convives, sauf un, ont la robe ἰ nuptiale. Et cependant ce sont tous gens qui circulaient dans les rues. . Ils ont donc eu le temps de se changer. Nous rencontrons toujours ce même dédain d'éviter les invraisemblances, qui n'empêche pas de tirer d'une parabole. … 3 Ja lécon voulue. D'ailleurs Mt. néglige le détail. Nous reconnaissons bien sa main dans la rédaction, mais plutôt à ce qu'il omet qu’à ce qu'il aurait ajouté. ΠΣ 11) ἔνδυμα γάμου, serait la foi luthérienne, d’après les anciens protestants, Se. celle qui justifie sans les œuvres. Jülicher et J. Weiss ont fait justice de cette : fantaisie, ou plutôt de ce conlresens caractérisé. Tous ceux qui sont entrés ont accepté l'invitation. Ils ont donc la foi; mais l'un d'eux n'a pas les œuvres de la justice (cf. v, 20; v, 23 etc.), comme disait déjà Irénée (τν, 36, 6) : et tustitiue operibus adornari. — oùx (et non μή) avec le participe est de bon style (Deb. 8 430, 1). Noter le caractère sémitique de l'expression ἐνδεδυμένον | ἔνδυμα, cf. Soph. 1, 8 πάντας τοὺς ἐνδεδυμένους ἔνδυματα ἀλλότρια. En grec on dirait ἐνδεδυμένον avec un mot d’une autre racine. C'est toujours le même procédé que καλέσαι τοὺς χεχλημένους. ᾿ ὯΝ - 12) D’anciens commentateurs expliquaient le reproche du Roi à un homme
façon, le Seigneur exprime fortement l'appel de Dieu, car on peut dire que ue.
châtiment des premiers invités qui ne devait atteindre que les Juifs. La parabole
le r À ux ω ν à dat κ Ἂ τ à
pieds et mains et le jetez dans les ténèbres extérieures; là il 5
un homme ae n'était point revêtu d’un costume de noce. Et illui dit : « Ami, comment es-tu entré ici sans avoir un costume de noce?» Lui demeura muet. Alors le roi dit aux serviteurs : « Liez-lui
aura des pleurs et des grincements de dents.
#Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »
ramassé dans la rue par l’usage de donner des habits d'honneur aux invités ; d’une noce. Il eût été bien sot de refuser! Mais outre que cet usage n est point assez prouvé, il n’y est fait ici‘aucune allusion. Les paroles ne sont point trop sévères, mais le ton est péremptoire (cf. xx, 10); il faut s'expliquer. Aucune échappatoire n'est valable à ce moment. ῃ 13) Conclusion comme dans la parabole de l'ivraie (x, 41), sans qu il soit EN question de la fournaise; mais c’est bien la réprobation. Si le bonheur des justes n’est pas décrit, c'est qu'ils sont déjà installés dans la salle du festin. 14) Parmi tous ceux bons et mauvais, qui ont répondu à l'invitation, un seul est réprouvé. On n’oserait en tirer des conclusions théologiques trop favorables,
… car cet individu est représentatif d’une catégorie. Néanmoins le v. 14 est plus ἫΝ 40
sévère, et ne paraît pas répondre très strictement à ce qui vient d'être dit. D'autre part on ne peut, sans violence, l'appliquer seulement à la première partie de la parabole. Il résume donc toute la situation. Ο᾽ est l'expression d'une vérité générale, dont la stricte portée théologique ne peut être déterminée, ni pour ceux qui sont en dehors, ni pour ceux qui sont dans l'Église. De toute τ΄
d’après le sens de οἵ πολλοί (cf. Comm. Mc. x, 45) il invite toute la communauté ; humaine. Il n’est pas dit non plus que peu sont prédestinés, pour ne pas effrayer, mais seulement que peu sont élus, ce qui résulte, d’après la parabole, Fe de la mauvaise volonté des récalcitrants. La sentence, si redoutable qu’elle Lt EU soit, est donc plus douce que d’autres formules admises dans le judaïsme : hoc. JE saeculum fecit altissimus propter multos, futurum autem propter paucos… multi DE pis quidem creati sunt, pauci autem salvabuntur (IV Esd. vin, 1-3); plures sunt qui ΠΣ τ pereunt quam qui salvabuntur, sicut multiplicat fluctus super guttam (id. 1x, τὴ +018 cf. Apoc. Bar. xLiv, 12 58. ΣΝ
Nous pouvons maintenant essayer de résoudre les questions posées au él τ τ᾿ ἐν:
La première partie de la parabole de Mt. est la même que celle de Le. Mais ὧν πὴ c'est Le. qui lui ἃ donné une portée plus générale, en ne tenant pas compte de en la circonstance de la noce, qui est parfaitement dans le mode sémitique, ni du
de Mt. apparaît donc comme tout à fait authentique et primitive, mais proba: blement écourtée par le retranchement des détails. Si le traducteur ἃ soigné le grec en mettant des μέν et des δέ (v. 5 et 9), il ἃ χαλέσαι τοὺς xexAnpévous (v. 4) et encore χαλεῖν (v. 9), ce que Le. a évité. Il est d’ailleurs très vraisemblable que le texte ou la tradition que suivait Le. avait déjà entendu le festin nuptial d'un ἢ
festin ordinaire. Assurément N.-S. ἃ pu prononcer celte parabole deux fois, ἸΏ ske
TR sd
15 Téôte πορευθέντες oi Φαρισαῖοι συμιβούλιον ἔλαβον ὅπως αὐτὸν “παγι- 'δεύσωσιν ἐν λόγῳ. [ὑχαὶ ἀποστέλλουσιν αὐτῷ τοὺς -μαθητὰς αὐτῶν “μετὰ τῶν Ἡρῳδιανῶν λέγοντες Διδάσχαλε, οἴδαμεν ὅτι ἀληθὴς εἶ καὶ τὴν ὁδὸν τοὺ θεοῦ ἐν ἀληθείᾳ 'διδάσχεις, χαὶ οὐ μέλει σοι περὶ οὐδενός, où γὰρ βλέπεις εἰς πρόσωπον ἀνθρώπων. 11 εἰπὸν οὖν “ἡμῖν τί: σοι δοχεῖ᾽ ἔξεστιν δοῦναι χῆνσον Καίσαρι ἢ οὔ; 18 γνοὺς δὲ ὁ Ἰησοῦς τὴν πονηρίαν "αὐτῶν εἶπεν Alpe πειράζετε, ὑποχριταί; 19 ἐπιδείξατέ μοι τὸ νόμισμα τοῦ κήνσου. of δὲ προσήνεγχαν αὐτῷ δηνάριον. yat λέγει αὐτοῖς Τίνος ἡ εἰκὼν αὕτη χαὶ ἣ
.16. λεγοντες (SV) plutôt que λεγοντας (TH).