CRTS ΤΎΝΥΣ AL LS OR LEE
, ; [τ ἱ 1e Se k ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XXII, 1-36.
Ent τῆς Μωυσέως χαθέδρας ἐχάθισαν οἱ γραμματεῖς χαὶ οἵ Φαρισαῖοι. “ el ui 4 ὴ A « L οὶ Ὺ 8 πάντα οὖν ὅσα ἐὰν εἴπωσιν ὑμῖν ποιήσατε χαὶ τηρεῖτε, κατὰ δὲ τὰ ἔργα
ς΄ Ῥ4ῃ5 toute cette seconde partie aussi, mêmes traits concrets et animés, tirés
ἊΣ τ΄ ἀπο observation pénétrante et actuelle.
Di τὴν Aussi n'y a-t-il pas lieu de croire qu'aucun de ces traits ait été inventé ἐπῶν par Mt. ou par la tradition. C’est bien ainsi que parlait Jésus. Mais est-il l’auteur de toute cette composition? Klost. objecte contre l'unité que le leitmotio us, de l'hypocrisie ne se retrouve pas partout; mais la monotonie est-elle nécesee ” gaire à l'unité, et le leitmotiv doit-il être exprimé à satiété? Il suffit qu'il soit partout au fond des choses, sous des manifestations diverses. Le même exégète : objecte que Jésus parle tantôt au peuple, tantôt aux disciples, tantôt aux Phari- siens et aux scribes, tantôt à tout le peuple. Mais en réalité l'auditoire est indiqué dès le début, le peuple et les disciples; chacun aura sa lecon, et les adversaires sont interpellés au bon moment. L'objection a cependant quelque valeur pour 8-12.
Une difficulté plus grave est soulevée depuis longtemps. Si Mc. et Le. n’ont ici que quelques mots, ce n'est point une raison pour nier le fait d’un discours; mais Lc.-en contient presque tous les éléments au ch. x1, dans une circonstance différente et dans un ordre différent.
Il faut répondre que, si c'est le même discours, il est beaucoup mieux placé par ML, aux derniers jours et en face de Jérusalem. La menace du châtiment, détonne un peu dans Le., et il a dù supprimer l’apostrophe à Jérusalem, liée | organiquement à ce qui précède. Quant à l'ordre, on ne devrait le préférer à celui de Mt. que s’il était plus naturel, mais ce n'est pas le cas. Le. place le discours ἃ la table d’un pharisien, et c'est sans doute pour cela qu'il débute par un ‘ reproche qui répond au 5° vae de Mt., où il est question du plat et du calice. | Puis il a trois vae contre les Pharisiens, qui répondent à Mt. : vae 4, silhouette ὁ, vae 6. Enfin trois vae contre les scribes, qui répondent à Mt. a, vae 7, vae 1 Le dernier vae de Le. est spécialement étonnant après le vae 7 de Mt. le plus pathétique et qui devait les clore tous. L'ordre de Mt. semble donc plus ancien que celui de Le., et il eût fallu un surprenant génie à Mt. pour réaliser d'après Le. sa superbe composition.
Nous avons aussi essayé de montrer dans le Comm. de Le. que ses expressions sont secondaires par rapport au texte, de Mt. Quant aux parties absentes dans Le., on s'explique très bien qu'il les ait retranchées; les phylactères et les franges, le titre de Rabbi avec l’exhortation qui en dépend (Mt. 5. 7. 8-12), le prosélytisme et la casuistique (45-22) : autant de points techniques du judaïsme; de plus la situation choisie par Le. ne permettait pas une exhortation aux disciples.
‘4 On ne peut donc conclure du fait de Le. que le discours de Mt. n'a pas “2 κεν existé tel quel à une époque antérieure au troisième évangile. Le plus naturel 1 est d'attribuer à Jésus lui-même cette composition qui est en harmonie parfaite Ἷ avec la situation. Nous ne faisons de réserves que pour les vv. 8-12 et 33.