‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 284 sur 350 · χκατοιχουντι (TH) ou κατοιχησαντι (SV · texte numérisé non relu

χκατοιχουντι (TH) ou κατοιχησαντι (SV

23. om. de P.. ταῦτα (TS) plutôt que add. (HV). — αφιεναι (TSV) plutôt que À

de la minutie des distinctions : il suffisait d'un terme de comparaison, d'un article en plus ou en moins pour que le vœu ou le serment soit valable ou non. Ç τς Faire un serment dans la pensée de celui qui jurait, c'était prendre Dieu à témoin. Si l'objet du vœu était licite, il était tenu. A supposer qu'il y ait des raisons de dispense, elles auraient dû être pesées par elles-mêmes, au lieu d'être tirées de telle ou telle formule employée. Si l’on avait fait choix à dessein d’une Ξ = formule insuffisante, c'était ruser avec Dieu ou se moquer de lui. Si l’on avait agi de bonne foi, de quel droit argumenter sur les termes? Donc toute cette casuistique est frivole et de nature à us les âmes sur leurs rappo rl -envers Dieu.

175.) Mais de plus Jésus montre par des exemples que cette casuistique employait à contresens le principe même sur lequel elle s’appuyait (Schanz, Loisy). Ce “serait calomnier les Pharisiens que de dire avec saint Jérôme qu'ils déclaraient ᾿ valides les serments faits sur l'or afin de s'enrichir, car ils n'auraient enrichi que le Temple et tout au plus les prêtres. Leur principe paraît avoir été que le vœu tenait si l'on mettait en relief le rapport de l’objet avec Dieu. Encore ne nus. fallait-il pas que l’objet fût tellement saint que sa sainteté fit pour ainsi dire. La abstraction de la consécration au Seigneur. Exemple : « Si quelqu'un formule ὴ un vœu en disant « par la Loi », l’objet visé reste permis, parce qu'alors on à. = seulement en vue la sainteté de la Loi, qui ne comporte pas d'interdit; mais si ο΄ lona dit: « par les préceptes qui y sont inscrits », l'interdit est applicable, car . alors on a en vue les sacrifices qui sont énoncés là » (Nedarim, sur 1, 3, dans la gemara de Jérusalem, trad. Schwab.). Voilà donc un cas où la partie compte plus À 4 que le tout, parce que l'expression de la partie touche de plus près au sacrifice … offert à Dieu. C’est probablement de la même façon que certains Pharisiens ; τς annulaient le vœu par le Temple, mais le déclaraient valide par l'attestation ἀὸν ΟΝ 15 l'or. Cet or est-il le trésor — où il n’y avait pas que de la petite monnaie, — ou Ἢ 1 les ornements dorés du Temple? 1] semble plutôt que ce-sont des objets consacrés à Dieu. On sait d’ailleurs que dans l'antiquité les Temples étaient des musées d’ex-voto. Pour assurer la conservation de ces objets, on taxait très

” en LE PrPR ET ἴσο ἣ FE hs ϊ ἂν Que ΧΆ EN . ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XXI, 19-93.

tuaire, ilest tenu. !’Insensés et aveugles, quel est le plus important

l'autel, ce n’est rien; mais si quelqu'un jure par l’offrande qui est placée dessus, il est tenu. ‘’Aveugles, quel est le plus important, ENS. l'offrande ou l'autel qui sanctifie l'offrande? ? Celui done qui jure ὁ par l'autel jure par lui et par tout ce qui est placé dessus; ?!et celui hi qui jure par le sanctuaire jure par lui et par celui qui l’habite; 33 οἱ ἣν celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par celui χὰ] y est assis. #Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui ;

justement leur vol de sacrilège, tandis que le Temple — que personne ne pouvait songer à dérober — pouvait être envisagé comme une construction, de même que le ciel avait en lui-même sa raison d'être. Mais Jésus évalue chaque chose d’après sa relation envers Dieu, et il est incontestable que ce doit être la pensée de celui qui jure, puisqu'il prend toujours Dieu à témoin, et son propre respect pour une chose sacrée. Ce point accordé, l'objet en or ne prend un carac- ἢ tère sacré que du moment où on le dépose dans le Temple, de même l'offrande quand elle est déposée sur l'autel. La distinction proposée par les Pharisiens est donc en sens inverse de l’ordre normal de sanctification. Le Temple est la maison de Dieu, l'autel est le trait d'union entre Dieu et les hommes; la sancti- F fication descend d’abord sur eux et ils sanctifient. l'or et les offrandes. Quand on fait un serment, c’est bien le caractère sacré de l’objet qu'on ἃ en vue. On ne μὰ doit pas raisonner à la manière des païens :

ῳ he

Nam sibi quod nunquam tactam Briseida iurat ὲ Per sceptrum, sceptrum non putat esse deos (Ovine, Rem. Am. 783).

Mais il ne faut pas non plus imaginer des distinctions subtiles et même en 0e contradiction avec le principe du sacré. +. 116 SES 19) ἁγιάζον et non plus ἁγιάσας (17), parce que l’offrande n'est sanctifiée que durant son court passage sur l’autel (McNeile). ΕΣ. 20) Exclut une vaine subtilité. Quand on jure par l'autel, c'est comme lieu destiné aux sacrifices; ce mot d’autel les comprend donc. 21) Si on jure par le temple plutôt que par le palais, c'est à cause de Dieu qui y habite. Comment aurait-on le droit d'annuler un pareil vœu pour une question de mots? C’est bien d’ailleurs la solution qui a prévalu, commele … É prouve Nedarim,r, 3. Maïs Jésus n'aurait pas admis la distinction de R. Iehouda, au cas où l’on aurait omis « comme »." ἽΝ - 22) De même pour le ciel. Pour ce cas les Rabbins ont admis la solution contraire (Chebou'‘oth 1v, 13); cf. sur v, 34. x ἢ 23) La loi avait prescrit de prélever des dîmes pour Jahvé; c'était une dette . | sacrée. C'était surtout sur l'huile, le vin et le blé (Num. xvrr, 12 et DL. χιν, ΡΣ 0 cependant la loi était générale et comprénait tout le produit des semailles (DL τ | χιν, 22), semences et fruits (Lev. xxvu, 30). De ce dernier texte surtout la A jurisprudence conclut qu'il fallait payer la dime de toutes les plantes, dans la

Φαρισαῖοι ὑποχριταί, ὅτι ᾿ἀποδεκατοῦτε τὸ ἡδύοσμον χαὶ. τὸ ἄνηθον καὶ τὸ χύμινον, χαὶ ἀφήχατε τὰ βαρύτερα τοῦ νόμου, τὴν κρίσιν καὶ τὸ ἔλεος “Kai τὴν πίστιν ταῦτα ἔδει ποιῆσαι χἀχεῖνα μιὴ ἀφιέναι. “1 ὁδηγοὶ τυφλοί, διυλίζοντες τὸν χώνωπα τὴν δὲ χάμηλον χαταπίνοντες. “5 Οὐαὶ ὑμῖν, ypauματεῖς mat Φαρισαῖοι ὑποχριταί, ὅτι χαθαρίζετε τὸ ἔξωθεν τοῦ ποτηρίου χαὶ τῆς 'παροψίδος, ἔσωθεν “δὲ γέμουσιν ἐξ ἁρπαγῆς rat ἀχρασίας. “ὁ Φαρισαῖε τυφλέ, καθάρισον πρῶτον τὸ ἐντὸς τοῦ ποτηρίου χαὶ τῆς παροψίδος, “ἵνα

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