‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 285 sur 350 · χαι τῆς παροψιδος (HV) plutôt que 0%. (TS · texte numérisé non relu

χαι τῆς παροψιδος (HV) plutôt que 0%. (TS

mesure où elles étaient comestibles. Par exemple : « R. Éliézer dit : l'anet (ou fenouil) est soumis aux dimes en toutes ses parties, les feuilles vertes, Ta semence ét les graines ou bourrelet. » D’autres distinguaient : « On ἃ enseigné que lorsqu'on a semé de l’anet pour tirer parti de la semence, on rédîme cette dernière, non les feuilles vertes à manger; si on l’a semé pour manger les feuilles vertes, on rédimera l'un et l’autre, non le bourrelet de graines » etc. (Ma‘asseroth, 1v, 5 trad. Schwab, τι, 482). Mêmes précisions sur la quantité : « Si quelqu'un épluche de l'orge d'un épi, il peut manger les grains un à un sans dime; mais s’il les recueille dans sa main, il doit prélever la dîme » ({. ἐ., p. 181). — Jésus cite τὸ ἡδύοσμον, nom populaire pour la menthe, dont on se servait pour aromatiser les aliments; en araméen N1ÿ3 ou NY33 ou ΝΣ. On l'employait avec le cumin contre les palpitations de cœur (Git. 69b). — τὸ ἄνηθον est plutôt le fenouil, très commun comme comestible, que l’anis, dont les graines parfument le pain, Nnaw, que nous venons de voir soumis à la dîme par les rabbins (heb. n2%). — Comme ΝΣ désigne peganum harmala, dont

la graine était encore employée par les Turcs comme épices, Nestle a supposé (Expos. Times, août 1904) que Le. avait lu ΝΣ au lieu de Nnaw et traduit πήγανον.

On pourrait expliquer ainsi le choix qu'a fait Le., mais à la condition de ne pas prendre ce πήγανον pour la rue ordinaire qui n’est pas comestible, et qui était exclue de la dime sous le nom de ὩΔῚΞ (Chebi. 1x, 1). Le mot πήγανον

comme ruta a désigné des espèces différentes; la rufa graveolens qu'on ne pouvait songer à imposer n’est pas le type du genre. Josèphe (Bell. VII, νι, 3) parle. d’un πήγανον grand comme un figuier. — τὸ χύμινον est la transcription de l’héb. 722. Dans Is. xxvir, 25.27, on dirait d’une culture importante; aussi la

ressemblance ‘est-elle probablement plus dans le mot que dans la chose. Le cumin ne s'emploie guère que comme assaisonnement, « scieur de grains de cumins », sobriquet d’un ‘avare (AmiIsTOTE, Mic. 1v, 1).

— τὰ ὀαρύτερα est difficile. Ce sont 165 dîmes qui devaient passer pour lourdes ἡ

(cf. v. 4); Jésus n’a pas voulu dire que les devoirs dont il va:parler étaient plus lourds. ‘Ils ne sont pas non plus les plus difficiles .à remplir. Il faut donc entendre « plus importants », dans le sens où 165 rabbins ont distingué 168

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ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XXII, 24-26. A4T ve

acquittez la dime de la menthe, et du fenouil et du cumin, et qui avez passé sur les points plus graves de la loi, la justice et la compassion et la bonne foi. Or il fallait pratiquer ceci, sans passer sur cela. Guides aveugles, qui filtrez le moustique et qui avalez 16 chameau! * Malheur à vous, seribes et Pharisiens hypocrites, qui purifiez l'extérieur de la coupe.et-du plat, dont le contenu provient de la rapine ou de l’intempérance. #Pharisien aveugle, purifie d’abord le dedans de la coupe et du plat, afin que son extérieur aussi

devoirs fondamentaux, tenant à la racine (np) et les points accessoires ἐφ (bou). Ainsi dans Num. rab. p. 22 : « les fils de Ruben et de Gad ont pris 18 principal pour l'accessoire οἱ l'accessoire pour le principal en estimant leur

argent plus que les âmes » (Num. xxxnr, 15). Mais βαρύς ne peut être l’équi-

valent de ΡΥ; il représenterait plutôt V?}, littér. « lourd » et ensuite « hono-

rable »; ef. Dan. π, 11 (MeNeile). — ἀφήχατε est moins dur que παρέρχεσθε (Le.).

— Dans Mt. trois points qui regardent le prochain, et empreints de la tradi-

tion ‘de la Bible, quoiqu’on ne les y trouve point tous les trois ensemble; cf. | - Mich. vi, 8; Zach. vu, 9, pour les deux premiers ; Prov. xiv, 23 pour les deux Ἶ derniers. --- πίστις est la fidélité, si nécessaire dans les rapports sociaux. — ταῦτα sont les points essentiels auxquels il faut s'appliquer. Jésus ne condamne point les autres; il les recommande plutôt, mais à leur rang de choses secondaires. — L'omission de ἔδει par Syrcur. et sin. est un cas de traduction beaucoup trop large qu'on ne saurait regarder comme original (contre Burxrtr, Εν. du-Meph. τι, 252 s.). |

24) Propre à Mt. Évidemment choisi pour faire image. D'ailleurs le moustique, en vertu de Lev. σι, 42ss., était impur aussi bien que le chameau (Lev. xt, 4). En certains cas, les Juifs n’admettaient pas la matière dite légère qui diminue la culpabilité; cf. Jérus. Chabbat 107 : « celui qui tue une puce le jour du sabbat est aussi coupable que celui qui tue un chameau » (cité par McNeile). L'exemple est assez plaisant par lui-même, et suppose peut-être un jeu de mots (Gressmann dans Klost.) entre Nbn3 « chameau », et np « pou », qui rend l'hébreu ©4532 (Ex. vx, 12 ss.), d'autant que l'arabe ds suppose rune forme ΝΡ. διυλίζω, « filtrer »; c’est-à-dire enlever la lie (ὕλη).

25) Cinquième vae. C’est le premier reproche dans Le., qui l'entend du dedans de l'homme. C’est bien là-qu'il en faut venir, mais le texte de Mt., plus simple, ne parle que desustensiles. Les Pharisiens se préoccupent de les purifier avant de s’en servir, de façon qu'ils soient purs au dehors, non pas seulement le rebord du plat ou du verre, mais tout l'ustensile, avant de 16 remplir. ‘Mais ils ne se font aucun souci de l'origine (ἐξ) de ce qu’ils y mettent, si cela ne provient pas de rapines ou du désir de satisfaire leur intempérance. Ge ‘serait exagérer l'importance de ἐξ que de traduire ἀχρασία désir insatiable du bien d'autrui (Schanz, Kn.). Attentifs à ne pas se contaminer, les Pharisiens se soucient moins de ne pas souiller leur âme.

26) La vraie pureté du plat consistera à ne rien contenir de mal acquis ou qui

ra ÉVANGILE SELON SAINT MATHIEU, XXII, 27- 28.

γένηται nai τὸ ἐχτὸς αὐτοῦ καθαρόν. “7 Οὐαὶ ὑμῖν, «τραυιματεῖς χαὶ Bag 5

“caior ὑποχριταί, ὅτι παρομοιάζετε τάφοις χεχονιαμένοις, οἵτινες ἔξωθεν μὲν

εἴ + - -» FE ᾿ ν, ὑποχριταί, ὅτι οἰκοδομεῖτε τοὺς τάφους τῶν προφητῶν χαὶ χοσμεῖτε τὰ μνημεῖα τῶν δικαίων, 3 χαὶ λέγετε Εἰ ἤμεθα ἐν ταῖς ἡμέραις τῶν πατέρων

ἡμῶ ᾽ n #uc0 LR x (WE = 4 et ΩΝ 1 μων, οὐχ ἂν MHEUX αὐτῶν χοινῶνοι ἐν τῷ αἰμᾶτι τῶν προφητῶν. ωστε

incline à la luxure. Le système des purifications extérieures, s’il n’est pas condamné, est du moins subordonné à la pureté intérieure, car c’est elle, en der- nière analyse, qui permet de manger les aliments tutd conscientiä; cf. xv, 2 ss. C’est ce que Le. ἃ exprimé directement, avec une concision excessive. L’apostrophe à un pharisien isolé a peut-être pour but de varier le style; NYY2 pouvait être le singulier ou le pluriel, mais la terminaison du verbe n'était pas équivoque; ce n’est donc point une méprise du traducteur (McNeile).

27) Sixième vae, très réduit dans Le. Comme dans le cas précédent, Mt. est d'une merveilleuse lucidité, qu'on reconnaît être originale par rapport à Le. Pourquoi ne pas adopter le même critère quand il s’agit de Mec? Mt. a le don de rédiger d’un premier jet avec cette aisance. C’est encore l’usage en Orient de blanchir à la chaux les tombeaux des saints personnages ou ouélys, qui étincellent ainsi au soleil sur les collines et se voient de très loin. Tout près onne découvre qu’un cénotaphe dont la saleté est une image de la pourriture du

cadavre. Ajoutez à cette désillusion l'impression si forte chez les Juifs de l'impureté des morts.

. L'usage de marquer les tombeaux est indiqué dans le Talmud, soit à propos des tombeaux de personnages éminents (Bab. bathra 58 2), soit à chaque prin-

temps lorsqu'on marquaïit tous les tombeaux afin qu'on ne contracte pas l’impu-

reté en s’approchant, faute de les voir (Chegal. τ, 4), marques qu'on faisait à la chaux (Maasser cheni v, 1). Mais dans Mt. l'accent de la comparaison est sur la belle apparence, non sur une désignation qui aurait précisément atténué le danger du contact des Pharisiens. Syrsin. (mal compris par Soden) a omis φαίνονται ὡραῖοι, mais ces mots sont dans Aphraate. Syrsin. s’est donc simplement rapproché de Le. qui donne une autre pointe à la comparaison.

28) Le reproche d’avoui«, mépris ou du moins inobservance réfléchie de la Loi devait être particulièrement sensible aux Pharisiens : c’est dans ce contraste que

<onsistait leur hypocrisie. Pour Jésus, la Loi, c’est toujours cette loi morale

essentielle que les Pharisiens sacrifiaient à leur ponctualité rigide dans les choses extérieures. Leur sainteté n’était donc qu'une apparence.

29-33) Sixième vae. Transition sémitique très caractérisée sur le mot de tombeaux, laquelle n’est pas dans Le. Cette fois encore Le. est obscur à force de concision, et cependant c’est bien lui qui est secondaire (HaRNACK, Sprüche… 72). Wellhausen (suivi par Harn. Klost. McN., mais non Holtz. ni Loisy) prétend que «scribes et Pharisiens » est une addition malavisée, car déjà Jésus s'adresse au

ἜΝ LA , go à re ὶ ù v 4

Ne SELON SAINT RE ENTEN ΧΧΗ͂Ι, 99. 81.

soit pur. ?’Malheur à vous, scribes et Pharisiens ΠΣ qui ressemblez à des sépulcres blanchis, lesquels vus du dehors paraissent splendides, mais qui à l’intérieur sont pleins d’ossements

de morts et de toutes sortes d’immondices. #De la même façon,

vous aussi, votre dehors vous donne aux yeux des hommes l’apparence des justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et d'iniquité. *Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui bâtissez les sépulcres des prophètes et qui ornez les monuments des justes, et qui dites : « Si nous avions vécu au temps de nos pères,

nous n'aurions pas trempé nos mains avec eux dans le sang des prophètes. » 3 Vous vous rendez donc le témoignage que vous êtes

peuple juif, auteur de ces constructions. Mais c’étaient bien les docteurs (Le.) EE

-qui le poussaient à cette œuvre de réparation. L'objection prouve seulement que …

ce vae est le dernier, avant que Jésus s'adresse au peuple plus directement, c’est- τὸ

à-dire que l’ordre de Mt. est plus naturel que celui de Le. Wellh. ajoute que Jésus réprouve ici le culle des martyrs, ce qui retomberait.

sur l’Église chrétienne. Mais le vae ne porte pas seulement sur la première

phrase; il s’applique à toute la conduite des Pharisiens lesquels, quoiqu’ils fassent réparation aux martyrs, et condamnent les meurtriers, confessent ainsi qu'ils

sont bien de la même race. L'argument semble exagérer la responsabilité Ὁ

atavique, comme si des fils ne pouvaient réparer l'erreur des pères; en réalité

il porte droit, car Jésus connaît les dépositions meurtrières des Pharisiens à son

égard, et il le fait comprendre, v. 32. Les protestations ne sont donc que des grimaces, et, comme tout le reste, hypocrisie.

29) Sur le tombeau des prophètes, les protestants, même MeNeile, renvoient religieusement à Baedeker. La seule étude complète est due au P. Vincent (RB. 1901, p. 72 53.) qui y ἃ vu « une catacombe chrétienne creusée au cours des trois siècles qui précédèrent l'invasion musulmane » (p. 87). Mt. parle de tombeaux bâtis. Cela peut s'entendre de tombeaux creusés dans le roc, comme toujours, ou encore des édifices plus ou moins adaptés au roc, comme au tombeau dit

d'Absalom, au tombeau de la reine d’Adiabène etc. ; κοσμεῖτε des sculptures sur es ï la façade ou même dans les chambres souterraines ; cf. RB. 1910, 113 ss. passim.

Peut-être Mt. entend-il τάρος de l’hypogée et μνημεῖον du monument. Harnack attribue à Mt. l'addition « des justes »; mais c’est en harmonie avec x, 17. Les

‘ Pharisiens, grands prôneurs de la justice, devaient vénérer les tombes des leurs

à l’égal de celles des prophètes. Et il est caractéristique que le seul tombeau qui reçoive à Jérusalem le culte enthousiaste de la population juive soit celui de « Siméon le juste », dont elle n n’a qu’une idée très vague (GARMoLY, Tiinératres.…. p. #14 el 443. |

30 5.) C’est ici surtout que Mt., d'ordinaire si concis, ἃ présenté l'argument. J avec des développements qu'on regrette en lisant Le. Ce dernier paraît secondaire d'après συνευδοχεῖν propre à Le. et à Paul (Act. var, 1; xx, 30; Rom. 1, 32;

450 ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XXII, 32-34. μαρτυρεῖτε ἑαυτοῖς ὅτι υἱοί ἐστε τῶν φογευσάντων τοὺς προφήτας. 82 χαὶ ὑμεῖς πληρώσατε τὸ μέτρον τῶν πατέρων ὑμῶν. “ὄφεις γεννήματα ἐχιδνῶν;

- , CRE # 7 = 12 . 345, 5 τῶν NUE FX πῶς φύγητε ἀπὸ τῆς χρίσεως τῆς YEEVVNS; διὰ τοῦτο ἰδοὺ JU ἀποστελλὼ

σταυρώσετε, χαὶ ἐξ αὐτῶν μαστιγώσετε ἐν ταῖς συναγωγαῖς ὑμῶν χαὶ διώξετε Ὁ 5 « “ À de τῷ - +

x = ce ας - .“ A Ge) = à 14 a - ef Z y:

ἐπὶ τῆς γῆς ἀπὸ τοῦ αἰματος βελ τοῦ διχαίου EWS τοῦ αἰματος αχαρίου

1 Cor. vu, 12. 43); μάρτυς (Actes, treize fois); ἄρα au lieu de ὥστε au sens de itaque (Harn.).

32) πληρώσατε (T Η S Heiz. Vog.) est beaucoup plus expressif que πληρώσετε (futur) de B sah. af. syrcur. où que ἐπληρώσατε D etc. Ce v. omis par Le. est nécessaire à l'argumentation : sous forme d'invitation, ironique puisqu'il s’agit du plus grand des crimes, Jésus montre qu'il sait quelles sont les. intentions — non pas de tout le peuple, — mais de ses chefs les Pharisiens : nunc concludit quod voluerat, et quasi extremam syllogismi partem ponit. Quod illis defuit, vos adimplete. Illi interfecerunt servos; v0s Dominum cerucifigite (Jér.). Tout cela se comprend très bien après la parabole des vignerons homicides, entre: les mêmes interlocuteurs.

33) Manque à Le., et interrompt le contexte, car dans cette prise à partie des chefs du peuple, ce n’est pas du châtiment individuel dans la géhenne, c’est de la ruine de la nation qu'il va être question. On pourrait estimer que ces mois ont été rédigés par Mt. d’après Mi. 111, 15 (Harn. etc.). Cependant la locution ἘΣΠῚΔΞ pu est courante chez les Rabbins (Ediy. τι, 10; Chabb. 33P etc.) et χρίσις τῆς y. ne se trouve pas ailleurs. Il y a donc là une tournure d'origine sémitique qui doit être originale. Dans le contexte actuel, avant de passer au peuple, le Christ a voulu menacer les Pharisiens du châtiment qui attendait leur personne. — πῶς φύγητε est bien grec (aor. subj. dubitatif), mais encore plus sémitique (cf. Ps. xx, 11); « comment ferez-vous »?

34-36. Le caarmment. Nous ne revenons pas sur le texte de Le., qui semble secondaire sur tous les points.

Le contexte est le même dans les deux, mais plus impressionnant dans Mit. Après avoir dénoncé les intentions sanguinaires des Pharisiens, le Sauveur annonce qu'ils vont combler en effet la mesure, et que ce sera le signal du châtiment.

34) διὰ τοῦτο se souderait très bien à v. 32: pour leur permettre de faire ce à quoi il les engageironiquementf, le Sauveur va leur envoyer... c’est lui qui parle, en son nom propre, mais sur le mode des anciens prophètes, quand ils parlaient au nom de Dieu. Les noms sont de nature à être compris des Juifs, et empruntés à leur vocabulaire. D'abord les prophètes (Lc.) dont la mission était assez connue. Puis des sages (Lc. des apôtres, style chrétien). Les σοφοί (héb. sing. ὩΣ; aram. D") formaient un collège de conseillers dans les cours d'Égypte

(Is. xx, 44. 12; xxx, 14) ou de Chaldée (Dan. 11, 12), aussi chez les Iduméens

(Abd. τ, 8), et même un groupe d'hommes habiles auprès de David (II Par. 1, 14).

les fils de ceux qui ont tué 165 prophètes. Et vous, remplissez [donc] la mesure de vos pères! #Serpents, race de vipères, comment échapperez-vous à la condamnation de la géhenne? * C'est pourquoi voici que je vous envoie des prophètes et des sages, et des scribes; il en est que vous tuerez et crucifierez, et il en est que vous flagel- . lerez dans vos synagogues et que vous poursuivrez de ville en ville;

* de façon que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur

la terre, depuis le sang du juste Abel jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez mis à mort entre le sanctuaire et l'autel.

Les prophètes parlent au nom de Dieu; les sages règlent l'application des maximes divines. Même Jésus, qui vient de parler si sévèrement des scribes, enverra aussi des scribes (cf. xnr, 52), probablement pour exposer la doctrine. — pour ἐξ αὐτῶν (au lieu de τίνας) cf. XexoPH. An. III, Υ͂, 16; Hell. IV, πι, 20, mais ce sont des cas isolés, tandis que la tournure est sémitique (Deb. ὃ 164, 2); cf.

Le. xx, 16. — σταυρώσετε est étonnant, car les Juifs n’employaient pas le supplice .

de la croix. Mais déjà ils n'avaient plus le droit de vie et de mort, et l’on doit entendre leurs meurtres, du moins en partie, de ceux qu’ils ont causés par leurs dénonciations. D’après Hégésippe (Eus. H. E. τι, 33, 6), Simon fils de Klopas, dénoncé par les hérétiques, fut crucifié. De même Pierre à Rome (H. E. πὶ, 1,2). ἀπὸ πόλεως εἰς πόλιν, Cf. II Macch. ν, 8. πόλιν ἐκ πόλεως φεύγων, διωχόμενος ὑπὸ πάντων.

35) ὅπως ἔλθῃ ἐφ᾽ ὑμᾶς, cf. Dt. xxvin, 15 ἐλεύσονται ἐπὶ σέ, οἱ Mt. xxvu, 95.

L'expression ἽΡΣ DT revient constamment dans la Bible; ordinairement ps

innocent, est traduit ἀθῷος, mais on trouve aussi αἷμα δίκαιον (Prov. νι, 17 (A); Joël τῇ (1v), 49; Jonas 1, 14) — ἐπὶ τῆς γῆς, à prendre très littéralement; non pas « dans ce monde », mais répandu sur le sol, où il demeure visible jusqu’à ce qu’il ait été vengé (Is. xxvi, 21 ; Er. χχιν, 7). Toute cette tournure paraît à la fois plus énergique et plus familière que celle de Le., qui a cependant aussile cachet sémitique. — ἐκχυννόμενον au présent, est moins exact que ἐχχεχυμένον (Lc.), car, par ses propres crimes, la génération présente attirera sur elle la vengeance du sang déjà répandu. On ne peut supposer que Mt. l’oublie et qu'il ait compris ici le sang encore à répandre. C’est donc le présent pour le passé, mais avec la

nuance d’une action continuée. — Abel est nommé juste, ce qui est bien dans le

ton de Mt. cf. v. 29, mais rien n'indique que ce soit une retouche (contre Harn.).

Sur Zacharie, cf. Comm. Le. La difficulté propre à Mt. c’est qu'il y est dit fils de Bzpæyias, tandis que 16 Zacharie de II Chron. xxiv, 19 est fils de Iehoiada. Il est vrai que N om. υἱου Βαραχιου, et que Jér. ἃ noté : in evangelio quo utuntur Nazaraeni, pro filio Barachiae, filium loiade reperimus scriptum; de plus une ancienne glose (apud Ti.) dit : ζαχαριαν de τον ιωδαε λεγει" δυωνυμος yap nv. Τί, ajoute pour l’omission deux évangéliaires et Eusèbe (Theoph. 125; Dem. 385 et 445). Mais l’omission et le nom différent paraissent bien être des corrections pour échapper à la difficulté. Il est possible cependant qu'un des premiers copistes de Mt. ait ajouté les deux mots d’après l'usage établi pour le nom du

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σαλήμ. Ἱερουσαλήμ, À ἀποχτείνουσα τοὺς προφήτας ἡ ἀπεσταλμένους πρὸς αὐτὴν, — ποσάχις ἠθέλησα ἐπισυναγαγεῖν “τὰ τέχνα “Ἢ σου, ὃν τρόπον ὄρνις ἐπισυγάγει τὰ νοσσία αὐτῆς ὑπὸ τὰς πτέρυγας; ‘rai oùx Ἢ ἵν ὁ οἶχος ὑμῶν ἔρημος. 389 χέγω γὰρ ὑμῖν, εὖ

᾽ 3 DAT ἢ € n " À τς où μή με ἴδητε ἀπ ἄρτι ἕως ἂν εὐπὴτε " ο Εὐλογημένος ὃ ἐρχόμενος ἐν ὀνόματι Κυρίου. y] ‘40

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